Wednesday, October 28, 2009

Jennifer's Body

Avant d'aller voir Jennifer's Body, mes yeux & oreilles avaient recueilli des avis assez divers zé variés, allant pour ainsi dire du tout pourri au tout génial. Conscient que la réalité devait être un poil plus bigarrée, je m'y suis laissé trainer par mon feeling plutôt bon, mais également il faut l'avouer par ma testostérone qui n'était décemment pas de taille à résister aux formes de la petite Megan.

Alors donc que penser de ce corps ? Eh bien écoutez, personnellement, son galbe m'est plutôt agréable et j'aimerais bien... Ahem, non, rien, j'allais m'égarer, désolé. Jennifer's Body, le film ? Une petite récréation divertissante je dirais, pas excessivement fournie en séquences choc ni en passages caustiques, une bobine assez classique mais avec un je-ne-sais-quoi de plutôt sympathique et une bande-son plutôt cool (Rock powah !). A voir, ou pas.

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Fond Sonore : Diana Krall, All for You

Saturday, October 24, 2009

The Descent : Part 2

Fin 2005 sortait sur nos écrans The Descent, un thriller inattendu et assez claustro, que j'ai découvert un peu tardivement. Le film voyait un groupe de copines partir en week-end spéléo, afin d'explorer un réseau de galeries vierges dans les Appalaches. Malheureusement pour elles, une mauvaise surprise les attendait dans les entrailles de la terre, et seule une élue devait réussir à sortir de cet Enfer. The Descent : Part 2 a le bon goût de reprendre pile poil là où le premier opus s'était arrêté, mais sans Neil Marshall ni l'effet de surprise. Et ça, c'est déjà moins bien.

L'idée de base de cette suite n'est en elle-même pas idiote -mettre à contribution la survivante rendue amnésique par le traumatisme subi pour tenter de sauver l'hypothétique vie de ses camarades- mais le déroulement n'est qu'une copie du premier volet, en plus cheap [La dernière scène, pitié...]. Soyons honnête, cela n'est pas vraiment raté, cela se laisse regarder, mais sans plus. En d'autres termes, ça ne vaut pas dix euros, c'est donc à voir sur grand écran uniquement si vous avez vu le premier et que avez un Pass Illimité ou des places à tarif réduit...

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Fond Sonore : Amy MacDonald, This is the Life

Friday, October 23, 2009

1, 2, 3, ..., 1000 !

1000, comme le précise si justement Wikipédia, est "l'entier naturel qui suit 999 (neuf cent quatre-vingt-dix-neuf) et qui précède 1 001 (mille un)". C'est également l'année où les Vikings ont découvert les Amériques par l'entremise de Leif Ericson, bien avant cet usurpateur de Christophe Colomb donc. En revanche, mille, ça n'est absolument pas le nombre de gambettes du mille-pattes, pas plus que le nombre de niveaux du mille-feuille d'ailleurs, ce qui tend à prouver que ça picole sec dans les laboratoires des entomologistes et autres pâtissiers. Par contre, 1000, c'est bien le numéro de ce post. Oueps. Ch'sais pas pour vous, mais mouah, ça m'en bouche un coin. Aller va, on ne s'arrête pas en si bon chemin, et on se dirige avec entrain vers le 2000e ! \m/_^o^_\o/

Fond Sonore : Jack Johnson, Curious George

Thursday, October 22, 2009

Entropy, Sweet Entropy !

Lorsque j'ai pour la première fois entendu parler du concept de Prison Break, j'ai immédiatement émis quelques doutes quant à la capacité de la série à tenir la distance... Et force est de constater que la suite m'a donné raison.

La première saison voyait un jeune architecte prometteur -Michael Scofield- se laisser emprisonner dans le même établissement que son frère -Lincoln Burrows-, accessoirement condamné à la peine capitale pour un crime qu'il n'avait bien évidemment pas commis, dans le but de le faire évader. L'originalité de l'histoire tenait en une galerie de personnages singuliers et en ce plan d'évasion gravé sur le corps de Michael au sein d'un tatouage à la complexité impressionnante. Après un suspense monté crescendo, la saison se terminait en un final haletant, l'évasion tant attendue.

La deuxième saison s'est inscrite dans la continuité logique en se concentrant sur la vie en cavale des huit fugitifs. J'ai indéniablement apprécié ce parti-pris qui a offert son lot de surprises, mais j'ai accueilli le dernier épisode avec un certain scepticisme...

Scepticisme, car Michael Scofield s'y voyait de nouveau emprisonné, au Panama, ce qui laissait augurer d'une Season Ouane Repetita. La troisième saison s'est donc vue consacrée à la planification puis l'exécution d'une nouvelle évasion, et la sauce n'a pas vraiment pris.

Les scénaristes avaient bien profité de cette situation pour introduire une organisation tentaculaire, ce qui avait su titiller mon goût pour les complots mondiaux [Trust No One ! \o/], mais le concept est com-plè-te-ment parti en vrille dans la saison quatre, principalement du fait des incessantes pirouettes scénaristiques, assez ridicules pour certaines il faut l'avouer. La catastrophe était d'ailleurs telle que j'en suis rapidement venu à souhaiter que le massacre prenne rapidement fin une bonne fois pour toutes... J'ai néanmoins tenu bon jusqu'au terme de la saison, qui a étonnamment su se solder bien plus proprement que toutes ces séries qui laissent tant de questions en suspend.

L'aventure Prison Break est donc à présent terminée, il est temps de tourner la page, même si la compagnie de la petite troupe va me manquer.

Fond Sonore : The Doors, Best Of

Saturday, October 17, 2009

Numéro 9 - Court-Métrage

Il fait un poil frisquet dawor, il pleuvote de surcroît, alors autant rester tranquillement au chaud devant une petite vidéo, pas vrai ? :o)

Dans cette optique, peut-être savez-vous que le sympathique Numéro 9, sorti sur nos écrans en août dernier, était à l'origine un court-métrage. Je n'avais pas eu l'occasion de le visionner jusqu'à présent, mais c'est maintenant chose faîte, et je vous encourage à faire de même !


[via The Sci-Fi Block]


Fond Sonore : Pearl Jam, Ten

Friday, October 16, 2009

Censurus Edax Rerum

En farfouillant dans le bazar de mon pécé en vue de faire un peu de tri, je suis retombé sur cet article de 20 Minutes que j'avais mis de côté :

Doublages Bien-Pensants et Scènes Coupées en Série

Au bout du ciseau, le cathodiquement correct. Quand un médecin de la série « Grey's Anatomy » prescrit une cigarette par jour en guise d'antistress à son patient, dans la version française il lui recommande... un bol de riz. Et dans un épisode de la saison 2 de « New York section criminelle », les images d'une femme baignant dans son sang ont été supprimées. Ciselage impromptu ou petite censure ordinaire ? « On est obligé de changer le texte tous les jours », déplore une comédienne de doublage. Selon elle, les chaînes fournissent des listes de mots à « retaker », réécrire dans le jargon.

Vendredi dernier, deux cents auteurs de doublage et de sous-titrage ont d'ailleurs dénoncé la « psychose » qui s'est emparée des chaînes de télé depuis une dizaine d'années. « Elles veulent à tout prix qu'on expurge les “Fuck you”, qu'on remplace “Ferrari” par “belle voiture de sport rouge”, de peur que le téléspectateur zappe. Mais à force de tomber dans le politiquement correct, on trahit l'oeuvre et on dupe les gens ! », s'emporte Jean-Louis Sarthou, président de la commission audiovisuelle de la Sacem. Contacté hier, TF1 – dont la responsable « mise en conformité » est baptisée « Miss Ciseaux » par les fans de séries – n'a pas confirmé les faits mais se voit en diffuseur « responsable ». Nicolas de Tavernost, PDG de M6, lui, a reconnu en décembre dans Le Figaro que « Prison Break » est régulièrement amputée de certaines scènes. Pour ne pas choquer les ados ou parce que le CSA l'y oblige ? « Les chaînes sont prêtes à tout pour faire rentrer ces séries dans le créneau primetime », décrypte Jean-Louis Sarthou. Elles préfèrent affadir des héros cultes plutôt que de reporter la diffusion en deuxième partie de soirée, ou hériter du pictogramme « interdit aux moins de 12 ans ». Qu'importe l'esprit de la série, pourvu qu'on ait l'audience.

Laure de Charette
©2006 20 minutes

« Tu finiras par rôtir sur la chaise électrique » devient « Si tu vas en prison, tu l'auras bien mérité » (« Les Experts » - TF1), « J'adore le champagne » devient « Je reprendrais bien de cette boisson » (« Le destin de Lisa » - TF1), « Espèce de tarlouze » devient « Chochotte, va » (« Mon oncle Charlie » - Canal Jimmy), sans oublier le récurrent « Oh, my god » qui devient « C'est pas vrai ».


S'il y a quelque chose qui m'agace sérieusement dans l'univers télévisuel, ce sont bien ces histoires de lissage politiquement correct. J'estime en effet que si l'on prend la décision de diffuser un programme quel qu'il soit, on doit alors le diffuser sans aucune censure, faute de quoi l'on ne respecte pas l'oeuvre et l'on se fiche ouvertement des téléspectateurs !

Fond Sonore : John Mayall, Along for the Ride

Thursday, October 15, 2009

Fait d'Automne

Il y a trois jours, José a été retrouvé par les pompiers dans son appartement, momifié. Il serait décédé dans son canapé, il y a deux ans, dans l'indifférence générale, sans que personne ne se soit soucié de son sort. Interrogé par des journalistes, l'un des locataires de l'immeuble a cru bon de s'étonner :

"J’ai alerté le gardien deux fois à propos de l’odeur pestilentielle qui émanait de la porte. Il y a des employés qui font le ménage aussi. Pourquoi personne n’est allé voir si cet homme n’avait pas besoin d’aide ? C’est incroyable."


Incroyable, effectivement, que personne n'ait trouvé le temps de s'inquiéter plus avant du devenir de ce voisin. Incroyable, mais pas nécessairement si surprenant dans une société où l'on se croise plus que l'on ne se rencontre...

NdC : Je dois confesser moi-même ne pas vraiment connaître mes voisins, à peine sais-je vaguement à quoi ils ressemblent, quels sont leurs rythmes de vie... :-/

Fond Sonore : Supertramp, The Very Best Of Vol 1

Wednesday, October 14, 2009

Couleur d'Automne

J'ai brièvement croisé son chemin à la fin du siècle dernier. Affectés sur la même base aérienne et ayant une connaissance commune ("l'homme de base" de ma section), nous dinions souvent ensemble. A mesure de ces repas, j'avais noté son attitude en retrait, ses traits plutôt fermés, son apathie latente. Il couvait quelque chose que je ne faisais alors que soupçonner.

Un soir, rentré au bercail après avoir accompli mon (pas si) dur labeur de scientifique du contingent, la dite connaissance commune m'a platement annoncé : "Mathieu s'est suicidé". J'ai marqué un temps d'arrêt, arboré un rictus de surprise et d'étonnement, avant de demander confirmation. "Il était de garde au septième étage", a-t-il ajouté, "il a subitement quitté ses camarades, a ouvert la fenêtre et a sauté".

J'ai passé les jours suivants à encaisser la nouvelle, à me demander si je n'aurais pas pu faire quelque chose, si je n'aurais pas dû oser m'immiscer dans son univers, si je n'aurais pas pu d'une manière ou d'une autre lui venir en aide... Je savais pertinemment que cela était totalement vain, mais je ne pouvais m'en empêcher.

Depuis lors, chaque automne, je repense à cet évènement. Je me repose invariablement ces mêmes questions et, même si je sais que je n'ai pas de doute à avoir, je trouve toujours moyen de me miner avec des "et si" qui me laissent pensif...

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New-York

Sunday, October 11, 2009

Addiction Commune

Quand j'arrive dans le rayon Jeux Vidéo, elle est déjà en grande discussion avec le vendeur, son fils participant de temps à autre. Soudain, son téléphone portable se manifeste. La mère farfouille immédiatement dans son sac, trouve l'objet vibrant et décroche sans attendre.

Le vendeur s'en retrouve comme un cxn à parler dans le vide, la femme assène à son interlocuteur qu'elle est occupée, nan mais attend, elle est occupée là, elle ne peut pas répondre, elle est occupée là, c'est pas possible, elle est occupée, tu comprends... Avant de finalement raccrocher au bout d'une petite minute à ne rien dire.

Ne pouvait-elle simplement ignorer l'appel ? Ne pouvait-elle le diriger vers sa boîte vocale ? Ne pouvait-elle au besoin rappeler quelques instants plus tard la personne qui avait tenté de la joindre ? Bien sûr que oui.

Personnellement, quand mon interlocuteur me laisse en plan au milieu d'une phrase pour répondre au téléphone sans aucune forme de considération, j'hésite souvent entre deux alternatives à l'attente passive : le direct du droit ou l'abandon sur l'instant du (de la) malotru(e) avec son mobaïle...

Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, God & Guns

Saturday, October 10, 2009

(500) Jours Ensemble

(500) Days of Summer en VO, 500 jours en compagnie de Summer, 500 jours d'un Eté alternant belles éclaircies et vigoureux orages de saison. Un homme, une femme, deux êtres dont les fils de vie se s'entremêlent l'espace de quelques mois. Un premier film simple et touchant, d'une agréable légèreté pleine de fraîcheur. Une structure narrative un peu tortueuse certes, mais toute une foultitude de moments qui font mouche. Une réussite plaisante en somme, qui nous laisse un sourire sur le visage à la fin de la projection. Que demander de plus ?

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Fond Sonore : The Doors, Best Of

Friday, October 9, 2009

Poisson d'Octobre

Lorsque j'ai pris connaissance de la nouvelle au cours de mon rapide survol des tweets de la journée, je vous avouerais que j'ai marqué une pause et que j'en suis resté dubitatif quelques instants... N'est-ce pas en effet la première fois -ainsi que je le lisais justement sur Rue89- qu'un Prix Nobel de la Paix est attribué à un homme aux intentions déclarées certes bonnes mais aux réalisations encore inexistantes, de surcroît Chef d'Etat dont les armées occupent illégalement deux pays (anciennement) souverains ?

Comme l'a écrit Michael Moore sur son Twitter :

Congratulations President Obama on winning the Nobel Peace Prize! You have filled the world with hope -- now you must make peace happen.


Good luck.

Fond Sonore : Alice In Chains, The Essential

Thursday, October 8, 2009

Boomerang

Confortablement avachi dans le bus, je regarde avec un brin de condescendance cet automobiliste stressé qui malmène son klaxon pour faire entendre aux éboueurs qu'ils le gênent. Le camion-poubelle avance de quelques mètres, puis stoppe à nouveau. L'excité de l'avertisseur sonore reprend de plus belle, je le prends en pitié. S'il perd son sang froid à la moindre petite contrariété, je n'ose imagine l'état de son estomac, il va avoir un ulcère à force !

Un peu plus tard, dans un autre bus post case seuneuceufeu, je lève les yeux de mon 20 Minutes. Mon oreille interne avait détecté l'absence de mouvement relatif du véhicule et mon cerveau alerté m'a sorti de ma lecture. Les vitres sont embuées, mais je distingue nettement la pluie qui les fouette. Il y a des voitures à perte de vue, devant, derrière, et la file à contre-sens déborde également de carrosseries.

Une sirène retentit. Les automobiles s'écartent, le camion rouge file à vive allure, puis la nasse se resserre. Une autre sirène, même ballet. Les secondes s'égrènent, les minutes passent. Mes pieds trépignent, l'attente m'agace. Je roule le journal en un tube, et je tapote sur mes cuisses. Je peste intérieurement sur ces automobilistes qui conduisent n'importe comment et qui aux premières pluies automnales s'envoient dans le décor. Je soupire d'agacement, et je repense à l'automobiliste du matin.

Je le revois s'enfermer dans son attitude absolument vaine, je me revois le considérer avec condescendance, je me vois pester contre l'embouteillage... Je baisse la tête en la secouant alternativement de gauche à droite, je souris en poussant un petit soupir, et je m'incline intérieurement devant cette maestria avec laquelle la Vie s'amuse à me donner de temps à autre de petites leçons.

Fond Sonore : Alice In Chains, The Essential

Sunday, October 4, 2009

The Time Has Come !


[=> Time for Climate Justice]


Fond Sonore : 60 Artists, Beds Are Burning

District 9

Surprenant et tripant, voilà comment je qualifierais District 9. Surprenant tout d'abord, car il adopte une approche docu réaliste assez atypique, très éloignée des productions SF clinquantes, et c'est tant mieux ! De fait, on se trouve rapidement immergé dans ce présent alternatif, et l'on y croit. Tripant ensuite, car une fois le décor posé, la bobine se mue en un thriller qui parvient à nous tenir en haleine. Le film souffre peut-être d'un rythme un peu inégal, mais comme je dis souvent, ne faisons pas la fine bouche, car pour un premier long métrage le rendu est franchement bluffant !

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=> PS : District 9 est basé sur un court métrage, Alive in Joburg, qui est disponible sur YouTube pour ceux que ça intéresse :



Fond Sonore : The Smiths, Best Of

Saturday, October 3, 2009

Captain Reloading

Le vendredi précédent le week-end dernier, je me suis couché sur le coup des 21h, éreinté que j'étais par une semaine menée tambour battant. La nuit a été longue, très longue, et fort récupératrice. La semaine suivante s'est illustrée par un rythme encore plus fou, et le dernier jour ouvré arrivé, j'ai recommencé la même manoeuvre, pour ce matin me lever après 12h de sommeil.

Plus le temps passe, plus le rythme effréné de mon activité professionnelle appelle récupération régulière, plus je me sens en phase avec cette assertion d'un journaliste de 20 Minutes relevée dans l'édition du 19/03 dernier :

"L'homme est un animal fait pour être actif le jour et dormir la nuit."


Alors vous comprendrez aisément que cette Nuit Blanche...

Fond Sonore : The Smiths, Best Of