Imperfection is beauty, madness is genius and it’s better to be absolutely ridiculous than absolutely boring.
- Marilyn Monroe
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Dix ans après le deuxième volet, nous retrouvons donc les hommes en noir, confrontés à une nouvelle menace d'ampleur évidemment planétaire. Cette dernière se voit incarnée par un Boglodite du nom de Boris, un être éminemment bourrin et susceptible, qui ne supporte pas le surnom dont l'a affublé l'Agent K : "l'Animal". L'alien s'évade de la prison de méga hyper très haute sécurité dans laquelle il végétait depuis quelques décennies, et parvient en remontant le temps à se débarrasser de son plus implacable ennemi, le susnommé Agent K. L'Agent J se voit alors contraint de procéder à son tour à un saut temporel (plutôt bien fichu), et de botter le derrière de l'Animal en 1969. Voilà grosso modo pour le pitch de ce Men In Black III.
Cosmopolis, c'est une journée dans la vie d'un milliardaire de 28 ans, Eric Packer [Robert Pattinson], qui sur un coup de tête décide qu'il a besoin d'une coupe de cheveux à l'autre bout de la ville. La décision paraît surprenante, non seulement parce que la dite ville se voit bouchée en raison de la venue du Président des Iounaïtid Staïtes, de manifestations d'anarchistes et d'un sérieux accident... Mais aussi -et surtout- parce que sa fortune est sur le point de disparaître du fait d'un mauvais pari sur la monnaie chinoise.
S'agissant d'un roman précédé d'une réputation vaguement libertaire et épicuriste pour le peu que j'en ai entendu parler, j'attendais beaucoup du réalisateur de Carnets de Voyage, je comptais sur lui pour livrer une bobine pleine de vie, remplie de passion et de fureur de vivre. Mais patatra, il n'en est rien.C'est le problème avec les mecs qui sont loin d'être cons. Parfois, ils ont l'air complètement cons pour ceux qui sont vraiment cons.
- Sergent Abraham Ford in Walking Dead T9
Eté 1965, une petite ile au large de la Nouvelle-Angleterre. Sam déserte son camp scout pour retrouver Suzy, autochtone avec qui il a fomenté une escapade romantique à la pointe de l'île. Les deux jeunes adolescents échappent ainsi au contrôle des adultes qui en avaient la charge -le Chef Scout Ward [Edward Norton] & les époux Bishop [Frances McDormand & Bill Murray]-, donnant du fil à retordre au capitaine Sharp [Bruce Willis], peu habitué aux désordres insulaires. La traque des deux enfants débute alors, sous la menace d'une violente tempête qui s'apprête à s'abattre sur l'île, dans l'une de ces singulières ambiances dont Wes Anderson a le secret.
They see life as a privilege, not as a right.
- Graham in "Indian Palace"
A voir le niveau de la notation presse sur Allociné j'étais un peu sur mes gardes, mais Je Te Promets m'a finalement plutôt plu.
Whatever the present moment contains, accept is as if you had chosen it. Always work with it, not against it. Make it your friend and ally, not your enemy. This will miraculously transform your whole life.
- Eckhart Tolle
Ce qu'il y a de mieux dans Viva Riva !, c'est objectivement sa bande-annonce. Cette dernière laissait espérer un film de gangsters africains nerveux et sulfureux, une plongée entraînante dans les bas-fonds de Kinsasha... Mais en réalité l'ensemble se trouve être plutôt mou du genou et sans surprise [toutes les séquences ou presque doivent avoir un plan dans la BA].
Une poignée de retraités anglais qui ne se connaissaient pas se trouvent embarqués pour l'Inde à destination du Best Exotic Marigold Hotel, hôtel au déclin déjà prononcé que son jeune gérant ambitionne de développer. Quelles qu'aient été leurs motivations initiales, les différents protagonistes se verront transformés par ce pays singulier et la mise en perspective qu'il leur propose.
Maine, 1772. La famille Collins a développé une florissante activité maritime, à tel point que leur ville porte dorénavant leur nom [Collinsport]. Le fils unique Barnabas grandit, et profite de son statut de puissant notable pour séduire à tour de bras. Mais voilà qu'il repousse finalement une jeune femme, Angélique Bouchard, qui se trouve être une sorcière. Celle-ci provoque alors la mort de la promise de Barnabas, transforme ce dernier en vampire, et l'enterre vivant dans un cercueil afin qu'il se trouve à jamais tourmenté. Deux cents ans plus tard, en 1972 donc, Barnabas se voit libéré par une équipe d'ouvriers. Après avoir étanché sa soif de sang, il prend le chemin de son manoir, pour y trouver les vestiges de sa famille sur le déclin et se confronter à un monde étonnamment transformé...
Si j'avais le pouvoir d'oublier, j'oublierais. Toute mémoire humaine est chargée de chagrins et de troubles.
- Charles Dickens
Lock Out avait tout du piège infâme (production Europa Corp avec une BA sympa), mais je m'y suis quand même rendu, poussé par une invisible force. Je dois reconnaître que la séance ne m'a pas déplu, même si l'on n'est objectivement pas en face d'un chef d'oeuvre.A quoi ça sert les amis si on ne peut pas leur dire ce qui est important ?
- Elisabeth (Valérie Benguigui) in Le Prénom
Le Prénom a indéniablement été la bonne surprise de ces derniers jours, non seulement car la séance s'est révélée extrêmement plaisante mais également car j'avais initialement quelques appréhensions. La bande-annonce ne m'avait en effet que peu convaincu (je doutais que le concept soit réellement viable sur la longueur), mais fort heureusement le film dépasse le simple cadre de ce choix de prénom pour le futur enfant de l'un des protagonistes, et s'étend sur le champ des relations humaines, de l'amitié, des non-dits, de la confiance.
Mexique, de nos jours. Laura Guerrero vit dans une banlieue peu favorisée de Tijuana, avec son père et son petit frère. Elle n'a pas vraiment d'horizon d'avenir, elle aspire juste à devenir Miss Basse-Californie et s'inscrit donc au concours en compagnie de sa meilleure amie, Suzu. Lorsque cette dernière l'emmène un soir flirter avec des officiels à même de favoriser leur candidature, Laura se trouve témoin d'un massacre en règle d'autorités par une dangereuse bande armée. Si la jeune femme parvient à s'enfuir, elle finit très rapidement par recroiser le chemin du gang, et se voit embrigadée contre son gré dans le but d'accomplir de petits (mais néanmoins risqués) boulots. La vie de Laura prend ainsi une nouvelle direction dont elle aura bien peine à se défaire...
S'il y a une sortie qui aurait mérité plus de publicité, c'est bien celle de Margin Call. La bobine consiste en un huis clos au sein d'une société de trading de Wall Street, l'espace d'une nuit, alors qu'un analyste vient de démontrer que les indices de risques maison n'étaient pas pertinents et qu'en conséquence l'entreprise possédait des actifs propres à générer des pertes dépassant sa capitalisation boursière.
Alors que l'affiche laissait vaguement entrevoir une intrigue puzzlesque à la Cube, La Cabane dans les Bois creuse en fait son propre sillon, mais pas vraiment pour le meilleur.
Un peu comme dans la chanson de Patrick Bruel, la fine équipe d'American Pie se retrouve grosso modo une décennie après la fin du lycée. Chacun a fait son chemin, et les retrouver avec de la bouteille apporte un agréable parfum de nostalgie, lequel est intelligemment mis à profit dans le script. Ainsi, ce volet fait écho à l'opus des origines [Voire le second mais il était de mémoire bien en deça, quant aux autres on oublie...], s'appuie sur références-clés non pour les répéter mais pour mieux s'en jouer. Les (presque) 2h de cet American Pie 4 passent tout seul et permettent de passer un agréable moment. Ceux d'entre vous qui avaient apprécié la bobine de 99 devraient y jeter un oeil. :o)
Nouveau Départ, c'est l'histoire d'un noyau familial formé par Benjamin Mee [Matt Damon] et ses enfants, Rosie et Dylan. Leur vie a dû se réorganiser depuis la disparition de la mère, et si le père s'en tire avec les honneurs, des signaux en provenance de son fils lui laissent toutefois entendre qu'il faudrait probablement repartir sur de nouvelles bases. Benjamin part alors en quête d'un nouveau foyer et finit par se retrouver propriétaire d'un petit zoo sur le déclin, ce qui fait la joie de sa cadette -littéralement craquante avec sa bouille et ses expressions-.