Lorsque j'ai pour la première fois entendu parler du concept de
Prison Break, j'ai immédiatement émis quelques doutes quant à la capacité de la série à tenir la distance... Et force est de constater que la suite m'a donné raison.
La première saison voyait un jeune architecte prometteur -Michael Scofield- se laisser emprisonner dans le même établissement que son frère -Lincoln Burrows-, accessoirement condamné à la peine capitale pour un crime qu'il n'avait bien évidemment pas commis, dans le but de le faire évader. L'originalité de l'histoire tenait en une galerie de personnages singuliers et en ce plan d'évasion gravé sur le corps de Michael au sein d'un tatouage à la complexité impressionnante. Après un suspense monté crescendo, la saison se terminait en un final haletant, l'évasion tant attendue.
La deuxième saison s'est inscrite dans la continuité logique en se concentrant sur la vie en cavale des huit fugitifs. J'ai indéniablement apprécié ce parti-pris qui a offert son lot de surprises, mais j'ai accueilli le dernier épisode avec un certain scepticisme...
Scepticisme, car Michael Scofield s'y voyait de nouveau emprisonné, au Panama, ce qui laissait augurer d'une Season Ouane Repetita. La troisième saison s'est donc vue consacrée à la planification puis l'exécution d'une nouvelle évasion, et la sauce n'a pas vraiment pris.
Les scénaristes avaient bien profité de cette situation pour introduire une organisation tentaculaire, ce qui avait su titiller mon goût pour les complots mondiaux [
Trust No One ! \o/], mais le concept est com-plè-te-ment parti en vrille dans la saison quatre, principalement du fait des incessantes pirouettes scénaristiques, assez ridicules pour certaines il faut l'avouer. La catastrophe était d'ailleurs telle que j'en suis rapidement venu à souhaiter que le massacre prenne rapidement fin une bonne fois pour toutes... J'ai néanmoins tenu bon jusqu'au terme de la saison, qui a étonnamment su se solder bien plus proprement que toutes ces séries qui laissent tant de questions en suspend.
L'aventure
Prison Break est donc à présent terminée, il est temps de tourner la page, même si la compagnie de la petite troupe va me manquer.
Fond Sonore : The Doors, Best Of