Monday, March 30, 2015

Kingsman : Services Secrets

Je n'attendais rien de spécial de cette bobine, mais à force de bons échos atteignant mes tympans j'ai fini par lui donner sa chance.

Objectivement, la séance a été distrayante, mais j'ai regretté un petit manque de consistance. Kingsman : Services Secrets remplit globalement le contrat, empruntant les codes des films d'espionnage, ajoutant une touche légère et familiale, optant pour le vernis parodique avec un méchant digne d'Austin Powers.

En rendant l'ensemble un peu moins balistique, en complexifiant l'intrigue, en crédibilisant un peu le bad guy mégalo, il aurait pu s'agir d'un objet très recommandable. Si la séance est -je le répète- distrayante, il n'en reste pas moins que la bobine ne casse pas non plus trois pattes à un canard. Nope.

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Birdman

Birdman m'a pour ainsi dire laissé un sentiment ambivalent. J'ai tout d'abord été happé par la bobine, effet hypnotique de la rythmique sèche des percussions aidant. Michael Keaton livre une performance qui m'a semblé remarquable, à l'égard de cet Edward Norton excellent de suffisance dans son rôle d'acteur en vue. Ce faisant, la bobine m'a donné l'impression de finir par tourner un peu à vide, ne sachant trop où elle allait.

Je n'ai pas réellement su me positionner en regard de l'alter ego de Riggan Thomson, le script laissant place à l’ambiguïté. Est-on en présence d'un super-héros caché ou bien d'une métaphore névrotique pour un homme au bout du rouleau ? La question reste pour moi ouverte, et je n'ai pas vraiment envie de tenter un second visionnage pour lever le doute. Une séance en demi-teinte je dirais donc.

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Sunday, March 15, 2015

Chappie

Après la déception relative de ce simple actioner blockbusteresque qu'était Elysium, il va sans dire que j'attendais un peu fébrilement cette nouvelle livraison de Neill Blomkamp.

Le scénario de Chappie ne casse certes pas trois pattes à un cyborg, mais il se trouve soutenu par une réalisation qui tient la route. Il est difficile de rester insensible face à ce robot qui s'éveille à la conscience et aux touches d'humour associées à son éducation gangsta.

Chappie baigne dans une atmosphère de funitude inattendue, en partie grâce aux personnages de ses parents adoptifs, campés par le duo du groupe de rap-rave sud-africain Die Antwoord. Il prend toutefois un virage plus SF hardcore dans ses derniers instants, oscillant entre défouraillages furieux et thématique cyperpunk. Il m'en reste au final un sentiment de sympathique récréation futuriste, qui me conduit à le suggérer sinon le recommander. :o)

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Une Merveilleuse Histoire du Temps

Biopic de bonne facture, mais manquant tout de même un peu d'âme du fait de son académisme, Une Merveilleuse Histoire du Temps représente avant tout une leçon de courage et de détermination face à la maladie, soutenue par les solides liens d'un couple fusionnel.

La bobine doit beaucoup aux interprètes de Stephen Hawking [Eddie Redmayne, bluffant] et son épouse Jane [Felicity Jones], et permet de faire ressentir le génie de la personnalité du cosmologiste le plus célèbre, sans pour autant alourdir le sujet de théories difficilement accessibles. A posteriori il m'en reste surtout le souvenir de ces performances d'acteurs, et l'étincelle d'envie de relecture de cette Brève Histoire du Temps.

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Sunday, March 8, 2015

Imitation Game

Cet Imitation Game rend hommage au travail d'un esprit matheux, qui a infléchi le cours de la Seconde Guerre Mondiale, et accessoirement contribué par ricochets à sauver des vies par millions.

On voit ainsi Alan Turing [Benedict Cumberbatch, habité] rejoindre une équipe montée par les services secrets britanniques dans l'optique de casser Enigma, le système cryptographique utilisé par le régime nazi pour l'ensemble de ses communications. Si les enjeux stratégiques apparaissent évidents, la démarche intellectuelle à l'oeuvre dans l'esprit du mathématicien l'est beaucoup moins, et le suspense censément instauré par les cliquetis de la machine m'a un peu laissé de marbre, le succès de l'entreprise étant connu.


[© SquareOne Entertainment]

Techniquement, j'ai trouvé la bobine très bonne, de la réalisation aux jeux des différents interprètes. Il lui manque toutefois à mon sens un supplément d'âme, qui lui conférerait un statut autre que celui de bon produit technique. J'aurais donc tendance à conseiller cet Imitation Game essentiellement sur la double foi de l'intérêt historique et de la prestation de Benedict Cumberbatch. Oueps.

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