Thursday, May 31, 2012

So True

Imperfection is beauty, madness is genius and it’s better to be absolutely ridiculous than absolutely boring.

- Marilyn Monroe


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Wednesday, May 30, 2012

Ontario 2012 - 4 Days / 6 Pics

A la fin du mois d'avril dernier, j'ai été amené à faire pour le boulot un saut de puce en Ontario. Oui, un "saut de puce", c'est à dire : un jour de voyage aller, deux jours sur place, un jour de voyage retour. Autant dire que l'option touristique a été réduite à la portion extrêmement congrue et qu'au retour j'étais complètement déphasé, mais j'ai tout de même pu prendre quelques tofos, ce qui m'a permis de bricoler une modeste mosaïque.


[© Ze Captain]


Quelques commentaires dans l'ordre z-esque :
  1. Ce voyage m'a permis de tester la classe Affaire en avion, et je dois dire que j'ai beaucoup apprécié. A côté du personnel prévenant & des attentions diverses, le plus notable est probablement de pouvoir incliner son fauteuil proche de l'horizontale. Cela permet d'arriver à destination (relativement) frais et dispo, bien plus que lorsque j'avais effectué un vol transatlantique similaire dans la bétaillère (i.e. la classe Eco).
  2. A peine arrivé sur le sol canadien il a fallu en voiture tracer 200 bornes vers le nord sur des autoroutes et des nationales rectilignes, bordées alternativement de forêts et de champs, ce qui donnait l'impression de toujours plus s'enfoncer dans des contrées isolées. Ce sentiment était ma foi fort plaisant, en dépit de la grisaille qui se faisait de plus en plus insistante.
  3. Surprise surprise, pas de Marcel Béliveau au premier matin, mais de la neige tout partout ! O_o
  4. Re-surprise surprise au second matin, un soleil absolument radieux avec pas une seule once de neige ! O_o 3 jours, 3 climats ! ^o^
  5. La clémence nouvelle du temps a été l'occasion de faire un tour en bateau sur la Georgian Bay, ce qui objectivement a constitué le point d'orgue de cette brève escapade canadienne. Le trajet aller en plein soleil, le diner dans une petite anse en compagnie des cerfs et autres castors au crépuscule, le trajet retour à la nuit tombée, tout a concouru à me transposer un instant hors du temps et à me laisser méditer sur la vie, l'univers et tout le reste.
  6. Le dernier jour, une audacieuse échappée au sud de Toronto en quête des légendaires Chutes n'a été qu'un demi-succès (ou un semi-échec c'est selon), puisque je n'ai pu apercevoir les Niagara Falls que depuis la voiture en roulant au pas... Mais il faut dire que le timing n'a guère été aidé par cette étonnante absence de signalétique pour se diriger sur le site depuis Toronto... :-/

Voilà pour ce bref aperçu de ce non moins bref séjour. Pour terminer, j'ajouterais que lors de la virée en bateau j'ai eu le plaisir de prendre les commandes et que j'en ai éprouvé un sentiment de liberté tout bonnement unique. Un collègue a d'ailleurs immortalisé l'instant, mais il s'est malencontreusement fait happer par un orage spatio-temporel qui l'a éjecté dans le passé. De fait, la photo a mis une bonne centaine d'années pour me parvenir, vous voudrez donc bien excuser son aspect vieillot.


[© Ze Captain]

Sunday, May 27, 2012

Men In Black III

Dix ans après le deuxième volet, nous retrouvons donc les hommes en noir, confrontés à une nouvelle menace d'ampleur évidemment planétaire. Cette dernière se voit incarnée par un Boglodite du nom de Boris, un être éminemment bourrin et susceptible, qui ne supporte pas le surnom dont l'a affublé l'Agent K : "l'Animal". L'alien s'évade de la prison de méga hyper très haute sécurité dans laquelle il végétait depuis quelques décennies, et parvient en remontant le temps à se débarrasser de son plus implacable ennemi, le susnommé Agent K. L'Agent J se voit alors contraint de procéder à son tour à un saut temporel (plutôt bien fichu), et de botter le derrière de l'Animal en 1969. Voilà grosso modo pour le pitch de ce Men In Black III.


[© Sony Pictures Releasing France]

Qui dit "saut temporel" dit évidemment "paradoxes associés" [J'ai bien retenu les leçons de ce bon vieux Doc Emmett Brown ! ^^], mais pour le coup cela passe plutôt bien dans le feu de l'action. Dans la franchise, j'apprécie particulièrement le tandem Agent J / Agent K "old", lequel brille malheureusement ici par son absence et laisse donc un petit vide même si l'Agent K "young" s'en tire avec les honneurs. Je me délecte également du petit grain de folie qui en est à la base, mais j'ai ici trouvé qu'il était pour ainsi dire en retrait : j'ai un peu eu l'impression que l'âme des deux précédents volets s'était un brin diluée dans la recette pop-corn familial, d'où un léger sentiment de déception... Ceci étant je me souviens que j'avais initialement détesté le premier volet avant de l'apprécier au fur et à mesure des visionnages ultérieurs, alors pour cet opus, qui sait... :-?

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First Things First

Sachez, tout d’abord, qui vous êtes, puis décorez vous en conséquence.

- Epictète


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Saturday, May 26, 2012

Cosmopolis

Cosmopolis, c'est une journée dans la vie d'un milliardaire de 28 ans, Eric Packer [Robert Pattinson], qui sur un coup de tête décide qu'il a besoin d'une coupe de cheveux à l'autre bout de la ville. La décision paraît surprenante, non seulement parce que la dite ville se voit bouchée en raison de la venue du Président des Iounaïtid Staïtes, de manifestations d'anarchistes et d'un sérieux accident... Mais aussi -et surtout- parce que sa fortune est sur le point de disparaître du fait d'un mauvais pari sur la monnaie chinoise.

La majeure partie du film se déroule donc au sein de la limousine high-tech du jeune homme, différents individus s'y succédant pour lui tenir compagnie et engager des discussions pour le moins obscures. L'ensemble apparaît étrangement hypnotique, irréel et somme toute plus captivant que la bobine de Walter Salles, Sur la Route. Je me suis laissé porter par la singularité de la chose, j'ai apprécié les passages de ces acteurs pour qui j'ai une estime particulière [Juliette Binoche, Mathieu Amalric, Paul Giamatti], et je conserve globalement un bon souvenir de la séance, même si je ne suis pas certain de pouvoir expliciter plus avant pourquoi je l'ai aimée...

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Friday, May 25, 2012

Sur la Route

S'agissant d'un roman précédé d'une réputation vaguement libertaire et épicuriste pour le peu que j'en ai entendu parler, j'attendais beaucoup du réalisateur de Carnets de Voyage, je comptais sur lui pour livrer une bobine pleine de vie, remplie de passion et de fureur de vivre. Mais patatra, il n'en est rien.

Sur la Route aligne en effet les séquences, tantôt sur la route, tantôt dans des appartements délabrés, pendant lesquels on voit quelques vingtenaires conduire, dormir, baiser, boire, fumer, danser, avec comme fil conducteur cet écrivain wannabe qui ne parvient pas à aligner deux mots sur sa machine à écrire. Dans leurs rôles, les trois acteurs principaux s'en tirent correctement, mais les étincelles qu'ils peuvent parfois dégager ne parviennent pas à enflammer la pellicule.

Quand au bout de 2h20 [pitin c'est long] vient enfin la délivrance, on remercie le temps d'avoir daigné s'écouler et l'on rétrograde le roman de Jack Kerouac -quelle que soit sa valeur- en bas de la PAL. Next.

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Relativité

C'est le problème avec les mecs qui sont loin d'être cons. Parfois, ils ont l'air complètement cons pour ceux qui sont vraiment cons.

- Sergent Abraham Ford in Walking Dead T9

Thursday, May 24, 2012

"Le Temps de l'Amour" - Françoise Hardy

Le titre qui me trotte en tête depuis que j'ai vu ce sympathique Moonrise Kingdom ! :o)



Moonrise Kingdom

Eté 1965, une petite ile au large de la Nouvelle-Angleterre. Sam déserte son camp scout pour retrouver Suzy, autochtone avec qui il a fomenté une escapade romantique à la pointe de l'île. Les deux jeunes adolescents échappent ainsi au contrôle des adultes qui en avaient la charge -le Chef Scout Ward [Edward Norton] & les époux Bishop [Frances McDormand & Bill Murray]-, donnant du fil à retordre au capitaine Sharp [Bruce Willis], peu habitué aux désordres insulaires. La traque des deux enfants débute alors, sous la menace d'une violente tempête qui s'apprête à s'abattre sur l'île, dans l'une de ces singulières ambiances dont Wes Anderson a le secret.


[© StudioCanal]

Le réalisateur a en effet un coup de patte inimitable, celui-là même qui m'avait déjà séduit dans le délicieusement loufoque La Vie aquatique ou encore le magnifique Fantastic Mr. Fox, animation traditionnelle au rendu époustouflant. Moonrise Kingdom ne déroge évidemment pas à la règle, et baigne tout entier dans une atmosphère sucrée (oué farpaitement).

Cette bobine s'avère être une jolie petite gourmandise, une élégante récréation avec un petit côté doux-amer en raison des situations familiales des deux adolescents. Les adultes qui les entourent valent chacun le détour, y compris Tilda Swinton que je n'avais pas encore mentionnée et qui incarne à la perfection les glaciaux "Social Services". 'Bref, j'ai adoré cette livraison de Wes Anderson, et depuis que je l'ai vue la chanson de Françoise Hardy qui figure au générique me trotte sympathiquement en tête, me faisant revivre la bobine par flash. A tenter ! :o)

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Sunday, May 20, 2012

Humilité

They see life as a privilege, not as a right.

- Graham in "Indian Palace"

Thé à la Menthe où t'es Citron ? - Théâtre Fontaine

Humeur théâtrale oblige, j'ai de nouveau mis les pieds dans l'un de ces temples du spectacle vivant pour me délecter de cette pièce qui a reçu le Molière 2011 de la meilleure pièce comique, gage de qualité s'il en est.

Thé à la Menthe où t'es Citron ? met en scène une troupe de comédiens à la veille de la première représentation de leur pièce, un vaudeville classique sur le papier, le problème étant qu'ils forment une belle équipe de bras cassés. Du jeune premier niais fils du producteur à l'acteur emphatique qui s'y croit un peu trop en passant par le metteur en scène que personne ne comprend et j'en passe, aucun n'est là pour rattraper l'autre... Et quand arrive le soir de la première, c'est catastrophe sur catastrophe... Pour notre plus grand plaisir !

Ayant dépassé la 500e, le spectacle est évidemment rodé et les effets comiques bien huilés. Il débute en douceur, provoquant tout de même assez rapidement les premiers rires aux éclats, puis va crescendo jusqu'au final. La performance des comédiens m'a semblé remarquable non seulement en raison du bon moment que j'ai passé pendant le spectacle, mais également en regard de la mise en abîme de la pièce dans la pièce : ne pas s'emmêler les pinceaux entre les deux niveaux et interpréter de façon crédible de mauvais acteurs demande ainsi à l'évidence du talent.

Rien à redire au niveau de la mise en scène, dynamique, et qui bénéficie de quelques évènements originaux rendus possible grâce au sujet [réglages son / lumière, incidents lors de la première]. 'Bref, il s'agit d'une pièce très aluminium [XD], qui se joue en ce moment au Théâtre Fontaine, et que je vous recommande chaudement en tant que bon remède à la morosité ambiante ! :o)

Saturday, May 19, 2012

Recul

The only people who see the whole picture are the ones who step out of the frame.

- Salman Rushdie


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Wednesday, May 16, 2012

Je Te Promets

A voir le niveau de la notation presse sur Allociné j'étais un peu sur mes gardes, mais Je Te Promets m'a finalement plutôt plu.

Le pitch ? Paige [Rachel McAdams <3 ] et Leo [Channing Tatum] forment un couple au bonheur quasi idyllique. Les deux âmes se sont trouvées par un coup du destin, et accessoirement ces 20 secondes d'audace qui peuvent tout changer, dont Benjamin Mee faisait récemment l'article à son fils. Mais voilà que Dark Murphy décide de s'en mêler et qu'un accident de la circulation plus tard, Paige émerge de son coma artificiel en ayant perdu la mémoire des cinq dernières années. Plus de carrière artistique, plus de coolitude, plus de mariage, plus même de Leo... Paige se trouve alors dans un no man's land temporel, Leo va faire tout son possible pour la soutenir, mais les parents [les grands Jessica Lange et Sam Neill] de la jeune femme -avec qui elle avait rompu tout lien- vont venir interférer pour tenter de la récupérer...


[© Sony Pictures Releasing]

Le script s'appuie donc sur l'une des choses les plus terrifiantes pour moi, l'amnésie, et soulève des interrogations sur la nature même de notre personnalité. Est-on ce que l'on est de manière intrinsèque, ou bien n'est-on que relativement à un contexte particulier ? Si l'on perd la mémoire d'une partie de son vécu, est-on toujours le même sachant que l'on est supposé être ce que l'on a vécu ? Si la mémoire ne revient pas, pourra-t-on redevenir le même ? Mais qu'est-ce au final que redevenir le même ? :-? Bon, je vais arrêter là, sachez juste que le sujet me travaille. ^^

La bobine illustre le double drame que la situation représente : non seulement la perte d'une vie et la douleur collatérale de l'entourage, mais également la tentative de récupération qui peut être opérée sous différentes motivations par des accointances du passé. Ce second point est probablement le plus difficile à gérer, la personne souffrant d'amnésie ne sachant à quel sein se vouer... :-/

Je me suis laissé prendre par l'histoire et émouvoir par le drame vécu par les deux protagonistes principaux, Paige & Leo. Les interprètes m'ont semblé plutôt bons dans le genre, touchants dans leur jeu en retenu -pas d'effluves guimauvesques-, et j'ai bien apprécié le final ouvert mais néanmoins positif. Bref, une bonne séance pour une bobine que je recommanderais aux âmes qui ont un versant sensible à la romance. [NdC : Eh oui, j'en ai un. :p]

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Tuesday, May 15, 2012

Le Bourgeois Gentilhomme - Théâtre de la Porte Saint-Martin

Cela faisait un certain temps que je n'étais pas allé au théâtre [pas depuis Une Semaine Pas Plus en fait], et c'est donc avec plaisir que je me suis rendu il y a quelques jours au Théâtre de la Porte Saint-Martin pour assister à l'une des représentations du Bourgeois Gentilhomme avec François Morel en tête d'affiche.

Il s'agissait d'une première car cette pièce de Molière se trouve être une comédie-ballet, mélangeant théâtre, danse et musique et que je n'en avais jamais vue. J'ai trouvé le cocktail assez surprenant, divertissant, mais l'ensemble m'a semblé un peu inégal. J'ai ainsi eu quelques difficultés à rentrer dans la pièce, à réagir favorablement au jeu des acteurs, et je n'ai paradoxalement pas beaucoup ri avec les bons mots. J'aurais probablement pour cette partie préféré une production plus classique.

Ceci étant, j'ai beaucoup apprécié les passages musicaux joués par l'orchestre de chambre présent sur scène, ainsi que les séquences chorégraphiées, telle le sacre Mamamouchi de M.Jourdain. Les décors présents sur scène à ces instants m'ont fait penser à ces décors de cinéma de Georges Méliès que l'on a pu récemment savourer dans l'hommage rendu par Martin Scorsese dans son récent Hugo Cabret, et je me suis plusieurs fois imaginé le Roy assistant à la représentation depuis une table de banquet installé au-devant.

A posteriori il m'en reste un souvenir plutôt agréable, notamment grâce au final en apothéose. C'est d'ailleurs de bon coeur que j'ai applaudi aux multiples rappels. Néanmoins, je ne suis pas certain que je recommanderais cette pièce, je me contenterais de dire que l'expérience n'est pas inintéressante. A noter que si d'aventure vous deviez avoir envie de vous laisser tenter, les représentations s'arrêtent il me semble à la fin du présent mois de mai !

Monday, May 14, 2012

Pragmatisme

Whatever the present moment contains, accept is as if you had chosen it. Always work with it, not against it. Make it your friend and ally, not your enemy. This will miraculously transform your whole life.

- Eckhart Tolle


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Sunday, May 13, 2012

Viva Riva !

Ce qu'il y a de mieux dans Viva Riva !, c'est objectivement sa bande-annonce. Cette dernière laissait espérer un film de gangsters africains nerveux et sulfureux, une plongée entraînante dans les bas-fonds de Kinsasha... Mais en réalité l'ensemble se trouve être plutôt mou du genou et sans surprise [toutes les séquences ou presque doivent avoir un plan dans la BA].

Certains passages suscitent le rictus, et je n'ai pas réussi à trancher s'il s'agissait de ridicule fortuit ou bien d'un subtil sens de la dérision... A voir le rendu global, j'aurais tendance à pencher pour la première option, mais allez savoir... 'Fin bref, cette bobine me semble éminemment dispensable... Au mieux, voyez la BA, sinon, oubliez...

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Indian Palace

Une poignée de retraités anglais qui ne se connaissaient pas se trouvent embarqués pour l'Inde à destination du Best Exotic Marigold Hotel, hôtel au déclin déjà prononcé que son jeune gérant ambitionne de développer. Quelles qu'aient été leurs motivations initiales, les différents protagonistes se verront transformés par ce pays singulier et la mise en perspective qu'il leur propose.

J'ai perçu cet Indian Palace comme le récit d'une aventure humaine multiple, pleine de bon sens, à même de susciter quelques réflexions sur la vie. Globalement, j'en garde un souvenir agréable, en dépit de petites baisses de rythme ponctuelles. A tenter.

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Dark Shadows

Maine, 1772. La famille Collins a développé une florissante activité maritime, à tel point que leur ville porte dorénavant leur nom [Collinsport]. Le fils unique Barnabas grandit, et profite de son statut de puissant notable pour séduire à tour de bras. Mais voilà qu'il repousse finalement une jeune femme, Angélique Bouchard, qui se trouve être une sorcière. Celle-ci provoque alors la mort de la promise de Barnabas, transforme ce dernier en vampire, et l'enterre vivant dans un cercueil afin qu'il se trouve à jamais tourmenté. Deux cents ans plus tard, en 1972 donc, Barnabas se voit libéré par une équipe d'ouvriers. Après avoir étanché sa soif de sang, il prend le chemin de son manoir, pour y trouver les vestiges de sa famille sur le déclin et se confronter à un monde étonnamment transformé...


[© Warner Bros. France]

Cette comédie horrifique a pour moi rempli son office, elle constitue une agréable récréation burtonienne et réussit là où Alice au Pays des Merveilles avait malheureusement échoué. Si dans les deux cas le scénario se révèle relativement mince, il y a ici une âme [paradoxal pour une histoire vampiresque ^^] qui faisait défaut à la précédente livraison. L'esthétique est tout bonnement magnifique -comme on pouvait s'y attendre-, et à voir la prestation du casting on se dit que les acteurs ont certainement dû prendre plaisir à jouer. Bref, un très bon moment en salle que ce Dark Shadows, et je vous le recommande donc ! :o)

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Saturday, May 12, 2012

Tabula Rasa

Si j'avais le pouvoir d'oublier, j'oublierais. Toute mémoire humaine est chargée de chagrins et de troubles.

- Charles Dickens


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Friday, May 11, 2012

Coup de Flip

Je sors tout juste de la projection de Miss Bala, la tête encore plongée dans le quotidien dangereux de la ville de Tijuana. Je pense au destin de Laura, à cet épisode qui la marquera à l'évidence à jamais, je me dis notre vie est quand même bien douce quoi qu'on en dise, et je débouche sur la Place.

Mon radar de survie citadin étant actif, je repère du coin de l'oeil un individu au comportement singulier. L'homme invective à demi-mot les passants, il en bouscule quelques-uns, en agrippe d'autres qui se dégagent. Il porte un jean flottant, un blouson noir apparenté bombers et traîne la patte droite. Son air mauvais achève de lui conférer une allure patibulaire (mais presque), assez ridicule à vrai dire. J'en dégaine donc une moue légèrement moqueuse à son encontre.

Le type braque alors ses yeux de dément (si si) vindicatif sur moi et fuse en ma direction de sa démarche cahotante. Son doigt pointé me laisse entendre que ses lèvres décochent une rafale de toi saccadée. Je continue à marcher de mon pas tranquille mais le gus se rapproche, assez vite vu sa mobilité toute relative.

Arrivé à quelques mètres de distances, il saisit une palette de sa main droite, pivote sur son torse en vue de me l'expédier. Le poids de l'objet oppose néanmoins une résistance loin d'être anodine, et le type change de dessein : il reprend sa course à ma suite, et plonge la main dans son dos, sous son blouson.

A cet instant précis, les voyants passent au rouge dans mon esprit, l'alerte en DEFCON 1, les hypothèses se déroulent en une fraction de seconde :
  1. S'il s'agit d'une posture de course, je le distance. Ok, je gère.
  2. Si le type sors une lame ou un taser, je le distance rapidement. Ok, je gère.
  3. Si le type dégaine une arme à feu... Reste à parier sur son inaptitude au tir et sur la chance... Nok, risque élevé.
Ni une ni deux, j'effectue un démarrage en flèche à faire pâlir le cheval cabré, et je m'enfourne dans la bouche de métro toute proche.

Ce qui semblait sur l'instant une bonne idée me séduit d'un coup un peu moins, la dite station ne possédant pas une foultitude de sorties. Je me tourne donc vers l'escalier, je vois un pied, un deuxième, hésitant, j'entends des grommellements, puis l'abandon se manifeste. Je m'avance prudemment, je vérifie que l'espace est dégagé, point d'embuscade, je rejoins l'air frais.

L'homme a repris sa route, le pas toujours cahotant, invectivant, bousculant, agrippant les passants...

Thursday, May 10, 2012

Lock Out

Lock Out avait tout du piège infâme (production Europa Corp avec une BA sympa), mais je m'y suis quand même rendu, poussé par une invisible force. Je dois reconnaître que la séance ne m'a pas déplu, même si l'on n'est objectivement pas en face d'un chef d'oeuvre.

Si le générique indique que la bobine repose sur une idée originale, on peut néanmoins y voir une espèce d'hybride entre Demolition Man [la congélation des prisonniers], Fortress [la prison de méga giga haute sécurité ultra inviolable] et New York 1997 [le mercenaire envoyé sauver la fille du Président des Younaïtid Staït's].

L'ensemble baigne dans un mélange d'humour désinvolte rigolo [si si], il y a des méchants très méchants dont un psycho ultra crédible -l'un des plus barré qu'il m'ait été donné de voir-, mais des SFX assez inégaux. En effet, si les plans d'ensembles de la station orbitale et les scènes d'assauts spatiaux se révèlent de bonne facture, l'une des premières séquences de poursuite sur Terre est tout bonnement l'une des plus pourries que j'ai jamais vues sur grand écran. Oueps, sans dec'. D'ailleurs, cela me permet de citer le court-métrage Ruin qui la surpasse de (très) loin.

Bref, ce Lock Out est une série B honnête, qui aurait plutôt sa place sur petit écran. Par contre, ça ne mérite absolument pas une place plein tarif au ciné, mais alors pas du tout du tout...

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Questionnement

A quoi ça sert les amis si on ne peut pas leur dire ce qui est important ?

- Elisabeth (Valérie Benguigui) in Le Prénom

Wednesday, May 9, 2012

Jurassic Park - Michael Crichton

Voilà encore un livre qui trainait dans ma PAL depuis belle lurette, et quand je dis "belle lurette" je ne plaisante pas... L'exemplaire que je possède a en effet été "achevé d'imprimer en 1998" (dixit l'avant-dernière page), et j'avais dû l'acquérir peu après... Il aura donc fallu qu'une treizaine d'années s'écoule avant que je ne lui fasse un sort... Honnête, non ? ^^

A posteriori, je regrette d'avoir attendu aussi longtemps, car Jurassic Park s'avère être un excellent roman dont les quelques cinq cents pages se dévorent tout simplement.

Cela débute avec une entrée en matière selon moi exemplaire, adroitement construite, qui distille les germes de l'histoire, soulevant des interrogations dans l'esprit du lecteur et le captivant de fait. Le développement de l'intrigue coïncide globalement avec la trame du film éponyme de Steven Spielberg, mais en plus étoffée. Parmi les péripéties notables, on peut mentionner sans rien révéler de trop fondamental une course de fond entre un petit groupe de protagonistes et un T-Rex passablement motivé à croquer de la chair tendre.

D'un point de vue scientifique, l'ouvrage se voit correctement étayé sans devenir rébarbatif, il n'y a pas besoin d'avoir un doctorat en génie génétique pour accepter les arguments sans avoir l'impression de se faire flouer. Le texte offre des petites fantaisies concrétisées sous forme de graphiques & tableaux de données, ce qui probablement vise à crédibiliser le propos. Il propose également des extraits de code informatique plus obscurs et à l'intérêt de fait assez discutable, voire encore des copies d'IHM [= Interface Homme Machine] du système de contrôle du parc, ce qui là encore ne me semble pas vraiment utile, à moins de vouloir essayer d'y trouver quelque logique en sachant pertinemment que l'on n'aura pas de réponses aux questions qui pourraient se poser.

La tonalité de l'ensemble m'a semblé bien moins "pop corn" que la bobine, plus sombre tout en restant néanmoins divertissant. En y repensant, je me dis que ce roman peut servir de mise en garde aux élites scientifiques et politiques à ne pas laisser des technologies telles que la génétique se développer hors de tout contrôle, aux mains d'organismes ou de personnalités aussi inconséquentes que le milliardaire John Hammond. Il y aura en effet toujours le facteur qui n'aura été théorisé et qui fera que l'entreprise suivra nécessairement des méandres tortueux, ainsi que l'expose intelligemment le mathématicien Ian Malcolm [évidemment affublé dans mon esprit de la trombine de Jeff Goldblum].

Bref, une très bonne lecture que ce Crichton, dans lequel je n'ai cette fois pas décelé de problèmes flagrants de traduction ou de typo. A lire ! :o)

Tuesday, May 8, 2012

Le Prénom

Le Prénom a indéniablement été la bonne surprise de ces derniers jours, non seulement car la séance s'est révélée extrêmement plaisante mais également car j'avais initialement quelques appréhensions. La bande-annonce ne m'avait en effet que peu convaincu (je doutais que le concept soit réellement viable sur la longueur), mais fort heureusement le film dépasse le simple cadre de ce choix de prénom pour le futur enfant de l'un des protagonistes, et s'étend sur le champ des relations humaines, de l'amitié, des non-dits, de la confiance.

L'écriture est très fine, et l'ensemble m'a donné le sentiment d'être calibré pour le théâtre, impression légitime car j'ai a posteriori appris qu'il s'agissait de l'adaptation d'un pièce à succès dont je ne me souviens étrangement pas avoir entendu parler. L'exercice se voit mené de main de maître tant du point de vue de la réalisation (étonnamment dynamique pour un huis clos) que du point de vue des acteurs qui livrent tous une excellente interprétation. Bref, c'est bon, drôle, percutant, cela amène à réfléchir, (re) bref, s'il y a une bobine à voir en ces temps moroses, c'est celle-là ! Aller hop, on y va ! :o)

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Miss Bala

Mexique, de nos jours. Laura Guerrero vit dans une banlieue peu favorisée de Tijuana, avec son père et son petit frère. Elle n'a pas vraiment d'horizon d'avenir, elle aspire juste à devenir Miss Basse-Californie et s'inscrit donc au concours en compagnie de sa meilleure amie, Suzu. Lorsque cette dernière l'emmène un soir flirter avec des officiels à même de favoriser leur candidature, Laura se trouve témoin d'un massacre en règle d'autorités par une dangereuse bande armée. Si la jeune femme parvient à s'enfuir, elle finit très rapidement par recroiser le chemin du gang, et se voit embrigadée contre son gré dans le but d'accomplir de petits (mais néanmoins risqués) boulots. La vie de Laura prend ainsi une nouvelle direction dont elle aura bien peine à se défaire...



[© Unknown]

Très réaliste, Miss Bala m'a renvoyé à ces reportages récents (notamment in L'Effet Papillon si je ne m'abuse) consacrés au Mexique et à la criminalité qui le gangrène, à sa multitude de cartels plus ou moins puissants passés maîtres dans l'art de la corruption et de la guérilla urbaine. La situation de Laura apparaît évidemment tragique et il est dérangeant de penser qu'à cet instant même de nombreuses personnes se trouvent dans des situations similaires, aux mains de groupe pour qui leur vie ne vaut rien. C'est quand on pense à ce genre de choses que l'on relativise nos petites difficultés quotidiennes et que l'on se rend mine de rien compte de la chance que l'on a de vivre où l'on vit...

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Monday, May 7, 2012

Beware

None are more hopelessly enslaved than those who falsely believe they are free.

- Goethe

"The Adventures of Rain Dance Maggie" - Red Hot Chili Peppers

Un petit titre qui attire immanquablement mon oreille à chaque fois qu'il passe à la radio ! :o)

Friday, May 4, 2012

Margin Call

S'il y a une sortie qui aurait mérité plus de publicité, c'est bien celle de Margin Call. La bobine consiste en un huis clos au sein d'une société de trading de Wall Street, l'espace d'une nuit, alors qu'un analyste vient de démontrer que les indices de risques maison n'étaient pas pertinents et qu'en conséquence l'entreprise possédait des actifs propres à générer des pertes dépassant sa capitalisation boursière.

On assiste au branle-bas de combat qui se met en place à des heures indues, on découvre des personnages aux profils très hétéroclites, du jeune stagiaire au requin aux dents longues prêt à écraser son prochain en passant par le top manager pragmatique et avisé qui ne manquera pas de retomber sur ses pieds. Le film s'avère tout bonnement passionnant, sans fioritures et fait la part belles aux interprètes, qui forment d'ailleurs une bien belle brochette : Kevin Spacey / Paul Bettany / Jeremy Irons / Zachary Quinto / Simon Baker / Demi Moore / Stanley Tucci !



[© Unknown]

La bobine illustre ce que l'on avait compris suite à la crise des subprimes de 2008, à savoir que certains des produits manipulés tous les jours par les marchés sont si complexes que seule une poignée de personnes est à même de les appréhender. Tout être censé aurait tiré des leçons de ces évènements réels, mais les artistes de l'achat et de la vente au virtuel semblent aujourd'hui s'adonner aux mêmes vices. Peut-on toutefois leur en tenir rigueur quand tout le monde veut sa part du gâteau, que cela soit au travers d'investissements massifs ou bien d'un simple PEA ?

Une bobine à voir donc, à prolonger en débattant autour d'un verre !

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La Cabane dans les Bois

Alors que l'affiche laissait vaguement entrevoir une intrigue puzzlesque à la Cube, La Cabane dans les Bois creuse en fait son propre sillon, mais pas vraiment pour le meilleur.

Les deux premiers tiers de la bobine se prennent pour un ersatz de ce bon vieil Evil Dead, le fun en moins, avec une sauce que l'on envisage vaguement rial tivi. Le dernier se prend pour Buffy contre les Vampires (Période "Projet Initiative"), avec une galerie de monstres CGI plus ou moins réussis (plutôt moins en fait), concrétisant la vague impression de calibre tévé qui m'avait effleuré au début de la séance.

A posteriori j'ai appris que Joss Whedon était impliqué dans le projet (production / scénario), ceci expliquant peut-être cela comme on dit. Bref, ça n'est pas franchement bon même si l'idée sous-jacente n'était pas si pourrite, mais la question fondamentale reste la suivante : que diable est donc venue faire Sigourney Weaver dans ce machin frelaté ?!? :-?

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Thursday, May 3, 2012

American Pie 4

Un peu comme dans la chanson de Patrick Bruel, la fine équipe d'American Pie se retrouve grosso modo une décennie après la fin du lycée. Chacun a fait son chemin, et les retrouver avec de la bouteille apporte un agréable parfum de nostalgie, lequel est intelligemment mis à profit dans le script. Ainsi, ce volet fait écho à l'opus des origines [Voire le second mais il était de mémoire bien en deça, quant aux autres on oublie...], s'appuie sur références-clés non pour les répéter mais pour mieux s'en jouer. Les (presque) 2h de cet American Pie 4 passent tout seul et permettent de passer un agréable moment. Ceux d'entre vous qui avaient apprécié la bobine de 99 devraient y jeter un oeil. :o)

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Nouveau Départ

Nouveau Départ, c'est l'histoire d'un noyau familial formé par Benjamin Mee [Matt Damon] et ses enfants, Rosie et Dylan. Leur vie a dû se réorganiser depuis la disparition de la mère, et si le père s'en tire avec les honneurs, des signaux en provenance de son fils lui laissent toutefois entendre qu'il faudrait probablement repartir sur de nouvelles bases. Benjamin part alors en quête d'un nouveau foyer et finit par se retrouver propriétaire d'un petit zoo sur le déclin, ce qui fait la joie de sa cadette -littéralement craquante avec sa bouille et ses expressions-.

L'histoire est très simple, et elle aurait probablement pu être étoffée, mais le film fonctionne en l'état. J'ai trouvé qu'il s'en dégageait quelque chose de profondément humain [les interprètes jouent tous au poil], une sincérité émouvante et je dois reconnaître que j'ai parfois eu la gorge un peu serrée. Cela dure 2h mais n'en paraît pas tant, le rythme ne faiblit pas et l'humour brille par touches. A posteriori j'ai appris que le réalisateur se trouvait être celui de mon film "coup de coeur" Rencontres à Elizabethtown, ceci explique peut-être cela. Bref, un sympathique moment que l'on ne soupçonnerait pas nécessairement derrière l'affiche.

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