Tuesday, July 31, 2012

Le Jour des Triffides - John Wyndham

William Masen se réveille dans son lit d'hôpital en ayant le sentiment que quelque chose cloche. Il ne peut cependant s'en assurer de visu, ses yeux étant bandés, mais il est persuadé que l'heure de la matinée est déjà bien avancée et qu'il aurait dû avoir la visite des aides-soignantes. Quand après mûre réflexion il décide de retirer le pansement qui recouvre ses yeux, il découvre une situation pour le moins inquiétante : son étage apparaît quasi-vide et seuls quelques râles & plaintes troublent la quiétude du lieu. Rapidement, William prend la mesure du désastre improbable auquel il fait face : ses concitoyens semblent tous avoir perdu la vue, hormis quelques heureux (?) élus.

Ce début de roman m'a évidemment renvoyé à la bobine 28 Jours plus Tard de Danny Boyle ainsi qu'à la série The Walking Dead, et je me demande si la similitude se trouve fortuite ou bien si les auteurs s'en sont librement "inspirés". Quoi qu'il en soit, l'effet fonctionne ici également bien car il permet l'immersion dans la catastrophe via les yeux du personnage principal / narrateur et de progresser dans l'intrigue à ses côtés.

La cause de cette cécité mondiale ne se voit pas clairement exposée, même si de sérieuses pistes sont avancées, lesquelles selon moi trouvent ancrage dans le contexte géopolitique de l'époque de parution de l'ouvrage [1951 - début de la Guerre Froide et de l'Equilibre de la Terreur]. Mais qu'importe dirais-je, car à l'instar du développement du magnifique (bien qu'extrêmement dur) roman La Route de Cormac McCarthy ou de son adaptation ciné éponyme, ce qui compte avant tout c'est la manière dont l'humanité va (tenter de) se relever.

On assiste donc en somme à une déconstruction de la société (britannique pour le coup), puis aux balbutiements des tentatives de reconstruction, aux tempéraments qui se libèrent, aux frustrations qui se cristallisent, aux luttes entre la raison collective et l'intérêt particulier. Au cours de la lecture, j'ai souvent posé le texte en prenant quelques instants pour méditer, me demandant comment je pourrais bien agir dans ce genre de situation, même je suis assez convaincu que ce type de réflexion est fondamentalement vaine : on ne peut pas présager ordinairement de ce que l'on ferait dans un contexte extraordinaire.

Le texte de John Wyndham s'est révélé très fluide et bien construit, ce qui a fait que j'ai avalé ses 350 pages d'une seule traite. Il m'a un peu rappelé dans le style L'Invasion des Profanateurs de Jack Finney, probablement parce qu'ils ont l'époque en commun [1955 contre 1951]. Et les Triffides me direz-vous ? Je n'en ai pas parlé, certes, mais si ces plantes mobiles et belliqueuses font partie du paysage, il n'en reste pas moins qu'elles sont loin d'avoir la vedette pour moi, elles constituent une sorte de menace sourde, une épine dans le pied de cette nouvelle société en devenir, mais ne sont jamais qu'un danger parmi d'autres. Voilà voilà.

Bref, pour un bouquin acheté sur la foi de sa couverture, c'était une excellente pioche, que je conseille donc vigoureusement ! :o)

=> Une citation à méditer (p.154 de l'édition de poche Folio SF) :

"L'homme reste, d'un point de vue physique, remarquablement adaptable. Mais ce sont les coutumes de chaque communauté qui modèlent l'esprit de ses jeunes et y introduisent des préjugés. Le résultat est une substance remarquablement rude, capable de résister avec succès aux pressions de nombreuses tendances innées et instinctives. C'est ainsi qu'il a été possible de donner naissance à un homme qui, en dépit de l'instinct de conservation fondamental, risquera volontairement sa vie pour un idéal, mais c'est ainsi également qu'on produit des imbéciles sûrs d'eux-mêmes et de ce qui est "juste"."


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Nota : La thématique s'inscrit dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique qui a été prolongé en 2012, alors autant en profiter !

Sunday, July 29, 2012

La Part des Anges

S'agissant d'un film qui se déroule en Ecosse, je ne pouvais évidemment pas bouder La Part des Anges. On y suit un groupe de jeunes gens désoeuvrés, condamnés à des peines d'intérêt général pour avoir commis différents méfaits (vol, violences, etc), et qui se trouvent introduits dans l'univers du whisky par l'entremise d'un éducateur grand amateur du breuvage. Au sein de la troupe, le jeune Robbie se découvre un palais extrêmement fin, capable de distinguer les subtiles saveurs de la boisson ambrée, et qui pourrait avec un peu de motivation lui permettre de se sortie de l'ornière sociale dans laquelle il végète par la force des choses.


[© Le Pacte]

Cette petite chronique sociale se regarde avec plaisir, elle se trouve au final chargée d'une agréable légèreté qui contraste avec le début, difficile et sombre, stigmatisant cette détresse humaine que l'on nous décrit souvent comme le lot des cités ouvrières sinistrées de la Grande-Bretagne. L'ensemble du casting contribue pour beaucoup à la réussite de la bobine, il n'y a pas une fausse note de leur côté, et les jeunes délinquants apparaissent bien sympathiques. L'accent de certains des protagonistes -celui de Robbie en tête- est à couper au couteau, mais apporte un certain exotisme qui m'a renvoyé à ma période écossaise.

Le film passe tout seul, il laisse un sourire léger sur le visage à la fin de la séance, mais également un petit goût amer quand on songe au quotidien décrit au début de la bobine. A voir.

=> Bande-Annonce [Nota : Si vous êtes déjà décidés à y aller, autant éviter la BA.]

Monday, July 23, 2012

Relatif

"La beauté est dans les yeux de celui qui regarde."

- Oscar Wilde

Sunday, July 22, 2012

Starbuck

Starbuck, c'est le pseudonyme utilisé par un québécois du nom de David Wosniak pour donner son sperme, chose qu'il réalisa 693 fois entre 1988 et 1990, et qui lui permit de toucher la coquette somme de 24255 $ CA. Manque de chance pour lui, sa semence d'excellente qualité fut largement distribuée et il se retrouve aujourd'hui géniteur de 533 enfants, dont 142 souhaitent connaître l'identité de leur père biologique.

La vie de ce grand adolescent [j'aurais bien ajouté "irresponsable", mais j'évite les pléonasmes] quarantenaire s'en trouve évidemment chahutée. Le pitch génère son lot de situations amusantes qui font rire de bon coeur, le français québécois se révèle assez compréhensible et de fait ne rebute pas, il y a quelques passages légèrement émouvants, bref l'ensemble se montre distrayant mais manque tout de même d'un peu de peps, de mordant pour en faire un objet qui ne s'oublie pas rapidement. Un bon moment, ni plus ni moins.

=> Bande-Annonce

Saturday, July 21, 2012

Neverwhere - Neil Gaiman

Richard Mayhew végète dans une vie londonienne qu'il subit sans cesse. Il se trouve complètement noyé dans son activité professionnelle tout comme dans sa relation de couple pilotée par une Jessica très autoritaire. Un soir où les deux futurs époux se rendent à un dîner d'importance pour la dame ils croisent un corps étendu sur le trottoir, celui d'une jeune fille, crasseux et ensanglanté. Contre l'avis de sa moitié, Richard décide de la ramener chez lui pour la soigner.

La jeune fille se remet rapidement d'aplomb pour disparaître tandis que deux personnages éminemment inquiétants apparaissent sur ses traces. Richard de son côté a la désagréable surprise de voir que le monde commence à l'ignorer, à l'oublier, sa vie se désagrège... Il vient de basculer dans le "Londres d'En Bas", ville parallèle des laissés-pour-compte, monde régit par des règles spatio-temporelles singulières, au sein duquel il va se mettre à la recherche de la jeune fille afin de l'aider dans sa quête, dont il se révèlera élément-clé.


Ce pitch intriguant couplé à l'illustration de couverture qui ne l'est pas moins et aux différents avis enthousiastes que j'avais pu lire par ailleurs a achevé de me convaincre de transférer ce titre de la PAA à la PAL. Le début du roman m'a un peu dérouté, entre la fuite de Porte -la jeune fille- devant ses inquiétants poursuivants -Croup et Vandemar- & le comportement un peu pataud de Richard, mais je me suis néanmoins laissé captiver et la lecture est rapidement devenue véritablement page-turning. Au final, je l'ai lu d'une bonne traite !

Cette édition se trouve être une version révisée par l'auteur comme il s'en explique dans l'introduction, une combinaison retravaillée des textes britannique et américain. Dans ce même avant-propos, N.Gaiman laisse entrevoir la possibilité d'un nouveau roman se déroulant dans l'univers de Neverwhere, ce que personnellement je souhaite objectivement. Il me serait en effet très agréable de retrouver ce monde parallèle, cette sphère de Fantastique avec un grand "F", et peut-être d'en apprendre plus sur les règles qui le régissent [le rapport à l'espace notamment].

Ce fonctionnement de la Londres d'En Bas reste après coup bien mystérieux, et ce point que l'on ne maîtrise pas contribue à maintenir l'esprit éveillé au fil du texte. Le roman avance à bon rythme, le suspense ne manque pas [une fois que l'on a vu de quoi Croup et Vandemar étaient capables on s'inquiète pour Porte et ses compagnons :os], et l'on se pose des questions quant aux motivations de certains protagonistes [duplicité ou pas duplicité, zat iz ze kouechtionne]. Bref, l'intrigue se voit bien menée, elle brille par son originalité et au terme du texte on regrette que cela soit déjà terminé. Qu'ajouter sinon : foncez ! :o)

Sunday, July 15, 2012

Prometheus

Cela fait maintenant un certain temps que j'ai vu ce Prometheus tant attendu, et si je n'en ai pas encore parlé c'est que je suis comme qui dirait un peu embêté...

J'aurais aimé pouvoir dire que ce bon vieux Ridley nous avait livré une bobine SF vouée à devenir culte, un long-métrage pétri de qualité grâce au génie du réalisateur, mais il se trouve que le film souffre de défauts qui en regard du niveau où j'avais placé la barre se révèlent catastrophiques.

La frustration à la sortie de la séance a été à la mesure de la séquence d'ouverture, à la fois esthétique et intrigante. Si l'ensemble reste bien filmé -c'est la moindre des choses-, il s'en dégage une atmosphère artificielle, comme si l'on était en présence d'une bobine quelconque menée par une équipe qui manque de conviction et donc d'implication. Cela explique probablement la présence de cette invraisemblable séquence d'auto-extraction embryonnaire, assez surprenante dans le contexte.


[© Twentieth Century Fox France]

Prometheus soulève beaucoup plus de questions qu'il n'apporte de réponses, en vertu d'un script volontairement cachottier. Si dégoter quelques réponses vous intéresse (et accessoirement que vous comprenez un peu la langue de Shakespeare), je vous encourage à aller faire un tour chez io9 pour leur article "All of Your Lingering Prometheus Questions, Answered !". Je ne disserterai pas pour ma part sur le sujet.

D'un point de vue formel, je regrette également que le raccord avec le film Alien, le Huitième Passager d'origine n'ait pas été peaufiné. Cela aurait pourtant été réalisable à très peu de frais comme le suggère le site Screenrant [=> "5 Simple Changes That Would Make 'Prometheus' Better (For Fans Of 'Alien')"]. La donne n'en aurait certes pas été globalement changée, mais cela aurait néanmoins partiellement atténué la déception.


[© Twentieth Century Fox France]

Le premier montage faisait dans les 2h27 contre 2h03 au final [source], et l'on peut donc se demander si une version longue n'améliorerait pas la lisibilité de l'ensemble. Le verdict pourra être prononcé après visionnage du dévédé, lequel contiendra visiblement ces scènes supplémentaires [source]. Reste à voir toutefois si j'arriverais à me motiver pour le regarder.. Et ça, entre nous, c'est pas gagné...

=> Bande-Annonce

Piégée

Piégée est une petite bobine récréative à la mode Jason Bourne, un exercice de style plutôt sympathique qui hésite entre série B et cours des grands. Sans être des plus originales l'intrigue fonctionne, même si le rôle de certains personnages aurait gagné à être développé [Michael Douglas & Antonio Banderas notamment].

J'ai bien apprécié que les scènes d'action adoptent un parti réaliste, mais également -et probablement surtout- que les séquences de bastons nous épargnent les plans serrés montés au hachoir... Rien que pour ça, un grand merci Mr Soderbergh !

Pas grand chose à ajouter sinon que la tête d'affiche [Gina Carano] se révèle assez impressionnante dans certains fights [Mébon c'est une pro de MMA aussi...] et que je continue à trouver Channing Tatum lisse au possible. Voilà, comme je le disais plus haut, une sympathique récréation, ni plus ni moins.

=> Bande-Annonce [Nota : Autant ne pas visionner cette BA, elle gâche quelques surprises.]

Saturday, July 14, 2012

Effort

Personne ne se rend compte que certaines personnes dépensent beaucoup d’énergie simplement pour être normale.

- Albert Camus


[via]

Friday, July 13, 2012

To Rome with Love

Comme de bien entendu je suis allé voir ce dernier Woody, même si je ne m'attendais pas à un objet culte. L'homme se confirme en effet au fil des ans assez inégal dans ses livraisons, et celle de l'an passé m'ayant enchanté [Minuit à Paris] la dernière devait logiquement se situer en deça. A posteriori, force est de constater que la statistique ne s'est pas fourvoyée.

Le film prend pour cadre la ville de Rome, qui y dégage un charme unique de dolce vita que l'on imagine aisément idéalisé, un peu à la manière du Paris dans lequel évoluait Owen Wilson en 2010, exagérément fantasmé romantique et littéraire. Néanmoins, ces deux visions rentrent en résonances avec celles qui sont miennes, et j'y ai donc cette fois encore adhéré.

To Rome with Love suit l'espace de quelques jours quatre trames totalement disjointes, sans interaction aucune, aux saveurs différentes.


[© Mars Distribution]

La première se consacre à deux jeunes mariés italiens qui montent à la Capitale en raison d'une opportunité professionnelle de monsieur. Les deux tourtereaux feront en fait l'expérience de l'infidélité, et en dépit de la présence de la séduisante Penélope Cruz, ce segment n'a globalement aucun intérêt.


[© Mars Distribution]

La seconde voit intervenir l’inimitable Roberto Benigni en bon péquin moyen qui un jour voit sa vie basculer dans la célébrité sans qu'il ne parvienne à savoir pourquoi. Il doit alors endurer les chasses incessantes des journalistes qui s'intéressent au moindre de ses faits et gestes (y compris la façon dont il prend son petit déjeuner ou manie son rasoir), il bénéficie de pistons inattendus en société, avant de retomber dans le plus pur anonymat toujours sans savoir pourquoi. Cette section se révèle amusante, grâce au talent de l'acteur italien, elle souligne le ridicule des starisations régulières que l'on nous impose dans les médias.


[© Mars Distribution]

La troisième concerne un couple d'américains qui vient à Rome afin d'y rencontrer les parents de leur futur gendre. Le père [Woody Allen] décèle rapidement dans la voix de son homologue italien un trésor du chant lyrique et le pousse à l'audition. S'ensuivent des séquences burlesques, improbables, mais surtout rigolotes [la douche sur les planches].


[© Mars Distribution]

La quatrième et dernière est pour moi celle des quatre trames qui aurait pu (dû ?) être développée en vue de donner un bon résultat allenien sur l'amour, la vie et tout le reste. Jack [Jesse Eisenberg] et Sally sont un couple d'étudiants américains qui résident dans la capitale italienne et se retrouvent à héberger Monica [Ellen Page], amie actrice de Sally en rupture sentimentale. Jack succombe au charme de Monica et alors qu'il s'apprête à quitter Sally, l'actrice annonce son départ pour plusieurs mois de tournage en compagnie de séduisants acteurs. L'évolution de la relation entre les deux personnages se voit guidée en sous-main par une sorte de voix de l'inconscient incarnée par Alec Baldwin, introduit comme un célèbre architecte admiré par Jack. Cette section de la bobine m'a été sympathique, notamment en raison de la présence de ces acteurs que j'apprécie, mais je regrette vraiment qu'elle n'ait pas été plus approfondie.

Au final il m'en reste néanmoins une sensation plaisante, la séance ayant été distrayante, mais cette bobine me semble à réserver en priorité aux amateurs de Woody.

=> Bande-Annonce

Wednesday, July 11, 2012

Bilbo Le Hobbit - J.R.R.Tolkien

Bien qu'ayant lu et relu plusieurs fois l'intégralité du Seigneur des Anneaux de J.R.R.Tolkien, je n'avais jamais seulement ouvert une édition de Bilbo le Hobbit. Oueps, c'est là la plus pure vérité vraie, et je ne sais trop à vrai dire pourquoi j'ai tant tardé. Les Voies de l'Inconscient sont impénétrables dirons-nous... Mébon, quoi qu'il en soit, j'ai à présent comblé le manque, vieux motard que jamais comme on dit.

En bon hobbit qui se respecte, Bilbo mène une vie tout à fait casanière, son principal souci consistant à se repaître et à fumer de l'herbe à pipe. Peu désireux de goûter au parfum de l'aventure ou à quoi que ce soit d'exotique, il se retrouve toutefois un jour à servir collation à ce bon vieux Gandalf accompagné d'une treizaine de nains emmenés par Thorïn Oakenshield. Les choses s'enchaînant bien malgré lui, Bilbo finit par se mettre en route pour l'Est, afin d'assister la compagnie dans une entreprise de récupération d'héritage, un gigantesque trésor jalousement gardé par le dragon Smaug. Mais bien évidemment, le chemin de la Comté à la Montagne Solitaire sera semé d'embûches...

La troupe affrontera ainsi trolls, gobelins et autres Wargs, rencontrera le sage Elrond, l'ursidé Beorn, et côtoiera les Grands Aigles, sans oublier la dangereuse Mirkwood et les Elfes Sylvains, avant de prendre part à la Bataille des Cinq Armées. Bref, ce roman m'a permis de me replonger dans cette Terre du Milieu qui je dois le reconnaître me manquait un peu (et même plus), de retrouver des éléments familiers sans pour autant avoir d'impression de déjà-vu. Le texte se lit avec plaisir mais donne néanmoins le sentiment d'être un peu expédié tant les situations se résolvent rapidement en regard de leurs homologues de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Probablement faut-il garder en tête que Bilbo le Hobbit lui est antérieur et qu'il n'était a priori pas destiné à un public senior dira-t-on.

Je suis en tout cas content de l'avoir enfin lu, particulièrement en regard du passage narrant la découverte de l'Anneau Unique par Bilbo et sa confrontation concomitante avec Gollum. J'attends à présent avec impatience la livraison du premier volet de sa mise en images par Peter Jackson, prévue pour le 12/12 prochain sur nos écrans. Les choses semblent d'ailleurs à ce sujet plutôt bien avancées car le tournage est terminé et l'équipe va entrer en montage [source]. Dans l'attente, je vais m'entraîner à retenir le nom de ces nains qui me sont sortis de la tête depuis que j'ai reposé le bouquin. Aller hop, on y va : Thorïn, Balïn, Dwalïn, Bifur, Bofur, Bombur, Ori, Dori, Nori, Oïn, Gloïn, Kili, et Fili ! Et on recommence ! ^^

Monday, July 9, 2012

RIP Mr Borgnine


Ernest Borgnine a mis les voiles dans la journée d'hier à l'âge (fort) respectable de 95 ans [via]. Sa trombine unique a objectivement jalonné mon éducation cinématographique, et je me souviens avec émotion de ces 12 Salopards et autre Horde Sauvage qui ont marqué ma jeunesse. RIP Ernest, et merci pour tout, tu as bien mérité ton séjour au Walhalla.

Saturday, July 7, 2012

The Amazing Spider-Man

A la base je n'étais pas vraiment intéressé par cette bobine, inutile selon moi à peine cinq ans après la fin de la trilogie de Sam Raimi. Je m'y suis néanmoins rendu, dans l'espoir d'y trouver tout de même quelque étincelle, des échos laissant augurer de sympathiques séquences aériennes en 3D et d'un fond narratif plutôt sombre.

A l'arrivée toutefois le constat s'avère bien peu glorieux car The Amazing Spider-Man est pour moi tout simplement raté. J'ai un peu l'impression que des ingrédients y ont été jetés pêle-mêle, sans que le soucis de la cohésion ne prévale, et la sauce ne prend logiquement pas.

A ce sentiment diffus s'ajoutent des reproches qui ciblent des éléments nuisant à la crédibilité [la force ouvertement affichée de Peter Parker quand il dunke ou quand il déforme les poteaux de football américain // la facilité que ce même Peter a de se glisser dans des labos ultra-sécurisés d'Oscorp avant de se faire piquer], l'absence de jeu sur la dualité Peter Parker / Spider-Man [Gwen Stacy et son père sont au courant], des séquences 3D attendues au compte-goutte radin, ou encore le méchant également foiré.

Le Lézard n'a ainsi strictement aucune envergure, ses motifs demeurent obscurs et le jeu entraperçu avec la personnalité du Dr Curt Connors laisse assez dubitatif. Cerise gâtée sur le gâteau avarié, sa tronche de monstre vert n'est même pas des plus réussie... Passer à côté du grand méchant c'est tout de même bien ballot.

'Fin bref, j'ai été déçu à tout les niveaux et je ne vois guère à sauver que le caméo de Stan Lee [la meilleure scène du film]. Je déconseille donc logiquement cette bobine pour tout amateur de l'adaptation de Sam Raimi, qui elle déchire d'un bout à l'autre. Oueps, farpaitement.

=> Bande-Annonce

Sunday, July 1, 2012

Malin

"Always read something that will make you look good if you die in the middle of it."

- P. J. O’Rourke


[via]