Thursday, December 31, 2009

Solomon Kane

Solomon Kane, capitaine sanguinaire qui balaye terres et mers en assouvissant sa soif de destruction. Il suffira toutefois d'un signe (un matin-in-in-iiiin, ah nan, désolé), motivant certes, pour le remettre dans le droit chemin. Ainsi, alors qu'il aborde une mystérieuse forteresse perdue sur une cote d'Afrique du Nord, Solomon se trouve face à un envoyé du Diable (assez classe il faut l'avouer) qui s'en vient chercher l'âme du guerrier corrompue par des années de violences extrêmes. Toutefois, le capitaine parvient à s'enfuir et trouve refuge en un monastère de l'Albion où il s'emploie à emprunter le chemin de la rédemption par un renoncement à toute forme de violence. Mais las, les Forces du Mal ne sont jamais bien loin...

Pas de grande surprise dans cette bobine, un divertissement correct pour les amateurs de Sword & Sorcery. J'ai objectivement apprécié l'ambiance sombre, le côté médiéval violent rempli de gueules cassées, le design des créatures infernales [le collecteur d'âmes du Diable par exemple ou l'espèce de Balrog qui n'aurait pas dépareillé dans la Moria]. J'ai adhéré au thème de l'histoire (je ne connaissais pas spécialement, n'ayant pas lu les bouquins de Robert E. Howard), ce concept d'âme damnée qui cherche la rédemption. Petit bémol toutefois côté scénario, linéaire et facile [le passage de la sorcière ou le coup du frère notamment], qui aurait gagné à être étoffé.

Mébon, mon sentiment reste tout de même plutôt positif, je n'ai pas vu le temps passer. Le conseillerais-je pour autant ? Pas vraiment, à moins que vous ne soyez amateurs du genre. Dans la négative, tentez donc la bande-annonce -que j'ai pour ma part découverte après la séance-, elle dure deux petites minutes et contient absolument tout... :-/

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Fond Sonore : Green Day, American Idiot

Wednesday, December 30, 2009

Passe-Passe

En petit-déjeunant, j'ai entendu un reportage à la radio qui discourait sur la potentialité d'un retour d'une TVA à 19.6% dans la restauration. Si cela devait effectivement se produire au début de la prochaine année, on se demande (ou pas) qui dans l'histoire pourraient être les dindons de la farce...


[© Chimulus => Blog]


Fond Sonore : Alice in Chains, The Essential

Tuesday, December 29, 2009

Entre-Deux

Nowel est arrivé, puis s'en est allé. Période un peu éreintante, aussi bonne que possible en dépit d'une situation difficile. Retour au bercail, un peu à plat, besoin d'une petite perfusion rock, histoire de regonfler les batteries !



Fond Sonore : Green Day, 21 Guns

Tuesday, December 22, 2009

Bas le Masque !

A chaque fois que je vais au cinéma des Halles à la première séance du dimanche matin, je croise une troupe de retraités. En leur sein se trouve le petit père boiteux.

D'un mètre soixante-dix plutôt ventripotent, il se déplace lourdement en s'appuyant sur une canne de bois vernis. Habillé dans un style qui lui est propre, pour ainsi dire un peu dépareillé, il se fond néanmoins dans la faune bigarrée du centre parisien.

De son visage bouffi s'échappe une voix généreuse qui emplit l'espace à la moindre occasion. Il a des avis arrêtés, se chamaille avec ses potes cinquante-soixantenaires, mais il a un je-ne-sais-quoi de sympathique.

Il y a deux jours, je l'ai vu s'installer à quelques places de moi avant la projection d'Avatar. Sa canne est venue embrasser le sol et, dans un élan de générosité, je la lui ai ramassée. L'homme m'a alors lâché un "merci" que j'ai senti quelque peu arraché.

Alors qu'il entassait ses affaires sur un fauteuil, son proche voisin entreprit de le mettre en garde contre ces mômes qui s'amusaient il y a quelques jours à faire les poches des spectateurs, mais il le regarda à peine, ne lui prêtant objectivement qu'une attention minimale. Devant l'évidence du vent qu'il s'était ramassé, ledit voisin remballa sa mise en garde et s'assit sans plus dire un mot.

Quelques instants plus tard, alors que la salle était déjà bien remplie et que les derniers spectateurs s'affairaient en quête de places stratégiques, une dame passa devant moi et s'approcha du vieux bonhomme. Elle lui demanda si elle pouvait s'assoir à côté de lui afin de profiter de la vue dégagée (i.e. aucune tête ne la gênerait a priori durant la séance) et donc s'il pouvait retirer ses affaires qui l'encombraient.

Le bonhomme s'excita alors rapidement, opposant une fin de non recevoir assez virulente. J'observai la scène du coin de l'oeil, avec une attention redoublée lorsqu'il menaça la pauvre dame de se prendre un coup de cette canne qu'il commençait à brandir en l'air... La dame capitula évidemment, visiblement ébranlée par la virulence de la réaction -on le serait à moins- et s'en alla se trouver une place un peu plus loin...

Finalement, pour autant qu'il ait pu me paraître sympathique au premier abord, ce petit père boiteux se révèla ce jour être un vieux con.

Fond Sonore : Pete Yorn & Scarlett Johansson, Break Up

Monday, December 21, 2009

G.O.P.

Ce monde qui est le notre part irrémédiablement en sucette, le constat en est chaque jour un peu plus accablant. Mais c'en est assez, nous ne pouvons plus rester les bras croisés ! Je vous invite donc à rejoindre cette singulière initiative d'un couple d'américains pour ce solstice d'hiver. Le concept est assez simple, ainsi qu'on peut le découvrir sur leur site ouèb :

"L'objectif ? Induire des changements positifs dans le champ d'énergie de la Terre en dédiant consciemment l'énergie orgasmique aux vibrations de Paix.

Comment ? Nos esprits et notre biologie influencent la Matière et les Champs d'Energie Quantique. Par conséquent, en concentrant nos pensées avant, pendant, et après l'orgasme sur la paix et la bonté, la synergie des hautes énergies physiques orgasmiques combinées avec le pouvoir de la visualisation positive pourrait aider à réduire le niveau global de violence, de haine et de peur. L'orgasme est le plus grand afflux instantané possible d'énergies humaines biologiques et spirituelles, c'est un véritable don biologique ! Quelle meilleure façon que de servir vos résolutions pour la Paix ?"

[Source : Global Orgasm for Peace - Traduction : Ze Captain]


J'en vois bien deux trois qui rigolent là-bas au fond, mais perso je dis que dans le doute, ça ne coûte rien d'embrasser cette initiative, sinon un peu de plaisir !

En résumé, ce soir plus que n'importe quand :


© Unknown


Fond Sonore : Pete Yorn & Scarlett Johansson, Break Up

Sunday, December 20, 2009

RIP Mrs Murphy


Brittany Murphy est décédée aujourd'hui à l'âge de 32 ans (sic). Je ne connaissais pas sa carrière en détail, mais je l'avais notamment remarquée dans Pas un Mot et Sin City. RIP bella, la Ville du Péché va se sentir bien orpheline sans toi !

Fond Sonore : Amy MacDonald, This Is The Life

Capitalism : A Love Story

Je suis allé voir ce dernier docu de Michael Moore il y a quelques temps déjà et, alors que son souvenir commence à s'étioler, je me dis que j'aurais dû en parler bien plus tôt... Qu'en dire donc ? Eh bien, Capitalism : A Love Story m'a semblé un peu moins fouillis que les premières bobines du réalisateur. Dans son style à lui, bien qu'un peu moins virulent, Michael Moore dénonce les excès d'un système qui écrase la majorité des individus et qui subsiste néanmoins car tout un chacun s'accroche à la potentialité (illusoire) de faire un jour faire partie des happy few qui se goinfrent.

Ce documentaire m'a en autre permis d'apprendre l'existence de ce projet avorté de Second Bill of Rights (1944), au travers duquel le Président Franklin D. Roosevelt espérait fournir à chacun de ses concitoyens une palette de droits économiques de base, comme par exemple le droit d'avoir un travail décemment rémunéré, de pouvoir s'abriter sous un toit, d'avoir accès à une couverture santé... En somme, une petite synthèse de fondamentaux introduits dans les constitutions de plusieurs pays européens (le documentaire en cite quelques exemples), qui ont souvent été décriés outre-Atlantique jusqu'à la dernière crise.

Le film se conclut sur un titre de Woody Guthrie, dont le choix me semble suffisamment bien à propos pour que je me permette d'en disposer également en guise de conclusion...


[Paroles]


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Fond Sonore : Amy MacDonald, This Is The Life

Saturday, December 19, 2009

Dawn of a New (Commenting) Era

Pour faire suite à mon précédent post, j'ai donc mis en place un nouveau système de commentaires. Il est accessible via le lien habituel, la différence notable de votre point de vue concernant l'absence de fenêtre pop-up. Je n'ai activé aucune restriction d'accès, ce qui signifie que vous n'avez pas à ouvrir un quelconque compte pour pouvoir laisser une empreinte, vous pouvez le faire aussi simplement qu'auparavant.

Les archives Haloscan sont désormais hors ligne. En effet, si j'ai pu les rapatrier chez moi avant que mon compte ne soit fermé, je n'ai techniquement pas moyen de les laisser accessibles. Je verrai bien si une option se dessine à plus ou moins court terme, mais j'en doute.

N'hésitez surtout pas à me faire remonter tout dysfonctionnement que vous pourrez noter ! :o)

Nota : Pour les deux du fond qui sont toujours sous Internet Explorer (sisi ça existe encore), j'ai noté quelques agencements bizarres avec ce navigateur, notamment la colonne de droite qui parfois migre tout en bas de page, mais honnêtement j'ai la flemme d'en chercher la cause racine... Mon conseil ? Passez donc sous Firefox ! ;p

Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryuuzetsuran

Friday, December 18, 2009

Another Way To Comment

Lorsque j'ai commencé à utiliser Blogger en 2003, le service ne proposait alors pas de module de commentaires. J'ai donc en ce temps ouvert un compte chez Haloscan pour profiter de leur système, qui m'a apporté une constante satisfaction.

Il y a un an, Haloscan (fort d'une solide base d'utilisateurs) a été racheté par une start-up, JS-Kit, qui avait annoncé que ce rachat n'allait rien changer, surtout pas d'un point de vue monétisation. Mais voilà, il y a quelques jours, j'ai été notifié de la cessation du service Haloscan...

JS-Kit, sous couvert d'un argumentaire qui donnerait presque la larme à l'oeil, me propose ou bien de souscrire à un nouveau système (payant) ou bien de télécharger mes archives de commentaires et de prendre mes cliques et mes claques, le choix devant être effectif dans un délai de quinze jours. Sympa le cadeau de Nowel...

Après avoir envisagé différentes options, je vais me rabattre sur le système de commentaires de Blogger. L'option devrait être opérationnelle assez rapidement (elle tourne déjà sur un blog de test, à la mise en forme près), et quand elle le sera les commentaires Haloscan seront désactivés, leurs archives étant placées hors ligne.

C'est indéniablement la fin d'une époque...

Fond Sonore : Guyz Nite, Die Hard

Thursday, December 17, 2009

Let It Snow !



Yeeeeeees ! \o/


Fond Sonore : Dean Martin, Let It Snow

Sunday, December 13, 2009

The Road to Munich

Another travel tale by Captain Navarrins.

*** Starting Up ***

La perspective de me lever à 4h du matin ne m'enchantait pas particulièrement, mébon limite d'enregistrement à 6h45 oblige. Le réveil ne s'est finalement révélé d'aucune utilité puisque mon horloge interne avait fait en sorte de me réactiver quinze bonnes minutes avant l'heure fatidique. Chose étonnante, en dépit de la courte nuit, j'avais tout de même le sentiment d'être relativement bien reposé. A croire que j'avais pu effectuer un nombre entier de cycles de sommeil ou que le stress du voyage avait habilement conditionné mes neurones.

*** On the Move ***

Une petite heure plus tard, attrapant le premier tram, puis le premier RER, je n'ai guère été surpris de constater que tous les deux étaient déjà bien chargés. Quelques voyageurs en partance pour Charles de Gaulle, comme moi, mais surtout beaucoup de travailleurs pour qui ces horaires n'ont absolument rien d'exceptionnels. Une partie de la France d'en bas se lève tôt, très tôt, tous les jours, sans broncher. Il est toujours bon de se le rappeler de temps à autre.

*** Disappointed ***

Le trajet jusqu'à la proche banlieue munichoise s'est déroulé sans encombre, sans rien de notable (hormis ce passager qui ne s'est pas présenté à l'embarquement et dont les bagages ont donc dû être débarqués de l'avion, grumpf), et je me suis assez rapidement trouvé rendu sur mon point de chute. La journée qui a suivi a pour le moins été mitigée d'un point de vue professionnel (problème d'organisation chez mes visités) et le soir venu c'est avec grand soulagement que j'ai pris le chemin de l'hôtel tout proche.

La bâtisse était éminemment avenante, petit look sympathique d'établissement bavarois. Dès que mon pied en a eu franchi le seuil, j'ai senti la douce chaleur du lieu, conviviale atmosphère, mais à la mine circonspecte du gérant lorsque j'ai annoncé mon nom, j'ai compris que je n'allais malheureusement pas en profiter...

En dépit de la confirmation qu'il m'avait transmise, mon organisme de booking n'avait en fait pas procédé à la réservation... Ahah... Mon imagination galopante m'a alors rapidement entraperçu tentant de me réchauffer sous un pont contre un feu de fortune tout en maudissant quelques personnes bien ciblées, mais mon (could have been) hôte a dans sa grande bonté entrepris de me sauver la mise en me dégotant une chambre dans un hôtel situé quelques kilomètres plus loin.

*** Relieved ***

La distance avalée comme par magie de mon pas alerte en dépit de la froidure munichoise de saison, j'ai été accueilli par une charmante autochtone. La jeune femme m'a conduit sans attendre dans ma chambre, qui s'est révélée petit appartement à la surface au sol au moins aussi grande que celle de mon cagibi panamien. A peine installé, j'ai toutefois repris le chemin du précédent hôtel devant lequel j'avais rendez-vous avec mon fournisseur gallois (oui oui j'européanise à fond les ballons).

Nous avons fort heureusement pu trouver une table dans ce restaurant bondé qui m'avait été chaudement recommandé par des collègues. La carte était effectivement fort alléchante, mais pour ma part j'avais oublié que les portions risquaient d'être plus pourvues que leurs homologues franchouillardes... C'est ainsi qu'en entrée je pensais me retrouver avec un petit bol de soupe aux champignons mais qu'au final j'ai hérité d'une gigantesque assiette creuse, généreusement remplie d'un potage aux généreux morceaux de légumes. Si le plat était délicieux, il m'a presque rassasié et de fait, quand l'appétissant ragout de gibier s'est glissé devant moi, j'ai eu peur de ne pouvoir en venir à bout... Mais fort heureusement, quelques pints d'un agréable breuvage sombre et pétillant sont venues m'aider en cette tâche !

L'estomac bien calé, raisonnablement privé de sucrerie, j'ai ensuite repris le chemin de cet hôtel de secours du bout du patelin, profitant d'une bonne marche digestive avant de m'effondrer enfin sur mon lit.

*** Epilogue ***

La journée du lendemain a eu le bon goût de passer à la vitesse de l'éclair, sans grand fait marquant, ce qui n'est peut-être pas plus mal car le nombre de lecteurs qui arrivent au bout d'un article étant inversement proportionnel à sa longueur, il ne doit déjà plus rester grand monde... ^o^

Fond Sonore : Fall Out Boys, Believers Never Die (Greatest Hits)

Friday, December 4, 2009

In the Loop

A une époque où l'information circule à vitesse méga grand V et où les médias sont plus rapaces que jamais, une malheureuse déclaration peut avoir des répercussions hors de tout contrôle, un peu comme quand le fameux papillon qui éternue au Brésil engendre une mini-tornade à Coudekerque-Branche. C'est sur cette idée que se base In the Loop.

A partir d'une maladroite échappée verbale du Secrétaire d'Etat Britannique au Développement International, la bobine propose une vision assez acerbe des arcanes du pouvoir. On assiste à un véritable festival de réparties mordantes et, si l'on rentre dans le film, on ne peut en ressortir que ravi.

Ceci étant, je pense qu'il faudra que je revoie cette bobine, histoire de saisir un peu plus de ces innombrables subtilités linguistiques qui figurent dans la VO.

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Fond Sonore : L'Arc-en-Ciel, Ark

Thursday, December 3, 2009

Bienvenue à Zombieland

A l'heure où les majors se sont appropriées le cinéma d'horreur pour le vider de sa substance et délivrer des oeuvres tout public, l'annonce de ce projet Zombieland m'a tout d'abord laissé de marbre. Puis, ma curiosité titillée par des échos plus que favorables aperçus deci delà a entrepris de me convaincre que je ne pouvais décemment passer à côté, ce qui m'a conduit en salle il y a quelques jours... Et le verdict est sans appel : j'ai trouvé cette bobine absolument jouissive !

Cette comédie a plusieurs atouts qui contribuent à son charme, mais dans l'univers de l'académisme consensuel il convient de saluer la réalisation ludique mise en oeuvre par le réalisateur Ruben Fleischer. Qui plus est, le petit père nous a livré une bobine d'1h20, il n'a pas cherché à tirer sur la corde, ce qui est tout à son honneur ! De leurs côtés, les acteurs sont également excellents, Woody Harrelson & Jesse Eisenberg en tête, sans même mentionner ce bon vieux Bill qui fait une courte -mais remarquable- apparition.

Bref, Bienvenue à Zombieland a tout pour moi d'une agréable récréation horrifique à la mécanique parfaitement huilée. Ce petit plaisir simple m'a bien fait triper, et j'en redemande ! :o)

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Fond Sonore : Natalie Imbruglia, Counting Down The Days

Wednesday, December 2, 2009

Donnez, Donnez, Do-do-onneeeez !

Hier soir, en rentrant du boulot, j'ai trouvé une affichette collée dans le hall de mon immeuble indiquant : "votre facteur viendra vous présenter ses voeux le mercredi 02/12 de 19h à 21h". Ahah, me "présenter ses voeux", sans décxnner...

Quand je suis arrivé sur Paname il y a quelques années, je me suis immanquablement posé la question de savoir si oui ou non je devais "donner" au facteur. J'ai un peu réfléchi au sujet et, lorsque la période de fin d'année est arrivée, j'ai finalement préparé ma monnaie en attendant le jour fatidique.

L'instant venu, j'ai ouvert à l'homme que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Logique me direz-vous, j'habite une grande ville, j'ai des horaires étendus, je ne croise que rarement mes voisins, jamais mon facteur. Le type m'a alors sans introduction préalable tendu une pile de calendriers que j'ai saisie pour faire mon choix.

Ce faisant, j'ai essayé de lancer la conversation, mais nul écho n'a répondu à mes tentatives. Je me suis donc résigné à couper court en jetant mon dévolu sur un calendrier qui me paraissait moins pire que les autres. L'homme m'a alors tendu la main, j'y ai glissé l'équivalent de six ou sept euros, il m'a gratifié d'un petit merci en refermant prestement ses doigts et, à peine avais-je commencé à esquisser un salut qu'il avait déjà tourné les talons...

Cette expérience m'a comme qui dirait laissé pour le moins circonspect, et depuis lors mon facteur peut "se brosser" comme on dit...

Fond Sonore : New Yord Dolls, One Day It Will Please Us To Remember Even This