Sunday, November 30, 2003

Quartier Lointain

Quartier Lointain est un manga en deux volumes de Jirô Taniguchi, publié chez Casterman dans la collection Ecritures. Je viens de passer trois heures à le dévorer d'un bout à l'autre.

Il conte l'aventure de Hiroshi, père de famille de 48 ans brusquement projeté dans son propre corps à l'âge de 14 ans avec sa personnalité adulte. L'histoire tourne autour de la question : que comprendrions-nous de notre passé si nous pouvions le revivre, et que pourrions-nous y changer?

Cette lecture m'a donné un petit coup de pied au derrière. Deux conclusions majeures s'en dégagent pour moi : d'une part il n'est jamais trop tard pour prendre sa vie en main, et d'autre part revivre le passé nous permettrait avant tout de le comprendre mais pas forcément de le changer. Comprendre ce passé nous permettrait ensuite de mieux comprendre et accepter notre présent.

"Des lieux communs", me direz-vous peut-être. Des lieux communs certes, mais qu'il est parfois bon de se rappeler.

Merci à Jean pour m'avoir fait découvrir cet excellent manga.

Je vais maintenant me plonger dans le tome 2 de Chobits du Studio Clamp publié chez Pika Edition. C'est certes un peu plus léger, mais néanmoins bien sympathique !

Musique : Buddy Guy, Sweet Tea

De Cape et de Crocs

Excellente BD (de Masbou et Ayroles, publiée chez Delcourt dans la collection Terres de Légendes) que je vous conseille vivement de lire! Les dessins et les textes sont de très bonne qualité. L'histoire est originale, bien menée, riche en rebondissements et teintée d'humour. Je viens d'achever la lecture du Tome 5 et attends avec impatience la sortie 6!

Pour plus d'infos : un site "non officiel mais historique". ;-)

Musique : Bob Dylan, The Essential

Instant Citation...

Le grand, le magnifique Woody Allen :

"I don't want to achieve immortality through my work; I want to achieve immortality through not dying."


Merci à Damston pour m'avoir rappelé cette magnifique citation sur son site.

Musique : Diana Krall, Love Scenes

Du plombage de soirée...

Un couple d'amis que j'apprécie beaucoup m'invite à prendre un verre en leur compagnie et celle de deux autres personnes. Rencontre sympathique au point de rendez-vous fixé. Départ pour un café.

La cible n'existe pas. Solution de secours. Petit club de jazz sympa. Petite table de 30cm x 30cm. Cinq personnes autour de la table... Dont une qui adopte une attitude autiste, ne dit rien et regarde dans le vide : moi. Pourquoi cette attitude? Je ne sais pas exactement. Peut-être à cause d'éléments subjectifs qui ont déplacé mon esprit dans une réalité parallèle où je revivais des bribes de mon passé...

Fin de la deuxième tournée. Je me fous une baffe, et tente maladroitement de me reprendre en main, mais le mal est fait. La soirée se poursuit. Je tente de déplomber tant bien que mal. Je quitte le petit groupe alors qu'une série de quintes de toux vient de m'exploser la gorge.

Je m'en veux à mort pour ce plombage de soirée. Quel naze j'ai été. Cela fait du bien de le dire, mais ne me permet pas de revenir en arrière. Malheureusement. Un acte manqué à ajouter à ma liste.

Aller, dodo. Ca ira mieux demain.

Musique : Chris Rea, The Road to Hell

Saturday, November 29, 2003

Instant citation...

Richard Mac Lennan, propriétaire de B&B en Ecosse, à côté de Eilan Donan Castle, où s'est déroulé une partie du tournage du film Highlander :

- Savez-vous ce que les Ecossais n’aiment pas en France ?
- C’est de devoir traverser l’Angleterre pour y aller !


Musique : The Eagles, The Very Best Of

Pensées à une inconnue...

Vendredi soir, ma journée de travail achevée, je m'assoupis tranquillement dans le train comme tous les vendredis. Je somnole en pensant à ce week-end qui passerait bien trop rapidement, m'abandonnant encore fatigué à une nouvelle semaine de labeur.

Je m'assoupis tranquillement.

Soudain, alors que le train ralentit à l'approche d'une gare, je capte des bribes de phrases prononcées avec insistance. Je les reconstitue mentalement : Qu'est-ce qui vous arrive Madâme?, Madâme vous m'entendez?, Vous revenez à vous?...

Je sors un peu brusquement de mon assoupissement découvrant une femme d'un certain âge, le regard un peu perdu, entourée par deux personnes. Les deux voyageurs aident la femme à se lever. On apprend qu'elle a fait un chute plus tôt dans l'après-midi. Elle se dirige vers l'entrée de la rame.

Arrivée à ma hauteur, nouvelle perte de connaissance, je la rattrappe tant bien que mal. Nous l'amenons dans l'entrée de la rame à deux étages en la déposant à terre.

Le train s'arrête en gare, la femme se lève, le regard perdu. Elle pense pouvoir descendre du train seule. Je la soutiens et l'accompagne.

Sur le quai, nouvelle perte de connaissance. Nous l'amenons sur un banc. Une personne de la SNCF la prend en charge.

Mon train nous attend. Nous avons fait ce que nous pouvions faire. Nous remontons en voiture. Le train redémarre. Je me cale dans un fauteuil, le regard tourné vers la nuit noire en me sentant étrangement vide.

Aujourd'hui, je me demande comment va cette femme. J'aimerais avoir de ses nouvelles. Mais je n'en aurais pas. Je ne saurais jamais ce qu'il est advenu d'elle. J'espère qu'elle va bien.

Musique : Leonard Cohen, Greatest Hits

Thursday, November 27, 2003

Scotland, beloved Scotland...

I miss you! Yeah, I do miss you. I just can't help thinking of you.

Ah, Ecosse bien-aimée, il me tarde de te retrouver.

Je me souviens dans le détail de cette fantastique année passée en ta compagnie. Cette année au cours de laquelle je devais découvrir tes fantastiques paysages, tes habitants et leur accent, ton climat, tes pubs. Cette année qui me permit de rencontrer des gens de tous horizons, de toutes conditions, de tous pays. Cette année qui me fit prendre conscience d'être citoyen du monde.

Je me souviens de notre premier contact, cet instant où à l'aéroport d'Edinburgh une annonce aux voyageurs m'a fait comprendre ce qu'était ton accent, et me conduit brièvement à me demander si j'allais pouvoir survivre sans un interprète.

Je me souviens de mon arrivée sur le campus de l'Université Heriot-Watt, de mon installation et de mes rapides premières kitchen discussions avec l'un de mes kitchenmates, le Norvégien Lars.

Aaaaah les kitchen meetings avec Lars! Que de bons moments passés en sa compagnie accompagnés que nous étions de thé et de Waffles, à échafauder les théories les plus extravagantes sur les sujets les plus variés. Nous jetâmes entre autres choses les bases du Waffle Sect Institute.

Je me souviens d'une vie très agréable sur le campus. Quel bonheur de devoir emprunter tous les matins une passerelle surplombant un lac peuplé de cygnes et de sympathiques canards.

Je me souviens de bons moments passés en compagnie de personnes attachantes. Bises à Fiona, Katy, Sylvie et Marie, et poignée de main chaleureuse à Nico, Brian et Henni.

Que d'agréables souvenirs qui font de l'Ecosse une terre où je me sens bien, une terre d'adoption.

Ecosse bien-aimée, je te rendrai certainement une nouvelle petite visite au printemps prochain comme je le fis au printemps dernier.

Beloved Scotland, I will be back soon !

Musique : Tom Waits, Alice

Monday, November 24, 2003

Un mouton, deux moutons, trois mout... ZZzzzZZZZzzzZZZ

En parcourant les archives du blog de Sori, je suis tombé sur un de ses posts du 27/08 où elle lançait un concours de dessins de moutons.

En dépit de mes inaptitudes graphiques avérées, mais armé de mon courage et de mon esprit joueur, je me suis lancé dans l'aventure... Je vous livre en après-première les deux oeuvres de non-art que j'ai réussi à concevoir après des mois d'intenses efforts :





Soyez indulgents s'il vous plaît... J'ai sué bits et octets pour les créer !

Musique : Rab McCullough, Belfast Breakdown

Sunday, November 23, 2003

Ladyhawk, où la spoliation du Captain Navarre

La mention de ce magnifique film dans mon post précédent a fait remonter à la surface quelques souvenirs enfouis. Je me dois de les partager afin de rendre la peine qui les accompagne plus supportable.

En 1983, quand Richard Donner commença à penser au film Ladyhawk, il me fit part de son désir de créer un personnage auquel il attribuerait mes rang et nom. Une fois la légitime surprise passée, c'est avec une joie non feinte que je lui donnai mon accord.

Nous commençâmes à développer le détail de l'intrigue et à shooter quelques prises pour présenter un visuel aussi convaincant que possible aux producteurs potentiels. L'Internet Movie DataBase a bien sympathiquement conservé trace de ces prises de vues. Je vous les propose ci-après :

Le Capitaine Etienne de Navarre et Isabeau d'Anjou :
Captain Navarre et Isabeau

Source : http://www.imdb.com/halloffame/CaptainNavarre/captainnavarre_isabeau.jpg

Le Capitaine Etienne de Navarre et l'Aigle :
Captain Navarre et l'Aigle

Source : http://www.imdb.com/halloffame/CaptainNavarre/captainnavarre_aigle.jpg

Le Capitaine Etienne de Navarre, l'Aigle et Goliath :
Captain Navarre, l'Aigle et le destrier Goliath

Source : http://www.imdb.com/halloffame/CaptainNavarre/captainnavarre_aigle_cheval.jpg

La présentation aux producteurs se passa plutôt bien, en dépit du fait qu'il tiquèrent sur mon soi-disant jeune âge. Mais sachez qu'à l'époque j'avais tout de même 8 ans et qu'à cet âge on est déjà un homme ! Michelle (Pfeiffer bien entendu), alors âgée de 25 ans, ne s'y était d'ailleurs pas trompée : nous vécûmes une courte mais intense idylle où nous nous vautrâmes dans la luxure gustative en abusant encore et encore de quantités de Pépitos, de litres Banga, et comble du bonheur d'innombrables coupes de glace vanille / fraise.

Je pense que les producteurs étaient jaloux de cette idylle. Je ne vois pas d'autre raison qui aurait pu les amener à tant s'employer à m'écarter du projet. Ils y arrivèrent d'ailleurs finalement, et en 1985, le film sortit sur les écrans du monde entier, mettant en avant un jeune acteur à la beauté et au charme plus que discutables...

Voilà, chers amis, cette vérité rétablie. Je m'en sens plus léger, mais un léger chagrin vient jeter un voile sur le pinceau de lumière qui pénètre mon studio. Je m'en vais sans attendre me réconforter en compagnie d'une bonne infusion et d'un gros morceau de moelleuse génoise.

Saturday, November 22, 2003

C'est Partiiiiiii !

Bon, la gestion du blog semble assez simple. Je verrais à l'usage, mais j'ai un a priori plutôt positif.

Je vais profiter de ce premier post pour apporter des réponses à quelques questions...

Pourquoi un blog?
Dans le passé, j'avais commencé à publier certaines pensées, réactions sur un site web. La gestion de l'ensemble (Archivages,...) Était relativement lourde, ce qui m'a conduit à abandonner. Beaucoup plus tard, j'ai découvert par hasard le monde du blog en tombant sur celui de SweetSugar, et ai de suite apprécié le principe. Je me suis dit que dorénavant l'obstacle technique n'était plus une excuse pour ne pas faire profiter le monde de mes pensées profondes... Hum hum... ;-)

Pourquoi Captain Navarre?
J'ai passé une bonne demi-heure à chercher un pseudo disponible. Dépité de n'entrevoir aucune opportunité, j'ai passé en revue certains de mes films préférés. Ladyhawk, Femme de la Nuit a aussitôt flashé dans ma tête... Ladyhawk... Rutger Hauer... Le Capitaine Etienne de Navarre! Fantastique! J'adôôôôre ce personnage.

Pourquoi The World Is Yours?
Parce que le monde n'est que ce que l'on en fait...

Pourquoi Don't take life too seriously, you won't get out alive anyway?
Parce que la vie est trop courte pour se prendre la tête... Et je sais de quoi je parle...

Bon, voilà un début qu'il est bien! :-)

Ah et euh au fait, je vous souhaite la bienvenue en ce lieu!