Saturday, November 24, 2007

TWIY - S5

Ce week-end était particulier à au moins deux titres. En premier lieu, il était le week-end du retour à la normale dans les transports en commun. Autant dire, après les perturbations des jours passés, que j'étais très heureux de retrouver métros & bus et de pouvoir à nouveau me déplacer librement. Enfin librement... J'ai bien tenté de prendre la ligne 4 hier après-midi, mais le trafic était interrompu pour cause d'accident voyageur... Il fallait s'y attendre me direz-vous, les non-accidentés de la semaine passée vont très certainement s'en donner à coeur joie les jours prochains, histoire de remonter un brin les stats de la Faucheuse. Mais franchement, compte tenu de la gêne occasionnée, vous ne trouvez pas que sauter devant une rame de métro équivaut à faire preuve d'un manque certain de savoir vivre ? ! ? *ahem*

Ensuite - et surtout ajouterais-je -, ce week-end était le premier de la cinquième saison de cet espace d'expression virtuel qui est mien. Oué, vous avez bien lu, la cinquième saison vient tout juste de débuter ! Quatre années révolues donc, pfiouuu, quatre années qui ont vu la blogosphère sensiblement évoluer, tandis que je continuais sur ma lancée pépère, postant selon mes envies, mon inspiration, sans contrainte aucune... Et j'entends bien continuer de la sorte ! :)

La dernière saison a vu l'éclosion d'un petit spin-off dans lequel certains d'entre vous m'ont suivi, Le Déversoir, sorte de réceptacle des gâteries qui ne trouvent place sur nos blogs respectifs. La prochaine devrait donner naissance à un nouveau rejeton, axé pour sa part sur la création littéraire - expression un peu pompeuse qui cache en fait un jeu d'écriture à plusieurs mains, et il se pourrait même que tel le phénix le CPI renaisse de ses cendres, tout beau, tout neuf, mais chuuuut... ;)

'Fin bref, ne conjecturons pas trop sur l'avenir, et contentons-nous pour le moment de proclamer haut et fort : Let the Fifth Season begiiiiiiiiiiin !

Fond Sonore : Seasick Steve, Dog house Music

Wednesday, November 21, 2007

The Negociator

Les meilleures choses ayant toujours une fin, il serait bon que cette joyeuse fête populaire qu'est la grève des transports en commun commence enfin à toucher à son terme : à la longue on risquerait de s'en lasser, et vous avouerez que cela serait fort dommage. Et puis surtout, entre nous, je commence à avoir bien du mal à contenir Steven....


(Via Laurence)

Tant que j'y suis, j'en profite pour vous suggérer d'aller faire un petit tour du côté de cet autre détournement de Mozinor, Die Art, qui part complètement en vrille à partir de la septième minute ! :o)

Fond Sonore : The Kills, No Wow

Saturday, November 17, 2007

To Manchester and Back Again (3/3)

Lorsque j'émerge, mes yeux rencontrent un paysage vallonné et verdoyant. La voiture file toujours à vive allure, mais j'ai néanmoins le temps d'apercevoir de temps à autre quelques panneaux qui arborent une double écriture anglaise et galloise. Je souris et repense bien évidemment à cette chère Ecosse et particulièrement à ses Highlands, où le gaélique a de façon similaire droit de citer. Je me souviens de ce dernier voyage en ces Hautes Terres, de la magie qui l'avait entouré, du sentiment de bien-être que j'avais ressenti, et je me prends à imaginer une nouvelle excursion au printemps prochain. La voiture s'arrête, ah je suis arrivé.

Je pénètre bientôt dans la salle de réunion où m'attendent café et petits gâteaux. Hmmm, délicate attention, je passe donc en mode bienveillance à l'égard de mon fournisseur, en dépit de l'objet de ma visite. Nous avons une discussion franche, ouverte mais néanmoins courtoise, en un mot saine. Lorsque la porte s'ouvre pour le service du déjeuner, j'ai un pincement préventif à l'estomac... Mais j'avais oublié que j'étais au Pays de Galle, et non pas en Angleterre, ce qui me vaut de lâcher un léger soupir de soulagement à la vue du buffet généreusement fourni.

Les discussions vont bon train, s'écartant assez rapidement du domaine professionnel, et font une incursion du côté des langues et de leurs usages. Deux de mes interlocuteurs entreprennent de prononcer le nom de village le plus long du Royaume-Uni et accessoirement le troisième plus long au monde, tandis que leur collègue décline poliment, préférant visiblement se réfugier dans sa canette de soda.

Profitant d'un instant de silence, l'un d'entre eux exprime ses remerciements vis à vis de mon utilisation de l'anglais dans ce contexte professionnel. Il me dit qu'il en est sincèrement reconnaissant parce que lui-même serait bien incapable d'assurer la même prestation en français, et il s'en excuse même. Il exprime ensuite son amertume de voir sa langue prédominer, ce qui les rend - lui et ses compatriotes - feignants linguistiquement parlant. J'abonde dans son sens, souligne la double difficulté de discuter dans une langue qui n'est pas sa langue natale [spécificités du vocabulaire technique et (in)confort d'argumentation], mais conlus que finalement ce qui importe c'est d'être à même de pouvoir communiquer, qu'importent la langue et le niveau de maîtrise.

Nous nous quittons sur cette pensée comme mon chauffeur vient tout juste de se présenter à l'accueil. Je ferme les écoutilles et me précipite à l'extérieur en tentant de passer entre les gouttes, véritable gageure s'il en est en regard de l'averse apocalyptique qui vient de débuter. Je prends place dans la voiture et me laisse aller à diverses pensées qui me permettent d'avaler l'heure de trajet sans en avoir conscience. Arrivé à l'aéroport, mon chauffeur me remet la facture globale pour les deux trajets de la journée... £180... Pardon Sir ? £180... Argh, je manque de peu de m'étrangler, il faut vraiment que je demande une amex...

Carte d'embarquement en poche, je passe le contrôle de sécurité. Même cirque qu'à l'aller, je me dépoile en partie. RAS. Je me repoile et me dirige vers la porte d'embarquement. Sur le chemin je tombe sur une magnifique Bentley Continental GT exposée, premier prix d'une tombola hebdomadaire, dont les coûts d'entretien pourraient faire basculer dans un rouge profond les comptes de la plupart des mortels qui transitent par cet aéroport... Bien qu'admiratif devant la bête que je rêverais de posséder, je prends la sage décision de ne pas participer au tirage au sort [Le ticket d'entrée est à la mesure de la Voiture, faut-il le préciser ?]. Je poursuis ma route vers la rangée de sièges dans laquelle je pensais m'affaler. Toutefois, eu égard à l'allure douteuse du tissu des dits sièges, je m'abstiens et me rabats finalement vers un pilier qui réclame un peu d'aide pour conserver sa posture verticale.

La préparation de l'avion se termine avec dix petites minutes de retard. Fokker 70 oblige, je dois descendre sur le tarmac, la passerelle d'embarquement était bien trop haute pour le petit coucou. Le vent glacial me saisit le visage tandis que l'on me demande d'attendre quelques instants qu'un engin de manutention ne soit passé. Je me précipite en bas puis en haut de l'escalier pour rapidement pénétrer dans l'appareil. Le Fokker 70 étant bien plus étroit que l'A320, j'ai l'impression d'être dans une boîte à sardines, impression renforcée quand pour le décollage le pilote réduit au minimum l'éclairage de bord alors que la nuit noire est déjà tombée à l'extérieur. Pour un peu je me croirais dans un studio en train de tourner un mauvais téléfilm de catastrophe aérienne, mais ça n'est pas vraiment le genre de pensée à avoir à cet instant précis.

Hormis le décollage acrobatique, l'avion étant bringuebalé par les rafales de vent, le vol se déroule sans accroc. Si j'avais été Hannibal, j'aurais allumé un gros cigare de satisfaction, ménon. J'arrive à Roissy un peu en retard certes, mais entier et c'est bien ce qui compte ! L'avion garé à côté de ses semblables, je descends sur le tarmac et monte dans un bus de transfert. Le véhicule nous emmène au travers des pistes, autour des bâtiments, encore et encore et encore et encore... On va y passer la nuit si ça continue ! Ah il stoppe, c'est bon. Que ?... Eh mxrdx, il redémarre... Raaaaah, jamais je ne serai chez moi à 21h, jamais... Ah, le voilà qui stoppe. Je descends, me précipite vers la douane... Pour atterrir derrière une queue d'inspiration Eurodisneyenne.

Un bon quart d'heure plus tard, je suis enfin de retour sur le sol français. Je me précipite vers la station RER. Ah il y en a un à quai, cool ! Je descends les marches quatre à quatre et... 20h et le train de 19h50 est toujours là... Hmmm, ça ne sent pas bon... Un voyageur m'informe alors que des étudiants sont sur les voies à Gare du Nord. Bande de petits cxns ! Je prends mon mal en patience, ne moufte pas quand j'entends la voix annoncer que le RER sera rendu omnibus, ahah. Le train démarre enfin, je me coule doucement, mais reste suffisamment éveillé pour ne pas rater Denfert. Hop hop, pas de course, j'atterris sur la 4. Train dans deux minutes, cool. Je descends à Porte d'Orléans, cours à moitié et stoppe net en bas des escaliers : on dirait que les nuages ont décidé de procéder à leur vidange annuelle...

Ne reculant face à l'adversité, je me précipite vers l'arrêt du tram, serrant mon parapluie autant que faire se peut et priant pour qu'aucune rafale n'ait la mauvaise idée de le retourner. Dix minutes plus tard, le tram se pointe et me dépose en bas de ma rue peu après. Je marche à grands pas, arrive enfin chez moi, saucé comme si j'avais pris une douche tout habillé. Je me change, me laisse tomber dans mon canapé et regarde l'heure : 22h20. Pfff, heureusement que j'ai fait enregistrer Prison Break !

Fond Sonore : GO!GO!7188, Tategami

Wednesday, November 14, 2007

To Manchester and Back Again (2/3)

L'appareil prend de la vitesse et je sens bientôt le tarmac se dérober sous ses trains d'atterrissage. L'ascension commence, je respire, un, deux, tout va bien se passer. J'inspire par la bouche, expire par le nez, je maintiens l'air en mouvement de sorte qu'il ne stagne pas et que la pression s'égalise... Pas de douleur. C'est plutôt bien parti, mais ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Mes oreilles se bouchent, je déglutis, elles se débouchent. L'avion atteint finalement son altitude de croisière. Je me détends.

Je regarde par le hublot situé à ma gauche et me délecte de la vue : rien n'est plus apaisant que cette vision de tapis nuageux blanc dominé par un ciel d'un bleu infini. Je m'imagine sauter sur la masse cotonneuse, rebondir à n'en pas finir, je me vois piquer un roupillon céleste, avant de partir à l'assaut de Skypiea... Mais ma rêverie est bientôt interrompue par les hôtesses qui nous apportent nos plateaux-p'tit-déj confectionnés le matin même.

Café au lait, pain / beurre / confiture de fraise, fromage blanc, jus d'orange, sans oublier pain / jambon type Bayonne / concombre histoire de donner une touche anglaise à l'ensemble. Je suis agréablement surpris par le contenu de ce plateau et mets un point d'honneur à tout avaler : je n'aime pas gaspiller la nourriture. A peine terminé, le pilote annonce le début de la descente. Déjà ? Je crois qu'il plaisante, ménon. Je me raidis.

L'avion plonge alors dans l'épaisse masse nuageuse. Je force une nouvelle fois la circulation d'air, plus adepte que jamais du bon vieil adage "mieux vaut prévenir que guérir". Mes sinus encaissent sans broncher, sans manifester aucune désapprobation. Je me détends un brin mais reste attentif. Ma déglutition débouche mon oreille droite, mais pas la gauche. Aïe. Je déglutis encore. Rien. Encore. Toujours rien. Mon anxiété augmente. Sensation d'oreille lourde et bourdonnante, je tente une manoeuvre de Vasalva, mais rien n'y fait.

L'avion s'enfonce toujours plus profondément dans les nuages, le sol reste invisible. Mon tympan gauche me donne l'impression de gonfler, j'ai l'impression qu'il atteint la taille d'une clémentine, qu'il ne va pas tarder à exploser. Je me bouche à nouveau le nez, j'y souffle progressivement, plus longtemps. Un léger sifflement se fait entendre dans mon oreille gauche, et la sensation de ballon de baudruche prêt à éclater s'amenuise, ouf. Je regarde par le hublot, m'aperçois que les volets sont sortis, mais que l'on ne voit toujours pas le sol... La purée de pois londonienne aurait-elle poussé jusqu'aux environs de Manchester ?!?

Peu après, alors que l'avion roule sur le tarmac, j'en aperçois un autre, stationné un peu plus loin, qui présente une forme élancée caractéristique, un nez pointu et des entrées d'air de réacteurs carrées... Bonjour Mr Concorde ! Je n'ai cependant guère le loisir de l'admirer puisque nous arrivons bientôt à bon terminal. Un passage sans encombre des douanes me permet d'arriver rapidement dans le hall où mon chauffeur m'attend, un panneau à la main.

Je m'installe à l'arrière de la voiture, bien confortablement, et me laisse aller à un sommeil léger mais néanmoins récupérateur, tandis que la voiture file à bonne allure vers le nord du Pays de Galles...

Fond Sonore : Mighty Mo Rodgers, Redneck Blues

Saturday, November 10, 2007

To Manchester and Back Again (1/3)

A Captain's Tale by Captain Navarrins

Comme il fallait s'y attendre, je n'ai pas vraiment péché par excès de sommeil, en cause l'habituel stress de voyage, la peur du réveil qui ne sonne pas, celle du RER en rade... J'arrête donc les frais et me lève un bon quart d'heure avant que le réveil ne sonne. La douche tiède fouette mon corps peu vivace, me réveille tant bien que mal. La vision de l'heure matinale au retour dans ma chambre, 4h04 - Ca ne s'invente pas ! -, me conduit évidemment à penser Plane Not Found, et j'entrevois là une opportunité de stress en moins.

A 4h35 en ce jeudi matin, les rues de Paris sont aussi calmes qu'elles le sont le dimanche à 8h, même si les rares âmes que l'on y croise ne sont pas exactement les mêmes. Point de fêtards ici, juste la France laborieuse qui se met en marche.

Une centaine de mètres avant d'arriver à la station RER, mon chemin croise celui d'un homme noir, trapu et à la cinquantaine bien frappée. A mon passage, il relève son visage, incline sa tête et me salue d'un bonjour monsieur inattendu mais fort plaisant. Je lui retourne la politesse d'un simple mais néanmoins appuyé hochement de tête.

Roi de la Marge et de la Marche que je suis, je me retrouve à Denfert bien plus tôt que prévu, à poste pour attraper l'un des tous premiers RER du matin. Je m'y installe, et me laisse sombrer dans un semi-sommeil bienvenu. Mon esprit bien qu'assoupi tourne encore à vitesse raisonnable, et je ne peux m'empêcher de noter que mon train se remplit étonnamment tout au long du trajet. A vrai dire, j'étais loin d'imaginer qu'il le serait autant.

Les stations défilent, le terminus s'approche dangereusement. Aéroport Charles-de-Gaulle 2 - TGV annonce la voix, here I am... Je monte les escaliers, enfile les couloirs en pensant simplement à mon enregistrement, pas au vol qui suivra. Les références de mon billet électronique en main, je récupère ma carte d'embarquement en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Direction le contrôle de sécurité.

Je glisse mon Destop nasal dans un sachet en plastique. Moins de 100ml, c'est bon. Je dépose mes affaires dans un bac, manteau, écharpe, clés, téléphone, dossiers... Ainsi que mes pompes et ma ceinture... Un de ces quatre on finira par les passer à poil ces contrôles... Je me rhabille puis me dirige vers le fond du terminal, histoire de profiter de l'un de ces fauteuils allongés qui font face aux avions. Zen.

Une demi-heure plus tard, je prends possession de mon fauteuil à bord de l'A320. Je m'assois et tente de maîtriser cette appréhension qui vient tout juste de se réveiller. Je me rappelle alors les paroles de mon médecin : "Durant les phases de décollage et d'atterrissage, la pression varie. Si votre nez est bouché, des poches d'air à pression du sol se forment dans votre cavité nasale alors que l'air injecté dans l'avion diminue jusqu'à une pression équivalente à 1800m - 2000m d'altitude. C'est cette différence de pression qui est à l'origine des douleurs que vous avez ressenties lors de votre dernier vol. Si vous pouvez respirer par le nez, vous n'aurez pas mal."... Soit. Mon nez est légèrement encombré, mais aucun écoulement purulent ne le bloque, cela devrait donc aller. Enfin, j'espère...

7h50, l'avion est en bout de piste. Les moteurs grondent d'abord gentiment puis se mettent à rugir de plus en plus fort, avant que le pilote ne lâche subitement les freins. Alea jacta est comme on dit...

Nota : Cent coups de fouets pour ceux qui ne verraient pas le clin d'oeil du titre ! ;o)

Fond Sonore : Scorpions, Best Of

Tuesday, November 6, 2007

To Be or Not to Be

Les mains profondément enfichées dans mes poches, le menton fourré dans mon écharpe, ma tête s'affaisse, je pique du nez. Un quidam d'une vingt-huitaine d'années s'approche de l'arrêt, finissant d'enfiler son manteau. Il s'arrête à hauteur du poteau, consulte les horaires, regarde à gauche, à droite, en haut, en bas, tourne sur place avant de me demander sans entrée en matière d'aucune sorte : Il passe bientôt le bus ?

Faisant fi de l'absence de courtoisie de l'individu, ma bienveillance naturelle lui vient en aide avant que mon mordant non moins naturel ne le renvoie dans les brancards à coups de remarques incisives sur ses évidents problèmes de déchiffrage de fiche horaire. Le type s'enquiert alors de la fréquence de ma présence en ce lieu précis à cette heure toute aussi précise. Lui ayant répondu par un simple et concis de façon quotidienne, son visage s'illumine tandis qu'il me tend la main : moi c'est Pierre, je crois qu'on va se croiser souvent ! Sceptique quant à l'impression factice que dégage ce soudain élan de fraternité, je réponds néanmoins à son ouverture en me présentant à mon tour... Qu'ai-je à perdre ?

Les jours passent, les salutations quotidiennes se font moins démonstratives, et le week-end arrive.

Le samedi, je quitte ma tanière pour me poster au pied de l'arrêt. Je jette un oeil vers le bas de la rue pour tenter d'apercevoir mon bus, mais en fait de bus c'est le type en question que j'aperçois : il avance sur le trottoir, bras dessus dessous avec sa dulcinée. Arrivé à six petits mètres de mon auguste personne, nos regards se croisent par hasard, et le gus entreprend sur l'instant de traverser la rue, à la grande surprise de sa copine, évitant soigneusement de regarder dans ma direction. Soit.

Le lundi suivant, j'attends le bus comme tous les matins. Le bonhomme se pointe. Je m'attends à ce qu'il se poste sans un mot, ce qui m'aurait semblé honnête, ménon, il s'approche de moi, et me tend la main avec un grand sourire...

Je ne suis certes pas à cheval sur les conventions sociales, loin de là, mais s'il y a une chose qui m'insupporte, c'est bien ce genre de comportement qui relève de la plus pure hypocrisie sociale !

Fond Sonore : ZZ Top, Eliminator