Sunday, November 24, 2013

Evasion

Voir sur la même affiche les noms de Sly et Schwarzy me fera toujours frissonner de plaisir, en bon enfant des eighties / nineties que je suis, mais il serait tout de même sympathique que les deux gus ne fassent pas tout et n'importe quoi sous couvert d'un nouvel état de grâce post-Expendables.

Le titre de cette présente bobine résume à lui seul le pitch extrêmement simple, la bobine fleurant a priori la potentielle série B burnée. A posteriori, le film mange un peu à tous les râteliers, donnant plus l'impression de vouloir aligner les saynètes à punchline que de s'embêter à garnir son ossature. Evasion renvoie évidemment à l'excellent Haute Sécurité, sans toutefois soutenir la comparaison, avec un léger côté Fortress, et je ne suis pas certain de savoir lequel fait dans ce dernier cas le plus d'ombre à l'autre...


[© Concorde Filmverleih GmbH]

Ce bon vieux Schwarzy m'est apparu encore plus fantôme que dans ce Dernier Rempart de début d'année, ultra monolithique, non moins rouillé, et la question que je me posais au sujet des huit films prévisionnels figurant alors dans sa filmo me semble avoir ici un début de réponse...

'Fin bref, ca se laisse regarder comme une petite pochade, sans trop de conséquences, hormis éventuellement de vous faire regretter d'avoir payer un plein tarif si jamais cela a été le cas. Next.

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Saturday, November 23, 2013

TWIY - S11

Hier, au 22/11/2013, ce lieu a fêté sa dixième bougie. Oui, 10 ans, une décennie d'existence, ce qui dans ce concept relativement fumeux de blogosphère tient un peu de l'exploit.


J'avais pensé me livrer à un petit exercice de visée dans le rétroviseur, mais en parcourant celui que j'avais réalisé à fin 2010, je me dis que je n'aurais pas grand chose à ajouter, si ce n'est qu'après un si long chemin je n'entends pas m'arrêter. Le lieu va donc tout simplement poursuivre sa petite existence tranquille, essentiellement comme pense-bête de mes visionnages ciné / lectures en tous genres, en direction de son vingtième anniversaire ! :o)

Monday, November 18, 2013

Cartel

Prenez un excellent réalisateur [Ridley Scott], mettez une belle plume à l'écriture [Cormac McCarthy], ajoutez une belle brochette d'acteurs [Michael Fassbender, Pénélope Cruz, Cameron Diaz, Javier Bardem, Brad Pitt], mélangez le tout et obtenez... Une bien belle déception !

Ce Cartel manque ainsi singulièrement de peps, il ne parvient absolument pas à nous faire ressentir les enjeux pourtant loin d'êtres anodins, bref l'ensemble ne dégage aucune passion. Le constat est assez cinglant, plutôt triste, et ne fait que me conforter dans mon sentiment à l'égard de l'industrie hollywoodienne... Un beau gâchis en somme... :-/

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Sunday, November 10, 2013

Hellraiser - Clive Barker

Hellraiser est avant tout pour moi ce film découvert alors que j'étais ado, en pleine frénésie de défrichage du cinéma fantastique / horreur 80's [période bénie s'il en est pour ce double genre]. Je garde de cette bobine un souvenir singulier, celui d'une série B que je n'imagine pas nécessairement avoir très bien vieillie dirons-nous. Quoi qu'il en soit, je m'étais toujours dit que je devrais un jour lire le bouquin qui en est à l'origine, et c'est à présent chose faite.

Hellraiser s'articule autour de l'idée de recherche du plaisir ultime, celle-ci impliquant de percer le secret d'une mystérieuse boîte dite de Lemarchand. Un certain Frank y parvient, ouvrant ainsi la porte d'une autre dimension, et devenant le jouet de ces Cénobites à la compréhension toute relative du plaisir, plutôt sadique extrême.

L'homme reste prisonnier de ses nouveaux Maîtres, tandis que son frère Rory emménage avec sa jeune épouse Julia dans la maison qui l'a vu résoudre l'énigme. Une séance de bricolage, une goutte de sang du nouvel époux, et paf Frank reprend partiellement pied dans notre réalité, avec une soif de sang qu'il tentera d'épancher par la grâce de cette Julia qui le convoitait...

Sur ce pitch relativement simple, je m'attendais à un texte percutant, à même de générer la tension fantastique requise à l'égard de ces personnages trans-dimensionnels que sont les Serviteurs de l'Ordre de l'Entaille, mais le texte échoue sur ce point. Je l'ai en effet trouvé assez plat, avec un petit côté cheap, ou roman de gare dirons-nous. Je me demande si je n'avais pas mis la barre un peu trop haut, si à force d'avoir digéré / réi-maginé ce film vu il y a bien longtemps je ne m'étais forgé une idée un peu trop personnelle de ce que devait être le texte... Je dirais néanmoins qu'il me semble en l'état assez mineur, et qu'il gagnerait probablement à être livré conjointement à une autre production de son auteur.

Saturday, November 9, 2013

Inside Llewyn Davis

Llewyn Davis est un loser, un énergumène qui tente de percer dans un domaine où les Elus ne sont point légions. Dans sa galère volontaire, il vit au crochet de ses amis, ou plutôt devrais-je dire de ses connaissances, il profite de leur générosité, peinant à dégoter des scènes où déverser sa folk.

La mise en image d'une semaine de sa vie ne m'a pas exactement semblé d'un intérêt mirifique, surtout en regard de ces autres bobines fortement imprégnées de musique et que j'ai adorées, Alabama Monroe, Crazy Heart, ou même Once tiens. Si cet Inside Llewyn Davis se laisse regarder, il n'appellera pas une révision dirons-nous...

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Sunday, November 3, 2013

Thor - Le Monde des Ténèbres

Plutôt satisfait du premier volet consacré au héros nordique, Thor, en dépit de sa structure assez balistique, il était logique que je me laisse tenter par cette suite... Qui m'a énormément plu !

Depuis la magnifique séquence d'intro jusqu'à la confrontation finale attendue, la bobine déroule un divertissement rythmé qui oppose la puissante armée d'Asgard à des Elfes Noirs ne désirant rien de moins que détruire l'Univers. Cette race que l'on pensait éteinte a constitué une excellente surprise tant ses membres se sont révélés badass comme il faut, leur leader me renvoyant à ce bon vieux Scorpius de Farscape.


[© Walt Disney]

Si la Terre constitue un enjeu central, l'action ne s'y focalise point, ce qui a le mérite de faciliter le dépaysement. Les personnages humains voient leurs rôles réduits mais néanmoins correctement exploités, essentiellement pour des facteurs comiques, hormis la (toujours) craquante Natalie Portman.

En regardant la fiche Allociné de ce réalisateur dont le nom ne me disait rien, Alan Taylor, j'ai noté qu'il venait de l'univers des séries télévisées [et pas des moindres]. Devant la qualité de cette réalisation, je me dis que l'on devrait vraiment sur grand écran favoriser les talents de cet univers, afin de renouveler un système qui s'encroûte et manque globalement de passion... Mais ceci est un autre débat.

Pour en revenir à ce Thor - Le Monde des Ténèbres, je conclurai simplement en disant qu'il serait fort dommage de ne pas en profiter ! :o)

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Blood Ties

Parti voir Snowpiercer, je me suis hier comme un bleu retrouvé devant un frustrant "complet"... Faisant contre mauvaise fortune potentiel bon coeur, j'ai opté pour la prochaine séance, celle de Blood Ties.

Disons le tout de go, je n'ai pas adhéré à cette bobine de Guillaume Canet. Il y a certes bien un soucis du détail dans la mise en image de ce New York des années 70, mais également quelque chose qui ne fonctionne pas dans la narration, un manque de fluidité et une absence de puissance dans les enjeux. De fait, j'ai pour ainsi dire senti le temps passer, et il m'a fallu faire montre d'abnégation envers mon habitude de ne point quitter la salle avant l'heure pour empêcher mes jambes de me porter au dehors.


[© Mars Distribution]

J'aurais certainement dû me méfier, James Gray cosignant la copie... Je n'avais en effet pas exactement aimé ses Two Lovers et La Nuit Nous Appartient... 'Fin bref, il s'agit donc ici d'une déception, quoique non, vu que je n'avais pas d'attentes particulières, juste d'une leçon qui m'apprendra aux heures de pointe à réserver mon billet. Oueps.

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