Sunday, October 26, 2008

Gazette Ciné du Changement d'Heure

Aller hop, un petit traitement de lot casé dans cette heure de plusse que l'on nous a accordée aujourd'hui... :o)

Blindness

Un pays voit un étrange mal frapper une partie de sa population : les victimes se mettent à voir la vie en blanc, un peu comme si on leur avait lavé la rétine avec de l'Ariel Ultra Blancheur, sorte de cécité inversée. Celles-ci sont rapidement mises en quarantaine par des autorités complètement dépassées par les évènements et se retrouvent livrées à elles-mêmes dans un bâtiment désaffecté, contrainte de se débrouiller pour (sur)vivre sans assistance aucune...

De bonnes idées pour un résultat peut-être un peu brouillon ou bancal par instants, qui souligne que derrière ses dehors civilisés l'homme conserve une nature animale à fleur de peau, ce dont je ne doutais pas un instant.

Dan in Real Life

Un beau jour, Dan rencontre par hasard dans une librairie une charmante jeune femme qui va instantanément faire chavirer son coeur, chose qu'il pensait impossible depuis le décès de sa femme. De retour au chalet parental où il est venu passer quelques jours pour la traditionnelle réunion familiale, il s'apprête à détailler cette rencontre à ses proches quand son frère présente à l'assistance la dite jeune femme qui se trouve être sa fiancée...

J'ai été agréablement surpris par ce film dont je n'attendais initialement pas grand-chose. Le ton est juste, oscillant entre comédie romantique et comédie dramatique, les acteurs sont bons, pas caricaturaux... Ouaip, bonne surprise, même si ça n'est certes pas le film de l'année.

Harcelés

Un jeune couple mixte vient d'emménager sur les hauteurs de Los Angeles, à la limite de quartiers craignos. Leur relation n'est pas du goût de leur voisin, un flic (noir) raciste et aigris, qui va leur en faire voir de toutes les couleurs, les harcelant ostensiblement en abusant de son statut d'homme de loi.

Une ossature intéressante pour ce film dramatique qui aurait pu être bon film s'il avait plus recherché la crédibilité que les effets clinquants. A noter que je me suis un poil senti en décalage avec le reste des spectateurs qui se gaussaient lors de scènes pas vraiment rigolotes... :-?

Married Life

Après des années d'une vie de couple relativement banale, Harry tombe éperdument amoureux d'une jeune femme, Kay, dans les bras de laquelle il trouve une seconde jeunesse. Ne pouvant toutefois se résoudre à voir sa femme malheureuse, il décide de la tuer. Dans le même temps, son meilleur ami, Richard, va jeter son dévolu sur la princesse de ce bon vieil Harry. S'en suivront des enchevêtrements de rêves et de passions...

Married Life traite comme son titre l'indique presque des difficultés liées aux relations à long terme. Le film est intéressant, particulièrement dans son dénouement, mais je n'ai pu m'empêcher de ressentir un petit ennui causé par un certain manque de rythme.

Tonnerre sous les Tropiques

Un jeune réalisateur, Damien Cockburn, entreprend de tourner "le plus grand film de guerre de tous les temps" avec un casting de rêve. Manque de bol, son incompétence doublée de l'impossible gestion des egos surdimensionnés de ses super stars provoque des catastrophes en série qui retardent toujours plus le tournage. De fait, après s'être fait passer un savon par le producteur, Damien va entreprendre d'immerger ses acteurs dans l'enfer de la jungle pour les faire rentrer dans leurs rôles. Manque de bol encore, ceux-ci vont alors se retrouver aux prises avec de véritables trafiquants de drogue...

Un départ sur les chapeaux de roue pour un objet que j'ai trouvé assez poussif par la suite. Pas de gros éclats de rires pour ma part mais j'ai tout de même apprécié la tonalité de franche auto-dérision de la part de Ben Stiller et de sabrage en règle de la machinerie hollywoodienne.

La Vie devant ses Yeux

Diana est une jeune femme qui aurait tout pour être heureuse s'il elle n'était pas accablée par le poids d'un souvenir très lourd à porter. Quinze ans plus tôt en effet, elle était élève dans le lycée de la ville. Un beau jour, l'un de ses camarades de classe est arrivé avec plusieurs armes et s'est mis à tirer sur tout ce qui bougeait. Diana s'en est tirée, mais vraiment de justesse...

L'idée n'est pas mauvaise et le traitement intéressant [on ne saisit tout qu'à la fin, y compris le titre], mais ils ont dû se gourer de bobine et nous refiler la version pré-montage qui n'est qu'un empilement sans rythme de rushes d'essai, ça n'est pas possible autrement !

Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother

Saturday, October 25, 2008

(Almost) Random Thougts

Les amarres larguées de relativement bonne heure, je suis assis dans le bus et commence à souffler en vue de ce week-end qui se profile. Le 20 Minutes du jour en main, je survole ces nouvelles qui n'en sont pas vraiment, toujours les mêmes, la crise, les guerres, les manifs, la violence, les faits divers, bref le monde qui part en vrille pendant que tout le monde se lamente en accusant son voisin d'en être responsable...

Je lève la tête alors que le bus ralentit et j'aperçois un arrêt noir de monde : c'est l'heure de la sortie des classes. Le troupeau de collégiens monte dans le véhicule, les gamins s'entassent dans un calme étonnant alors que d'habitude ils sont bruyants, tiennent des propos inconvenants, sont insupportables. Mais là non. Je les balaye du regard, les catégorise rapidement, les trouve trop ci pas assez ça, pas assez ci trop ça, je pense à ma propre adolescence et ne me reconnais pas en eux. Autres temps, autres moeurs ou bien peut-être le temps a-t-il tout simplement fait son office et je ne me souviens plus exactement, car comme je le lisais récemment, tous les souvenirs sont faux...

Je replonge ma tête dans mon 20 Minutes pour lire les propos que ce bon vieux Johnny a récemment tenu dans VSD :

"De toute façon, je ne peux pas qualifier de fortune l'argent que j'ai. J'ai des maisons, c'est tout."

Ah que quel rigolo ce Johnny, je ne m'en lasse pas un instant ! Il y aurait d'ailleurs presque de quoi écrire des bouquins comme pour le Maître JCVD.

Si cela devait se faire, il y a fort à parier que l'on tenterait de nous refiler l'ouvrage sur support électronique... Je ne sais pas pour vous mais, pour ma part, j'ai du mal à m'imaginer lire un roman sur écran, même au format pocket. J'adore le livre, l'objet livre, j'aime le tenir entre mes mains, le feuilleter, le sentir, l'écouter, il met tous mes sens en éveil hormis le goût, chose qu'aucun eBook ne sera à même de faire sauf à simuler des odeurs, des bruits... Ce qui confinerait tout simplement au ridicule ! Non vraiment, cette histoire de livre électronique, je n'adhère absolument pas.

D'une façon plus générale, plus les nouvelles technologies envahissent notre quotidien, plus j'apprécie les objets d'antan qui ont un charme rustique indéniable, plus j'aime les ambiances retro ou steampunk. Cela est d'ailleurs également valable pour les productions cinématographiques : je préfère de loin les animations d'un Ray Harryhausen à bon nombre d'animations numériques du moment.

Ainsi la nouvelle du retour de "V" sur les écrans ne m'emballe qu'à moitié : j'ai tellement adoré la série des années 80, tant par son ambiance que par son traitement, que je ne m'imagine pas vraiment pouvoir être emballé par une relecture... M'enfin, nous verrons bien comme dirait l'autre, et pour le moment il y a d'autres choses à penser : le changement d'heure demain matin et l'arrivée prochaine d'Halloween, qui je l'espère fera un flop comme cela m'avait semblé être le cas l'année passée !

En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y en a une qui n'aurait pas besoin de se déguiser pour l'occasion...


© 2008 WENN / SIPA

N'est-elle pas absolument flippante cette Amy ?!?

Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980

Friday, October 24, 2008

I am a (multi-)Super-Hero !

Ereinté de chez éreinté, le moral un poil en berne, j'ai voulu regonfler la machine, redonner un brin de peps à mon ego en tentant de déterminer quel Super-Héros pouvait bien sommeiller en moi. Bilan des opérations, je suis un savoureux cocktail de verdure, d'araignée (parfait pour un arachnophobe :-/) et de speedy gonzales ! Reste à me trouver une tenue synthèse de tout ça, mais quelque chose me dit que ça n'est pas gagné d'avance... [Via Sumie]

***********

Mes résultats détaillés :

Tu es Green Lantern : Tête brulée, tu es fort tenace et très imaginatif !




Fond Sonore : Tina Turner, Best Of

Sunday, October 19, 2008

There and Back (Once) Again

Cette nouvelle virée professionnelle au pays de SAR le Prince de Galles aura suffi à m'achever : je viens d'enquiller des nuits de 11h non-stop, ce qui en temps normal ne m'arrive jamais. Du coup, je suis tout dans le coltard, je n'arrive pas à émerger et j'ai l'impression de passer à côté de ce week-end au comatage certes salvateur mais qui manque singulièrement de piquant.

Je traînasse, je gamberge, je fais le point sur ce déplacement, sur les journées off auto-octroyées pour cause de voyage, sur ce sympathique hôtel dans lequel je n'aurais probablement jamais mis les pieds seul, sur ce collègue qui logeait à pétaouchnok en dépit d'une service de réservation centralisé, sur ce pub auquel tous les chemins mènent [Rome peut aller se rhabiller ;)], sur ces délicieuses pints locales qui m'ont permis de mieux connaître mes compagnons de voyages, sur ce séminaire multilingue où anglais, allemand et français se sont entrechoqués, sur cet instant de vide quand mon esprit s'est échappé et s'est demandé ce que je fichais dans la pièce...

Nouveau réveil, mêmes fantasmes, je pense, repense, envisage, optionnise, réfléchis, puis secoue finalement la tête en souriant... Time for a great tune !



"And be a simple kind of man.
Be something you love and understand.
Be a simple kind of man.
Won't you do this for me son,
If you can?

Forget your lust for the rich man's gold
All that you need is in your soul,
And you can do this if you try.
All that I want for you my son,
Is to be satisfied."



Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, The Essential

Sunday, October 12, 2008

Mk5

Après le relaxant instant kawaii, après le stimulant remue-méninges, il est temps de travailler un poil notre conscience spatiale. Pour ce faire, nous allons nous glisser dans la mécanique d'un petit helibot. Ce dernier, tout frais sorti des chaînes de montage, doit confirmer ses talents au travers d'une série d'épreuves à la difficulté croissante.

Son objectif ? Ramasser des petites capsules vertes. Les contraintes ? Ne *rien* toucher [et quand je dis *rien*, c'est *rien*], pas plus les faisceaux laser que les bords de l'espace de jeu ou les différents machins qui évoluent dans la zone... Aller, yapuka ! (via BBB)


Edit - 21h50 : Bon, je suis arrivé au niveau 23, on va dire que c'est suffisant pour aujourd'hui... ^^

Fond Sonore : The Little Willies, The Little Willies

Saturday, October 11, 2008

Bruits de Plateaux

En ces temps de morosité ambiante, il est fort heureusement des nouvelles qui réchauffent le coeur par l'excitation qu'elles suscitent. Eh ben, en v'là deux !

1) Ce cher Ridley Scott a dans l'idée d'adapter ce monument de la SF d'anticipation qu'est Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley ! Bon, oké, le projet ne devrait pas se concrétiser avant quelques années, la phase d'écriture étant à peine entamée, mais je suis certain que cela vaudra le coup d'oeil. [source]

2) Info ou intox, je ne sais point, mais des bruits persistants font en ce moment état de la possible prise de commande d'un Pirate des Caraïbes 4 par Monsieur Tim Burton himself ! On verra bien si cela se confirme, mais cela pourrait dépoter grave comme dirait l'autre. [source]

Aller, je vais trinquer à la santé de ces bonnes perspectives cinématographiques mouah, yeeeee-aaaaaaaaah ! :o)

Fond Sonore : Francis Cabrel, Un Samedi Soir sur la Terre

Le Bourre-Scaphandre

Il y a quelques années, j'avais eu le plaisir de participer sur un forum à un exercice assez exaltant, sorte de cadavre exquis romanesque où les participants construisaient petit à petit une histoire commune. Chacun apportait de temps à autre une pierre à l'édifice via une contribution façonnée avec quelques-arrières pensées, mais sans toutefois jamais savoir comment les autres allaient exploiter les pistes esquissées. Les surprises ont été légions et je dois avouer n'avoir jamais retrouvé en ligne cette sensation de collectif ludique.

Poussé par le désir de renouveler cette expérience, j'ai donc récemment inauguré un petit spin-off, Le Bourre-Scaphandre, que je décris ainsi sur place :

Le Bourre-Scaphandre est une taverne virtuelle dans laquelle cinq imaginaires ont décidé de se rencontrer. Cinq esprits vagabonds, autant d'infinis possibles qui vont s'entremêler dans le but d'accoucher d'un récit commun dont on ne peut à ce jour présager de la teneur.

Le concept ? Un contexte initial délivré par l'instigateur, sorte de pelote de laine que chaque participant déroulera à tour de rôle en lui conférant une teinte particulière. Au final, une étoffe bâtie en continu, patchwork multicolore imprégné de la richesse de ces cinq univers distincts.


So far, 7 épisodes ont été publiés. Si vous voulez faire connaissance avec un jeune ado protégé par un médaillon magique, une mystérieuse bretteuse longiligne aux oreilles pointues, un vieux magicien un poil grincheux et un amnésique versificateur à double hache, c'est par ici que ça se passe ! :o)

=> Accès direct aux premiers épisodes :
Volume 1 - Episode 1
Volume 1 - Episode 2
Volume 1 - Episode 3
Volume 1 - Episode 4
Volume 1 - Episode 5
Volume 1 - Episode 6
Volume 1 - Episode 7


Fond Sonore : Cold War Kids, Robbers & Cowards

Monday, October 6, 2008

A pas Loose ? Ah ?!?

Loose : [louze] Nom féminin. Déformation orthographique du terme "lose", historiquement introduite par des camarades étudiants hautement poissards quand ils se sont regroupés au sein d'une association improbable, le Club Loose.

Lose : [louze] Nom Féminin. Bonne orthographe de lui-même. Potentiel négatif porté par un ou plusieurs êtres humains. Synonymes : malchance, guigne.

Loser : [louzeure] Nom Masculin. Etre humain qui fait montre d'une lo(o)se carabinée persistante.

Illustration historique : Faire un aller simple Marseille / Lyon en train via Montpellier et encore Marseille [l'un des fondateurs du Club Loose sus cité].

Illustration contemporaine : Dîner en compagnie de deux charmantes jeunes femme et ne pouvoir ensuite faire séance commune au cinéma pour cause de salle comble [votre serviteur].

Suite au constat flagrant de lo(o)se dont j'ai fait preuve ce soir-là, je me suis résolu à aller dans le sens du destin et j'ai donc opté pour un film en solo au nom presque prédestiné, Appaloosa.

Appaloosa, petite ville du Nouveau-Mexique. Le patelin est sous la coupe d'un rénégat, Randall Bragg, qui a fait main basse sur des concessions minières. Désemparés, les édiles font appels à deux hommes qui ont la réputation de mettre de l'ordre par où ils passent, Virgil Cole et Everett Hitch. Ces derniers vont immédiatement se mettre au travail, quitte à défourailler sans hésiter sur les premiers enquiquineurs qui les mettront en joue. Mais voilà que débarque une jeune veuve, Allison French, dont le sourire mutin va aller jusqu'à émoustiller le Marshall Cole que l'on croyait inébranlable...

Le Western, pour moi, c'est avant tout Sergio Leone, un côté poussiéreux, tantôt léger, tantôt sombre, mais toujours adulte. Ensuite, c'est John Wayne et tous les films de l'Âge d'Or que je voyais dans La Dernière Séance d'Eddy Mitchell [Qu'il soit béni rien que pour ça !]. Enfin, ce sont des objets inclassables mais néanmoins classieux comme L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford. Face à ces pépites, Appaloosa fait à mon sens bien pâle figure.

Alors ok le duo d'acteurs principaux [Ed Harris / Viggo Mortensen] fonctionne plutôt bien, ok l'acteur-réalisateur s'en tire correctement, ok j'ai souri de temps à autre, mais diable que ce film manque singulièrement de souffle et d'intensité ! La faute en incombe à cette amourette entre Virgil et Allie qui se montre bien trop prépondérante... Aaaaah, ce n'est pas ce bon vieux John qui cèderait à la nonchalance même en étant amené à compter fleurette ! *soupir*

'Fin bref, tout ça pour dire que je n'ai que moyennement goûté cette sauce néo-Western encensée un peu partout. Appaloosa est pour moi un film surestimé, vite vu, vite oublié !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Metallica, Kill 'Em All

Sunday, October 5, 2008

Sunday Music - ZZ Top

En service commandé dans un petit hypermarché qui ne payait pas de mine, j'ai pris sur moi d'engager une reconnaissance dans son rayon cédés, ce qui risquait pas de mettre en péril ma mission. Après un rapide farfouillage en règle, je suis tombé sur quelques petits bijoux très abordables (5 à 9 euros !), dont un Best Of de ZZ Top attendu depuis fort longtemps.

De retour au bercail, j'ai tout naturellement entrepris de vous faire profiter de l'une des petites pépites cachées dans la galette. Mais voilà, le choix n'a pas été facile à faire, et ce n'est qu'après une petite nuit de sommeil qu'il s'est imposé à moi comme une évidence : que choisir sinon La Grange qui ma vu faire un 100% à Guitar Hero III ?!? [Bon, oké, en mode facile, certes, mais quand même ! ;p]

Enjoy !



Nota : Ceux d'entre vous qui ont vu "Retour vers le Futur III" reconnaîtront très certainement les deux barbus du groupe de musique qui officie pendant le bal... ;)

Fond Sonore : ZZ Top, Greatest Hits