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Sunday, October 7, 2012

MdA 2012 - 1 Evening - 5 Pics

Petite sortie au Mondial de l'Auto en charmante escorte jeudi dernier, une foule raisonnable, bien plus qu'il y a deux ans. J'aime bien me promener dans ce salon, même si je ne suis pas motorisé, notamment pour me rincer l'oeil sur les voitures d'exception. Petite mosaïque synthétique là-encore, agrémentée de quelques commentaires.



Dans l'ordre z-esque habituel :
  1. Honda avait installé un petit stand retro 70's pour sa Civic, et j'ai évidemment apprécié la chose. Je ne saurais trop dire pourquoi mais je garde une certaine nostalgie du design de cette époque que je n'ai pas vraiment vécue.
  2. J'ai toujours été fan des modèles sportifs de chez Renault, depuis l'époque Williams. J'avais d'ailleurs eu l'occasion de tester (en tant que passager) une Clio Williams et l'accélération sur la bretelle d'autoroute m'avait bien fait triper. Cette version RS me reste sympathique même si de profil elle perd son individualité tant on dirait sur l'arrière une petite Mégane. D'ailleurs, quand on y regarde bien, les modèles citadins "grand public" de série donnent tous l'impression de se pomper les uns les autres... Cette consanguinité voituresque m'attriste un peu... Osez donc messieurs les designers, osez !
  3. Le stand Austin m'a bien diverti, j'aime assez ces voitures sportives citadines, même s'il faut reconnaître qu'avec les nécessaires options de customisation qui salent objectivement la note il s'agit là plutôt d'un jouet bobo qu'autre chose.
  4. Côté voiture inabordable pour le péquin lambda, la Ferrari California se pose bien, mais je la trouve juste magnifique, sobre et élégante.
  5. Et tant qu'à rêver, autant sortir la carte de Mac Laren P1, objet sportivement agressif que je testerais bien sur piste ! \o/

Saturday, October 6, 2012

Château de Versailles 08/2012 - 1 Day / 6 Pics

Au milieu du mois d'août dernier, quelque temps après mon escapade du côté de Fontainebleau, je me suis projeté dans l'univers doré de feu Louis Croix Bâton Vé. Petite mosaïque synthétique donc, comme il se doit.


[© Ze Captain]


Quelques commentaires dans l'ordre z-esque habituel :
  1. En l'honneur de son Roy éponyme, l'astre solaire avait décidé de briller de milles feux ce jour, mettant agréablement en valeur la pierre restaurée.
  2. A l'accueil, avant même ce grand portail doré, Sa Majesté Lui-Même nous accueillait, fier cavalier au port altier, sur son fidèle (ou pas) destrier. N'empêche, il a là la classe !
  3. Deci delà, quelques statues émaillaient le parcours, telle celle de Nicolas Catinat de la Fauconnerie, Maréchal de notre Belle France. Je dois avouer être assez amateur de cet art en volume, et j'aurais bien emporté l'une des pièces en question pour ornementer un coin de ma tanière. Oueps.
  4. Je pensais initialement que le style intérieur de l'ancien Pavillon de Chasse devenu Palais gigantesque allait manquer de me passionner, mais je me suis en fait trouvé littéralement subjugué par la qualité de ces fresques ornant salles et couloirs en continu. Seul élément frustrant, ne pas avoir toutes les clés pour les décoder, même si le guide audio en fournissait tout de même quelques-unes.
  5. Parmi les peintures exposées dans le lieu, j'ai eu un réel coup de coeur pour celle-ci, au nom qui m'échappe, magnifique mise en abîme comme je les aime, peintre peint peignant un portrait sur base d'une oeuvre déjà réalisée. Magnifique. J'aime, que dis-je j'aime, j'adooooore ! Tiens d'ailleurs, Arsène, si tu passes par là... ^^
  6. Last but not least, les jardins, immenses, très agréables en cet après-midi ensoleillé, très agréable conclusion agrémentée de délicieux sorbets à cette sympathique journée ! :o)

Thursday, August 23, 2012

Fontainebleau 07/2012 - 1 Day / 5 Pics

A la fin du mois de juillet dernier j'ai fait une petite escapade en forêt de Fontainebleau, histoire de procéder à un salutaire aérage de début de congés. L'appareil photo était évidemment de la partie, voici donc une synthétique mosaïque.


[© Ze Captain]


Quelques commentaires dans l'ordre z-esque habituel :
  1. La première chose qui m'a marqué en arrivant sur le site a été le sol sablonneux, très fin. Je m'attendais à l'habituel tapis de feuilles, et son absence m'a laissé perplexe.
  2. La seconde a été la présence de ce sol rocailleux qui le disputait au sable, ce qui induisait des paysages étonnants.
  3. Au détour d'un sentier, un chemin ascendant est apparu entre deux rochers et je n'ai su résister à l'invitation.
  4. Je me suis alors retrouvé à monter, à me faufiler entre des rochers, sous d'autres, bref à crapahuter gaiement, et cela m'a fait redescendre en enfance ! \o/
  5. Au final, au bout du parcours ascensionnel, cet imposant bloc que j'ai baptisé le Rocher Tronche, puisqu'il m'évoque une sorte de visage ramassé à la Popeye. Rien que pour lui, l'escapade valait le détour ! :o)

Wednesday, May 30, 2012

Ontario 2012 - 4 Days / 6 Pics

A la fin du mois d'avril dernier, j'ai été amené à faire pour le boulot un saut de puce en Ontario. Oui, un "saut de puce", c'est à dire : un jour de voyage aller, deux jours sur place, un jour de voyage retour. Autant dire que l'option touristique a été réduite à la portion extrêmement congrue et qu'au retour j'étais complètement déphasé, mais j'ai tout de même pu prendre quelques tofos, ce qui m'a permis de bricoler une modeste mosaïque.


[© Ze Captain]


Quelques commentaires dans l'ordre z-esque :
  1. Ce voyage m'a permis de tester la classe Affaire en avion, et je dois dire que j'ai beaucoup apprécié. A côté du personnel prévenant & des attentions diverses, le plus notable est probablement de pouvoir incliner son fauteuil proche de l'horizontale. Cela permet d'arriver à destination (relativement) frais et dispo, bien plus que lorsque j'avais effectué un vol transatlantique similaire dans la bétaillère (i.e. la classe Eco).
  2. A peine arrivé sur le sol canadien il a fallu en voiture tracer 200 bornes vers le nord sur des autoroutes et des nationales rectilignes, bordées alternativement de forêts et de champs, ce qui donnait l'impression de toujours plus s'enfoncer dans des contrées isolées. Ce sentiment était ma foi fort plaisant, en dépit de la grisaille qui se faisait de plus en plus insistante.
  3. Surprise surprise, pas de Marcel Béliveau au premier matin, mais de la neige tout partout ! O_o
  4. Re-surprise surprise au second matin, un soleil absolument radieux avec pas une seule once de neige ! O_o 3 jours, 3 climats ! ^o^
  5. La clémence nouvelle du temps a été l'occasion de faire un tour en bateau sur la Georgian Bay, ce qui objectivement a constitué le point d'orgue de cette brève escapade canadienne. Le trajet aller en plein soleil, le diner dans une petite anse en compagnie des cerfs et autres castors au crépuscule, le trajet retour à la nuit tombée, tout a concouru à me transposer un instant hors du temps et à me laisser méditer sur la vie, l'univers et tout le reste.
  6. Le dernier jour, une audacieuse échappée au sud de Toronto en quête des légendaires Chutes n'a été qu'un demi-succès (ou un semi-échec c'est selon), puisque je n'ai pu apercevoir les Niagara Falls que depuis la voiture en roulant au pas... Mais il faut dire que le timing n'a guère été aidé par cette étonnante absence de signalétique pour se diriger sur le site depuis Toronto... :-/

Voilà pour ce bref aperçu de ce non moins bref séjour. Pour terminer, j'ajouterais que lors de la virée en bateau j'ai eu le plaisir de prendre les commandes et que j'en ai éprouvé un sentiment de liberté tout bonnement unique. Un collègue a d'ailleurs immortalisé l'instant, mais il s'est malencontreusement fait happer par un orage spatio-temporel qui l'a éjecté dans le passé. De fait, la photo a mis une bonne centaine d'années pour me parvenir, vous voudrez donc bien excuser son aspect vieillot.


[© Ze Captain]

Friday, May 11, 2012

Coup de Flip

Je sors tout juste de la projection de Miss Bala, la tête encore plongée dans le quotidien dangereux de la ville de Tijuana. Je pense au destin de Laura, à cet épisode qui la marquera à l'évidence à jamais, je me dis notre vie est quand même bien douce quoi qu'on en dise, et je débouche sur la Place.

Mon radar de survie citadin étant actif, je repère du coin de l'oeil un individu au comportement singulier. L'homme invective à demi-mot les passants, il en bouscule quelques-uns, en agrippe d'autres qui se dégagent. Il porte un jean flottant, un blouson noir apparenté bombers et traîne la patte droite. Son air mauvais achève de lui conférer une allure patibulaire (mais presque), assez ridicule à vrai dire. J'en dégaine donc une moue légèrement moqueuse à son encontre.

Le type braque alors ses yeux de dément (si si) vindicatif sur moi et fuse en ma direction de sa démarche cahotante. Son doigt pointé me laisse entendre que ses lèvres décochent une rafale de toi saccadée. Je continue à marcher de mon pas tranquille mais le gus se rapproche, assez vite vu sa mobilité toute relative.

Arrivé à quelques mètres de distances, il saisit une palette de sa main droite, pivote sur son torse en vue de me l'expédier. Le poids de l'objet oppose néanmoins une résistance loin d'être anodine, et le type change de dessein : il reprend sa course à ma suite, et plonge la main dans son dos, sous son blouson.

A cet instant précis, les voyants passent au rouge dans mon esprit, l'alerte en DEFCON 1, les hypothèses se déroulent en une fraction de seconde :
  1. S'il s'agit d'une posture de course, je le distance. Ok, je gère.
  2. Si le type sors une lame ou un taser, je le distance rapidement. Ok, je gère.
  3. Si le type dégaine une arme à feu... Reste à parier sur son inaptitude au tir et sur la chance... Nok, risque élevé.
Ni une ni deux, j'effectue un démarrage en flèche à faire pâlir le cheval cabré, et je m'enfourne dans la bouche de métro toute proche.

Ce qui semblait sur l'instant une bonne idée me séduit d'un coup un peu moins, la dite station ne possédant pas une foultitude de sorties. Je me tourne donc vers l'escalier, je vois un pied, un deuxième, hésitant, j'entends des grommellements, puis l'abandon se manifeste. Je m'avance prudemment, je vérifie que l'espace est dégagé, point d'embuscade, je rejoins l'air frais.

L'homme a repris sa route, le pas toujours cahotant, invectivant, bousculant, agrippant les passants...

Saturday, August 27, 2011

Duel

Vendredi soir - 23h00 - La Tanière

Lumière tamisée, musique tranquille dans les oreilles, je farfouille sur la toile à la recherche d'une vidéo. Firefox se fige soudain, le pécé mouline. Un petit plantage pensè-je [*] avant de m'étonner de la disparition de la barre de lancement rapide. Je réduis tant bien que mal mes fenêtres, pour constater que mon bureau n'est plus que néant... Un petit tour dans le menu démarrer m'inquiète encore un peu plus, tous les dossiers brillant également par le vide...

Je redémarre, pas d'amélioration, le pécé mouline toujours autant, je fronce les sourcils. Soudain, un message d'alerte m'indiquant un problème de clusters endommagés, puis une utilisation anormale de la mémoire... Je reboote... Même état, mêmes messages...

Petit tour par l'explorateur Windows étonnamment accessible via le menu Démarrer, un disque plein mais avec un contenu intégralement invisible... Lancement d'une application internet, connexion sans aucun souci... Ahin... Une lumière commence à éclairer les tréfonds de mon magma neuronal... Et si... Hmmm, creusons...

Retour des messages d'alerte, suivis par le réveil du résident de Spybot : un machin inconnu tente de trifouiller les bases de registres, je refuse, un bidule tente de se connecter à internet mais ZoneAlarm l'intercepte et je refuse également de le laisser faire, une icône pour un logiciel de réparation de Windows apparaît à côté du menu démarrer... La lumière redouble d'intensité, raaaaaaah les empaffés !

Je lance Malewarebytes, des éléments indésirables sont détectés mais il me faut attendre la fin du scan... Reboot intempestif... Naaaaaaan, mes mains frémissent d'impatience sur le clavier tandis que Windows se relance, oh pxtxxn je vais te nxquxr marmonnè-je et, dès la session ouverte, le sprint démarre : explorateur, Malewarebytes, scan... Résultat : 9 entrées nouvelles, extermination sans ménagement ! Quelques icônes reviennent sur le bureau, je commence à frétiller de soulagement... Et reboot...

Bureau incomplet, mais je suis en bonne voie ! Lancement de Spybot, scan, 3 entrées, paf, éradication, ahaaaaaah ! Reboot...

Bureau toujours incomplet, connexion à internet, téléchargement de RogueKiller, exécution méthodique des différentes options, une à une... Dans la fenêtre de l'utilitaire les réparations s'opèrent, je deviens quasi euphorique, j'en aurais presque envie de danser la carioca... Traitement terminé, le bureau est là, en bxrdel certes, mais bel et bien là !

Reboot...

Connexion à internet, mise à jour de Malwarebytes & scan, RAS, mise à jour de Spybot & scan, RAS... Yeeeeeees, gotcha motherf*cker ! \o/

************

Samedi Matin - 10h00 - La Tanière

Ceux qui ont déjà eu affaire à ce genre de tracas comprendront aisément le désarroi qui fut mien dans un premier temps et l'état jubilatoire qui a suivi quand la peste se vit éradiquée...

En gros, que s'est-il passé ? Un malware logé sur un site web anodin a pu pénétrer sur mon pécé a priori via l'exploitation d'une faille d'un plugin de mon navigateur. Une fois dans la place, un trojan a déployé un programme qui a foutu la gouache pour simuler des problèmes et m'orienter vers un pseudo logiciel de réparation.

Quand ce type de problème survient, il ne faut surtout pas céder à la panique (Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens...), bien détourer les symptômes pour attaquer la cause racine, et s'appuyer sur quelques outils ciblés anti-malwares efficaces et gratuits [Spybot S&D : protection en temps réel + scan réguliers // Malewarebytes : scan réguliers] secondant un Firewall [ZoneAlarm] et un AntiVirus [<= Pas nécessairement ma protection forte -j'en ai un bon mais pas à jour :-] -, la menace se situant plutôt pour moi au niveau des éléments protégés par les trois précédents logiciels, mébon je vais renforcer ce point.]. Quant à RogueKiller, il s'agit d'un utilitaire de réparation de dommages causés par des malwares particuliers, les rogues donc, il se range plus du côté de la chirurgie réparatrice que des forces de l'ordre.

En conclusion, les indicateurs semblent au vert ce matin, mais je reste prudent... What's next ? Des scans réguliers dans les jours à venir, une optimisation de mes sauvegardes, et probablement un examen plus intéressé de l'option smartphone, histoire de pouvoir surfer sur les forums à la recherche d'idée en cas d'infection me privant d'internet...

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[*] => Je reprends à mon compte cette déviation grammaticale vu qu'elle semble devenir communément admise dans le monde de l'édition...

Tuesday, April 12, 2011

Friendly Sunday


[© Ze Captain]

Dans l'ordre z-esque :
  • Une assiette méridionale qui s'accordait fort bien avec le soleil du jour,

  • Une affiche magnifique d'un film mythique shootée pendant l'expo Science et Fiction à la Cité des Sciences,

  • Un crâne d'une bestiole en "machinsaure" aperçue dans le documentaire Océanosaures 3D à la Géode,

  • Last but (absolutely) not least, le combo magique du dimanche matin, Cappuccino & Gâto Choco ! \o/

Saturday, February 26, 2011

Echange

Planté près de l'arrêt depuis quelques minutes, je tourne la tête pour guetter l'arrivée du bus. Mon regard intercepte au loin une silhouette pataude qui se déplace en ma direction. A mesure qu'elle se rapproche, les détails de son apparence se font plus nets.

L'imperméable beige crasseux renferme un petit bonhomme ventripotent dont la tête se trouve protégée par un chapeau bien enfoncé. Le manteau laisse apparaître un pull col V à l'évidence détendu par l'usage et un pantalon en toile légère que l'on devine trop grand pour les fines gambettes du propriétaire. La silhouette avance cahin-caha et s'en vient se poster à côté de moi.

Les bras se délestent du cabas en toile chargé de courses et le type lance de sa voix rauque une phrase sur le temps qu'il fait. Je me demande s'il s'adresse à quelqu'un en particulier, mais les autres quidams ne daignent même pas dévier leur regard en sa direction. Le type réitère son assertion et cette fois je lui réponds. Nous échangeons quelques banalités sur les saisons, la neige, la pluie, les chutes, il me jette parfois un regard complice de ses yeux jaunis et injectés de sang, agitant son mégot de cigarette en l'air à la manière d'un Columbo.

Le bus approchant, je lui souhaite bonne journée, ce qu'il me retourne d'un grand sourire que l'on devine sans malice. Je monte et une fois installé à l'arrière je balaye le véhicule du regard : le type est également du voyage et a entamé la discussion avec un autre gus. Je pense alors que vivre tous ensemble, finalement, c'est aussi simple que ça. Et je souris.

Fond Sonore : Sick Puppies, Dressed Up as Life [Extrait : All the Same]

Sunday, February 6, 2011

Something Strange

En ce début de soirée, dans le tram, les gens sont (très) tendus. Peut-être à cause de ces quelques rames passées sans voyageurs, pour régulation. Peut-être. Ou pas. Les gens sont tendus, se bousculent, s'invectivent, à deux doigts de la confrontation physique. Je m'extirpe néanmoins du lieu sans dommages.

There's something strange in the air tonight.

Quelques heures plus tard, je sors du ciné. Minuit passé, l'air est frais, mais pas froid, presque doux. Je file dans la première bouche de métro. Au loin, une bande, ados et jeunes adultes, je stoppe en milieu de quai, distance de sécurité. En face, un gamin colle un groupe de trois, l'homme de se retourne, le gamin file, l'homme le suit du regard. Mains dans les poches de jean pouces sortis, air de p'tite frappe, le pré-ado marche jusqu'au bout du quai puis s'en revient pas trop loin. La rame approchant, il rejoint le trio, qui évite de monter dans la même voiture à la faveur d'une habile manoeuvre de dernière seconde.

There's something strange in the air tonight.

Je descends de ma voiture, j'accélère, la bande est éparpillée dans le couloir. Nonchalants, ils occupent l'espace, je ralentis le pas. Grands, petits, maigres, gros, baggys, jeans taille basse, sweats, blousons en cuir, canettes de jus d'orange, bouteilles de bière, cigarettes et pétards. Petit escalier, portes automatiques, mini escalier, puis voie descendante. La bande opte pour le descalator, je prends les marches et les dépasse. J'enchaîne le couloir, les voix s'estompent, les chemins se séparent.

There's something strange in the air tonight.

Attente du tram. Deux types pas tibulaires mais presque me dépassent et s'en vont se poser en bout de quai. Une fois à bord, le duo remonte les voitures et s'en vient se poster juste derrière moi. Je passe en mode des mauvais jours. Les types descendent un arrêt avant le mien. Relax Max.

There's something strange in the air tonight. Nothing happened. But this is no country for old men anyway.

Fond Sonore : Neal Black, Handful of Rain

Saturday, November 6, 2010

Déco / Reco

Vendredi, je quitte le boulot de bonne heure, épuisé par une semaine éreintante mais néanmoins satisfait de l'ouvrage accompli. Je monte dans le car qui va me rapatrier à l'intérieur du périphérique et je m'installe à côté de la fenêtre, du bon son dans les oreilles. Mon regard se perd comme souvent à l'extérieur du véhicule, mon esprit commence à virevolter deci delà et bientôt se fixe sur une courte sentence récemment entendue sur le plateau du 19/20 de France 3 : "Internet isole les gens".

Je repense alors à ce paradoxe qui me saute quotidiennement à la figure, à ces usagers des transports en commun qui se réfugient dans leurs petits univers virtuels, tapotant leur clavier, tripotant de leurs doigts gras les écrans tactiles, ne s'adressant jamais la parole : ils sont proches de la Terre entière, mais pas le moins du monde de leurs voisins, ce qui est tout de même triste. Un neurone s'allume alors, appuie sur Play, et une pub Thaïlandaise me revient en mémoire.


[via]

Et je souris.

Mon esprit se met à mouliner et s'engage sur le second plateau de la balance pour équilibrer les charges, mais déjà la Porte d'Orléans est en vue et je dois me réveiller.

Fond Sonore : Supertramp, Best Of [Extrait : It's Raining Again]

Monday, November 1, 2010

Human Time

Le Lundi au soleil, n'en déplaise à Claude, ça n'est pas une chose que l'on n'aura jamais, ca se passe même très exactement maintenant. Enfin à peu près. Matinée tranquille, passée pour bonne partie assis devant la porte-fenêtre ouverte, avec un léger vent dans les cheveux et les rayons solaires sur le visage, la BO d'Avalon dans les oreilles pour évasion et prendre le temps de gribouiller sur un cahier avec un stylo feutre. Petit moment dégagé de l'emprise du temps, en accord avec le temps humain, mon esprit vagabond secondé par une techno(*) old school -mais irremplaçable-, avant de replonger dès demain dans ce foutu tumulte moderne.

« Nous, nous sommes devenus instantanés. D’où d’ailleurs le malaise dans les entreprises. D’où les dégâts psychosociaux ; Avec des suicides, etc. Parce que ça va trop vite. Le temps humain n’est pas le temps machine. Il faut du temps. Il ne faut pas vivre dans un état panique, dans un état où le réflexe remplace la réflexion. » - Paul Virilio


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(*) => "-logie" la techno hein, pas "-music", qu'il n'y ait pas d'ambiguïté !

Fond Sonore : The Beatles - 1962-1966 [Extrait : We Can Work It Out]

Sunday, October 24, 2010

MdA 2010 - 1 Evening - 3 Pics

Il y a deux semaines, j'ai eu l'occasion de passer une sympathique soirée au Mondial de l'Auto, grâce à une bienfaitrice que je remercie chaleureusement. ;o) Je reviens sur cet évènement au travers d'une courte synthèse synthétique en image :


[© Ze Captain]

De haut en bas :
  • Past : Un séduisant coupé Alfa Romeo qui évoque la Dolce Vita, une vie printanière douce, tranquille et remplie de petits bonheurs simples.

  • Present : Un bolide racé, Corvette -ma faiblesse-, symbole de cette époque que l'on nous impose de traverser à cent à l'heure et dans laquelle nous oublions de vivre.

  • Future : Un concept car électrique, Renault DeZir -mon coup de coeur-, un exercice de style que j'espère voir inspirer un modèle de série qui trancherait alors avec la platitude des designs actuels.

Fond Sonore : Bonafide, on leur MySpace

Friday, October 15, 2010

Day of the Beast

6h00, le réveil sonne. Je me lève après une nuit trop courte au sommeil de (très) mauvaise qualité. La salle de bain me semble affreusement lointaine et je pressens immédiatement une journée placée sous de sombres auspices.

9h30, je suis au taf depuis une bonne heure et demie déjà. Conversation à trois sur un sujet techniquement ardu. Un gus arrive à l'improviste, m'attaque sans attendre sur un sujet annexe, sans égard aucun pour la discussion en cours. A deux reprises, je lui propose un rendez-vous dans l'après midi, mais il s'accroche tel un morbac. La fatigue aidant, mon sang commence rapidement à bouillir, mes nerfs se tendent. J'offre néanmoins une nouvelle porte de sortie en suggérant une dernière fois une réunion après déjeuner, mais l'option ne trouve guère d'écho chez l'énergumène, qui insiste de plus belle. Mes globules s'excitent, mes muscles se contractent, et je sens l'explosion proche. Quelques instants plus tard, je suis dehors, un chocolat chaud à la main. Le chocolat frétille dans son gobelet.

18h20, je quitte le bureau et attrape un bus direction la gare. Le train est annoncé avec un quart d'heure de retard, je grommelle et m'adosse à une barrière. Le quai se remplit, un gus se poste à côté de moi. Il allume une sèche, tire quelques taffes, et envoie un généreux nuage de fumée envelopper mon visage. Ma tête se penche alors en arrière, roule dans la direction de l'inconscient et lui oppose ma tronche des mauvais jours soulignée d'un regard glaçant et d'un râle appuyé. Ma respiration s'accélère, mes nerfs frétillent, l'individu se fige, je m'entrevois le puncher mais après un court instant il baisse les yeux et se détourne lentement.

19h00, je suis dans le train depuis quelques instants déjà. Accolé à la vitre, mon regard fuit en un horizon indéterminé, par-delà les talus et bâtiments qui jouxtent la voie ferrée. Je sors mon lecteur mp3, actionne la molette et bientôt les guitares des frères Amott m'invitent à entrer dans la Machine, mon esprit se relâche, j'ai l'impression de m'évanouir dans les airs, de flotter dans l'espace. Je pense à cette journée, à cette sensation d'état second, et la batterie annonce la tempête qui arrive pour m'inviter à reprendre possession de mon âme. Les guitares s'excitent, s'envolent et le chant guttural d'Angela arrive enfin à mes oreilles. Je sens la Rage me quitter, s'évacuer par tous les pores de ma peau, la communion est parfaite, comme toujours.

19h40, je tourne la clé dans la serrure. Home, at last. I'm safe now. Or not.

Fond Sonore : Arc Enemy, Doomsday Machine [Extrait : Taking Back My Soul]

Monday, September 13, 2010

1 Day - 4 Pics


[© Ze Captain (incl. IELLO pour la tofo en bas à droite)]

Le montage ci-dessus présente mon best-of de cette journée dédiée aux jeux, avec dans l'ordre z-esque :
  • Taluva, testé pendant l'after -et j'adore-,
  • Qwirkle, incontestablement mon coup de coeur du salon,
  • Pix, un proto sympa qui nous a replongé dans les années 80,
  • A la Carte, une dinette rigolote pas encore dans les rayons.

Le bilan de ce samedi ? On ne peut plus excellent ! :o)

Fond Sonore : Van Morrison, Best Of [Link : "Have I Told You Lately"]

Saturday, August 14, 2010

Walk

Tout juste sorti de l'échoppe de mon fournisseur de thé, je reprends le chemin de ma tanière, d'un pas léger, prêtant une attention nouvelle à ces rues arpentées maintes fois mais qui me restent en partie inconnues. Mon regard scrute les environs plus ou moins immédiats et remarque rapidement dans des allées de traverse deux enseignes de retouches vestimentaires ainsi qu'une mercerie, probables lieux de salut pour mes soucis couturesques. A suivre.

Je déambule, observe mes prochains et note beaucoup de peaux tannées associées à des visages relativement contrariés. Probablement des vacanciers sur le retour, en pleine déprime pré-automnale. A les voir, je me dis que leurs vacances n'ont guère porté leurs fruits, tout au plus ont-elles offert un effet placebo à très court terme. Je repense alors à cette idée largement répandue dans les subconscients selon laquelle il n'y aurait point de salut estival hors voyage zé bronzage, et je secoue la tête.

Je poursuis ma route, zieutant par-ci par-là, ne relevant plus grand chose d'intérêt, et une fois mes pénates regagnés j'entreprends de faire infuser cet agréable thé à la rose, parfum de détente et d'évasion.

Fond Sonore : Biffy Clyro, Only Revolutions

Monday, May 24, 2010

(Pre)Summer Night

22h30 - Le fond de l'air est indéniablement chaud, je m'allonge.

23h15 - L'obscurité solaire étant bien installée, je note que mon voisin de balcon a omis d'éteindre son éclairage extérieur. *grumpf*

23h55 - Je me tourne, me retourne, il fait trop chaud.

02h39 - Réveillé par des éclats de voix, soirée tardive plus loin dans la résidence.

02h45 - Un léger bruit de musique se superpose aux voix. *grumpf* Je me rendors néanmoins.

05h40 - La nature s'éveille, les oiseaux de l'allée commencent à donner du piaillement.

06h32 - Quelque chose de métallique tombe sur du carrelage et résonne.

07h35 - J'arrête les frais, je me lève. 24°C encore dans l'appart, 21°C déjà dehors, trop chaud, trop soudain. Pas reposé, le corps lourd, la tête dans le coton, je suis grognon et accessoirement contre les balcons, les voisins et l'été. Indéniablement une belle journée qui commence.

Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns

Thursday, April 22, 2010

Bulle

Alors que j'aperçois le quai bondé de la Porte de Vanves, je me dis que l'occasion est à saisir de pratiquer la politique de l'arrêt de moins. Je me lève donc, je m'insère dans le flux descendant, et je me retrouve bientôt à l'air libre. Je remonte le quai et passe devant le tram alors que le signal clignotant de mise en garde est toujours inactif.

Le large trottoir gagné, je suis sur les rails de ma tanière. Ma vision d'aigle repère rapidement au loin une agréable démarche chaloupée qui implique d'interminables gambettes fuselées. Mon pas s'accélère et dans l'attente d'une décente portée d'observation mon regard reprend ses errements habituels tandis que mon esprit l'imite.

A voir le tram me dépasser, je l'imagine décoller à la manière du Galaxy Express 999, emportant avec lui les caténaires arrachés vers une lointaine destination. Je zigzague entre les structures métalliques des stands du marché qui n'ont pas encore été démontés, je compose avec les obstacles qui se mettent en travers de mon chemin et, quand je croise la bouche d'incendie rouge, je me demande comme souvent s'il ne s'agit pas d'un Nono en mission d'infiltration.

Mes pieds avalent le bitume à leur rythme soutenu, personne ne leur résiste, pas même... Hey, mais, mais, mais où est-ce qu'elles sont les gambettes effilées ? Où est-ce qu'elles sont, hein ?!? Bon, j'ai dû les zapper... Pfff, moi et mon satané esprit vagabond...

Fond Sonore : Van Morrison, Best Of

Sunday, April 18, 2010

Perturbateurs

Confortablement assis dans mon fauteuil, je savoure la douce pénombre et le silence presque absolu en dépit de la vingtaine de spectateurs présents dans la salle. Indéniablement, j'apprécie ces petits moments d'attente pendant l'interséance du dimanche matin, le public y étant calme et respectueux -oké, d'aucuns diraient "endormi"-.

Peu avant que les lumières éparses ne se tamisent un peu plus, le couple fait toutefois son apparition. Elle, de taille moyenne et typée asiatique, lui, plus grand et typé latino, les deux bavassant dans la langue de Shakespeare à volume remarquable. Ne semblant apprécier leur tonitruance, ils viennent s'installer devant mes voisins de séances, futurs compagnons d'infortune.

La matinée est certes bien engagée, mais il ne s'agit que d'une matinée et en dépit de cette évidence le couple carbure déjà au calorique trio (maxi) coca / (maxi) pop-corn / (maxi) glace. Comme de bien entendu, le lot ne sera pas terminé pendant les bandes-annonces et la projection se trouvera jalonnée de généreux farfouillages dans la boîte débordant de maïs soufflé. Cela se révèlera évidemment agaçant, mais pas tant au final que les consultations intempestives de ce téléphone à la pomme d'une luminosité à faire pâlir la pleine lune et que ces allers et venues hors de la salle de Monsieur et Madame...

Il va sans dire que si j'avais été doté de pouvoirs psychiques, je les aurais réduits en cendre sans aucune forme de procès. Non mé.

Fond Sonore : Amy McDonald, This Is The Life

Thursday, April 8, 2010

Introspectus

Aujourd'hui, j'avais ma tête des mauvais jours. Et l'humeur aussi. Néanmoins, je n'ai tué personne. Ce qui ma foi est aussi bien car je ne me serais à vrai dire pas vraiment vu passer les vingt prochaines années derrière les barreaux. Je m'en suis allé du turbin à la faveur d'un petit sentiment de trop-plein et j'ai profité du trajet retour comme d'un sas de décompression.

J'ai enfiché mes écouteurs dans mes oreilles et je me suis laissé bercer par une petite musique assez -comment dire- vigoureuse, qui a agi en véritable aspire-tension. Mon esprit a entrepris de vagabonder à mesure que je me détendais et s'est finalement arrêté sur cette citation d'un auteur allemand, Hermann Hesse, déterrée des tréfonds de mon pécé à l'occasion du petit nettoyage de printemps que j'ai récemment entrepris :

Tu ne sais rien de la Sagesse tant que tu n'as pas fait l'épreuve des Ténèbres, qui te retranchent d'un chacun, sans recours et sans bruit.


J'ai souvent médité sur cette assertion qui pour moi a beaucoup de sens, et je pense qu'elle peut servir de base intéressante pour quiconque s'introspectise un brin. En googlant un poil pour tenter de confirmer sa paternité, je suis tombé sur ce passage du roman Demian du même auteur :

La vie de chaque homme est un chemin vers soi-même, l'essai d'un chemin, l'esquisse d'un sentier. Personne n'est jamais parvenu à être entièrement lui-même ; chacun cependant tend à le devenir, l'un de façon maladroite, l'autre de manière plus intelligente, chacun du mieux qu'il le peut. (...) Mais chacun de nous est un essai de la nature, dont le but est l'homme. Nous avons tous une origine commune, nos Mères, tous nous sortons du même sein, mais chacun de nous tend à émerger des ténèbres et aspire au but qui lui est propre. Nous pouvons nous comprendre les uns les autres, mais chacun ne peut être expliqué que par lui-même.

[Source : citation en français rebolotée grâce à la traduction en anglais.]


Ce sont là clairement des propos qui entrent en résonance avec mes propres réflexions... The truth is not out there after all, trust me, it lies inside you ! :o)

Fond Sonore : Robert Francis, Before Nightfall

Monday, March 1, 2010

(R)Eveil

Au son de Wolfmother, je me laisse bercer par le train. Un lundi matin comme un autre, la perspective d'une semaine chargée, pas d'entrain ni d'amertume, juste placide.

La rame stoppe en gare, les portes s'ouvrent. Quelques secondes passent, puis mes yeux sortent du vague : une douce sensation flotte dans l'air. La température est fraîche, mais le temps sec. Le silence urbain choie mes oreilles, le soleil levant nimbe les bâtiments d'une douce clarté, ne manque presque que le léger gazouillement des oiseaux.

Petit avant-goût de cette saison prochaine, je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire.

Matin de Printemps -
mon ombre aussi
déborde de vie !


[Kobayashi Issa]


Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother