Thursday, May 11, 2017

2017 - Bilan Lectures Q1


Après quatre petits mois, j'ai pu extirper six volumes de ma PAL, ce qui laisse augurer d'une légère reprise du rythme par rapport à l'an passé... Mais ne crions toutefois pas victoire trop tôt, on ne sait jamais...

Vendu comme l'un des "meilleurs romans d'aventure jamais écrits" (dixit la quatrième de couverture), il va sans dire que je plaçais dans Les Mines du Roi Salomon de Henry Rider Haggard un conséquent espoir d'évasion épique, mais je n'ai pas tardé à déchanter. Non seulement le style lourd a été un sérieux frein à la lecture, mais il s'est de surcroit trouvé ne servir que des ressorts faciles et une agaçante portée colonialiste. De fait, je suis très heureux de ne m'être engagé que dans un volume comportant uniquement la première aventure d'Allan Quatermain...

Ensuite, j'ai retrouvé ce bon vieux Dexter dans un nouveau volume publié par Jeff Lindsay, Dexter fait son Cinéma, et je dois reconnaître avoir pris du plaisir à lire ce texte. Dexter s'y trouve confronté au monde du showbiz, ce qui ne va pas manquer de susciter quelques interrogations inattendues, qui renouvellent un peu la série. De fait, ce volume m'a fait oublier le précédent, Double Dexter, qui ne m'avait pas exactement emballé disons. Une salutaire pioche donc.

Vongo Zero de Yana Vagner constitue clairement le top de cette série bouquinesque. Le pitch ? Une pandémie mortelle se répand dans toute la Russie, et l'on suit un petite groupe de moscovites alors qu'ils tentent de survivre à la vague d'infectés qui commence à déferler depuis les grands centres urbains. Le texte, à la fois réaliste et intimiste, m'a captivé, et je ne vais pas tarder à enchaîner avec sa suite, Le Lac, dont j'ai entendu dire le plus grand bien. Oueps.

Chasseurs de Têtes de Jo Nesbo... Qu'en dire ? Un court roman, estampillé thriller, qui ne m'a absolument pas emballé. Ca se lit comme un roman policier de gare, et ça s'oublie de la même manière. Next !

Après la déception précédente, il me fallait miser sur du sûr... Je me suis donc engagé dans un nouveau Neil Gaiman, American Gods. Après une entrée en matière qui m'a happée, je me suis trouvé face à un texte qui donnait le sentiment de n'avoir pas de réel fil directeur, hormis une vague menace de baston divine similaire à cet hiver de Game of Thrones qui passe son temps à arriver, et qui ne parvenait pas à faire ressentir les enjeux... Dans ce contexte, six cents pages, c'est fichtrement long... Et l'on est sacrément content d'arriver enfin au terme du texte...

Ne voulant pas rester sur cette monumentale déception, j'ai dégainé Entremonde, écrit à quatre mains par Neil Gaiman et Michael Reaves... Grossière erreur, car nouvelle déception... Le pitch était visiblement à l'origine un projet de série télévisée, et il n'a été transformé en roman que dans le seul et unique but de convaincre les producteurs... Lesquels ne l'ont pas été... J'ai un peu eu le sentiment de lire un texte pas abouti, aux péripéties un peu trop rapidement résolues, et globalement un peu expédié. Cela aurait pour le coup mérité plus de deux cents pages...

Voilà voilà, je retiendrai donc uniquement Jeff Lindsay et Yana Vagner pour cette série... On verra pour la suivante !