Sunday, June 22, 2014

Maléfique

Je suis allé voir cette variation sur le thème de La Belle au Bois Dormant sans grande conviction, et c'est peut-être ce qui a joué en sa faveur. En dépit d'un scénario somme toute assez mince, les rouages de cette petite mécanique fonctionnent, et je me suis laissé porter.

Ca ne casse certes pas trois pattes à un canard, mais le visuel est sympathique, et la résolution inattendue en regard des formes connues du conte. Ceci dit, c'est typiquement un objet qui ne mérite pas dix euros, ne poussons pas mémé dans les orties. A tenter à l'occasion donc ce Maléfique, mais la tévé fera tout aussi bien l'affaire.

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X-Men : Days of Future Past

Lorsque j'ai vu ce nouveau volet de la saga X-Men il y a un petit mois, j'ai trouvé l'ensemble plutôt distrayant. Le spectacle est ainsi enlevé, à la hauteur de l'attente, et du moment où l'on ne se prend pas trop les neurones avec les histoires de paradoxes temporels, il n'y a pas de raison de ne pas adhérer.

Cet X-Men : Days of Future Past me semble être une bonne conclusion à la série de ces quinze dernières années. Dans l'absolu, on pourrait donc imaginer que l'on en reste là, mais comme il est toujours difficile d'abandonner une poule aux oeufs d'or, je crains plutôt que l'on assiste à une refondation sur la table rase qui fait office de final... Pour mieux approcher l'overdose ?

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Monday, June 9, 2014

The Rover

En amateur éclairé des ambiances post-apo, je ne pouvais décemment louper cette bobine de l'australien David Michôd, The Rover.

Le rôle-titre échoit à Guy Pearce, interprétant un personnage obscur, engagé dans une poursuite après sa voiture tout juste dérobée par un groupe de trois hommes. L'homme aux motivations mystérieuses entraîne à sa suite un étonnant Robert Pattinson, bien engagé sur la voie de déstructuration de cette image acquise au travers de la franchise Twilight.

De la situation australienne on n'apprend que bien peu de choses, encore moins de celle du reste du monde, et l'action pourrait tout aussi bien prendre place dans une Australie contemporaine. Le film est économe en dialogues, avare en éléments scénaristique, exhibant un côté arty qui reconnaissons-le peine à captiver. Quand arrive la résolution finale, on se demande quand même un peu si le chemin en valait vraiment la peine...


[ © Metropolitan FilmExport ]

Les errances de ce vagabond m'ont un peu laissé dubitatif, je préfère de loin m'en tenir au Mad Max de George Miller et à La Route de John Hillcoat. Next.

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Sunday, June 1, 2014

Le Promeneur d'Oiseau

Le synopsis de ce Promeneur d'Oiseau m'a comme qui dirait induit en erreur... Je m'attendais ainsi essentiellement à une sorte de voyage initiatique, et je me suis en fait retrouvé en face de ce que je qualifierais de feel-good movie.

Si la chose n'est en soi pas désagréable, le film m'a semblé manquer de cohésion, proposant un ensemble de séquences juxtaposées autour d'un fil directeur un peu grossier et d'un tandem grand-père / petite-fille qui ne fonctionne qu'à moitié. Quelques jours après la séance il m'en reste surtout le souvenir de ce coeur léger en sortant de la séance (ce qui n'est pas rien je le concède), et cette réflexion que les Chinois bénéficient d'une exceptionnelle couverture haut-débit mobile en montagne et dans les grottes. Les opérateurs hexagonaux feraient d'ailleurs bien de s'en inspirer pour nos campagnes profondes ! ^o^

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Le Vieux qui ne Voulait pas Fêter son Anniversaire

On retrouve dans cette adaptation ciné du roman éponyme de Jonas Jonasson l'ambiance du texte original, la fuite hasardeuse de ce tout juste centenaire, l'enchaînement de situations improbables et les flashbacks sur l'étonnant vécu du personnage.

Toutefois, si le singulier humour pince-sans-rire est également présent, j'ai trouvé qu'il manquait un petit je-ne-sais-quoi, peut-être cet effet de surprise qui bénéficiera aux spectateurs n'ayant pas lu le livre. Je suis donc ressorti de la séance un peu mitigé, certes content d'avoir retrouvé l'esprit décalé du texte, mais un peu déçu de n'avoir été happé par la bobine. Dommage.

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Ugly

Après l'agréable simplicité de The Lunchbox, retour dans la fourmilière indienne mais cette fois-ci sous une optique de thriller. Ugly s'articule ainsi autour du rapt d'une enfant d'une dizaine d'années, fruit d'un mariage raté entre un acteur qui ne l'est pas moins et une héritière de bonne famille.

La bobine emmène le spectateur en eaux au moins aussi troubles que celles du Gange, présentant une intrigue que l'on qualifiera au choix de touffue ou confuse, où tout le monde cherche à profiter de son prochain. La narration nécessite objectivement une attention soutenue, en raison de son côté brouillon et de ses flashbacks intempestifs, et je dois d'ailleurs reconnaître que je m'y suis un peu perdu.

Au final il m'en reste le souvenir d'une séance assez noire, voire glauque, qui me laisse un sentiment partagé. Il me semble avoir lu quelque part que le réalisateur Anurag Kashyap a déclaré qu'après avoir vu son film les spectateurs pourraient ne plus avoir envie d'aller visiter l'Inde... Pour ma part je ne comptais déjà pas m'y rendre, et mon feeling n'a comme qui dirait pas changé d'un iota... :os

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