Saturday, February 11, 2012

Les Montagnes Hallucinées - H.P.Lovecraft

L'adaptation cinématographique par Maître Guillermo Del Toro de ces Montagnes Hallucinées du sieur Lovecraft ayant été remisée au placard (pour des questions -si je ne m'abuse- de budget et de classification), j'ai décidé de prendre les devants et de m'attaquer au court roman dont il est question.

Le texte prend la forme d'un compte-rendu d'expédition scientifique en Antarctique par son instigateur principal, un géologue de l'Université de Miskatonic. L'homme souhaite par son récit mettre en garde les organisateurs de la mission qui doit succéder à la sienne, et par là-même parvenir à les stopper dans leur élan. Pourquoi donc ? Parce que la zone recèle des secrets qui doivent le rester, sous peine de voir l'équilibre du monde complètement bouleversé... Oueps, farpaitement.

L'idée de base est assez passionnante, surtout replacée dans le contexte des années 30. A cette époque la conquête spatiale n'avait pas encore débuté, la surface de la Terre pouvait de fait aisément dissimuler certains recoins à l'observation humaine, et offrir autant de perspectives d'aventure... Qui se sont malheureusement évanouies avec l'envol des premiers satellites artificiels.

Le texte présente un premier abord assez aride, principalement en raison de sa nature descriptive et de la généreuse utilisation du vocabulaire géologique, domaine scientifique qui inexplicablement m'a toujours rebuté. J'ai donc failli caler plusieurs fois, mais j'ai néanmoins persévéré comme à mon habitude et je m'en suis par la suite félicité, car le récit du géologue donne des indices (très) appréciables quant à l'origine des Anciens et leur arrivée sur Terre.

On en apprend ainsi beaucoup sur ces civilisations qui ont foulé le sol de la Planète Bleue bien avant notre ère, et cette thématique est prolongée au-delà des Montagnes Hallucinées dans la nouvelle qui lui fait suite dans cette édition du bouquin, Dans l'Abîme du Temps. Ce second texte adopte une optique similaire à celle du premier, à savoir un témoignage visant à décourager une entreprise d'exhumation de vestiges archéologiques. Moins ardu à lire, il s'est révélé tout aussi intéressant et bien ficelé, à une notion près, un peu casse-gueule, mais dont je ne peux malheureusement parler sous peine de gâcher le plaisir des potentiels futurs lecteurs.

A posteriori, je comprends que le projet de Del Toro puisse être difficile à monter, mais je pense que ce réalisateur fait partie des rares cinéastes capables de le porter. Prends ton temps Guillermo, nous avons confiance en toi ! \o/

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Friday, February 10, 2012

Religion in a Nutshell

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Star Wars : Episode I - La Menace fantôme (3D)

Force est de constater que l'ajout d'une dose de 3D en post-prod n'a pas changé la donne pour ce premier volet qui pour moi est toujours aussi fantôme, mais je n'avais pas vraiment d'illusions. J'ai néanmoins profité de cette ressortie pour avoir le loisir de savourer cet instant unique où la lumière s'éteint et où la magnifique musique de John Williams prend le relai. Néanmoins, je profite de l'occasion pour signaler à George qu'en dépit de ma fanittude inconditionnel de l'univers de Star Wars, je pense vraiment qu'il tire un peut trop sur la corde et qu'à force il tue les bobines. Je préfèrerais de loin voir poindre l'horizon d'une nouvelle trilogie centrée sur la Nouvelle République, comme cela avait été à l'origine temps envisagé. 'Fin bref, tout ça pour dire que cette ressortie de Star Wars : Episode I - La Menace fantôme en 3D ne mérite pas plus d'attention que ça, à moins d'en être un inconditionnel, ou de ne pas connaître.

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Sunday, February 5, 2012

Silly Symphony - The Skeleton Dance

Un sympathique cartoon des studios Disney (1929) dégoté un peu par hasard sur la toile... Enjoy ! :o)

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Etre

Be yourself; everyone else is already taken.

- Oscar Wilde


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Saturday, February 4, 2012

Millénium : Les Hommes qui n’Aimaient pas les Femmes

De la trilogie de Stieg Larsson, je ne connaissais jusqu'ici strictement rien. Je n'avais en effet pas vu les précédentes adaptations ciné pas plus que je n'avais lu les romans. C'est donc sans a priori aucun que je suis allé voir cette adaptation par Fincher du premier tome, et c'était tout aussi bien.

Suède, de nos jours. Mikael Blomkvist [Daniel Craig] vient de perdre un procès en diffamation intenté par un investisseur notoire, un certain Wennerström, ce qui le met en délicate posture, tout comme le journal qu'il a cofondé, Millénium. Il se voit alors contacté par l'avocat de l'un des plus puissants capitaines d'industrie du pays, Henrik Vanger [Christopher Plummer], qui le convie à une entrevue avec son employeur. Ce dernier propose au journaliste d'investigation d'enquêter sur la disparition de sa nièce survenue quelques décennies plus tôt, persuadé qu'il est qu'elle a été assassinée par l'un des membres de sa (grande) famille.

Mikael Blomkvist accepte ce challenge qui a le bon goût de le tenir éloigné de la capitale, et lui permet de fait de prendre du recul sur sa condamnation en justice. Le cas qui lui est soumis se révélant rapidement plus tentaculaire que prévu, le journaliste exprime le besoin de se faire assister dans ses recherches. Il se retrouve ainsi bientôt en relation avec Lisbeth Salander [Rooney Mara], jeune marginale doué d'un talent inné d'enquêtrice. Le duo trouvera rapidement son rythme de croisière, pour au final déterrer de bien sombres histoires...


[© Sony Pictures Releasing France]

L'association de ces deux enquêteurs dissemblables au plus haut point fonctionne néanmoins plutôt bien. Daniel Craig se fond aisément dans son personnage, il apparaît crédible dans ce rôle d'homme plus ancré dans la réflexion que dans l'action. Toutefois, c'est plutôt sa partenaire Rooney Mara qui a retenu mon attention. Elle parvient ainsi à rendre attachante son personnage, cette âme tourmentée et malmenée à la fois par la vie et les hommes. Cerise sur le gâteau, j'ai trouvé cette Lisbeth Salander plutôt sexy, n'en déplaise à certains.


[© Sony Pictures Releasing France]

La réalisation de Fincher se trouve (Evidemment ?) captivante, l'intrigue se déroule à rythme constant sans que les 2h38 ne se fassent ressentir (et ça c'est indéniablement bon signe). Néanmoins j'ai tout de même eu l'impression que nombre d'éléments n'avaient été qu'effleurés, et que la famille de l'industriel Henrik Vanger n'a pas livré tout ses secrets. Pour en savoir plus, probablement faudra-t-il que je me plonge dans le premier roman de la trilogie, ce qui ne devrait pas trop tarder, les bouquins figurant dorénavant en bonne place dans ma PAA.

Au final, il m'en reste un bon souvenir, et je pense sincèrement que ce Millénium : Les Hommes qui n’Aimaient pas les Femmes vaut le coup d'oeil si comme moi vous étiez totalement étranger à cet univers de Millénium. Dans le cas contraire, je ne saurais trop dire...

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Bonus : Le générique de cette bobine, avec l'excellente cover de l'Immigrant Song de Led Zep... Enjoy ! :o)

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Tuesday, January 31, 2012

Hic et Nunc

Vous devez vivre dans le présent, lancez-vous sur chaque vague, trouvez votre éternité à chaque instant. Les fous croient en la possibilité d’une île et se tournent vers une autre terre. Il n’y a pas d’autres terres, il n’y a pas d’autre vie.

- Henry David Thoreau


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Sunday, January 29, 2012

The Descendants

Hawaï, de nos jours. La femme de Martin King [George Clooney], Elizabeth, a été victime d'un accident de bateau alors qu'elle recherchait le frisson nautique, et se trouve depuis lors plongée dans un profond coma. Son état d'abord stationnaire se dégrade rapidement en dépit de l'assistance médicale dont elle bénéficie, et ses jours se voient comptés. Martin doit donc faire face à cette proche et fatale perspective en compagnie de ses deux filles, Alexandra (17 ans) et Scottie (10 ans), avec lesquelles le dialogue reste difficile.

La délicate période de l'attente du décès inéluctable se trouve filmée avec une délicate pudeur, une émotion sincère. J'ai trouvé l'ensemble réaliste, d'expérience, laissant entrevoir ces immanquables révélations, ce resserrement des liens, ces banalités faussement encourageantes de l'entourage distant, ces adieux personnels entre chacun des (très) proches et le futur défunt. Si l'émotion est au rendez-vous, la bobine se voit toutefois sauvée d'une atmosphère trop lourde par des petites touches d'humour et une continuelle musique hawaïenne qui la berce d'une douce mélancolie.


[© Unknown]

Côté interprètes, tous livrent une partition très juste, je n'y ai pas décelé de fausses notes. George Clooney se glisse ainsi sans difficulté dans ce rôle d'un quinqua lambda confronté à une tragédie, confirmant une fois de plus sa qualité d'acteur caméléon. Quant à savoir si cela pourrait lui valoir un Oscar, pourquoi pas...

Bref, je ne vois rien à redire au sujet de The Descendants, et vous le recommande donc !

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Saturday, January 28, 2012

Pokemon Battle : Atheist vs Creationist Fundie


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Sunday, January 22, 2012

World War Z - Max Brooks

Mu par une irrépressible envie de lire du zombie, j'avais acquis en même temps ces deux ouvrages de Max Brooks dont on me vantait tant les mérites, Guide de Survie en Territoire Zombie & World War Z. Mon enthousiasme est toutefois rapidement retombé pendant la lecture du Guide [j'en parlais ], et j'ai donc relégué le second bouquin au fin fond de ma PAL, pour l'en tirer un peu par inadvertance...

Max Brooks propose avec ce World War Z un nouvel objet singulier, un livre qui se présente comme un rapport brut réalisé dans le cadre d'une mission des Nations Unies près d'une décennie après la fin officielle de la Guerre des Zombies, fin actée par la "libération" de la dernière grande puissance mondiale.

Concrètement L'ouvrage consiste en une collection d'entretiens réalisés auprès de différents témoins de cette longue guerre, des personnalités d'origines diverses qui chacune présente une vue complémentaire sur les évènements. Je pensais que l'exercice allait être un chouille rébarbatif, mais il s'est bien au contraire révélé extrêmement ludique : les témoignages sont autant de briques qu'il faut convenablement agencer pour petit à petit détourer et appréhender ce conflit mondial, depuis ses premiers frémissements jusqu'à l'après-conflit.

Les entretiens se voient rapportés bruts de fonderie, sans altération du rapporteur, ce qui ne les réduit pas à des extraits dépourvus d'émotion tel que l'on pourrait s'attendre à les trouver dans un rapport administratif à la description clinique. On plonge donc dans les mémoires de ces protagonistes, ce qui nous permet de vivre les évènements par procuration et les rend d'autant plus terrifiants alors que l'on se demande quel aurait bien pu être notre comportement à leur place.

Objectivement, j'ai pris un grand plaisir à la lecture de cet ouvrage, ce qui par contraste avec le Guide a constitué une surprise largement inespérée. De fait, je me vois obligé de le recommander, car il serait vraiment dommage de ne pas lui donner sa chance.

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Nota : Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique.

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Thursday, January 19, 2012

Prisoners

Those faces you see every day on the streets were not created entirely without hope. Be kind to them: like you they have not escaped.

- Charles Bukowski


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Sunday, January 15, 2012

J. Edgar

Comme son titre l'indique si bien, J. Edgar se consacre à la vie de cette figure célèbre de l'Amérique du 20e siècle qu'était M.Hoover. On y suit l'homme dans son intimité, depuis ses débuts au Département de la Justice jusqu'à son décès au début des années 70. La bobine constitue un intéressant complément à ce que l'on a pu en apprendre sur les bancs de l'école, abordant les différents pans de sa personnalité (aussi divers que son patriotisme forcené, son évidente paranoïa, ou encore son homosexualité refoulée), soit ce qui l'a amené à fonder le fameux FBI.


[© Warner Bros. France]

Toutefois, si l'intérêt historique du biopic est indéniable, ce film m'a étonnamment semblé manquer d'enjeux dramatiques, ce qui le rend assez lisse et donc empêche que l'on ne soit happé par la pellicule. En outre, je dois reconnaître ne pas avoir été vraiment emballé par les maquillages vieillissants sur les personnages de Hoover et de son assistant Tolson, j'avais en effet l'impression de me trouver face à deux vieillards liftés à l'extrême ou en proie à quelque allergie cutanée... On peut certes s'accommoder de ce dernier point, mais l'exercice est déjà plus délicat pour le précédent. 'Fin bref, au final, une séance en demi-teinte on va dire.

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Sunday, January 8, 2012

Une Vie Meilleure

De nos jours, sur Paris. Yann galère dans sa recherche d'un poste de Chef dans un restaurant, et végète en attendant dans une cuisine scolaire. Nadia parvient à conserver la tête hors de l'eau grâce à son boulot de serveuse, mais de justesse car elle a un enfant de 10 ans à charge. Les deux âmes se rencontrent à la faveur d'une tentative de Yann de décrocher un poste, et le courant passe immédiatement. Un début de vie commune, un rêve de restaurant dans un parc boisé en bordure d'un lac, des travaux, un emprunt, des emprunts, de (très) mauvais calculs, bref la spirale infernale...


[© Mars Distribution]

Une Vie Meilleure adopte un parti réaliste, sans fioritures, semblant répondre en écho à la situation économique et sociale actuelle. Il consiste en un enchaînement de séquences séparées par d'elliptiques fondus au noir, brossant ainsi des tableaux juxtaposés de cette dégringolade sans fin. Les interprétations de Guillaume Canet & Leïla Bekhti sont bonnes, les personnages sonnent vrais, ils apparaissent crédibles, même si certains traits de Yann me semblent un peu exagérés par l'écriture [son stupide orgueil].

Toutefois, au bout d'un certains temps, les fondus au noir commencent à lasser, on se perd dans le manque d'intensité dramatique en dépit de la sympathie que l'on peut éprouver pour les protagonistes. En parallèle, l'acharnement du Destin semble également un peu excessif (too much le coup de Nadia au Canada ainsi que le pseudo happy end au froid en s'asseyant joyeusement sur les paperasses administratives douanières), il donne le sentiment de jouer la carte du sensationnalisme, bref cela n'aurait pas déparé parmi ces ces reportages du samedi midi sur la Une.

Tout ça pour dire qu'il s'agit d'une semi-déception. Voilà.

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