Estelle a quitté notre beau pays pour le pays de la démesure. Elle aurait pu céder à la facilité et s'empiffrer de juteux Big Macs tout au long de ses journées, mais cela ne fut pas le cas... Car Estelle a une arme secrète imparable, elle aime cuisiner! Et figurez-vous que pour notre plus grand plaisir, elle nous fait partager ses recettes au travers de son blog. A vos fourneaux! (Et hop, un p'tit lien à droite au passage! :) )
Fond Sonore : Neal Casal, Fade Away Diamond Time
Tuesday, November 30, 2004
To Protect or not to Protect
Mais pourquoi, oui pourquoi est-ce que ce satané film alimentaire n'est-il jamais fichu de se déchirer correctement? Pourquoi se retrouve-t-on toujours à protéger des plats avec des lambeaux de films, hein, pourquoi?
Fond Sonore : Jesse Sykes & The Sweet Hereafter, Reckless Burning
Fond Sonore : Jesse Sykes & The Sweet Hereafter, Reckless Burning
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Monday, November 29, 2004
Cannibal Holocaust
En 1979, une équipe de quatre reporters menée par un guide local s'enfonce au coeur de l'Enfer Vert en plein milieu de l'Amazonie dans l'espoir de rencontrer des tribus de Cannibales. Un an plus tard, une expédition de secours découvre dans le campement de la tribu des Hommes-Arbres les restes de trois membres de l'équipe ainsi que les bobines de leur caméra. Cannibal Holocaust (Fiche IMDB) présente le film tiré de ces bobines.
Avant même d'arriver sur les écrans, Cannibal Holocaust défraya la chronique. Il fut au choix, suivant les pays, interdit, sévèrement charcuté, classé X, interdit aux moins de 18 ans... Et devant le réalisme cru du film, le réalisateur Ruggero Deodato fut même accusé d'avoir réalisé un snuff movie, grave accusation dont il ne put se défaire qu'en exhibant les acteurs censés avoir été torturés et massacrés. [NdC: Le site officiel joue sur cette ambiguité et laisse entendre qu'il s'git bien d'images réelles...]
J'ai visionné la version récemment diffusée sur TPS Cinéculte (ex-Cinéfaz) qui sauf erreur doit avoir un montage très proche du montage uncensored...
Deodato aurait vraisemblablement été inspiré par la complaisance des médias envers la violence pour produire ce film à petit budget. J'imagine que son but était de fustiger cette complaisance en exacerbant ce penchant chez les principaux protagonistes de son film, et on peut dire que l'équipe de reporters agit effectivement en ce sens... Ils arrivent dans la jungle en terrain conquis, marquent leur supériorité envers des villageois en les brûlant (femmes, enfants compris), observent avec une complaisance malsaine une femme empalée tout du long de son corps sur un pieu, massacrent méthodiquement une tortue [NdC : véritablement tuée pendant le tournage à l'instar de tous les animaux charcutés] en s'en amusant, violent en réunion une indigène... Avant d'atteindre enfin le coeur de l'Enfert Vert et ses Cannibales qui vont le leur faire regretter en les violant à leur tour, en les émasculant, démembrant, dépeçant, déchiquetant et vidant de leur boyasse... Cannibal Holocaust est donc un film à la violence très crue, et vous l'imaginerez aisément à l'ambiance plutôt malsaine et nauséeuse.
Si la question posée par le narrateur est intéressante ("Qui sont les vrais sauvages?"), si le film est devenu une légende au travers des rumeurs qui en faisaient un snuff movie, Cannibal Holocaust ne m'a pas particulièrement convaincu. Le scénario brille par son absence, les acteurs ne brillent pas (sauf peut-être par la connerie de leurs personnages...), le rythme est inexistant... Et avec le recul j'ai un peu l'impression d'avoir assisté à la projection d'un "simple" Petit Catalogue des Horreurs... A voir éventuellement si vous avez entendu parler du "mythe" Cannibal Holocaust, à éviter sinon.
Fond Sonore : Candi Staton, The Sweetheart Of Soul
Avant même d'arriver sur les écrans, Cannibal Holocaust défraya la chronique. Il fut au choix, suivant les pays, interdit, sévèrement charcuté, classé X, interdit aux moins de 18 ans... Et devant le réalisme cru du film, le réalisateur Ruggero Deodato fut même accusé d'avoir réalisé un snuff movie, grave accusation dont il ne put se défaire qu'en exhibant les acteurs censés avoir été torturés et massacrés. [NdC: Le site officiel joue sur cette ambiguité et laisse entendre qu'il s'git bien d'images réelles...]
J'ai visionné la version récemment diffusée sur TPS Cinéculte (ex-Cinéfaz) qui sauf erreur doit avoir un montage très proche du montage uncensored...
Deodato aurait vraisemblablement été inspiré par la complaisance des médias envers la violence pour produire ce film à petit budget. J'imagine que son but était de fustiger cette complaisance en exacerbant ce penchant chez les principaux protagonistes de son film, et on peut dire que l'équipe de reporters agit effectivement en ce sens... Ils arrivent dans la jungle en terrain conquis, marquent leur supériorité envers des villageois en les brûlant (femmes, enfants compris), observent avec une complaisance malsaine une femme empalée tout du long de son corps sur un pieu, massacrent méthodiquement une tortue [NdC : véritablement tuée pendant le tournage à l'instar de tous les animaux charcutés] en s'en amusant, violent en réunion une indigène... Avant d'atteindre enfin le coeur de l'Enfert Vert et ses Cannibales qui vont le leur faire regretter en les violant à leur tour, en les émasculant, démembrant, dépeçant, déchiquetant et vidant de leur boyasse... Cannibal Holocaust est donc un film à la violence très crue, et vous l'imaginerez aisément à l'ambiance plutôt malsaine et nauséeuse.
Si la question posée par le narrateur est intéressante ("Qui sont les vrais sauvages?"), si le film est devenu une légende au travers des rumeurs qui en faisaient un snuff movie, Cannibal Holocaust ne m'a pas particulièrement convaincu. Le scénario brille par son absence, les acteurs ne brillent pas (sauf peut-être par la connerie de leurs personnages...), le rythme est inexistant... Et avec le recul j'ai un peu l'impression d'avoir assisté à la projection d'un "simple" Petit Catalogue des Horreurs... A voir éventuellement si vous avez entendu parler du "mythe" Cannibal Holocaust, à éviter sinon.
Fond Sonore : Candi Staton, The Sweetheart Of Soul
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Saturday, November 27, 2004
Fargo Records
Il y a quelques mois j'évoquais le label indépendant Fargo Records qui, dixit mouah-même, "donne dans un style plutôt Rock avec quelques agréables ovnis et quelques non moins sympathiques songwriters qui valent le détour".
Je leur ai passé cette semaine ma première commande et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ont fait preuve d'efficacité : il s'est écoulé trois jours entre l'instant où j'ai posté ma lettre et celui où j'ai déballé mon colis! Chapeau bas! Cette belle performance associée à leurs tarifs attractifs va m'encourager à leur commander d'autres petits bijoux dans un très proche avenir!
Fond Sonore : Hazy Malaze, Hazy Malaze
Je leur ai passé cette semaine ma première commande et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ont fait preuve d'efficacité : il s'est écoulé trois jours entre l'instant où j'ai posté ma lettre et celui où j'ai déballé mon colis! Chapeau bas! Cette belle performance associée à leurs tarifs attractifs va m'encourager à leur commander d'autres petits bijoux dans un très proche avenir!
Fond Sonore : Hazy Malaze, Hazy Malaze
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Thursday, November 25, 2004
Voix, Où Es-Tu?
Parfois, quand la voix qui s'échappe du combiné est douce à mes oreilles (et ce fut encore le cas ce soir), cela ne me dérange pas tant que ça de me faire télémarketer. La conversation est alors courtoise et en général ponctuée de rires voire de fous rires. L'instant est agréable, et je dois avouer souvent ressentir un petit pincement au coeur au moment de raccrocher puisqu'il ne me sera jamais donné de réentendre ces charmantes voix...
Fond Sonore : Mark Olson & The Creekdippers, Creekdippin' For The First Time
Fond Sonore : Mark Olson & The Creekdippers, Creekdippin' For The First Time
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Wednesday, November 24, 2004
Destinée Professionnelle
Lu ce matin dans un courrier des Echos qui me proposait un abonnement annuel pour la modique somme de 399 euros : "Nous souhaitons vous inviter à rejoindre le cercle des dirigeants qui se distinguent au quotidien".
J'ai tendance à interpréter cette phrase comme un signe du Destin qui reconnaîtrait implicitement ma condition de dirigeant-né... Et du coup, je me dis que je devrais peut-être aller en toucher deux mots à mon PDG demain matin, histoire de réviser mes émoluments et de négocier mon entrée au Conseil d'Administration du Groupe...
Fond Sonore : Candi Staton, Candi Staton
J'ai tendance à interpréter cette phrase comme un signe du Destin qui reconnaîtrait implicitement ma condition de dirigeant-né... Et du coup, je me dis que je devrais peut-être aller en toucher deux mots à mon PDG demain matin, histoire de réviser mes émoluments et de négocier mon entrée au Conseil d'Administration du Groupe...
Fond Sonore : Candi Staton, Candi Staton
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Tuesday, November 23, 2004
Manitou
J'éprouve un mélange de respect et de crainte pour les objets technologiques... Ils peuvent à première vue sembler inertes, sans âme... Mais la vérité est toute autre, car les objets technologiques possèdent tous sans exception leur propre Manitou, cet esprit qui les garde et les protège... Si vous esquissez un sourire, c'est que vous n'avez pas lu le premier volume de l'excellente Trilogie du Manitou de Graham Masterton... Dès lors, j'imagine aisément que vous laissez éclater une certaine forme de mécontentement lorsqu'il y a bourrage du papier de votre photocopieuse... Mais prenez garde... Oui prenez garde, car un jour viendra où son Manitou ne supportera plus ces excès...
[Pour le cas où vous ne connaîtriez pas Masterton, vous pouvez jeter un oeil à la section qui lui est consacré sur le site de PenOfChaos. Vous y trouverez une présentation, une biblio ainsi que des revues de romans (dont quelques-unes écrites par mes soins dans ma prime jeunesse :) ).]
Fond Sonore : Etta James, Blues To The Bone
[Pour le cas où vous ne connaîtriez pas Masterton, vous pouvez jeter un oeil à la section qui lui est consacré sur le site de PenOfChaos. Vous y trouverez une présentation, une biblio ainsi que des revues de romans (dont quelques-unes écrites par mes soins dans ma prime jeunesse :) ).]
Fond Sonore : Etta James, Blues To The Bone
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Monday, November 22, 2004
Un An... Déjà!
Cela fait aujourd'hui pile poil un an que The World Is Yours est en ligne! Api Birthday mon cher Blog! :)
Lorsque j'ai commencé à blogger, je ne savais pas exactement où cette aventure allait me mener ni si elle allait durer. J'ai petit à petit pris mon rythme de croisière, encouragé en cela par les régulières visites que vous m'avez accordées dès les premiers jours. J'en profite pour remercier mes Marraines et Parrains d'alors pour m'avoir mis le pied à l'étrier. Merci aussi à vous tous qui me faites le plaisir de passer en ce lieu, que vous laissiez ou non une empreinte. Bises amicales à Mesdâmes, cordiales poignées de mains à Messieurs!
Fond Sonore : The Soul of a Man, Bande Originale
Lorsque j'ai commencé à blogger, je ne savais pas exactement où cette aventure allait me mener ni si elle allait durer. J'ai petit à petit pris mon rythme de croisière, encouragé en cela par les régulières visites que vous m'avez accordées dès les premiers jours. J'en profite pour remercier mes Marraines et Parrains d'alors pour m'avoir mis le pied à l'étrier. Merci aussi à vous tous qui me faites le plaisir de passer en ce lieu, que vous laissiez ou non une empreinte. Bises amicales à Mesdâmes, cordiales poignées de mains à Messieurs!
Fond Sonore : The Soul of a Man, Bande Originale
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Sunday, November 21, 2004
Live Audio Special FX
Imaginez... Vous vous réveillez doucement, vous vous étirez longuement dans votre lit, vous savourez l'instant, un sourire illumine votre visage... Vous tournez la tête vers votre radio-réveil... Pour constater avec horreur qu'il n'a pas sonné et que vous devriez être au boulot depuis bientôt une heure! Comment vous couvrir?... Eh bien c'est à présent chose aisée grâce à SoundCover. Ce produit destiné aux téléphones portables permet de superposer un fond sonore à vos conversations. Il est dès lors très facile de laisser entendre à votre patron que vous êtes coincés dans les embouteillages!... L'innovation de l'année? [Bien entendu, le service propose nombre d'autres ambiances sonores comme par exemple les travaux de voirie, les bruits de rue, un orage...]
Fond Sonore : Neil Young, Harvest
Fond Sonore : Neil Young, Harvest
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Saturday, November 20, 2004
Flying Daggers
Le Secret des Poignards Volants se veut, d'après son réalisateur Zhang Yimou, une sorte d'hommage au traditionnel wu xia pian. Si l'on retrouve effectivement les habituelles questions d'honneur, d'amour, de trahison, ainsi que quelques combats intéressants (enchaînements bien sentis et jolies envolées de poignards), le film pêche par des excès de surjeu [Même pour un film chinois!] et d'effets discutables qui l'empêchent de transformer l'essai. Dommage là encore.
Fond Sonore : Eric Clapton, Me And Mr Johnson
Fond Sonore : Eric Clapton, Me And Mr Johnson
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Cinéma
Un Long Dimanche de Fiançailles
Un film esthétiquement irréprochable, avec des acteurs convaincants (mention particulière à Jodie Foster qui en sus de son impeccable français nous gratifie d'une excellente prestation), mais un film à l’intrigue un brin trop inextricable : on peine à retenir les noms des protagonistes (morts ou vivants), on s'embrouille, et au final on a du mal à suivre le récit. Dommage.
Fond Sonore : Liz McComb, The Spirit Of New Orleans
Fond Sonore : Liz McComb, The Spirit Of New Orleans
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Cinéma
Monday, November 15, 2004
Vive les Archives !
Au cours de ma longue vie d'Aventurier, j'ai maintes fois été amené à discuter avec les représentants de l'ordre maritime. Quand on ne me reprochait pas d'avoir doublé une goélette par tribord, on m'accusait vulgairement d'avoir détroussé quelque riche marchand flottant alors que je n'ai jamais rien pris que l'on ne m'eût donné (Je stimulais certes parfois la bonne volonté de l'opulent négociant au moyen de mon fidèle et bien affûté sabre mais là n'est pas la question.).
Ces passages devant les tribunaux m'ont permis de nouer quelques amicaux contacts avec les petites gens des archives. Elles (Oui, je sais, "gens" est normalement masculin, mais vu qu'il est ici précédé d'un épithète, il est féminin, c'est Mr P'tit Larousse Illustré qui le dit d'abord!), elles donc me font parvenir en souvenir du bon vieux temps des copies des archives les plus insolites.
Ainsi, grâce à Dédé La Sardine, j'ai pu apprendre qu'il y eût à Marseille dans les années 40 un taxi que l'on surnommait la "Guillotine à Bitte"... Ce sobriquet, très avenant vous en conviendrez, est mentionné tel quel dans cette copie d'une lettre enregistrée auprès de la Cour d'Appel d'Aix en 1945...
Mes contacts ne sont pas tous cantonnés aux archives de tribunaux français (de métropole ou d'outre-mer), non, non, ils doivent même représenter une bonne majorité des pays du globe. Prenons pour exemple mon bon vieil ami N'Gologolo (Dans la case...) du Gabon. Il vit dans un pays empli de magie à en déboussoler le plus indécrottable des incrédules : ses compatriotes peuvent à loisir se muer en panthères, gorilles ou autres éléphants, voire même pratiquer quelques secrets rituels et... Quoi?... Pardon?... Vous?... Vous n'y croyez pas?... Bon, mouah non plus pour être honnête, mais ce n'est visiblement pas le cas des membres du Tribunal Correctionnel de Boué...
Fond Sonore : Harmonica Frank Floyd, The Missing Link
Ces passages devant les tribunaux m'ont permis de nouer quelques amicaux contacts avec les petites gens des archives. Elles (Oui, je sais, "gens" est normalement masculin, mais vu qu'il est ici précédé d'un épithète, il est féminin, c'est Mr P'tit Larousse Illustré qui le dit d'abord!), elles donc me font parvenir en souvenir du bon vieux temps des copies des archives les plus insolites.
Ainsi, grâce à Dédé La Sardine, j'ai pu apprendre qu'il y eût à Marseille dans les années 40 un taxi que l'on surnommait la "Guillotine à Bitte"... Ce sobriquet, très avenant vous en conviendrez, est mentionné tel quel dans cette copie d'une lettre enregistrée auprès de la Cour d'Appel d'Aix en 1945...
Mes contacts ne sont pas tous cantonnés aux archives de tribunaux français (de métropole ou d'outre-mer), non, non, ils doivent même représenter une bonne majorité des pays du globe. Prenons pour exemple mon bon vieil ami N'Gologolo (Dans la case...) du Gabon. Il vit dans un pays empli de magie à en déboussoler le plus indécrottable des incrédules : ses compatriotes peuvent à loisir se muer en panthères, gorilles ou autres éléphants, voire même pratiquer quelques secrets rituels et... Quoi?... Pardon?... Vous?... Vous n'y croyez pas?... Bon, mouah non plus pour être honnête, mais ce n'est visiblement pas le cas des membres du Tribunal Correctionnel de Boué...
Fond Sonore : Harmonica Frank Floyd, The Missing Link
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Sunday, November 14, 2004
Terreur du Bitume
Il me hante, il m'obsède... Il a causé mon malheur en ce mois de septembre 1989 alors que je venais de rentrer en classe de troisième. D'aucuns me considèrent comme un fou qui cherche à camoufler une maladresse derrière ses hallucinations. Mais je n'ai pas rêvé. Non, je m'en souviens bien trop nettement.
Il était gris et rouge, ne payait pas de mine. Un samedi après-midi comme tant d'autres, je commençais à maîtriser ses mouvements quand il est soudainement parti en dérapage. Etant donné sa position stratégique (c'est-à-dire sous mes pieds), je me suis immédiatement retrouvé en lévitation le corps parfaitement parallèle au sol tel un Neo affrontant au ralenti les Mr Smith de la Matrice. Toutefois, n'étant pas Neo et ne maîtrisant pas le ralenti, je devais une fraction de seconde plus tard plutôt violemment et assez lamentablement m'étaler comme une crêpe sur le bitume. [Si ça se trouve, les frères Wachowski était dans les parages et se sont inspirés de ma prestation pour The Matrix. Je devrais peut-être réclamer des droits d'auteur, non?]
Un peu sonné par l'expérience, je me levais en titubant portant ma main gauche à mon visage tandis que mon bras droit restait désespérément ballant. Un regard porté sur mon poignet droit (ou ma main puisque la frontière entre les deux était devenue assez floue) me permit de constater que l'extrémité de mon cubitus avait décidé d'établir ses quartiers au milieu de ma main en ayant toutefois pris soin de ne déchirer aucun tissu (et je lui en suis a posteriori très gré).
Je cherchais du regard le traître qui s'était dérobé sous mes pieds mais le bougre était parti se cacher. Oui, il s'était enfui de peur d'affronter mon terrible courroux! Le lâche, le fourbe!
Non, je n'affabule pas, j'ai même trouvé mention de son nom dans un forum consacré aux années 80. Une personne s'en souvient. Je dois la retrouver afin de l'enregistrer corroborant mes dires. Et le temps presse car je suis certain qu'il y a un complot visant à éliminer tous les témoins de cette époque qui se souvienne de cette terreur des bitumes qu'était le Jump Jumper...
Fond Sonore : Emmylou Harris, Anthology - The Warner / Reprise Years
Il était gris et rouge, ne payait pas de mine. Un samedi après-midi comme tant d'autres, je commençais à maîtriser ses mouvements quand il est soudainement parti en dérapage. Etant donné sa position stratégique (c'est-à-dire sous mes pieds), je me suis immédiatement retrouvé en lévitation le corps parfaitement parallèle au sol tel un Neo affrontant au ralenti les Mr Smith de la Matrice. Toutefois, n'étant pas Neo et ne maîtrisant pas le ralenti, je devais une fraction de seconde plus tard plutôt violemment et assez lamentablement m'étaler comme une crêpe sur le bitume. [Si ça se trouve, les frères Wachowski était dans les parages et se sont inspirés de ma prestation pour The Matrix. Je devrais peut-être réclamer des droits d'auteur, non?]
Un peu sonné par l'expérience, je me levais en titubant portant ma main gauche à mon visage tandis que mon bras droit restait désespérément ballant. Un regard porté sur mon poignet droit (ou ma main puisque la frontière entre les deux était devenue assez floue) me permit de constater que l'extrémité de mon cubitus avait décidé d'établir ses quartiers au milieu de ma main en ayant toutefois pris soin de ne déchirer aucun tissu (et je lui en suis a posteriori très gré).
Je cherchais du regard le traître qui s'était dérobé sous mes pieds mais le bougre était parti se cacher. Oui, il s'était enfui de peur d'affronter mon terrible courroux! Le lâche, le fourbe!
Non, je n'affabule pas, j'ai même trouvé mention de son nom dans un forum consacré aux années 80. Une personne s'en souvient. Je dois la retrouver afin de l'enregistrer corroborant mes dires. Et le temps presse car je suis certain qu'il y a un complot visant à éliminer tous les témoins de cette époque qui se souvienne de cette terreur des bitumes qu'était le Jump Jumper...
Fond Sonore : Emmylou Harris, Anthology - The Warner / Reprise Years
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Saturday, November 13, 2004
Le Terminal
Fut une époque où je fréquentais assidûment les aéroports. Il m'arriva maintes et maintes fois de devoir attendre mon avion bien au-delà de l'horaire initial en raison de grèves, problèmes techniques, intempéries j'en passe et des meilleures. A chaque fois que cela se produisait, je prenais mon mal en patience en m'armant d'un livre ou d'une revue quelconque. Mais avec le recul je me dis qu'il y avait une manière bien plus amusante de tuer le temps!
Fond Sonore : Trisha Yearwood, Songbook
Fond Sonore : Trisha Yearwood, Songbook
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Divers
Wednesday, November 10, 2004
Splendido !
Arrivé un peu en avance (20h00 pour 20h30), je monte les escaliers pour atteindre la corbeille et découvrir que je suis idéalement placé : ma vue sur la scène est légèrement plongeante, personne ne me gêne. 20h30, les lumières s'éteignent, Arturo entre en scène.
Son spectacle s'articule autour de la redécouverte de souvenirs d'enfance dans le grenier de la maison familiale qu'il doit vider. Chaque accessoire, chaque photographie lui donne un prétexte pour nous faire voyager dans ses souvenirs. Les séquences s'enchaînent de façon très fluide pour nous servir un agréable cocktail de théâtre, de poésie, d'humour, de transformisme, d'illusions et d'ombres chinoises... Un cocktail savamment dosé qui fait de ce spectacle très riche une indéniable réussite.
Arturo Brachetti se produit à Mogador (Paris) jusqu'au 8 janvier prochain.
Fond Sonore : John Trudell, Bone Days
Son spectacle s'articule autour de la redécouverte de souvenirs d'enfance dans le grenier de la maison familiale qu'il doit vider. Chaque accessoire, chaque photographie lui donne un prétexte pour nous faire voyager dans ses souvenirs. Les séquences s'enchaînent de façon très fluide pour nous servir un agréable cocktail de théâtre, de poésie, d'humour, de transformisme, d'illusions et d'ombres chinoises... Un cocktail savamment dosé qui fait de ce spectacle très riche une indéniable réussite.
Arturo Brachetti se produit à Mogador (Paris) jusqu'au 8 janvier prochain.
Fond Sonore : John Trudell, Bone Days
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Théâtre
Monday, November 8, 2004
Méninges au Rapport !
Je m'amuse à me décrire professionnellement comme un Dompteur de Photons, ce qui est somme toute assez proche de la réalité : concevoir un système optique revient en effet à canaliser convenablement un flux de photons pour obtenir un système aux performances préalablement définies. [Ne fuyez pas, je vous promets que je ne vais pas vous barber avec un post technique!]
L'Optique est une science que j'ai toujours trouvé attrayante : n'est-il pas en effet bien plus amusant de construire un laser ou de réaliser un hologramme en séances de Travaux Pratiques plutôt que de brancher des fils et des composants bariolés pour faire apparaître des courbes étranges sur un écran d'oscilloscope? [Notez que je n'ai rien contre l'électronique hein... Enfin presque rien : y'a juste que les TPs d'électronique ça ne marche jamais!]
Je vous invite à découvrir les bases de l'optique au travers du sympathique casse-tête Chromatron premier du nom (Laissez de côté le numéro 2...). Les tableaux, de difficulté progressive, introduisent petit à petit différents éléments (miroirs plans, miroirs concaves, lasers colorés, prismes, lames séparatrices...) que vous devez utiliser pour illuminer des cibles de couleurs données. Chaque tableau complété débloque un ou plusieurs niveaux supérieurs.
Une petite mise en garde toutefois : Chromatron est un casse-tête certes original mais à fort potentiel addictif!
Fond Sonore : Diana Krall, Love Scenes
L'Optique est une science que j'ai toujours trouvé attrayante : n'est-il pas en effet bien plus amusant de construire un laser ou de réaliser un hologramme en séances de Travaux Pratiques plutôt que de brancher des fils et des composants bariolés pour faire apparaître des courbes étranges sur un écran d'oscilloscope? [Notez que je n'ai rien contre l'électronique hein... Enfin presque rien : y'a juste que les TPs d'électronique ça ne marche jamais!]
Je vous invite à découvrir les bases de l'optique au travers du sympathique casse-tête Chromatron premier du nom (Laissez de côté le numéro 2...). Les tableaux, de difficulté progressive, introduisent petit à petit différents éléments (miroirs plans, miroirs concaves, lasers colorés, prismes, lames séparatrices...) que vous devez utiliser pour illuminer des cibles de couleurs données. Chaque tableau complété débloque un ou plusieurs niveaux supérieurs.
Une petite mise en garde toutefois : Chromatron est un casse-tête certes original mais à fort potentiel addictif!
Fond Sonore : Diana Krall, Love Scenes
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Impatience
Je jubile, je toupine, je n'en peux plus d'attendre... Vivement demain soir !
Fond Sonore : Bob Dylan, The Essential
Fond Sonore : Bob Dylan, The Essential
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Sunday, November 7, 2004
Intoxication Intellectuelle
A la radio ce matin : "... L'état de santé du leader palestinien est toujours jugé stable, mais sa succession semble d'ores et déjà se préparer. Vous pouvez vous exprimer sur ce sujet en nous appelant au 01 XX XX XX XX."
Et dans ma tête, j'ai poursuivi : "Si vous pensez qu'il va s'en sortir tapez 1, si vous pensez que son premier ministre va lui succéder tapez 2, si..."
Comme quoi, même sans regarder la "télé-réalité", on peut être intoxiqué par ses procédés...
Fond Sonore : Liz Mc Comb, The Spirit Of New Orleans
Et dans ma tête, j'ai poursuivi : "Si vous pensez qu'il va s'en sortir tapez 1, si vous pensez que son premier ministre va lui succéder tapez 2, si..."
Comme quoi, même sans regarder la "télé-réalité", on peut être intoxiqué par ses procédés...
Fond Sonore : Liz Mc Comb, The Spirit Of New Orleans
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Saturday, November 6, 2004
Une Vie à la Dérive
The Assassination of Richard Nixon raconte l'histoire de Sam Bicke (Sean Penn), un américain moyen qui végète professionnellement et peine à sauver son mariage raté. Les mensonges dont la vie est remplie détruisent Sam qui va petit à petit perdre pied. Sa chute l'amènera à tenter d'éliminer le plus emblématique des menteurs à ses yeux, le président Richard Nixon.
J'ai éprouvé beaucoup de compassion pour cet homme confronté à un monde qu'il ne comprend pas, un monde où chacun tente d'endormir son prochain à son avantage. J'ai ressenti une grand tristesse face à l'issue tragique du film. Je suis resté assis, silencieux, plongé dans mes pensées jusqu'à la fin du générique.
Un film (tiré d'un fait réel) lent, avec un Sean Penn parfois excessif dans son jeu, mais un film dont le propos m'a indéniablement touché.
Fond Sonore : Candi Staton, Compilation
J'ai éprouvé beaucoup de compassion pour cet homme confronté à un monde qu'il ne comprend pas, un monde où chacun tente d'endormir son prochain à son avantage. J'ai ressenti une grand tristesse face à l'issue tragique du film. Je suis resté assis, silencieux, plongé dans mes pensées jusqu'à la fin du générique.
Un film (tiré d'un fait réel) lent, avec un Sean Penn parfois excessif dans son jeu, mais un film dont le propos m'a indéniablement touché.
Fond Sonore : Candi Staton, Compilation
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Wednesday, November 3, 2004
Zombie Power
Oyez oyez braves gens! Oui oyez bien car George A. Romero, oui George, le seul, l'unique, va clore sa saga des morts-vivants : après les excellents Night of the living dead, Dawn of the dead et Day of the dead, il va tourner Land of the dead, attendu pour 2005! \o/
Fond Sonore : John Lee Hooker, Compilation
Fond Sonore : John Lee Hooker, Compilation
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