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Wednesday, October 31, 2012

La Belle Mort - Mathieu Bablet

Cette bédé nous plonge dans un univers post-apocalyptique, une cité en ruine au sein de laquelle rien ne subsiste ou presque. Il y règne une atmosphère de désespoir profond, les trois survivants que l'on suit cherchant un sens à leur existence au temps à l'évidence compté, la nourriture se faisant de plus en plus rare.

Le destin des personnages apparaît scellé, mais le récit glisse peu à peu du simple survival vers une symbolique existentielle étonnamment positionnée sur le terrain de l'envahisseur insectoïde. La peur de la mort, cet état de néant qui nie la vie (à moins que la vie ne nie le néant qui la précède et lui succède, à discuter), se voit ainsi partagée entre humains et insectes ouvriers de la destinée de leur Reine, dont le propos nous échappe.

Le style graphique de l'ouvrage est très agréable, c'est d'ailleurs pour cette raison avant tout que j'ai investi, les couleurs tout simplement magnifiques. On peut néanmoins noter quelques défauts, la patte anguleuse ne se révélant pas toujours heureuse, mais surtout la mise en mouvement des personnages laissant parfois à désirer, ceux-ci donnant de temps à autre le sentiment d'être en apesanteur ou d'effectuer des sauts depuis des hauteurs à l'évidence incompatibles d'une survie humaine à réception...

Ceci étant la lecture s'avère très plaisante, et je sens que je vais relire cette bédé dans un futur proche... Bonne pioche donc ! :o)

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Nota : Cette lecture s'intègre dans le Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique qui finalement a été prolongé, alors autant en profiter ! \o/

Friday, May 25, 2012

Relativité

C'est le problème avec les mecs qui sont loin d'être cons. Parfois, ils ont l'air complètement cons pour ceux qui sont vraiment cons.

- Sergent Abraham Ford in Walking Dead T9

Saturday, March 24, 2012

One Piece by Boulet

Quand l'auteur Boulet fait une vidéo making-of de l'un de ses fanarts One Piece, c'est juste magnifique à regarder ! *_*


[via]

Saturday, November 5, 2011

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Tintin, pour moi, c'est plus qu'une simple bédé, c'est un univers dans lequel j'ai en permanence baigné étant gamin, lisant et relisant les albums les uns après les autres. J'ai donc grandi avec ce personnage et je ne pouvais de fait qu'être très prudent quant à cette perspective d'adaptation sur grand écran.

Le premier écueil concernait évidemment la mise en volume des personnages, abonnés à la 2D. Pour autant que je m'en souvienne, les premières images diffusées en ligne ne m'avaient pas rebuté, sans pour autant me convaincre. Cette neutralité a toutefois basculé dès les premières minutes du film, du bon côté si je puis dire, l'avatar 3D du personnage principal dégageant ce mélange de candeur et d'intelligence propre à Tintin. La technologie de "Performance Capture" utilisée n'y est probablement pas pour rien, elle permet de rendre les personnages naturellement expressifs, ce qui tranche avec des animations souvent un peu trop rigides par ailleurs.


[© Sony Pictures Releasing France]

De fait, mes craintes latentes d'emblée refoulées en mes neurones de la bordure extérieure, je pouvais savourer la bobine. Je dis bien "savourer" car honnêtement je pense qu'il s'agit d'un bon cru, qui surpasse sans conteste les précédentes adaptations en volume de Tintin, les "live" pour ne pas les citer. La série de bédés se caractérise par un rythme trépidant, drivé par des rebondissements réguliers, et de ce point de vue il n'y a rien à redire quant à ce qui est proposé à l'écran.


[© Sony Pictures Releasing France]

Le fil directeur -comme le titre l'indique- se base sur Le Secret de la Licorne, mais le script ratisse évidemment plus large, notamment du côté du Crabe aux Pinces d'Or pour l'introduction du personnage du Capitaine Haddock. Milou compte évidemment au rang des présents et apparaît bien sûr comme le compagnon indispensable du reporter, Dupond & Dupont figurent aussi au casting mais de manière plus anecdotique, à l'instar d'ailleurs de Nestor et de la Castafiore (à la voix bien perçante ^^).

La conclusion de cet opus ouvre la porte à une suite inspirée du volume Le Trésor de Rackham le Rouge, et si elle devait voir le jour, il est évident que je me laisserais tenter. Bref, tout ça pour dire que cette bobine Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne constitue pour moi un très bon divertissement. A voir !

=> Bande-Annonce [La BA en montre *beaucoup trop* à mon avis, mébon, c'est vous qui voyez hein...]

Tuesday, May 10, 2011

Akira Tomes 8 9 10 11 12 13 14 - Katsuhiro Otomo

Un petit week-end tranquille, et voilà la seconde partie de la série engloutie !

***** Attention, ça spoile toujours. *****




Tomes 8 9 10
Tetsuo poursuit son évolution et parvient à établir un contact avec Akira sur un plan de conscience supérieur, commençant à appréhender l'essence de son pouvoir. Sa traversée furtive de ce plan l'amène à revivre sa naissance, symbole de sa métamorphose psychique, tandis que son corps ne parvient plus à contenir la force nouvelle qui l'habite : Tetsuo devient ainsi littéralement monstrueux, difforme, sa chair fusionnant avec des matières de toutes sortes. Il va sans dire que cette évolution progressive provoque son lot de perturbations cataclysmiques, mais je passe les détails. [Nota : Il ne fait clairement pas bon vivre à Néo-Tokyo !]

Kay prend pour sa part une importance significative, elle se révèle excellente médium à même de canaliser les pouvoirs combinés de Lady Miyako, Kyoko et Masaru, afin de tenter de contrer un Tetsuo incontrôlable, submergé qu'il est par l'énergie cosmique à laquelle il accède. Dans le même temps, une coalition internationale se tient en alerte en haute mer, à l'écart de Néo-Tokyo, prête à intervenir tandis qu'une équipe de scientifiques embarquée sur un porte-avion tente de comprendre ce qu'il peut bien se passer sur le territoire japonais.

La lecture de ces trois volumes s'est révélée très fluide et captivante, l'action efficacement répartie et dynamique -dans la continuité des précédents volumes-. Je n'ai guère de griefs à adresser, hormis concernant un passage dans le Tome 9 où l'Empire de Tokyo tente une galvanisation de troupes via un show incluant un mini-concert que j'ai trouvé un peu ridicule, mais qui reste somme toute anecdotique. A noter également dans ce même tome 9 une belle séquence où Tetsuo s'en va sculpter l'astre lunaire pour lui donner un simili air d'Etoile Noire.



Tomes 11 12 13
La lutte finale contre Tetsuo débute, plusieurs forces sont en présence au premier rang desquels se trouvent bien sûr Kay et ses supports psychiques. Les déformations physiques du numéro 41 le conduisent à se muer en un gigantesque (et monstrueux) bébé qui finit néanmoins par être contré. Toutefois, l'anéantissement de cette forme physique de Tetsuo libère une quantité phénoménale d'énergie qui menace une nouvelle fois Néo-Tokyo, mais celle-ci est (heureusement) absorbée par le jeune Akira, secondé par Masaru, Kiyoko et tous leurs semblables descendus de leur plan d'existence supérieur, au travers d'une magnifique séance assez dantesque.

En guise d'épilogue, une armée internationale débarque sur le sol de (ce qu'il reste de) Néo-Tokyo, au prétexte de procéder à du secours humanitaire, mais Kay et Kanéda les enjoignent à partir sur le champ par le biais d'une démonstration musclée, et décrètent fondé le Grand Empire d'Akira, en souvenir du N°28 que l'on devine toujours vivant. La dernière séquence voit Kanéda, Kay, d'autres jeunes motards et les apparitions de leurs compagnons décédés rouler à vive allure sur une voie dégagée au milieu des décombres d'immeubles, écho à la séquence d'ouverture du premier volume. La boucle est bouclée, chapeau Maestro !

A noter que le Tome 13 s'achève à la page 88 et qu'il propose ensuite une quarantaine de pages d'illustrations agrémentées de commentaires de l'auteur. Cela se parcourt avec plaisir, sorte de sas de décompression après l'apothéose finale de l'histoire.



Tome 14
Ce tome 14 -dernier de la série- a un statut un peu à part puisqu'il est exclusivement dévolu aux illustrations et couvertures des différentes éditions, chichement agrémentées de commentaires de l'auteur. Si certaines planches sont sympathiques, je ne raffole pas de ce genre de bouquin, il est donc pour moi assez dispensable...

Conclusion
Cette relecture des premiers tomes de la série suivie d'une découverte des derniers a objectivement été très plaisante. Ce qui m'a marqué c'est avant tout -comme je l'exprimais dans le billet relatif au Tome 1- le style quasi-cinématographique que l'auteur Otomo imprime à son manga. Le découpage des différentes séquences constitue en effet l'un des moteurs de la série d'autant plus que l'intrigue progresse avec une régularité d'horloge suisse, il n'y a pas de temps morts.

Je redoutais le moment où les révélations sur l'origine des pouvoirs des enfants mutants -au premier rang desquels on trouve Akira et Tetsuo- se préciseraient, mais l'auteur a su conserver une cohérence d'ensemble remarquable, ce qui a évidemment contribué à ma satisfaction de lecteur. Je ne vais pas revenir sur les quelques défauts somme toute mineurs [traduction & dessins des visages ponctuellement perfectibles], et je conclurai en disant que je recommande chaudement cette série aux amateurs ! :o)

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Nota : Lus dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Et hop, le niveau Armageddon est assuré ! \o/

Friday, May 6, 2011

Akira Tomes 5 6 7 - Katsuhiro Otomo

Sachant qu'il faut toujours battre le fer tant qu'il est chaud, je n'ai pas délaissé marteau ni enclume après avoir avalé les Tomes 2 3 & 4, et je me suis attaqué dans la foulée aux trois suivants !

***** Attention, ça spoile évidemment toujours un chouille. *****



Tome 5
Devant la catastrophe rendue imminente par l'arrogance d'un Tetsuo qui a bravé les mises en garde et a libéré le "projet" Akira -enfant mutant N°28- de son sommeil cryogénique, le Colonel lance dans l'urgence un coup d'état militaire afin de tenter de reprendre le contrôle de la situation. C'est dans ce contexte que différentes factions s'affrontent (les hommes du Colonel, les sbires de Nézu, les disciples de Lady Miyako) pour tenter de mettre la main sur ce N°28 récupéré par Kay.

L'affrontement dégénère en un gros bazar au sein de Néo-Tokyo, qui peut apparaître relativement confus, et c'est d'ailleurs ce sentiment qui m'avait habité à l'époque et m'avait fait lâcher prise sur la série. Néanmoins, j'ai cette fois mis ma ceinture et passé l'épreuve avec succès, même si certaines des approximations sur les dessins telles que je les évoquais dans le précédent billet m'ont plusieurs fois conduit à pauser sur certaines cases afin d'être certain de bien identifier les différents protagonistes.

Tome 6
Le gros bazar du volume précédent trouve son épilogue dans une scène où le Colonel semble avoir récupéré la maîtrise de la situation. Toutefois, l'ambigu Nézu commet une sérieuse erreur d'appréciation car en tentant d'abattre le jeune Akira il touche mortellement le N°26, ce qui provoque une crise psychique ressentie par tous les mutants sans exception. Le N°28 déchaîne alors sa puissance qui prend la forme d'un cataclysme monumental que l'on devine identique à celui qui toucha Tokyo 30 ans plus tôt.

S'en suit une séquence apocalyptique du plus bel effet qui bouscule les cases sur plusieurs pages et qui m'a littéralement scotché à mon fauteuil (à partir de ce Tome 6 je découvre les albums). On se retrouve alors avec un Néo-Tokyo ravagé, un univers de désolation post-apocalyptique comme je les adore ! Les règles sociales disparaissent, des groupes se forment, chacun cherchant à survivre... Mais dans ce chaos naît toutefois très rapidement un simili ordre dictatorial, L'Empire de Tokyo, à la tête duquel un Tetsuo décomplexé installe le jeune et apparemment placide Akira... Qu'il apprend tout de même à craindre.

Dans ce volume, le rythme se calme un peu, les bases nouvelles de l'univers sont posées. On retrouve certains protagonistes des volumes précédents, et l'on commence à en apprendre un peu plus sur la nature des mutants et le personnage de Tetsuo, ce qui se prolonge dans le tome suivant.

Tome 7
L'intrigue continue à progresser et se suit toujours avec plaisir, mais le plus important reste probablement cet apport à la mythologie de la série qui se joue lors d'une rencontre entre Lady Miyako et Tetsuo pendant laquelle des révélations d'importance nous sont faîtes au sujet de ces enfants mutants et de leurs origines. Tetsuo apprend en outre que si les drogues le soulagent de ses douleurs elles empêchent toutefois son potentiel de se développer. Il fait alors en sorte de s'en sevrer et apparaît plus monstrueux que jamais dans son pouvoir, même s'il est encore (extrêmement) loin de pouvoir toutefois rivaliser avec Akira...

Un volume crucial, qui laisse entrevoir une potentielle escalade dans le déchaînement de pouvoirs surhumains... A suivre !

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Nota : Relu (Tome 5) et lus (Tomes 6 & 7) dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Et hop, le niveau Hiver Nucléaire est assuré ! \o/

Wednesday, May 4, 2011

Akira Tomes 2 3 4 - Katsuhiro Otomo

Motivé par la relecture du Tome 1 d'Akira, j'ai enchaîné avec les trois suivants qui conduisent à un point clé de l'histoire.

***** Attention, ça spoile toujours un chouille. *****



Dans cette série de trois tomes, l'intrigue progresse à un rythme soutenu, avec un dynamisme au moins égal à celui du premier volume sinon plus, il n'y a pas de temps mort. Le personnage de Tetsuo y prend notamment une importance considérable, à la mesure des pouvoirs psychiques qu'il développe. Le jeune homme souffre le martyre, ce qui n'est pas sans impact sur sa psyché, et lorsqu'il apprend que d'autres enfants -semblables à Takashi- se trouvent sous le contrôle du Colonel, il entreprend de s'y confronter, coûte que coûte.

Dans le même temps, les autres pions s'activent également sur l'échiquier. Les membres de l'organisation terroriste que côtoie Kanéda oeuvrent avec vigueur pour découvrir ce que l'armée peut bien cacher derrière ce nom de projet "Akira", mais les motivations de ce mystérieux Nézu -de qui Ryu prend ses ordres- apparaissent pour le moins nébuleuses, d'autant que le parlementaire semble lui-même courber l'échine devant l'énigmatique Lady Miyako (N°19).

Les chemins se croisent, les cartes se redistribuent et le Tome 4 s'achève dans un climat de tension apocalyptique au sein d'une Néo-Tokyo à peine remise des conséquences de la Troisième Guerre Mondiale. La fluidité de la lecture reste égale et le dynamisme de la mise en scène ("images" devrais-je probablement dire) continue de me séduire, en dépit de quelques approximations sur certaines cases au niveau des visages notamment. Mébon, l'enthousiasme est intact, en route pour le volume 5 ! :o)

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Nota : (Re)Lus dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Et hop, le niveau Guerre Bactériologique est assuré ! \o/

Monday, May 2, 2011

Akira Tome 1 - Katsuhiro Otomo

Akira, pour moi, c'est avant tout cet anime découvert sur VHS à une époque où la japanime était relativement confidentielle, si l'on excepte Récré A2 & Le Club Dorothée. Une bobine à valeur de claque magistrale qui a confirmé qu'il existait bien loin à l'Est une contrée singulière dont Albator et autre Capitaine Flam étaient les dignes ambassadeurs.

Lorsque Glénat a tenu le pari de lancer la première collection manga de l'Hexagone, je me suis évidemment rué sur le premier tome d'Akira, que je viens tout juste de relire avec grand plaisir.

***** Attention, ça spoile un chouille. *****


Ce premier volume débute par une série de planches à l'acrylique du plus bel effet qui posent les bases de cette réalité alternative. Décembre 1992, une bombe d'un type inconnu explose au sein des principales villes du japon. Quelques heures plus tard, la Troisième Guerre Mondiale -que l'on devine nucléaire- éclate, et l'on se retrouve en 2030 à Néo-Tokyo, bâtie sur les ruines de la mégalopole de la fin du 20e siècle, aux côtés d'une bande de jeunes délinquants motards emmenés par Kanéda et ridant à bride abattue sur une autoroute désaffectée.

Cette première séquence d'action est pour moi emblématique du style quasi-cinématographique qu'Otomo imprime à son manga : je ne me souviens pas avoir déjà vu par ailleurs un enchaînement de cases qui me procure cette sensation de vitesse, et à chaque fois que je vois Kanéda s'arrêter au bord du précipice j'entends les pneus crisser et je suis à deux doigts de sentir la gomme brûlée !

Cette séquence se poursuit jusqu'à ce que la troupe ne croise le chemin d'un jeune garçon -Takashi / N°26- au teint blafard et au visage de vieillard que l'un des motards -Tetsuo- parviendra à éviter au prix d'un sérieux accident. Cette rencontre constitue l'élément déclencheur de l'intrigue de la série, et le volume introduit par la suite quantité d'éléments notables sur l'univers que l'on comprend rapidement dystopique en sus d'être post-apo.

Suite à son accident, Tetsuo se trouve ainsi pris en charge par les militaires au premier rang desquels se trouve Le Colonel, un homme de poigne aux objectifs obscurs, qui protège -ou séquestre c'est selon- plusieurs enfants semblables à Takashi. Le jeune homme se révèlera immédiatement un cas d'étude très intéressant pour l'équipe de recherche du Colonel, et développera rapidement d'étranges pouvoirs psychiques.

Retrouvant par hasard trace de ce Takashi qui a causé l'accident de son pote, Kanéda croise de son côté la route des membres d'une organisation terroriste révolutionnaire -Kay et Ryu- qui a visiblement organisé la fuite du N°26. Se joignant à eux, le chef du gang de motards se positionne dès lors sans le savoir dans la ligne de mire du tenace Colonel.

Cette situation tripartite (le duo de motards / le Colonel et ses recherches / l'organisation terroriste) pose les base de ce qui sera développé dans la suite de la série et quand je suis parvenu au terme de ce premier tome, je n'avais qu'une seule envie, poursuivre avec le suivant ! Bon, je pourrais éventuellement émettre un léger bémol au niveau de la traduction qui semble ponctuellement perfectible -la version en N&B a d'ailleurs été revue sur ce point si je ne m'abuse-, mais compte tenu de la thématique captivante et de la fluidité du récit cela reste pour moi anecdotique.

Bref, ce premier tome constitue une belle porte d'entrée dans l'univers de cette série mythique. Aller hop, en selle pour le Tome 2 ! :o)

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Nota : (Re)Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique.

Sunday, January 2, 2011

Emplettes de la Semaine !

Pile à Lire déjà conséquente (pour mouah en tout cas) ou pas, j'ai profité de cette petite interruption de fin d'année pour aller fureter un brin chez mon fournisseur à quatre lettres. J'en suis ressorti avec quelques trésors, mais de vous à moi il s'en est fallu de peu que cela ne soit bien pire... *Sifflote l'air de rien.*


[© Ze Captain]


L'ensemble est très axé post-apo et devrait me permettre d'assurer au moins le niveau Guerre Bactériologique au Challenge concerné. ;o) Pour l'anecdote, cette série d'achats me permet de compléter *enfin* cette collection Akira que j'avais entamée lors de sa parution initiale au début des années 90... Mieux vaut tard que jamais ! ^o^

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion [Extrait : Just a Little Heat]

Saturday, December 18, 2010

2011, Année Challenge !

Entre la lecture et moi, c'est -comme je l'ai déjà évoqué il y a probablement des lustres- une histoire d'amour et de haine : je peux être pris d'une véritable "fringalette dévastatrice" [© Ma Sorcière Bien-Aimée] livresque ou bien donner dans le désert lecturesque le plus complet pendant une période relativement longue. Histoire de me motiver un chouille sur la durée, je me suis inscrit à un premier Challenge, celui du Dragon Galactique, sur la thématique post-apo -je ne pouvais décemment pas résister-.



Le deal ? Lire des ouvrages [romans / bédés] ayant trait à la thématique, et publier un article pour chacun d'entre eux. J'ai pour ma part prévu au moins de reprendre (& terminer) cette série Akira entamée il y a plus d'une décennie, de taper dans la collection à l'origine de la mini-série télévisée qui m'a le plus fait triper ces derniers temps -The Walking Dead-, et de tenter ce Guide de Survie en Territoire Zombie dont on parle tant. Il y a effectivement de l'ouvrage sur le métier, mais le Challenge court jusqu'à fin 2011, j'ai donc de la marge... Pas fou mouah ! ^o^

'Fin pas fou, pas fou, à voir... Une fois que je vous aurais dit que j'envisage de m'inscrire à un second Challenge, Yes We Kant !, histoire de m'encourager à lire cet Ainsi Parlait Zarathoustra qui dort de son plus profond sommeil dans ma PAL depuis un sacré bail... :-]

Fond Sonore : Cold War Kids, Robbers & Cowards [Extrait : Hospital Beds ]

Saturday, January 17, 2009

To Continue or Not to Continue, There is NO Question !

Comme je le disais récemment, l'annonce il y a quelques décennies du décès de Georges Remi, alias Hergé, m'avait pour ainsi dire laissé quelque peu désemparé car j'avais réalisé que jamais plus je n'aurais le plaisir de découvrir de nouvelle aventure de mon héros préféré. Dans le même temps, je me disais que cela était absolument normal car, quand bien même Tintin était-il devenu une icône populaire, Hergé était son âme et, de facto, la disparition de l'auteur ne pouvait que mettre un terme à la production tintinophile.

Les choses ne se sont toutefois pas exactement passées de la même façon après qu'Edgar P. Jacobs ait eu passé l'arme à gauche. Les Trois Formules du Professeur Satō a ainsi vu sa deuxième partie publiée sur la base des scénario et maquette de l'auteur, mais avec les dessins d'une tierce personne. L'histoire aurait pu s'arrêter là mais question de droits cédés aidant, d'autres tandems ont ensuite pris la relève pour des résultats finalement assez contestables : le style graphique est globalement conservé, les physionomies des personnages évoluent un peu, mais surtout les histoires se révèlent de mon point de vue assez décevantes. Edgar P. Jacobs était le créateur de Blake et Mortimer, il était leur âme et le respect qu'il leur portait le conduisait à s'assurer de convenablement étayer ses scénarios et de leur donner un minimum d'assise scientifique réaliste, ce qui n'est pas nécessairement le cas de ses successeurs. Pour moi, le constat est sans appel : la série aurait dû trouver son terme dans la disparition de Jacobs.

Autre série de ma jeunesse, Astérix a été créée à quatre mains. Les premiers albums se distinguent par une richesse incroyable, fruit de l'émulation de deux cerveaux travaillant en symbiose, tandis que les derniers montrent pour ainsi dire quelques signes d'essoufflement. Ceci n'est toutefois pas étonnant dans le sens où à la disparition de Goscinny, Astérix a perdu la moitié de son âme. Je m'attendais donc à ce que que la série s'arrête à la mort d'Uderzo, mais grande a été ma surprise de lire ceci dans une récente édition de 20 Minutes :

Contrairement à Tintin, (...) Astérix et Obélix survivront à leurs créateurs. Hergé s'y était formellement opposé, mais pas Albert Uderzo qui, à 81 ans, vient de céder au groupe Hachette Livre l'autorisation de poursuivre la série après sa disparition.


Cela ne laisse à mon sens tout simplement rien augurer de bon, et je ne peux que m'associer à la fille d'Albert Uderzo qui dénonce ce choix, a priori soufflé dans l'ombre par quelques conseillers soucieux de ne pas voir disparaître la poule aux oeufs d'or. Bon, oké, mon soutien ne changera certes pas grand-chose à l'affaire, mais tout de même, il fallait que cela soit dit. Sylvie, si jamais tu devais passer par ici, sache que je suis avec toi !

Fond Sonore : Simple Plan, Still Not Getting Any...

Saturday, January 10, 2009

Graal Tintinesque


© Hergé

Quand j'étais gamin, j'accueillais avec une immense joie l'arrivée d'un nouvel album de Tintin sur mes étagères. Chacun d'entre eux était la promesse d'une évasion magique via une Aventure pleine de péripéties et remplie de personnages qu'il me plaisait de retrouver.

Le journaliste du Petit Vingtième était mon héros préféré et quand j'ai appris la disparition de son créateur, j'ai ressenti un profond désarroi car j'ai réalisé que jamais plus je n'aurai le plaisir de le découvrir accomplissant de nouveaux exploits, jamais je ne saurai comment Hergé avait envisagé de conclure l'ultime album de fait condamné à rester éternellement inachevé.

Alors, à l'occasion du 80e anniversaire de la première parution officielle de Tintin, je ne peux que repenser avec une pointe de nostalgie à tous ces bons moments passés en sa compagnie et souhaiter que, lorsque moi aussi j'aurai passé l'arme à gauche, je pourrai retrouver Hergé dans l'au-delà et qu'il me fera l'honneur de me confier les secrets non révélés de l'Alph Art !

Fond Sonore : Ok Go, Oh No

Thursday, December 14, 2006

Crime de Lèse-Guerrier Gaulois

Au petit-déjeuner, alors que ma bouche vorace s'apprêtait à enfourner une seconde tartine de baguette croustillante généreusement tartouillée de Nutella, j'ai marqué un temps d'arrêt quand la nouvelle, qui venait d'être décodée par les quelques neurones déjà alertes en dépit de l'heure bien matinale, a atteint les tréfonds de mon cerveau : la touche finale serait sur le point d'être donnée à un lifting complet de la collection Astérix...

Si je comprends que l'on puisse reprendre l'encrage de lignes "effacées par le temps" ou encore supprimer des "taches non désirées", j'ai beaucoup plus de mal à accepter que l'on "uniformise" la "typographie des textes" ainsi que la "mise en couleur" des différents opus. Pour moi, chaque album est le témoin de son temps, il a une histoire propre qui lui est volée au cours de ce lifting [exemple : les "approximations chromatiques" des premiers albums mentionnées dans l'article en lien au premier paragraphe], et ça, c'est déjà bien dommage.

Mais non content de violer l'intégrité artistique originale de la collection, l'éditeur en profite pour surdimensionner les planches de l'ordre de 20%... Pour un intérêt qui reste à définir, si tant est que cela soit possible!

Un traitement similaire avait été appliqué aux Blake et Mortimer il y a quelques années, ce qui m'avait déjà surpris à l'époque. Le surdimensionnement des planches et la réorganisation de la pagination avait conduit cette dernière à augmenter sensiblement. De fait, l'éditeur s'était autorisé à passer de deux à trois le nombre de tomes d'épisodes aussi essentiels que Le Mystère de la Grande-Pyramide et Le Secret de l'Espadon. A 12€ l'unité sur ces best-sellers qui se vendent comme des petits pains, je vous laisser imaginer ce qui avait bien pu motiver ce type de "mise à jour"...

On aura beau me dire que les motivations des Editions Albert-René ne sont pas aussi bassement matérielles que ne le furent celles de la maison Le Lombard, j'aurais bien du mal à le croire...

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New York

Friday, June 2, 2006

De nos Oeillières...

Maître Janko à Azanza, in Aberzen - Tome 3 :

La plupart du temps, nous affirmons ne croire que ce que l'on voit. Mais, le plus souvent, à l'évidence, c'est le contraire qui s'accomplit et l'on ne voit du monde, hélas, jamais rien d'autre en dehors de ce que l'on croit. Nos décisions, nos jugements, la place que nous nous donnons et que nous donnons aux autres reposent sur ces piliers fragiles dont nous avons si peu maîtrisé la construction. Notre esprit va, jalonné de bornes qui nous imposent une vision, à jamais incomplète, de ce qui nous entoure. Nous nous y donnons, évidemment, le beau rôle, mais nos convictions, inévitables, nous éloignent, presque à coup sûr, de la vérité. Et en sont même les ennemies. Bien plus que le mensonge qui nous impose, et c'est son seul mérite, au moins de la connaître.


Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak

Monday, May 29, 2006

In bédé veritas

Algernon Woodcock, in Sept Coeurs d'Arran - Première Partie :

N'oubliez jamais que ce qui distingue le bon médecin du mauvais n'est pas seulement son habileté à sauver ses patients... C'est aussi et peut-être surtout sa capacité à ne pas les tuer.


Edit : J'en profite pour vous signaler l'ajout d'un lien sur la droite vers le blog d'Elvire de Cock, talentueuse illustratrice et bédéaste.

Fond Sonore : No Doubt, Tragic Kingdom

Thursday, August 11, 2005

Born to Fight

L'après-midi a débuté plutôt tranquillement devant le Ciné-Cité de Bercy par une petite séance lecture du troisième volume de Nausicaä de la Vallée du Vent, l'excellent manga de Miyazaki. Elle s'est ensuite poursuivie dans les entrailles du mégaplexe...

Si le premier tiers de Born to Fight, plutôt poussif, m'a conduit à m'enfoncer dans mon fauteuil, les deux autres se sont révélés assez hallucinants et m'ont vu me redresser les yeux grands ouverts : il n'y est en effet question que d'action, avec de bonnes idées et de belles prouesses physiques qui donnent un côté authentique au spectacle qui se déroule devant nos yeux. Born to Fight est un divertissement bourrin qui ne restera pas dans les annales, mais qui fait néanmoins du bien!

Fond Sonore : Natalie Imbruglia, Counting Down The Days

Tuesday, August 9, 2005

Agenda Bédé

Du 15 août au 10 septembre prochain se tiendra la première édition du Festival des Blogs BD (via Miss Gally). Au programme notamment : publication d'interviews de bédéastes bloggeurs et journée dédicace le 11 septembre à la librairie Album Bercy. A noter a priori la présence lors de cette manifestation de notre ami Datavinn dont le prochain album Tendre Décadence sort, faut-il le rappeler, en début de mois prochain!

Fond Sonore : Brian Setzer, Rockabilly Riot Volume One - A Tribute To Sun Records

Friday, July 16, 2004

Thermomètre Bio

En cas de maladie, l'un des premiers réflexes à avoir est de prendre sa température. C'est un geste simple, mais essentiel dans le diagnostic du mal qui a trouvé refuge en nous. C'est un geste simple, mais qui nécessite un accessoire à haut potentiel polluant puisqu'à base de mercure.

En parallèle, notre agriculture est en surproduction si bien que l'Europe impose un gel des cultures moyennant finances. [Mais si y'a un rapport! Ne bougez pas!]

Fort de ce constat, Maurice et Patapon se sont concertés pour trouver une solution, et ils ont finalement trouvé un moyen de mettre la surproduction agricole au service de notre santé en proposant le concept du thermomètre bio!

[J'ai certes dit "ne bougez pas" un peu plus haut, mais c'était une façon de parler, hein, vous pouvez vous décontracter! Allez, bougez donc, move your body, yeah now, move it, move!]

Fond Sonore : Eric Clapton, From The Cradle

Monday, December 22, 2003

Contez ce qui Compte Cher Comte

J'ai écrit mon premier récit de fiction dès le cours préparatoire alors que je venais juste d'apprendre à écrire. Le manuscrit original est toujours en ma possession, bien gardé dans un coffre-fort dernier cri de sorte à contrecarrer les plans machiavéliques de mes anciens et jaloux compagnons de CP qui visent à s'emparer de ce joyau (Hem hem...) de la littérature d'action, mais bref, passons.

Le récit était certes très court et structuré à la machette, mais il était le premier dont j'accouchais. Il conservera à ce titre toujours pour moi un statut particulier. Pour la petite histoire, il traitait d'un groupe d'astronautes qui alunissaient et étaient capturés par des indigènes autochtones aux allures de sauvages cannibales. Les astronautes devaient de soumettre à de terribles épreuves pour espérer rester en vie. Oui, je sais, très tôt je me suis gavé de films d'aventure, d'action et de SF!

Ma carrière d'apprenti-conteur se prolongea au cours de mon cursus en primaire. Je devais donner dans tous les genres, du space-opera à l'aventure en passant par le policier... L'apogée de cette carrière survint en CM2 lors d'un projet à réaliser par groupe de deux ou trois : il nous fallait concevoir une histoire à base de quelques diapositives.

Je m'attelai à la tache avec mon meilleur ami d'alors. Il pris en main le dessin, tandis que je m'occupai du scénario. Ce travail fut extrêmement enrichissant. Nous étions très motivés et nous nous soumettions mutuellement et régulièrement nos travaux. Nous accouchâmes finalement d'un récit en une cinquantaine de diapositives, usant pour servir l'histoire de tous les points de vue imaginables : plongée, contre-plongée, plan large, plan moyen,... Nous remportâmes pour notre plus grand plaisir un succès certain auprès de nos camarades.

Apogée est toujours suivi de déclin, et si par la suite je continuais à noter des idées de récits à développer, je ne m'attelais pas pour de diverses raisons au développement effectif d'aucun d'entre eux...

Jusqu'à récemment.

Je viens en effet de me mettre à travailler sur un scénario de BD d'anticipation, qui synthétise un certain nombre de thèmes qui me sont chers. Je ne sais si j'arriverai à concrétiser cette idée, mais j'espère sincèrement arriver à développer quelque chose qui tienne la route.

Mais je digresse il me semble... Oui, c'est bien le cas, car je voulais au départ parler de l'inspiration et d'un moyen de palier à ses pannes... Mais bon, cela sera pour un prochain post.

Musique : Shania Twain, Come on Over

Sunday, November 30, 2003

Quartier Lointain

Quartier Lointain est un manga en deux volumes de Jirô Taniguchi, publié chez Casterman dans la collection Ecritures. Je viens de passer trois heures à le dévorer d'un bout à l'autre.

Il conte l'aventure de Hiroshi, père de famille de 48 ans brusquement projeté dans son propre corps à l'âge de 14 ans avec sa personnalité adulte. L'histoire tourne autour de la question : que comprendrions-nous de notre passé si nous pouvions le revivre, et que pourrions-nous y changer?

Cette lecture m'a donné un petit coup de pied au derrière. Deux conclusions majeures s'en dégagent pour moi : d'une part il n'est jamais trop tard pour prendre sa vie en main, et d'autre part revivre le passé nous permettrait avant tout de le comprendre mais pas forcément de le changer. Comprendre ce passé nous permettrait ensuite de mieux comprendre et accepter notre présent.

"Des lieux communs", me direz-vous peut-être. Des lieux communs certes, mais qu'il est parfois bon de se rappeler.

Merci à Jean pour m'avoir fait découvrir cet excellent manga.

Je vais maintenant me plonger dans le tome 2 de Chobits du Studio Clamp publié chez Pika Edition. C'est certes un peu plus léger, mais néanmoins bien sympathique !

Musique : Buddy Guy, Sweet Tea