Wednesday, December 31, 2003

La Paix Civile Menacée en Belgique

De notre envoyé spécial à Bruxelles

Cette après-midi, à 14h 33min 55sec, un groupe d'amis a commencé à s'entredéchirer dans un café sur la question de l'accompagnement des frites. La discussion a rapidement dégénéré, et les victimes se comptent par dizaines. Un collègue de l'Agence Frite-Presse a pu nous faire parvenir ce cliché. A cette heure, le calme n'est toujours pas revenu au sein de la capitable belge.

Musique : WWOZ Radio

Instant Citation

Tama, in Love Hina :

"Myu, myu."


Musique : Guy Forsyth, Steak

Tout le Monde Il est Pote ?

Lundi dernier, alors que je regardais les infos nationales sur France3, la voix off d'un reportage se met à parler de Frédéric, 24 ans, ancien saisonnier sur l'Ile de Ré. Je me dis : "Tiens, encore une nouvelle star, un lauréat de je-ne-sais-trop-quoi."...

Eh bien non. Il ne s'agissait pas de la nouvelle star de la semaine, mais d'un violeur-meutrier confondu grâce à ses empreintes génétiques... Et le journaliste l'appelle de son prénom, Frédéric, comme s'il s'agissait d'un pote, et donne du Frédéric parci, Frédéric parlà... On croit rêver.

Musique : WWOZ Radio

Tuesday, December 30, 2003

Les Etoiles du Cirque de Pékin

Cette après-midi, je suis allé faire une reconnaissance de l'emplacement du Cirque Phénix situé sur la Pelouse de Reuilly (Paris 12). Une reconnaissance, tout simplement parce que jusqu'à la fin de la semaine, la troupe acrobatique de Canton s'y produit dans le spectacle Les Etoiles du Cirque de Pékin, et que j'envisageais d'y assister vendredi ou samedi.

Arrivé sur place vers 14h, je me suis dirigé vers la caisse... Il restait des places pour la représentation de 15h... Je n'ai pas résisté! L'occasion était trop belle!

Je me suis donc rapidement retrouvé en salle, attendant avec impatience que les lumières ne s'éteignent.

14h55, les éclairagistes prennent place en hauteur...

14h57, l'éclairage de la salle diminue, la musique arrive...

15h00, le spectacle commence tambour battant pour deux heures de défis aux lois élémentaires de la physique et de la pesanteur.

J'ai été émerveillé, j'ai ri, j'ai versé quelques larmes d'émotion... C'était un magnifique spectacle! La troupe mérite largement sa réputation!

Amis Parisiens, il reste des places pour les représentations de cette semaine. Amis Provinciaux, le spectacle part en tournée en France à partir de la semaine prochaine!

A ne rater sous aucun prétexte !

Musique : Les Etoiles du Cirque de Pékin, Musique du Spectacle

Comment 2004 Risque de Démarrer en Fanfare...

Eh oui, je vous le donne dans le mille... Dimanche, je ressentais une petite gêne dans les sinus. La nuit dernière, je n'ai pas réussi à dormir correctement. En me levant ce matin, je me sentais un peu vaseux, frissonnant et avec quelques courbatures... Hmmm... Petit état grippal qui semble s'installer...

J'espère qu'il va sentir qu'il n'est pas le bienvenu et me faire le plaisir de s'en aller aussi sec... Mais je ne me fais pas trop d'illusions...

Aller, on prend les paris? Je mise sur une déclaration complète de la maladie pour le 31/12 au soir ou le 1/1 au matin... Histoire que ça soit difficile de trouver un médecin de garde... ;-)

Musique : Coldplay, Parachutes

Monday, December 29, 2003

De la Psychose des Animaux Déments

Le Cochon d'Inde Dément (Cf. post du 18 Décembre 2003 8:55 PM pour ceux qui ne suivent pas!) continue à me traquer sans relâche. Je fuis en avant sans discontinuer, mais le flair de l'animal est bien trop bon, et il gagne du terrain.

Puis-je espérer un quelconque salut? Peut-être grâce au Lapin Dément qu'a évoqué Damston?... Non, ne riez pas. Je me souviens bien moi aussi de cette photo du Lapin blessé après sa rencontre avec le Cochon d'Inde, mais il a depuis lors recouvré ses forces et se pose en redoutable prédateur. L'heure de sa revanche a sonné!

Mais quid du Roi des Animaux vous demandez-vous peut-être? Eh bien, il a pour le moment envoyé son Terrible Puma Sauvage observer le combat Cochon d'Inde Dément VS Lapin Dément, car lui-même est pris dans la tourmente d'un combat d'une autre nature, mais non moins terrifiant...

Les sujets du Roi se sentent par conséquent quelque peu abandonné par leur Souverain. Ils se seraient attendus à ce qu'il se montre digne de son rang et arbitre cette crise en raisonnant les deux Déments. Ce sentiment d'abandon se traduit parfois par des comportements déviants.

Ainsi a-t-on vu des chatons se perdre dans le canabis et ensuite délirer au point de s'acoquiner avec de petits poussins. D'autres animaux encore se sont vus Roi à la place du Roi, n'hésitant pas à prendre des risques inconsidérés.

Toujours est-il que cette situation est stressante pour nous tous... Quelle en sera l'issue?... Nous verrons bien. En attendant, à l'instar de certains chats, j'use et abuse du café pour rester éveillé et ne pas être surpris dans mon sommeil, non pas par Freddy, mais par l'un des deux Déments...

Musique : Ben Harper & The Innocent Criminals, Live From Mars

De la Force Comique d'une Photographie

Certaines photographies ont une aura comique si intense qu'elle en est mystérieuse. Chaque regard que l'on y porte produit le même effet : une irrésistible envie de sourire. Cette photographie en est pour moi l'exemple type.

J'ai beau essayer de me retenir, la force comique l'emporte à chaque fois. Je suis une victime !

Musique : Ben Harper & The Innocent Criminals, Live From Mars

Sunday, December 28, 2003

De l'Usage de Notre Belle Langue...

La Malbouffe (Je commence par la digression, comme ça, on en sera débarassé! ;-) )

La malbouffe est un thème à la mode et par ce fait allègrement galvaudé : malbouffe est par exemple devenu synonyme de se restaurer au MacDo. Se restaurer au MacDo un mal? Allons donc. Manger un Big Mac de temps en temps n'est pas en soi mauvais pour la santé. Ce qui l'est en revanche, c'est prendre l'habitude de manger n'importe quand dans les établissements de restauration rapide, d'adopter un mauvais comportement alimentaire en somme. La clé du problème de la malbouffe réside donc en l'éducation quant aux comportements alimentaires.

A ceux qui systématiquement opposent Big Mac et nourriture traditionnelle, je réponds que manger du cassoulet tous les jours n'est pas vraiment très sain pour l'organisme. Peut-être les papilles gustatives sont-elles plus satisfaites, mais il n'en reste pas moins que l'apport calorique n'est pas négligeable...

A ceux qui mettent en avant des pratiques hygiéniques douteuses dans les fast-foods, je recommande un récent ouvrage qui dénonce des pratiques peu ragoûtantes et somme toutes courantes dans les cuisines de restaurants plus "traditionnels".

Je profite d'une citation de Marco Wolf, in J'Te Raconte Pas, pour en arriver au thème principal de ce post : "A l'heure où certains partent en guerre contre la malbouffe, ne pourrait-on pas faire un lot et régler son compte du même coup à la maljactance?". Bonne question n'est-elle pas?

La Maljactance

Il me semble effectivement constater actuellement un certain manque de respect pour les règles élémentaires de grammaire et d'orthographe que ce soit sur le net ou dans le monde réel.

Les chats et autres SMS jouent à mon sens un rôle dans l'affaire. Ecrire de façon abrégée, autrement dit en langage kikoo, se conçoit lorsque l'on saisit un SMS : d'une part la taille du message est limitée à 150 caractères, et d'autre part c'est effectivement assez lourd de saisir du texte sur le clavier d'un téléphone portable. Cela peut aussi se concevoir lorsque l'on échange des propos rapides sur un chat, où la promptitude est la clé d'une répartie bien placée.

Le problème tient en ce que ces comportements linguistiques ont tendance à devenir comme une seconde nature, et transparaissent dans les courriers électroniques, les posts sur les forums alors que l'on dispose dans ces deux cas de figure de temps et d'espace pour s'exprimer. S'il faut bien reconnaître qu'il est plus rapide d'écrire "Kestufou?" que "Que fais-tu en ce moment?", il faut par la même occasion reconnaître que c'est bien moins élégant.

Le langage kikoo est en quelque sorte le côté obscur de la langue. Comme pourrait le dire Maître Yoda : "Le langage kikoo n'est pas le plus fort, il est simplement plus rapide à apprendre, plus rapide à mettre en oeuvre." Le côté clair est certes plus fastidieux à acquérir, mais il est aussi plus agréable à pratiquer. Alors, chers victimes de la technologie, prenez sur vous, ne vous laisser pas entraîner sur les rivages de la méconnaissance orthographique, et pagayez, pagayez, pâââââgayeeeeez pour rejoindre la source du fleuve et du plaisir de l'écriture!

Maintenant, à côté de ces déviances linguistiques ayant pour origine la technologie se trouvent les lacunes grammaticales et orthographiques liées au parcours de chacun. Ces lacunes peuvent se combler petit à petit par un double effort personnel et d'observation. A ce titre, s'employer à poster dans un français "convenable" (Terme que je me garderais bien de définir...) ne peut qu'avoir des répercussions positives. Certains penseront peut-être que je suis un doux idéaliste... Peut-être en effet, mais au moins un exemple sur un forum que je fréquente me donne un peu d'espoir : un kikoo notoire progresse petit à petit. Récemment, un de ses posts comportait même deux courtes phrases, structurées et bien éloignées du langage kikoo (Comprenez que l'on y trouvait Sujet + Verbe + Divers Compléments.). C'est tout à son honneur.

En conclusion, je dirais : faites des efforts pour écrire convenablement, mais n'en faites pas une montagne si vous avez un doute sur un accent, une majuscule, un doublement de consonne... C'est en faisant des fautes que l'on progresse.

En double conclusion, je dirais qu'à mes heures je ne suis pas le dernier à faire des entorses à la grammaire et à l'orthographe... Mais bon, j'assume.

Les Anglicismes

Je ne me risquerai pas à conjecturer les richesses respectives des langues anglaise et française : cela serait un exercice extrêmement délicat eu égard aux nombreux échanges qui ont eu lieu entre ces deux langues.

De tels échanges ont déjà eu lieu, ont encore lieu et auront lieu dans le futur. Nos langues sont vivantes et les empêcher d'évoluer n'aurait pas de sens. Cela ne veut toutefois pas dire que l'on doive laisser le français évoluer n'importe comment. Ainsi, je résiste autant que je le peux à l'utilisation d'anglicismes quand un équivalent français existe.

Les Néologismes

Je trouve dans le même ordre d'idée aussi étrange d'inventer des mots français lorsque cela n'est pas nécessaire. Un exemple : le récent (<-- Il me semble...) adjectif sociétal, sauf erreur de ma part, est utilisé de façon courante en remplacement de de société...

En Conclusion

Rendez hommage à notre belle langue en la respectant un minimum! :-)

Musique : BB King, How Blue Can You Get

Instant Citation

Voltaire :

"Plus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres."


Musique : BB King, How Blue Can You Get

In Nomine Raisinus, Pressus et Breuvajus Divinus

De notre envoyé spécial au Vatican.

Selon des sources proches de la chaire apostolique, Jean-Paul II aurait cette année fort arrosé l'anniversaire de la naissance du Divin Enfant. Ce comportement aurait sur le moment choqué nombre d'invités du divin festin, mais la compréhension et la compassion générale furent de mise lorsque le lendemain tous assistèrent à cette rencontre.

Musique : Dire Straits, The Very best Of

Saturday, December 27, 2003

Coup de Vieux...

Mis en forme et légèrement arrangé à partir d'un texte qui circule par email.

A tous ceux et toutes celles qui pensent encore être jeunes... Ouvrez donc les yeux!

Beaucoup d'étudiants qui sont entrés cette année à l'université sont nés en 1985.

Ils n'ont jamais chanté : "We are the world, we are the children" ni "Sunday bloody Sunday". Ils sont trop jeunes pour se souvenir de l'explosion de Challenger. Pour eux, le Sida et le chômage existent depuis toujours, et les Twix ne se sont jamais appelés Raiders ("Deux doigts coupent faim!").

Ils n'ont jamais vu de ZX81, ni joué avec la console Atari ou avec un Amstrad CPC464. Ils ne connaissent même pas Pac-Man ou Wonderboy! Ils n'ont jamais utilisé de MO5 en réseau local piloté par un Commodore 64, ni de T07 et son crayon optique.

Ils n'ont jamais vu de disquettes 5 pouces 1/4... Encore moins de 8 pouces... Le CD est apparu quand ils avaient à peine un an... Ils n'ont jamais possédé de 45 tours de Chantal Goya ou de mange-disques.

Ils ne savent pas ce que c'est que d'écouter la radio en grandes ondes. Beaucoup ignorent comment étaient fichus les anciens téléviseurs, ils ne peuvent même pas s'expliquer comment on faisait avant sans télécommande et comment on pouvait regarder la télé en noir et blanc. Tiens d'ailleurs, savent-ils ce qu'était une speakerine? Ils n'ont non plus jamais vu une mire sur un écran de télévision.

Il se peut qu'ils n'aient jamais regardé " 1, rue Sésame", "Goldorak", "Albator", "Star Trek", "Heidi" ou encore " Maya l'abeille ". Ils ne connaissent même pas Dorothée, son Club et ses Musclés. Ils croient que James Bond a toujours été Pierce Brosnan, alors que zi only one reste Sean Connery (Note du Captain: Hurrah for Scotland! Scotland, Scotland! Hem hem, oui bon, je me calme...).

Ils ne pensent jamais aux " Dents de la mer " lorsqu'ils se baignent... Ni au Grand Bleu...

Ils croient que les pattes d'eph sont une invention des années 2000. Ils croient que le téléphone filaire est un objet du futur et que le Minitel est uniquement un objet de décoration rétro.

Pour eux les patins à roulettes ont toujours eu les roues alignées.

Pour eux, Michael Jackson a toujours été blanc. Ils ne nous croient pas quand on leur dit que Yannick Noah a gagné Roland-Garros. Ils croient que Coluche a été uniquement un restaurateur social.

Ils ne savent pas que Travolta sait danser (le samedi soir). Ils ne savent pas qui est l'abominable J.R. (ni qui a tiré sur lui). Ils croient que " Charlie's Angels " et " Mission Impossible " sont uniquement des films sortis il y a peu au ciné.

Ils ignorent que le réalisateur Ron Howard a été Richie dans Happy Days. Jamais ils ne penseront à appeler Magnum, Colt Seavers ou L'Agence Tout Risque en cas de coup dur.

Ils croient que "Picasso" est uniquement le nom d'une voiture. Ils croient que Charles de Gaulle est uniquement le nom d'un porte-avion ou d'un aéroport. Ils savent que Giscard est un "ex", mais un ex quoi ?

Ils n'ont jamais connu les voitures de première classe dans le métro. Ils n'ont pas connu les voitures avec les phares jaunes.

Dites-vous que ces gens-là vont rentrer à l'université cette année... Ce sont eux les jeunes maintenant !!!

Voici quelques symptômes de votre vieillissement :

1. Vous comprenez le texte ci-dessus et souriez en réalisant qu'il s'agit là de la vérité...

2. Vous faites du sport... Parfois... Et vous le racontez à tout le monde, très fier, quand vous en faites.

3. Vous avez des "remèdes " dans le tiroir de votre table de chevet (maux de tête, maux d'estomac...).

4. Les enfants avec qui vous aviez jusqu'à peu une certaine complicité, se mettent à vous appeler Monsieur ou Madame et, pire encore, vous vouvoient !

5. Il vous faut plus d'une matinée pour vous remettre d'une nuit blanche.

6. Vous êtes obligé de vous occuper vous-même de votre linge.

7. Vos amis se marient sans en avoir forcément besoin.

8. Les BigMac ne sont plus à votre goût...

9. Vous allez à la plage et pouvez passer la journée sans vous baigner...

10. Pour faire du sport, vous achetez des vêtements qui "cachent" et non pas qui montrent.

11. Vous savez très bien ce que vous voulez, ou plutôt vous faites ce que vous pouvez...

12. Après avoir ce texte, vous vous dites que vos ami(e)s vont l'apprécier à sa juste valeur...

Musique : John Mayall & Friends, Along for the Ride

Pauvres Hotliners...

C'est Noël, ayez de la compassion pour les hotliners qui doivent vivre ça (Poids : 1.7Mo).

Spéciale dédicace à Sugar qui est hotlineuse live à ses heures! ;-)

Musique : Django Reinhardt, Anthologie 40 Titres

Des Portables au Ciné... Et Ailleurs...

Pendant ma séance du Retour du Roi, le portable du type assis juste derrière moi se met à sonner. Pas le type à l'opposé de la salle, mais le type derrière moi. Forcément.

Que fait ** couillon (Mince, la censure s'est décalée! ;-) ) ? Je vous le donne en mille, il décroche et commence à discuter. A voix basse certes, mais il répond à son coup de fil. Juste derrière moi. Je résiste trente secondes (Un record!), puis me retourne, et dit d'un air très aimable comme vous vous en doutez certainement : "Hey, tu pourrais pas répondre à ton coup de fil dehors?". Je le regarde ensuite cinq bonnes secondes. Il ne bronche pas. Sa femme non plus. Son fils non plus. Silence.

Je me retourne vers l'écran. Dix secondes plus tard, il se lève pour aller discuter hors de la salle. Ouf.

Bon, j'essaie d'une façon générale d'être assez tolérant au ciné, mais j'ai du mal à concevoir que l'on puisse réceptionner un appel téléphonique en plein milieu d'une séance.

J'ai du mal à le concevoir, mais à la réflexion, cela ne m'étonne pas outre mesure quand on regarde de plus près la place qu'occupe le portable dans la vie de beaucoup de personnes. Le portable est presque sacralisé, il passe avant tout.

Imaginez un peu. Vous discutez tranquillement avec quelqu'un. Le portable de votre interlocuteur sonne. Cet interlocuteur interrompt sans sommation votre conversation et en entame une nouvelle sans plus vous prêter attention. C'est là faire montre d'un total manque de respect, de courtoisie, et pour être honnête cela m'irrite fortement. Pas vous ?

Musique : Django Reinhardt, Anthologie 40 Titres

The King is Back !

De retour de Normandie hier soir, je me suis ce matin précipité en salle pour enfin voir Le Retour du Roi (en VO bien entendu). Je n'ai grosso modo pas été déçu.

La bataille du Gondor à Minas Tirith est l'une des plus belles qui m'est été donné de voir sur grand écran. Je dois avouer avoir eu les yeux mouillés quand Théoden, Roi de Rohan, lançait ses cavaliers sur les rangs de l'Ombre du Mordor. J'ai littéralement ressenti un souffle épique m'appeler pour accompagner les cavaliers sur le champ de bataille.

Arachne est quant à elle bien réussie, croyez-en un arachnophobe notoire!

Je dois tout de même ajouter quelques bémols.

Un certains nombre de raccords un peu malheureux (changement de séquence avec image sautillante et rupture musicale brusque) m'ont gêné. Cela m'a parfois donné l'impression d'un enchainement de séquences plutôt que d'un découpage bien avisé.

Les quelques libertés prises avec l'oeuvre originale ne m'ont dans l'ensemble pas dérangées puisqu'elles permettent de simplifier un peu l'histoire tout en gardant la cohérence de l'ensemble. J'ai toutefois regretté que les scènes finales tournées sous la pression de fans n'aient concerné le retour des Hobbits dans une Comté ravagée et sous l'emprise d'un vil être.

M'enfin bon, ca vaut bien le coup quand même!

Hop hop hop, à voir pour boucler la boucle! :-)

Musique : Django Reinhardt, Anthologie 40 Titres

Monday, December 22, 2003

Contez ce qui Compte Cher Comte

J'ai écrit mon premier récit de fiction dès le cours préparatoire alors que je venais juste d'apprendre à écrire. Le manuscrit original est toujours en ma possession, bien gardé dans un coffre-fort dernier cri de sorte à contrecarrer les plans machiavéliques de mes anciens et jaloux compagnons de CP qui visent à s'emparer de ce joyau (Hem hem...) de la littérature d'action, mais bref, passons.

Le récit était certes très court et structuré à la machette, mais il était le premier dont j'accouchais. Il conservera à ce titre toujours pour moi un statut particulier. Pour la petite histoire, il traitait d'un groupe d'astronautes qui alunissaient et étaient capturés par des indigènes autochtones aux allures de sauvages cannibales. Les astronautes devaient de soumettre à de terribles épreuves pour espérer rester en vie. Oui, je sais, très tôt je me suis gavé de films d'aventure, d'action et de SF!

Ma carrière d'apprenti-conteur se prolongea au cours de mon cursus en primaire. Je devais donner dans tous les genres, du space-opera à l'aventure en passant par le policier... L'apogée de cette carrière survint en CM2 lors d'un projet à réaliser par groupe de deux ou trois : il nous fallait concevoir une histoire à base de quelques diapositives.

Je m'attelai à la tache avec mon meilleur ami d'alors. Il pris en main le dessin, tandis que je m'occupai du scénario. Ce travail fut extrêmement enrichissant. Nous étions très motivés et nous nous soumettions mutuellement et régulièrement nos travaux. Nous accouchâmes finalement d'un récit en une cinquantaine de diapositives, usant pour servir l'histoire de tous les points de vue imaginables : plongée, contre-plongée, plan large, plan moyen,... Nous remportâmes pour notre plus grand plaisir un succès certain auprès de nos camarades.

Apogée est toujours suivi de déclin, et si par la suite je continuais à noter des idées de récits à développer, je ne m'attelais pas pour de diverses raisons au développement effectif d'aucun d'entre eux...

Jusqu'à récemment.

Je viens en effet de me mettre à travailler sur un scénario de BD d'anticipation, qui synthétise un certain nombre de thèmes qui me sont chers. Je ne sais si j'arriverai à concrétiser cette idée, mais j'espère sincèrement arriver à développer quelque chose qui tienne la route.

Mais je digresse il me semble... Oui, c'est bien le cas, car je voulais au départ parler de l'inspiration et d'un moyen de palier à ses pannes... Mais bon, cela sera pour un prochain post.

Musique : Shania Twain, Come on Over

Thursday, December 18, 2003

De la Psychose du Cochon d'Inde

Bruno Salomone avait dans l'un de ses sketchs évoqué un personnage quelque peu atypique, un cochon d'inde.

Intrigué par ce trublion hors du commun (Le cochon d'inde pour ceux qui auraient déjà décroché...), je me suis mis en quête de vérités à son sujet.

Très rapidement, alors que je déambulais dans les rues de Nagpur (En inde. Ne faites pas ces yeux étonnés : dans cochon d'inde, il y a bien "inde" que je sache!), haut-lieu de la Jet-Set cochondindienne s'il en est, un villageois qui croulait sous les colifichets et qui était odoramment sous l'emprise évidente de quelque boisson fermentée me conta toute une foultitude de légendes à propos d'un Cochon d'Inde Dément.

Après avoir passé une amusante soirée à voir cet individu gesticuler en s'empêtrant dans ses colliers, je me suis mis en route pour mon hôtel.

La nuit était noire, noire et obscure, obscure et sombre, Isabelle s'est cognée contre les murs les mu... Euh nan, je divague.

Je reprends. La nuit était noire. Noire comme je n'en avais jamais vu. (J'entends déjà ceux du fond s'exclamer : "C'est normal vu qu'elle était noire! Arf arf arf", mais je ne relèverai pas.)

J'entendais de rapides petits pas venir à ma rencontre. Courageux comme je l'étais, je ne modifiais pas mon allure.

Le bruit des petits pas rapides cessa brusquement, et je me retrouvais bientôt parcouru par un frisson glacial.

A mesure que j'approchais d'une petite place, je distinguais petit à petit en son milieu une petite forme immobile. Alors que je me tenais à quelques mètres de cette forme, un cri suraigu fendit les airs. La lune se dégagea soudainement du voile de nuages qui la masquait, révélant dans toute son horreur l'être qui me faisait face : c'était le Cochon d'Inde Dément!

Je réussis à m'enfuir, mais depuis lors, le Cochin d'Inde Dément me traque sans relâche...

Aidez-moi, je vous en supplie!

Musique : Avalon, Bande Originale

Tuesday, December 16, 2003

De l'Awareness...

Après une longue errance spirituelle dans ce monde bassement matérialiste, j'ai soudainement atteint un état d'Eveil : je suis devenu un Illuminé!

Je me sentais conscient du monde, conscient de l'infiniment petit et de l'infiniment grand, mais me sentais triste de ne pouvoir trouver les mots pour transmettre cette sensation de plénitude.

Et puis un jour, j'ai entendu le grand philosophe moderne Jean-Claude VanDamme discourir sur l'Awareness, et j'ai compris que j'étais aware (Bien prononcer euouèrrr sinon ce n'est pas pareil!).

Conscient de la valeur de ce message et désireux de partager la Bonne Parole, je vous mets à disposition un enregistrement au format mp3 d'un passage de JCVD sur les ondes françaises, émission au cours de laquelle il expliquait ce que signifiait être aware.

Savourez la Bonne Parole! ;) (Bon, ca pèse 1.5 Mo, mais ce sont 3min50s de pur bonheur. Que les petites connexions se laissent tenter, elles ne le regretteront pas!)

Musique : Bob Dylan, The Essential

Sunday, December 14, 2003

Kill Bill, Hommage de Tarantino aux Films de Genre

Comme prévu, je suis allé voir Kill Bill ce matin. Je pourrais résumer mon sentiment à l'égard de ce film par : Wow!

J'ai dès le début de la projection complètement adhéré à l'ambiance du film. La courte scène d'ouverture est terrible, et terriblement efficace. Sans concessions, elle donne le ton : celui d'un film intense et résolument à part.

Kill Bill est de ces films dont on sent qu'ils ont été réalisés avec soin, avec passion. Kill Bill est de ces films qui montrent que certains cinéastes ont réussi à faire de leur passion leur métier. Kill Bill est de ces films qui marquent les esprits.

Peut-être ai-je particulièrement aimé Kill Bill parce qu'il fait référence à certains éléments culturels que j'apprécie : les films de sabre japonais, les mangas, le cinéma de Hong-Kong, le cinéma dit de genre,...

Peut-être est-ce du à son côté hors normes : récit découpé de façon originale, intrusion ponctuelle du dessin animé, stylisation de chaque scène, musique qui sert le récit et/ou l'inverse,...

Mais au final savoir pourquoi j'y ai particulièrement adhéré ne compte pas tellement. Ce qui compte c'est que la projection de ce film a été pour moi un moment de pur bonheur !

Musique : WWOZ Radio

Saturday, December 13, 2003

RIP Mr Cam

Au printemps dernier, je me suis acheté un petit appareil photo numérique. Mais je l'ai malheureusement explosé peu de temps après...

Comment?... Eh bien lors d'un petit accident, bêtement. Enfin, c'est ce qu'on m'a rapporté parce que je n'en ai aucun souvenir.

C'était l'été dernier du côté de Dax pendant la feria, espèce de fête locale un peu étrange pour les profanes. Je n'ai pas tout compris du folklore local. Et je n'ai surtout pas compris comment je me suis soudainement retrouvé allongé dans un lit, entouré d'infirmières attentionnées... A l'hôpital donc...

Je n'arrive pas à me souvenir de ce qui a bien pu se passer.

J'ai toutefois récupéré la carte mémoire de mon défunt appareil photo dont la dernière photo prise peut éventuellement fournir une piste quant au pourquoi de ma présence à l'hôpital. Je vous laisse seuls juges, là.

Musique : Lou Reed, Retro

Saving Private Nemo

Nemo est un jeune poisson clown, seul rejeton de Marin qui ne soit pas décédé dans l'attaque de leur domicile par un poisson vorace-méchant-pas-bô.

Aussi quant Nemo est enlevé par un méchant-pas-bô dentiste qui terrorise ses patients, la communauté aquatique décide d'envoyer Tom Hanks sauv... Euh, nan, attendez... Je crois que je mélange deux films... ;-)

Oui, donc, je suis allé voir Le Monde de Nemo ce matin. J'y ai véritablement passé un excellent moment. La réalisation est excellente, et l'histoire bien sympathique.

En deux mots : A voir !

Musique : Lou Reed, Retro

Thursday, December 11, 2003

Haaaaappyyyyy Biiiiiirthdayyyyyyyyyy...

...Tooooo meeeeeeee, Captaiiiiiiiiiiiiiiiiin!

Eh oui, comme tous les ans depuis ma venue en ce bas monde, le moment est venu de franchir une nouvelle étape. Pas un cap, juste une étape. Le cap viendra bien assez tôt, et j'entamerais très certainement la fameuse crise qui va avec. Mais n'y pensons pas déjà.

Oui, je vous entends vous là-bas au fond (Certainement les mêmes qui font des remarques à une autre bloggeuse quand elle poste!) : une étape, mais laquelle? Oh, allons, cela ne se fait pas de poser cette question a un vieil homme comme moi!

Raaaaah, non ne rouinez pas... Bon... D'accord, mais c'est bien parce que c'est vous, hein!

Je viens donc d'avoir xx ans.

Tiens, xx ans? Mais qu'est-ce donc que cette facétie électronique? On dirait que mon ordinateur ne veut plus afficher les chiffres!

Il me faut en avoir le coeur net. Armons-nous de notre légendaire témérité informatique et osons tenter de compter jusqu'à xx! Go, go, go, go, gooooooo : x, x, x, x, x, x, x, x, x, xx!

Eh bien, on dirait effectivement que les chiffres ne passent pas! Etrange, n'est-il pas? ;-)

Musique : Creedance Clearwater Revival, The Very Best Of

Wednesday, December 10, 2003

Le Froid et le Chauffage...

Dans mon post d'hier, j'ai dit que j'aimais le froid. Je ne vais pas renier cette assertion mais simplement apporter une précision : j'aime le froid dehors.

Quand je suis chez moi, il me plait d'être bercé par une douce chaleur qui me permette de me passer de ces gros pulls que j'affectionne tant à l'extérieur.

Aussi quand mon chauffage (Type : collectif et eau) décide de ne pas fonctionner, je ne suis pas tellement content... Le symptôme? Les tuyaux d'arrivée d'eau chaude au bas des radiateurs restent désespérément froids...

J'ai appelé l'administrateur de biens dont je dépends la semaine dernière : il devait appeler le syndic de l'immeuble, qui lui-même devait appeler le chauffagiste, qui lui-même devait me contacter.

A ce jour, je n'ai pas été contacté. La chaîne a peut-être été rompue quelque part... Peut-être le syndic démissionnaire en juillet dernier n'a-t-il pas été remplacé?... Je pense que je vais rappeler mon administrateur de biens demain...

Parce que quand même ca commence à être frisquet... Surtout au réveil le matin...

Musique : Yves Simon, Longue Distance

Tuesday, December 9, 2003

Instant Citation...

Jean-Claude Vandamme, philosophe moderne :

"Moi, Adam et Eve, j'y crois plus tu vois, parce que je suis pas un idiot : la pomme, ça peut pas être mauvais, c'est plein de pectine!"


Musique : The Blues Brothers, The Very Best Of

L'Hiver...

L'hiver s'annonce clairement avec le net refroidissement de l'air. Les premières gelées sont arrivées, les gros pulls et les chauds manteaux sont de sortie. Personnellement, j'adore cette saison. J'aime le froid car je peux m'en prémunir en me couvrant chaudement, alors qu'en été au-delà d'un certain seuil de température je ne vis plus et attends que passe la saison.

L'hiver s'annonce clairement, et je me réjouis. Mais déjà le froid mord cruellement ceux que l'on appelle décemment les Sans-Logis et les SDF, et je pleure. Je pleure car le sort de ces gens me touche. J'ai du mal à concevoir que dans une société riche comme la nôtre, on puisse subir les rigueurs de l'hiver dans la rue. J'ai du mal à concevoir que le devenir de ces personnes réside dans les bonnes volontés de courageux bénévoles et pas dans les mains de notre Etat.

L'hiver s'annonce clairement, et les Restos du Coeur ont cette année encore ouvert leurs portes. Dix-neuf ans que cela dure. Coluche serait très certainement fier de la chaîne de solidarité qu'il a contribué à fonder, mais je suis certain qu'il serait aussi dégoûté de voir que la situation perdure, voire même empire, de voir que les Restos se sont institutionnalisés, que certains élus attendent impatiemment leur ouverture chaque année... Alors que Coluche voulait cette solution provisoire et palliative.

L'hiver s'annonce et la misère montre son visage au travers des files d'attente devant les soupes populaires et les refuges de nuit. La misère montre son visage et nous rappelle qu'elle est là .

Gageons que nos hommes politiques porteront sous peu des regards compatissants sur ces exclus tout en prêtant une oreille très attentive à nos préoccupations...

Qui a parlé des échéances électorales de 2004?...

Musique : Enya, Paint the Sky with Stars

Thursday, December 4, 2003

De la Physique dans les Films...

Peut-être avez-vous déjà remarqué que les films prennent parfois de grandes libertés en regard des lois fondamentales de la physique? Eh bien vous n'êtes pas les seuls! Ce site remet les pendules à l'heure. Parmi les quelques films passés au crible, on peut noter The Core, qualifié de pire film niveau invraisemblances scientifiques. Je me garde de me prononcer quant à l'aspect ludique de ce film que je n'ai pas vu...

Musique : Fiona Apple, Tidal

Monday, December 1, 2003

Fufme, ou le Sexe Virtuel Entre dans le 21e Siècle...

Je viens de tomber, à la faveur de liens égarés au sein de diverses pages, sur le site du Fufme, un petit délire qui révolutionne le sexe par ordinateur interposé ! :-)

Musique : Tony Joe White, Across from Midnight

Sunday, November 30, 2003

Quartier Lointain

Quartier Lointain est un manga en deux volumes de Jirô Taniguchi, publié chez Casterman dans la collection Ecritures. Je viens de passer trois heures à le dévorer d'un bout à l'autre.

Il conte l'aventure de Hiroshi, père de famille de 48 ans brusquement projeté dans son propre corps à l'âge de 14 ans avec sa personnalité adulte. L'histoire tourne autour de la question : que comprendrions-nous de notre passé si nous pouvions le revivre, et que pourrions-nous y changer?

Cette lecture m'a donné un petit coup de pied au derrière. Deux conclusions majeures s'en dégagent pour moi : d'une part il n'est jamais trop tard pour prendre sa vie en main, et d'autre part revivre le passé nous permettrait avant tout de le comprendre mais pas forcément de le changer. Comprendre ce passé nous permettrait ensuite de mieux comprendre et accepter notre présent.

"Des lieux communs", me direz-vous peut-être. Des lieux communs certes, mais qu'il est parfois bon de se rappeler.

Merci à Jean pour m'avoir fait découvrir cet excellent manga.

Je vais maintenant me plonger dans le tome 2 de Chobits du Studio Clamp publié chez Pika Edition. C'est certes un peu plus léger, mais néanmoins bien sympathique !

Musique : Buddy Guy, Sweet Tea

De Cape et de Crocs

Excellente BD (de Masbou et Ayroles, publiée chez Delcourt dans la collection Terres de Légendes) que je vous conseille vivement de lire! Les dessins et les textes sont de très bonne qualité. L'histoire est originale, bien menée, riche en rebondissements et teintée d'humour. Je viens d'achever la lecture du Tome 5 et attends avec impatience la sortie 6!

Pour plus d'infos : un site "non officiel mais historique". ;-)

Musique : Bob Dylan, The Essential

Instant Citation...

Le grand, le magnifique Woody Allen :

"I don't want to achieve immortality through my work; I want to achieve immortality through not dying."


Merci à Damston pour m'avoir rappelé cette magnifique citation sur son site.

Musique : Diana Krall, Love Scenes

Du plombage de soirée...

Un couple d'amis que j'apprécie beaucoup m'invite à prendre un verre en leur compagnie et celle de deux autres personnes. Rencontre sympathique au point de rendez-vous fixé. Départ pour un café.

La cible n'existe pas. Solution de secours. Petit club de jazz sympa. Petite table de 30cm x 30cm. Cinq personnes autour de la table... Dont une qui adopte une attitude autiste, ne dit rien et regarde dans le vide : moi. Pourquoi cette attitude? Je ne sais pas exactement. Peut-être à cause d'éléments subjectifs qui ont déplacé mon esprit dans une réalité parallèle où je revivais des bribes de mon passé...

Fin de la deuxième tournée. Je me fous une baffe, et tente maladroitement de me reprendre en main, mais le mal est fait. La soirée se poursuit. Je tente de déplomber tant bien que mal. Je quitte le petit groupe alors qu'une série de quintes de toux vient de m'exploser la gorge.

Je m'en veux à mort pour ce plombage de soirée. Quel naze j'ai été. Cela fait du bien de le dire, mais ne me permet pas de revenir en arrière. Malheureusement. Un acte manqué à ajouter à ma liste.

Aller, dodo. Ca ira mieux demain.

Musique : Chris Rea, The Road to Hell

Saturday, November 29, 2003

Instant citation...

Richard Mac Lennan, propriétaire de B&B en Ecosse, à côté de Eilan Donan Castle, où s'est déroulé une partie du tournage du film Highlander :

- Savez-vous ce que les Ecossais n’aiment pas en France ?
- C’est de devoir traverser l’Angleterre pour y aller !


Musique : The Eagles, The Very Best Of

Pensées à une inconnue...

Vendredi soir, ma journée de travail achevée, je m'assoupis tranquillement dans le train comme tous les vendredis. Je somnole en pensant à ce week-end qui passerait bien trop rapidement, m'abandonnant encore fatigué à une nouvelle semaine de labeur.

Je m'assoupis tranquillement.

Soudain, alors que le train ralentit à l'approche d'une gare, je capte des bribes de phrases prononcées avec insistance. Je les reconstitue mentalement : Qu'est-ce qui vous arrive Madâme?, Madâme vous m'entendez?, Vous revenez à vous?...

Je sors un peu brusquement de mon assoupissement découvrant une femme d'un certain âge, le regard un peu perdu, entourée par deux personnes. Les deux voyageurs aident la femme à se lever. On apprend qu'elle a fait un chute plus tôt dans l'après-midi. Elle se dirige vers l'entrée de la rame.

Arrivée à ma hauteur, nouvelle perte de connaissance, je la rattrappe tant bien que mal. Nous l'amenons dans l'entrée de la rame à deux étages en la déposant à terre.

Le train s'arrête en gare, la femme se lève, le regard perdu. Elle pense pouvoir descendre du train seule. Je la soutiens et l'accompagne.

Sur le quai, nouvelle perte de connaissance. Nous l'amenons sur un banc. Une personne de la SNCF la prend en charge.

Mon train nous attend. Nous avons fait ce que nous pouvions faire. Nous remontons en voiture. Le train redémarre. Je me cale dans un fauteuil, le regard tourné vers la nuit noire en me sentant étrangement vide.

Aujourd'hui, je me demande comment va cette femme. J'aimerais avoir de ses nouvelles. Mais je n'en aurais pas. Je ne saurais jamais ce qu'il est advenu d'elle. J'espère qu'elle va bien.

Musique : Leonard Cohen, Greatest Hits

Thursday, November 27, 2003

Scotland, beloved Scotland...

I miss you! Yeah, I do miss you. I just can't help thinking of you.

Ah, Ecosse bien-aimée, il me tarde de te retrouver.

Je me souviens dans le détail de cette fantastique année passée en ta compagnie. Cette année au cours de laquelle je devais découvrir tes fantastiques paysages, tes habitants et leur accent, ton climat, tes pubs. Cette année qui me permit de rencontrer des gens de tous horizons, de toutes conditions, de tous pays. Cette année qui me fit prendre conscience d'être citoyen du monde.

Je me souviens de notre premier contact, cet instant où à l'aéroport d'Edinburgh une annonce aux voyageurs m'a fait comprendre ce qu'était ton accent, et me conduit brièvement à me demander si j'allais pouvoir survivre sans un interprète.

Je me souviens de mon arrivée sur le campus de l'Université Heriot-Watt, de mon installation et de mes rapides premières kitchen discussions avec l'un de mes kitchenmates, le Norvégien Lars.

Aaaaah les kitchen meetings avec Lars! Que de bons moments passés en sa compagnie accompagnés que nous étions de thé et de Waffles, à échafauder les théories les plus extravagantes sur les sujets les plus variés. Nous jetâmes entre autres choses les bases du Waffle Sect Institute.

Je me souviens d'une vie très agréable sur le campus. Quel bonheur de devoir emprunter tous les matins une passerelle surplombant un lac peuplé de cygnes et de sympathiques canards.

Je me souviens de bons moments passés en compagnie de personnes attachantes. Bises à Fiona, Katy, Sylvie et Marie, et poignée de main chaleureuse à Nico, Brian et Henni.

Que d'agréables souvenirs qui font de l'Ecosse une terre où je me sens bien, une terre d'adoption.

Ecosse bien-aimée, je te rendrai certainement une nouvelle petite visite au printemps prochain comme je le fis au printemps dernier.

Beloved Scotland, I will be back soon !

Musique : Tom Waits, Alice

Monday, November 24, 2003

Un mouton, deux moutons, trois mout... ZZzzzZZZZzzzZZZ

En parcourant les archives du blog de Sori, je suis tombé sur un de ses posts du 27/08 où elle lançait un concours de dessins de moutons.

En dépit de mes inaptitudes graphiques avérées, mais armé de mon courage et de mon esprit joueur, je me suis lancé dans l'aventure... Je vous livre en après-première les deux oeuvres de non-art que j'ai réussi à concevoir après des mois d'intenses efforts :





Soyez indulgents s'il vous plaît... J'ai sué bits et octets pour les créer !

Musique : Rab McCullough, Belfast Breakdown

Sunday, November 23, 2003

Ladyhawk, où la spoliation du Captain Navarre

La mention de ce magnifique film dans mon post précédent a fait remonter à la surface quelques souvenirs enfouis. Je me dois de les partager afin de rendre la peine qui les accompagne plus supportable.

En 1983, quand Richard Donner commença à penser au film Ladyhawk, il me fit part de son désir de créer un personnage auquel il attribuerait mes rang et nom. Une fois la légitime surprise passée, c'est avec une joie non feinte que je lui donnai mon accord.

Nous commençâmes à développer le détail de l'intrigue et à shooter quelques prises pour présenter un visuel aussi convaincant que possible aux producteurs potentiels. L'Internet Movie DataBase a bien sympathiquement conservé trace de ces prises de vues. Je vous les propose ci-après :

Le Capitaine Etienne de Navarre et Isabeau d'Anjou :
Captain Navarre et Isabeau

Source : http://www.imdb.com/halloffame/CaptainNavarre/captainnavarre_isabeau.jpg

Le Capitaine Etienne de Navarre et l'Aigle :
Captain Navarre et l'Aigle

Source : http://www.imdb.com/halloffame/CaptainNavarre/captainnavarre_aigle.jpg

Le Capitaine Etienne de Navarre, l'Aigle et Goliath :
Captain Navarre, l'Aigle et le destrier Goliath

Source : http://www.imdb.com/halloffame/CaptainNavarre/captainnavarre_aigle_cheval.jpg

La présentation aux producteurs se passa plutôt bien, en dépit du fait qu'il tiquèrent sur mon soi-disant jeune âge. Mais sachez qu'à l'époque j'avais tout de même 8 ans et qu'à cet âge on est déjà un homme ! Michelle (Pfeiffer bien entendu), alors âgée de 25 ans, ne s'y était d'ailleurs pas trompée : nous vécûmes une courte mais intense idylle où nous nous vautrâmes dans la luxure gustative en abusant encore et encore de quantités de Pépitos, de litres Banga, et comble du bonheur d'innombrables coupes de glace vanille / fraise.

Je pense que les producteurs étaient jaloux de cette idylle. Je ne vois pas d'autre raison qui aurait pu les amener à tant s'employer à m'écarter du projet. Ils y arrivèrent d'ailleurs finalement, et en 1985, le film sortit sur les écrans du monde entier, mettant en avant un jeune acteur à la beauté et au charme plus que discutables...

Voilà, chers amis, cette vérité rétablie. Je m'en sens plus léger, mais un léger chagrin vient jeter un voile sur le pinceau de lumière qui pénètre mon studio. Je m'en vais sans attendre me réconforter en compagnie d'une bonne infusion et d'un gros morceau de moelleuse génoise.

Saturday, November 22, 2003

C'est Partiiiiiii !

Bon, la gestion du blog semble assez simple. Je verrais à l'usage, mais j'ai un a priori plutôt positif.

Je vais profiter de ce premier post pour apporter des réponses à quelques questions...

Pourquoi un blog?
Dans le passé, j'avais commencé à publier certaines pensées, réactions sur un site web. La gestion de l'ensemble (Archivages,...) Était relativement lourde, ce qui m'a conduit à abandonner. Beaucoup plus tard, j'ai découvert par hasard le monde du blog en tombant sur celui de SweetSugar, et ai de suite apprécié le principe. Je me suis dit que dorénavant l'obstacle technique n'était plus une excuse pour ne pas faire profiter le monde de mes pensées profondes... Hum hum... ;-)

Pourquoi Captain Navarre?
J'ai passé une bonne demi-heure à chercher un pseudo disponible. Dépité de n'entrevoir aucune opportunité, j'ai passé en revue certains de mes films préférés. Ladyhawk, Femme de la Nuit a aussitôt flashé dans ma tête... Ladyhawk... Rutger Hauer... Le Capitaine Etienne de Navarre! Fantastique! J'adôôôôre ce personnage.

Pourquoi The World Is Yours?
Parce que le monde n'est que ce que l'on en fait...

Pourquoi Don't take life too seriously, you won't get out alive anyway?
Parce que la vie est trop courte pour se prendre la tête... Et je sais de quoi je parle...

Bon, voilà un début qu'il est bien! :-)

Ah et euh au fait, je vous souhaite la bienvenue en ce lieu!