Tuesday, July 31, 2007

Grindhouse - Death Proof

Quand j'ai entendu parler de la mise en chantier du nouveau projet du tandem Tarantino / Rodriguez, mon excitation cinéphilique a immédiatement atteint des sommets. Ben oui, imaginez un peu : une séance de ciné à l'ancienne, composée de deux films entrecoupés de vraies-fausses bandes-annonces ! De quoi goûter à l'ambiance de ces cinémas itinérants d'un autre temps et de retrouver un peu du goût de cette Dernière Séance de mon enfance.

Mais las, compte tenu de la nature inhabituelle du produit, les distributeurs ont décidé de revoir leur copie à l'export. C'est ainsi que l'objet Grindhouse a été scindé en deux films et que les bandes-annonces ont purement et simplement été passées à la trappe. Oué, carrément, et autant vous dire que mon enthousiasme est ensuite retombé de quelques crans... Mébon, je suis tout de même allé me promener sur ce Boulevard de la Mort lors de son arrivée en solo le 6 juin dernier.

Stuntman Mike est, comme son nom l'indique, cascadeur. Il est l'heureux possesseur d'une magnifique Chevy Nova customisée et surtout "Death Proof" [littéralement "à l'épreuve de la mort", c'est-à-dire renforcée de telle sorte à bien protéger le pilote pendants ses cascades]. En sus des belles mécaniques, Mike adore les jolies filles. Il prend plaisir à les approcher, à leur tourner autour à la manière d'un rapace... Avant de fondre sur elles au moyen de son bolide pour bien les écrabouiller. Mais manque de bol pour lui, il finira par tomber un trio de demoiselles pas vraiment prêtes à se laisser zigouiller...

Bon, le scénario est à peu près aussi épais que celui d'un Transformers mais ce n'est pas vraiment pour ça que j'y allais : je voulais juste une ambiance et de l'action jouissive... On peut dire que j'ai été contenté au moins en partie.

De saveur, Boulevard de la mort a celle d'un vieux film retrouvé au fin fond d'un bric-à-brac. La photo est particulière, la pellicule paraît vieille et abîmée, la bande-son dérape parfois, les images sautent de temps à autre... En quatre mots, on s'y croirait !

Les scènes d'actions ne sont pas en reste [la longue course-poursuite finale est magnifique], elles sont pilotées de mains de maître par un Tarantino qui sait exactement ce qu'il veut, les interprètes sont tous au poil... Mais - car il y a un "mais" vous vous en doutiez -, en sortant de la séance quelque chose me dérangeait et je n'arrivais pas à mettre un neurone dessus.

En dépit de l'indéniable charme désuet de l'ensemble et de la jouissivité de certaines séquences, quelque chose n'allait pas, ne fonctionnait pas bien, un peu comme si on avait versé un peu de sucre dans le moteur du film. En farfouillant sur le net, je devais le soir même apprendre que ce Boulevard de la Mort, non content d'avoir été séparé de force de son long métrage jumeau, avait également été quelque peu rallongé... Et c'est là que le bât blesse : si la consistance du bidule était parfaite pour 1h30 de bobine, tirer à 1h50 a inutilement délayé la sauce qui ne prend plus tout à fait de la même façon. Dommage...

A présent j'attends avec impatience l'opus de Rodriguez, Planète Terreur, ainsi qu'une éventuelle sortie de Grindhouse dans sa forme originale... Aller messieurs les producteurs, siouplééééé !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : IV Thieves, If We Can't Escape My Pretty

Sunday, July 29, 2007

When Fiction meets Reality

Dans l'un des deux épisodes de Heroes diffusés hier soir, lorsque Noah Bennet tend sa carte de visite à Chandra Suresh, on a le temps d'apercevoir brièvement l'adresse du site web de la papeterie qui lui sert de couverture, Primatech. Une fois l'épisode terminé je me suis bien évidemment précipité sur mon pécé pour faire un petit essai... Et l'url en question est effectivement valide !

Si vous furetez un peu sur ce mini-site, vous trouverez une zone à accès protégé... Et si comme mouah vous arrivez à y pénétrer, vous aurez alors accès à des dossiers secrets... Mais je n'en dirai pas plus ! ;)

Edit 31/07 :
Pour accéder à cette zone, il vous faut utiliser les login "bennet" et password "claire". Vous visualisez alors quatre dossiers eux-mêmes protégés :
- Dossier C3001 : login "bennet" password "HGghx11a"
- Dossier C3002 : login "bennet" password "MPggtn75x"
- Dossier C3003 : login "bennet" password "TSntz14b"
- Dossier C3004 : login "bennet" password "GGeh81zu"

Pfff, ma bonté me perdra. ;)


Post Postum : Vous pouvez aussi profiter des archives de Mr Linderman himself pour examiner quelques peintures d'Isaac Mendez...

Edit 31/07 :
Password = "Vietnam"


Fond Sonore : Diana Krall, All for You

Saturday, July 28, 2007

Transformers

Transformers, un nom mythique qui me renvoie à cette époque bénie où je savourais toute une foultitude de dessin animés qui devaient contribuer à alimenter cet imaginaire vivace qui m'a tant de fois emmené en voyage. Transformers, une ligne de jouets robots, mais aussi une série animée et à présent un film blockbusterisé.

Fut un temps où la vie était paisible sur la planète Cybertron. Mais en vertu du deuxième principe de la thermodynamique les choses ne pouvaient rester en l'état. C'est ainsi qu'un beau jour une poignée d'Autobots virèrent Decepticons sous la houlette du pas très cool Megatron. La guerre qui s'ensuivit mena à la destruction de la planète-mère ainsi qu'à la perte du Cube - pourvoyeur de vie pour les machines - dans l'espace infini. Quelques siècles plus tard [le notre quoi], ledit Cube sera localisé sur Terre par la diaspora autobote. Il n'en faudra pas plus pour que le conflit Autobots vs Decepticons ne s'étende à notre Belle Bleue...

Aller voir un film de Michael Bay, c'est toujours un peu risqué, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Si je m'y suis aventuré cette fois, c'est en raison de la nature mythique du sujet, de l'ombre du producteur exécutif Steven Spielberg et il faut l'avouer d'une bande-annonce pas trop mal foutue.

Tout juste rentré de la séance, je n'ai pas d'avis vraiment tranché. J'ai certes passé un moment plutôt sympathique, mais ce film ne figurera pas dans la top liste de mes annales cinématographiques. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il s'agit d'un bon blockbuster, bon mais - et c'est là que le bât blesse - blockbuster.

La facture de l'ensemble est plutôt bonne, particulièrement les séquences d'action et de destruction massive, même si certaines manquent de lisibilité en raison de plans un peu serrés. Orientations familiale et pop-corn obligent, l'intrigue est un poil téléphonée [je n'ai pu m'empêcher de penser par certains aspects à cet Alien vs Predator massacré par Anderson en son temps], et le script s'asseoit joyeusement sur les questions de crédibilité en multipliant les raccourcis faciles. Le film est grand public, avec ce qu'il faut de bons sentiments et d'humour, il est également propret, léché... Mais voilà, j'aurais de loin préféré un traitement plus mature, assumé, qui aurait pu faire gagner à Transformers ses galons de film de SF (d'anthologie tant qu'à faire). Dommage.

Transformers est donc un blockbuster pas mauvais, à voir éventuellement si vous avez un abonnement quelconque. Si vous payez plein pot, réfléchissez tout de même...

=> Bande-Annonce

PS: Megan, je t'aime !

Fond Sonore : I Am Kloot, Gods and Monsters

Friday, July 27, 2007

Era of the White Rabbit

Lundi soir, je suis comme tous les jours descendu en gare de Versailles-Chantiers pour attraper un direct Montparnasse. L'écran de voie affichait un retard de dix minutes, mais je suis tout de même resté sur le quai : quitte à finalement arriver en même temps que le premier train, autant le faire dans des conditions de voyages plus confortables.

Pendant l'attente qui a suivi, j'ai observé les voyageurs autour de moi. Beaucoup semblaient un peu perdus : ils scrutaient anxieusement les panneaux d'affichage, regardaient compulsivement leurs montres. Leur train-train quotidien avait été perturbé, leurs repères avaient disparus, leurs univers étaient chamboulés.

Le train qui devait nous embarquer ne s'est finalement pas montré, la faute aux intempéries. Changement de quai, solution de repli, un autre direct dix nouvelles minutes plus tard. Je ne vous raconte pas l'étendue du désastre sur le moral de mes compagnons de voyage : dix plus dix égalent vingt minutes de perdues... J'aurais pu à leur instar céder à l'anxiété et me morfondre, mais que sont au fond vingt malheureuses petites minutes ?

J'ai poursuivi l'observation de la foule qui m'entourait, pour finalement prendre conscience d'un point auquel je n'avais jamais vraiment prêté attention : tous les voyageurs arboraient une montre à leur poignet, tous, je devais être le seul à ne pas en avoir. Ce constat est assez symptomatique...

J'ai souvent l'impression de vivre dans une société de l'urgence, une société dans laquelle seul compte l'instant futur. Tic tac, le temps s'écoule, il ne m'attend pas, tic tac, deux heures pour ci, trente minutes pour ça, tic tac, je vais être en retard, je n'ai pas le temps, tic tac...

Le problème avec le temps, c'est qu'il est insaisissable. Se lancer à sa poursuite n'a aucun sens, passer son temps à tenter de le rattraper équivaut à le perdre, à le gaspiller même. Personnellement, j'ai arrêté de courir après lui, je ne suis pas obnubilé par son vol imperturbable, je vis dans le présent, hors de ce tourbillon de folie qui emprisonne le monde.

Le temps que je me fasse ces petites réflexions, j'étais monté dans le train et arrivé à destination. Ce qui est bien dans l'histoire, c'est que la pluie avait cessé de tomber à mon arrivée. Vingt minutes de retard certes, mais au sec. Ne valaient-elles pas mieux que d'arriver à l'heure et d'être détrempé ? Oui, sans aucune hésitation !

Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980

Monday, July 23, 2007

Le Déversoir

Quand je me promène sur la toile, je récolte souvent toute une tripotée de choses diverses et variées (vidéos, anecdotes, news, images,...) que j'ai envie de partager mais qui ne trouvent pas forcément place ici même. L'idée m'est donc venue d'ouvrir un second blog dans lequel je pourrais déverser tout ce "surplus".

Je me suis ensuite dit que je n'étais peut-être pas le seul dans ce cas et qu'il se trouverait peut-être bien quelques aventuriers pour prendre part au remplissage de ce nouvel espace. Quelques emails échangés plus tard, j'étais conforté dans cette idée et j'inaugurais Le Déversoir ! :)

Fond Sonore : Vangelis, 1492 Conquest Of Paradise

Saturday, July 21, 2007

Hot Fuzz

Au premier visionnage de la bande-annonce, mon instinct a senti que Hot Fuzz avait un sérieux potentiel de cultitude jouissive... Eh bien, de retour de la séance, je ne peux que confirmer qu'une fois encore il ne s'était pas trompé : Hot Fuzz déménage grave !

Nicholas Angel est un excellent flic, un bobby londonien d'une efficacité redoutable. Son impressionnant palmarès d'arrestations lui vaut d'être remarqué par sa hiérarchie qui ne tarde pas à lui offrir une promotion à l'écart de la ville... De sorte qu'il arrête par contraste de faire passer ses collègues pour des petits rigolos. Contraint et forcé, Nicholas arrive donc à Sandford, petite bourgade tranquille de la campagne anglaise qui a maintes fois été élue ville de l'année. Rien ne semble jamais se passer dans cette ville qui a le taux de criminalité le plus faible de toute la Perfide Albion, jusqu'à ce que quelques évènements viennent troubler son apparente quiétude et éveiller la curiosité professionnelle de notre bon vieux sergent...

Les deux compères Simon Pegg et Edgar Wright se sont à l'évidence fait plaisir en travaillant sur ce projet. D'un concept relativement simple [mettre des flingues dans les mains de bobbies à l'image tranquille], ils ont accouché d'un petit bijou ciselé avec minutie jusque dans les moindres recoins. Souvent dans le genre de la comédie à tendance parodique, on trouve des films inégaux, au rythme en montagne russe, à l'humour plus ou moins drôle, à la réalisation plate ou surfaite... Mais là, tout est maîtrisé au quart de poil.

Le film démarre sur les chapeaux de roue, reprend un temps son souffle puis repart de plus belle jusqu'à un final de folie [vraiment de folie]. La réalisation est léchée et regorge de petits effets qui sont autant de cerises sur le gâteau [merci Danny Butterman - uhuh], le script fourmille de petits clins d'oeil [Bien vu le Romeo and Juliet de Dire Straits les gars !], et la bande-son est un petit régal.

Hot Fuzz est une sorte de déclaration d'amour au cinéma d'action qui a bercé la jeunesse de ces deux trentenaires que sont Pegg et Wright, et j'adhère totalement. Si la bande annonce vous parle, foncez sans attendre au ciné !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Katie Melua, Piece by Piece

Friday, July 20, 2007

Music Shuffle Questionnaire

J'avais repéré un questionnaire original chez son Altesse King Negrito il y a de cela quelques mois... Et je viens de succomber à la tentation d'y répondre !

The Rules :

1. Put your music player on with all your music, then shuffle.
2. Press forward for each question.
3. Use the song title as the answer to the question even if it doesn’t make sense. NO CHEATING!
4. With the answers, give your own comments on how it relates to the questions.
5. Tag 4 people.


The Results :

Nota : Les règles et tous les titres-réponses étant en anglais, j'ai décidé de répondre dans cette langue. Ca sera votre exercice linguistique du jour. ;)

1. How are you feeling today ?
Song : Bad Rose Tatoo, Neal Black
Well I somewhat feel like an old faded rose, totally exhausted after this first technical course I gave in english the last two days. Quite exhausting but really valuable experience.

2. Will you get far in life ?
Song : Grey, Paradise Lost
Maybe my expectations for life are not as clear as I thought they were... I have to think about that !

3. How do your friends see you ?
Song : The Icicle Melt, The Cranberries
Well I guess they learn things on me step by step, little by little, as my protective shield slightly let things out, in other words as the "ice" slowly melts.

4. Will you get married ?
Song : Unfinished Allegro, Angra
Uhuh, would be some sort of intense game I guess then, but the unfinished part let me think this could end up into a divorce, so I guess I have to forget this. Anyway, the initial condition is not met yet, so this question is not exactly relevant at the present time.

5. What is your best friend’s theme song ?
Song : The Chain, Scott Bomar
Best friend means close friend in some way, so the idea of the chain makes sense... But just like our Highness I wonder if I only have a best friend.

6. What is the story of your life ?
Song : Jailbreak, ACDC
As a dreamer, I never really can get satisfied with life, I always want to escape to other universes. In other words I somewhat feel like I am in jail, and I wanna make a jailbreak !

7. What was high school like ?
Song : I Need You Tonight, ZZ Top
Uhuh, no comment. ^^

8. How can you get ahead in life ?
Song : Baba, Alanis Morissette
I am the High Priest of my own Religion. That's what keeps me going on.

9. What is the best thing about your friends ?
Song : Sinner's Prayer, Eric Clapton
They are true people.

10. What is in store for this weekend ?
Song : Bookends, Simon and Garfunkel
Apart from going to the movies, I have to make some room on my bookshelf for the last DVDs I bought.

11. To describe your grandparents ?
Song : Crow's Nest, Kelly Joe Phelps
Did not share enough time with them to comment on this.

12. How is your life going ?
Song : Medicine Man, Pantera
Going okay even though some things should be fixed up I guess.

13. What song will they play at your funeral ?
Song : Ash & Debris, Paradise Lost
Totally compliant with being burnt ! ^^

14. How does the world see you ?
Song : Ye Rambling Boys of Pleasure, The Chieftains
I don't know, you should ask the world... But I am said to be of a pleasant company I guess. Most of the time at least.

15. Will you have a happy life ?
Song : Epicus Furor, Rhapsody
Not a good predict I guess... :-/

16. What do your friends really think of you ?
Song : Gone for Good, The Shins
I actually never ask people what they think of me, so I have no idea of their true opinion on me. That being said, I am not sure of what I should think of the song title. :-?

17. Do people secretly lust after you ?
Song : Weeping Words, Paradise Lost
Maybe, who knows...

18. How can I make myself happy ?
Song : Rhymes of a Tragic Poem - The Gothic Saga : 3, Rhapsody
Well, it does not seem to be obvious that I only can get myself happy... :-/

19. What should you do with your life ?
Song : Gimme Three Steps, Lynyrd Skynyrd
I should kick my *ss and put some more rythm into my life. Routine kills me.

20. Will you ever have children ?
Song : Supersonic, Oasis
If it ever happen some day, this is gonna rock for the making-of ! ^^

21. What song would you strip to ?
Song : Lebanese Blonde, Thievery Corporation
Yeah, got a strip feeling with this one. But nobody's watching. Too bad for you. :p

22. If a man in a van offered you candy, what would you do ?
Song : Whole Lotta Rosie, ACDC
Well, honestly, I am not exactly sure I would behave myself like this Rosie !

23. What does your mum think of you ?
Song : On The Road Again, Katie Melua
Maybe I should stop on the side of the road from time to time and get a phone to give more news...

24. What is your deep dark secret ?
Song : Hate, Drugstore
No comment.

25. What is your mortal enemy’s theme song ?
Song : No One Above You, Neal Casal
My mortal enemy is for sure on top on my to kill list !

26. What’s your personality like ?
Song : Legs, ZZ Top
Just like legs, I am a straight person, or maybe upright should I say. I have a deep sense of honour, and anyone who betrays my trust only once lose it forever.

27. Which song will be played at your wedding ?
Song : Waiting so Long, Supertramp
Uhuh, yeah, if it ever happens, I would have been waiting for so long indeed ! ^^

Well, it seems I am done with this ! I then have to tag four people, right ? Okay, let's see what ByKyss, Ink, Laurence and Sug will do with that ! Bon vous avez le droit de répondre en français. Oué je sais, ch'suis trop bon. ;)

Fond Sonore : Emmylou Harris, Anthology - The Warner Reprise Years

Thursday, July 12, 2007

Confidences du Jeudi

ByKyss vient de me marquer du Sceau des Sept Choses à Dévoiler. Eh ben mêm' pas peur, je m'y colle !

C'est parti :

1) Quelques jours après ma rentrée en classe de troisième, j'ai testé le Jump Jumper* d'un voisin. Depuis, j'arbore deux cicatrices sur mon poignet droit, témoins de la fracture déplacée qui résulta de cet essai peu concluant.

[* Souvenez-vous, il s'agissait d'une espèce de ballon entouré d'un plateau. Il convenait de placer les pieds sur ledit plateau et d'enserrer fermement le-aussi-dit ballon. Il restait ensuite à se déplacer en sautillant et en exécutant diverses figures dans la mesure de ses aptitudes gymnastiquesques.]

2) Hormis quelques rares exceptions, tous les albums de ma cédéthèque [dans les quatre cent cinquante volumes] possèdent des traces de guitares. Normal, me direz-vous, quand on a une culture musicale centrée sur le blues-rock.

3) Je suis bélonéphobe. En d'autres termes j'ai la trouille des aiguilles en général et des piqûres en particulier. Concrètement, pour une simple prise de sang, je peux être au bord de la syncope. [Bon oké, je plaide coupable, cette confession je l'ai reprise d'un autre questionnaire, mais j'assume. ^^]

4) J'apprécie le Death Metal Mélodique que j'ai découvert il y a quelques temps. C'est un genre musical qui combine [pour la partie Death] le rythme rapide, les percus bien marquées, la voix gutturale du chanteur et [pour la partie mélodique] des constructions rythmiques efficaces, un sens mélodique imparable et des solos de guitares qui me rappellent les plus belles heures du heavy des années 80 / 90. J'adore tout simplement les deux albums que je possède, Doomsday Machine d'Arch Enemy [extraits : Nemesis et My Apocalypse] et Fate of Norns d'Amon Amarth [extrait : The Pursuit of the Viking]. A noter pour l'anecdote que quand j'écoute ces albums pendant un voyage en train je dors comme un bébé.

5) Si jamais une nuit mon sommeil est hyper-fractionné, c'est à coup sûr que la lune est pleine !

6) Si vous voulez émoustiller mes papilles, présentez moi donc une tranche de foie gras accompagnée de pain d'épice artisanal [avec de groooos grains de sucre] et de Banyuls. C'est l'un de mes péchés mignons.

7) Mon adresse email yahoo me suit depuis plus de dix ans ! Eh oué, ça ne nous rajeunit pas tout ça...

Et non je ne répèterai pas qu'en maternelle j'ai été membre de la Compagnie des Lapins Bleus d'Emilie Jolie pour un spectacle de fin d'année. J'ai ma fierté tout de même.

Aller, je suis trop bon, je ne refile le bébé à personne cette fois. ;)

Fond Sonore : Johnny Cash, Ring of Fire

Tuesday, July 10, 2007

Die Hard 4.0

C'est toujours avec une certaine anxiété que j'appréhende les séquelles, surtout quand elles portent le sceau d'une lignée mythique. A l'annonce du tournage d'un quatrième volet des péripéties de John McClane, j'étais donc partagé entre la crainte de voir se renouveler ma déception du troisième et l'espoir de voir la barre se redresser... Et fort heureusement la projection ne m'a pas déçu !

Après qu'une administration fédérale ait subi une attaque informatique, McClane est chargé de récupérer un jeune hacker cryptographe, Matt Farrell, et de l'amener à DC pour qu'il soit interrogé par la NSA. Ce qui s'annonçait comme une simple mission de routine dégénère rapidement, et entraîne le duo au coeur d'une machination terroriste de grande envergure. Bien évidemment, McClane prendra les choses en main et s'en ira botter les fesses des vils terroristes.

Die Hard 4.0 ne s'embarrasse pas de fioritures et entre rapidement dans le vif du sujet via une bonne shoot fight, pour ne plus laisser le rythme retomber par la suite. Ce quatrième opus donne clairement dans la surenchère d'action mais prend la peine de la saupoudrer généreusement d'un humour rigolo qui fait office de liant, ce qui manquait désespérément au troisième volet.

John - mon anti-héros old school préféré - est ici épaulé par un jeune hacker qui est son exact opposé, et donc son complément indispensable, parfaitement rompu aux technologies des réseaux d'information et plutôt couard. Cette association de personnages que tout (ou presque) oppose fonctionne parfaitement, notamment grâce à l'excellente prestation d'un Justin Lang jusqu'alors complètement inconnu au bataillon [enfin au mien tout au moins].

Chantilly sur le nutella, ce cher John, non content de déjà satisfaire mes mirettes grandes ouvertes, me fait un clin d'oreille dans le premier quart d'heure en inondant sa voiture du magique Fortunate Son du Creedence, wow woooow, thanks buddy ! Dès cet instant, forcément, j'étais définitivement acquis à la cause de ce nouvel opus.

Je ne vais pas m'étendre en long en large et en travers, et me contenterai de vous conseiller vivement ce Die Hard 4.0, afin que nous puissions bientôt tous en choeur nous écrier : Yippee Ki Yaaaaaaaaay, John McClane iz baaaaaaack !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Bert Jansch, The Black Swan

Saturday, July 7, 2007

Heroes - Session 2

Force est de constater que les trois épisodes de ce soir ont réussi à me captiver, me scotchant devant ma tévé et m'amenant à maudire le temps qui passe trop vite lorsque le troisième et dernier "à suivre" est apparu à l'écran. Je commence donc à entrevoir une probable addiction, même si la série possède un sérieux potentiel de partage en vrille eu égard à la quantité de questions soulevées et à l'apparente inextricabilité des relations entre les différents protagonistes...

'Fin bref, tout ça pour dire que samedi prochain je serai encore au rendez-vous devant mon petit écran, si toutefois cette abomination de générique ne me fait pas prendre mes jambes à mon cou !

Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak

Friday, July 6, 2007

Black Snake Moan

Lazarus vit seul depuis que sa femme l'a plaqué, prisonnier d'une routine qui l'a peu à peu piégé pendant leurs dix ans de vie commune. Il se borne à faire tourner sa ferme et à boire au bar du coin le soir venu. Il survit en fait plus qu'il ne vit, laissant la rancoeur qu'il éprouve vis-à-vis de son ex-femme le consumer à petit feu. Un matin, alors qu'il sort de chez lui, Lazarus découvre le corps d'une jeune femme à demi-nue et sévèrement blessée au beau milieu de la route. Il reconnaît Rae, jeune femme sulfureuse qui a fait le bonheur d'un instant de pas mal de types de la région. Lazarus va la recueillir pour la soigner... Aussi bien de ses blessures physiques que de ses démons intérieurs...

Black Snake Moan est film d'ambiance, construit autour d'un duo d'acteurs qui fonctionne comme rarement. Christina Ricci et Samuel L. Jackson y interprètent deux écorchés vifs, pour lesquels je ne pouvais bien évidemment qu'éprouver de l'affection, qui vont se découvrir et s'apprivoiser mutuellement... Sur fond de blues dont le film est par bonheur abondamment gorgé.

Ce Black Snake Moan est un objet atypique et purement jubilatoire, qui à la fin de la séance m'a arraché un vibrant "putain qu'c'était bon", résumant assez bien mon sentiment à son égard. A noter qu'il se paye même le luxe de me faire revoir temporairement au moins mon jugement sur un Justin Timberlake étonnamment crédible dans son rôle secondaire de petit ami sujet aux crises d'angoisses en situations de stress - rien à voir avec sa prestation d'une fadeur extrême dans le récent Alpha Dog.

Je ne peux donc que vous recommander cet OFNI qui figurera assurément dans mes coups de coeur 2007. Reste toutefois à voir s'il sera projeté à côté de chez vous vu que ses frileux distributeurs ne lui ont offert que trente-cinq petites salles la semaine de sa sortie. C'est certes mieux que les seize dévolues à l'excellent Norway of Life en mars dernier mébon...

Black Snake Moan, à voir IMPERATIVEMENT en VO. [La bande-annonce en VF devrait suffire à vous convaincre...].

=> Bande-Annonce : via le site US.

Fond Sonore : Dale Watson & His Lone Stars, Preachin' To The Choir

Tuesday, July 3, 2007

The Power of her Smile

Cela fait bien trois ans que je ne l'ai pas vue, Madame Sourire. Je me demande ce qu'elle a pu devenir, si elle a modifié ses horaires ou si elle a finalement quitté son travail d'infirmière de nuit pour regagner son sud natal. Je ne savais que très peu de choses d'elle, mais elle me manque.

Je la côtoyais tous les matins l'espace de quelques minutes alors que nous attendions notre bus commun. Du haut de son mètre trente-cinq, ce petit bout de femme rondelette ne payait pas de mine, mais dégageait quelque chose d'immensément positif. Si d'aventure je me levais la mauvaise humeur au ventre, son visage radieux adoucissait immanquablement mon humeur.

Elle avait un petit quelque chose d'irréel. C'est d'ailleurs à se demander si elle n'était pas en fait une sorte d'esprit bienfaisant dépêché à mes côtés par quelque autorité supérieure à une époque où j'en avais bien besoin... Peut-être s'en est-elle ensuite allée, sa mission achevée, épauler une autre âme en détresse ?

Elle n'est certes plus là, mais son sourire est toujours à mes côtés. Merci !

Fond Sonore : Paradise Lost, Draconian Times

Monday, July 2, 2007

Et la Marmotte...

Philippe Delerm, cité par MatinPlus, évoque ses "petits plaisirs d'été à Paris" :

Il y a des moments d'humanité dans le métro. Quand il fait chaud, il y a une atmosphère particulière, tropicale, assez sensuelle.

C'est sûr que la communion aux heures de pointes, dans des voitures blindées et surchauffées, où tout le monde baigne dans son jus, où l'odeur de fauve chatouille les narines de chacun et où les poils des chemises ouvertes rivalisent avec les doigts de pieds en éventails dans les tongs, c'est assez particulier...

En revanche, pour ce qui est du côté sensuel...

Fond Sonore : The Allman Brothers Band, Where It All Begins

Sunday, July 1, 2007

Heroes d'un Soir... Ou Pas !

Bon, c'était donc hier le Grand Soir : Heroes débarquait enfin sur nos petits écrans, après que le terrain ait été bien défriché par un buzz somme toute énorme. Je me suis donc installé confortablement devant ma tévé pour profiter de ce qui devait casser la baraque... Mais franchement je n'ai pas vraiment trouvé qu'il y avait pour le moment de quoi casser trois pattes à un canard...

Le pitch ? Dixit Allociné :

Partout dans le monde, un certain nombre d'individus en apparence ordinaire se révèle doté de capacités "hors du commun" : la régénération cellulaire, la téléportation, la télépathie... Ils ne savent pas ce qui leur arrive, ni les répercussions que tout cela pourrait avoir. Ils ignorent encore qu'ils font partie d'une évolution qui va changer le monde à jamais !


Pour résumer, on a donc affaire à des clones de 4400. Bien entendu, l'un d'entre eux a mal tourné et serial-killise, tandis qu'une agente du FBI se sent bien seule face à sa hiérarchie trop rationnelle. Rien de bien neuf. S'ajoutent à cela une réalisation qui ne m'a pas convaincu ainsi qu'un générique douteux qui aurait certainement gagné à ne pas être francisé... Joli tableau.

On va dire qu'il s'agit là de la mise en route, que ce ne sont pas ces épisodes qui ont fait gagner à cette série sa prétendue dimension culte... Phénomène de mode ou série fondamentalement bonne, je lui laisse trois autres épisodes pour abattre ses cartes et me convaincre, faute de quoi je ne poursuivrai certainement pas l'aventure.

Si j'ai néanmoins abordé cette nouveauté sans a priori aucun, il n'en est visiblement pas de même pour tout le monde. J'en prends pour exemple Raphaëlle Baillot qui, dans son article intitulé "Des «Heroes» au défi du haut débit" et publié dans l'édition de 20 Minutes du Vendredi 29 Juin dernier, assène sans hésiter :

Il faut dire qu'«Heroes» a de quoi séduire l'internaute : la série est remplie de clins d'oeil à la culture geek, celles des binoclards férus de PC 100 % connectés et de cul­ture BD.


Chacun appréciera à sa juste valeur le côté péjoratif de l'assertion...

Fond Sonore : I Am Kloot, Gods and Monsters