Sunday, September 11, 2011

Emplettes S36


[© Ze Captain]

Petite fringalette bouquinesque oblige, un léger regarnissage de ma PAL avec :
  • Gandahar de Jean-Pierre Andrevon : Un roman que j'ai eu du mal à dégoter, à l'origine du surprenant film d'animation éponyme de René Laloux.

  • Emmanuelle - Livre II : L'Antivierge d'Emmanuelle Arsan : La seconde partie du fameux roman, désaccouplé à l'origine de sa moitié pour d'obscures raisons de droits d'édition.

  • Le Jour des Triffides de John Wyndham : Un bouquin SF post-apo, avec une humanité souffrant en quasi totalité de cécité suite à une invasion de plantes pas vraiment avenantes.

  • Bloodsilver de Wayne Barrow : Un roman fantastique, avec du western et des vampires dedans, accessoirement Grand Prix de l'Imaginaire 2008, ce qui est plutôt de bon augure.

Saturday, September 10, 2011

Blackthorn

Installé en Bolivie depuis une vingtaine d'années, James Blackthorn vit de l'élevage de chevaux. Ayant accumulé une rondelette somme d'argent, il s'apprête à rentrer en ses Etats-Unis d'origine afin d'y rencontrer ce fils qu'il n'a jamais vu, mais de retour de la banque son chemin croise celui d'un homme visiblement pourchassé. Ayant dans la rencontre perdu son cheval et sa fortune, le vieux Blackthorn accepte de secourir l'individu car celui-ci serait en possession d'un magot bien plus conséquent que ses économies tout juste envolées. Pour un quidam quelconque, l'expérience serait considérée comme une folie, mais pour celui qui pourrait bien être la légende Butch Cassidy, ce n'est là que vieille routine...

De ce pitch, Mateo Gil tire une bobine nimbée d'un agréable parfum crépusculaire, un sympathique exercice de style comme je les aime. Sam Shepard excelle dans sa composition d'un ex-bandit vieillissant -je préfère d'ailleurs sa performance à celle de Jeff Bridges dans le True Grit des frères Coen-, un personnage en apparence assagi mais qui a gardé toute la férocité de sa jeunesse. Le reste du casting n'est toutefois pas en reste, Eduardo Noriega notamment avec son ingénieur minier manipulateur, crapule sans foi qui le dissimule habilement, ce qui contraste avec la nature du précédent.


[© Bac Films]

Les paysages dans lesquels évoluent les deux personnages sont tout bonnement magnifiques, il s'en dégage une magie qui donne envie d'aller les découvrir de plus près. Ils étaient la matrice toute désignée pour cette histoire, et Mateo Gil a su en tirer habilement parti pour accoucher de cette bobine singulière.

Tout ceci fait que Blackthorn a constitué une très agréable surprise, et que je vous encourage donc à en profiter avant qu'il ne soit trop tard !

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Sexe entre Amis

En allant voir ce film, impossible de ne pas penser au récent Sex Friends. Sexe entre Amis [*] s'en distingue toutefois par une approche plus parodique assumée en première partie et, il faut le reconnaître, plutôt réussie.

Je me suis ainsi laissé séduire par l'entrée en matière, efficacement structurée, et le jeu des deux acteurs principaux, Mila Kunis & Justin Timberlake qui laissent transparaître une complicité ludique. Toutefois, lorsque la bobine bascule de la simple bagatelle vers l'inévitable conclusion sentimentale, elle tourne un peu à vide et se révèle un poil poussive, donc moins convaincante que ne l'était Sex Friends à cet égard.


[© Sony Pictures Releasing France]

Semi-réussite ou semi-déception, c'est selon, toujours est-il que Sexe entre Amis vaut éventuellement le coup d'oeil pour sa première moitié ou l'adorable Mila Kunis, mais pas en plein tarif.

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[*] => Le titre héxagonal, bassement racoleur, ne fait évidemment pas honneur à cette bobine baptisée Friends with Benefits en VO...

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Thursday, September 8, 2011

Un Horizon de Cendres - Jean-Pierre Andrevon

J'ai découvert le nom de JP.Andrevon en furetant sur les racines de ce Gandahar de René Laloux, découvert par hasard sur feu Antenne 2 dans ma jeunesse. J'ai mis grand temps à mettre la main sur le roman qui en était à l'origine, et dans l'intervalle je me suis laissé tenté par cet autre ouvrage que j'ai récemment sorti de ma PAL, Un Horizon de Cendres.

Le texte prend la forme de mémoires rédigées par le personnage principal, un directeur de funérarium qui était aux premières loges quand les morts ont commencé à reprendre vie. Il nous permet de vivre l'évolution de la situation du point de vue d'un citoyen ordinaire, confronté à l'étrangeté du phénomène, depuis les premières manifestations jusqu'à l'apocalypse dans laquelle on bascule très rapidement sans même s'en rendre compte.

Les zombies se révèlent ici assez singuliers, différents de ceux que l'on que j'avais pu rencontrer par ailleurs dans le genre, ils reviennent à un semblant de vie un peu à la manière de ce que proposait le roman A Rebrousse-Temps de Maître Dick, à ceci près qu'ici ils ne regagnent pas leur humanité. D'abord amorphes, les créatures évoluent néanmoins, comme si elles apprenaient d'une conscience empirique collective, et se retrouvent bientôt à surpeupler (Dominer ?) la planète.

Comptant parmi les derniers survivants de notre espèce, le narrateur accomplit dans ses mémoires un cheminement introspectif qui dans le cadre de la fin de l'humanité m'a fait penser à ce classique de Richard Matheson, Je suis une Légende, même si la portée en est différente. La conclusion n'en apparaît toutefois pas moins logique, imparable et j'en ai ressenti un rare contentement une fois le livre refermé.

Ce roman relativement court (250 pages) m'aura donc agréablement surpris et satisfait, se révélant percutant en dépit de son apparence tranquille. A découvrir sans attendre !

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Nota : Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Hop, quelques pages en plus dans le niveau "Armageddon". :o)

Sunday, September 4, 2011

Tournée Générale - 6 Milliards


[via]

Cadavres à la Pelle

En cette première moitié du 19e siècle, les institutions médicales d'Edinburgh bénéficient d'une renommée européenne -sinon mondiale- conséquente. La formation de leurs étudiants nécessite une bonne pelletée de cadavre afin d'opérer de régulières dissections qui vont enrichir les connaissances du domaine. Les docteurs Knox [Tom Wilkinson] et Monroe [Tim Curry] se livrent d'ailleurs une compétition ouverte, et quand le second parvient à faire promulguer une loi lui permettant de préempter les corps des condamnés à mort tout juste exécutés, le Dr Knox se retrouve en cadavres fort dépourvu. Deux arnaqueurs locaux d'origines irlandaise, Mr Burke [Simon Pegg] & Hare [Andy Serkis], voient là l'occasion d'améliorer leur ordinaire, en refourguant au Dr Knox des dépouilles d'une remarquable fraîcheur mais à l'origine plus que contestable...


[© La Fabrique 2]

Cadavres à la Pelle marque le retour à la réalisation de ce bon vieux John Landis, qui n'avait pas oeuvré depuis quelque temps. Son pitch s'inspire d'une histoire véridique [en], mais bénéficie d'un traitement plus léger, ouvertement axé comédie noire. De fait, l'ensemble se révèle décalé, inattendu, mais si l'on sent que la bonne volonté est là, cela ne fonctionne pas vraiment.

Le casting ne fait pourtant pas dans la demi-mesure -Simon Pegg et Andy Serkis ne ménagent pas leur efforts et font montre d'une réelle conviction-, le visuel n'est pas en reste -décors réalistes et photo attrayante-, le rythme plutôt enlevé... En somme, quantité d'ingrédients indispensables sont présents mais la sauce ne prend pas, par manque d'un liant que je n'ai pas identifié.

A noter de sympathiques caméos, notamment celles de Sir Christopher Lee et de Ray Harryhausen, cerises sur le gâteau qui malheureusement ne suffisent pas à faire passer ce dernier pour de la pâtisserie fine. Dommage.

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Saturday, September 3, 2011

Cowboys & Envahisseurs

La première chose qui m'a marqué dans la dernière livraison de Jon Favreau, c'est son titre francisé : Cowboys & Envahisseurs. Du Cowboys & Aliens d'origine, le terme anglophone Aliens s'est vu supprimé au profit d'un substantif francophone, qui se retrouve accolé à un cousin hexagonal, lui-même d'origine anglophone... Not comment... [Cet exercice d'altération linguistique me laissera toujours perplexe, mais passons.]

La dichotomie du titre se retrouve directement dans le développement de l'intrigue. La première moitié donne ainsi dans le western classique, pour ne pas dire caricatural avec une bonne partie des poncifs du genre, mais parvient néanmoins à susciter l'intérêt, notamment lors de la séquence d'ouverture et l'attaque des envahisseurs. La seconde moitié de la bobine voit une partie des cowboys aller botter l'arrière-train des aliens, et la dominante vire alors SF, avec (beaucoup) moins de réussite.


[© Paramount Pictures France]

Je serais ressorti de la séance avec un sentiment plutôt jubilatoire si mon entrain initial n'avait pas été brisé par l'absence de souffle épique lors de l'assaut du vaisseau alien et nombre d'invraisemblances... A voir certaines séquences, entre nous, les cowboys auraient clairement dû y passer, mébon...

Il m'en reste aujourd'hui un souvenir de bobine au pitch intéressant mais qui ne parvient toutefois pas à transformer l'essai. A voir, ou pas, suivant le degré de geekitude ou la possibilité d'en profiter en tarif réduit, les deux n'étant évidemment pas incompatibles. ^^

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