Mais las, compte tenu de la nature inhabituelle du produit, les distributeurs ont décidé de revoir leur copie à l'export. C'est ainsi que l'objet Grindhouse a été scindé en deux films et que les bandes-annonces ont purement et simplement été passées à la trappe. Oué, carrément, et autant vous dire que mon enthousiasme est ensuite retombé de quelques crans... Mébon, je suis tout de même allé me promener sur ce Boulevard de la Mort lors de son arrivée en solo le 6 juin dernier.
Stuntman Mike est, comme son nom l'indique, cascadeur. Il est l'heureux possesseur d'une magnifique Chevy Nova customisée et surtout "Death Proof" [littéralement "à l'épreuve de la mort", c'est-à-dire renforcée de telle sorte à bien protéger le pilote pendants ses cascades]. En sus des belles mécaniques, Mike adore les jolies filles. Il prend plaisir à les approcher, à leur tourner autour à la manière d'un rapace... Avant de fondre sur elles au moyen de son bolide pour bien les écrabouiller. Mais manque de bol pour lui, il finira par tomber un trio de demoiselles pas vraiment prêtes à se laisser zigouiller...Bon, le scénario est à peu près aussi épais que celui d'un Transformers mais ce n'est pas vraiment pour ça que j'y allais : je voulais juste une ambiance et de l'action jouissive... On peut dire que j'ai été contenté au moins en partie.
De saveur, Boulevard de la mort a celle d'un vieux film retrouvé au fin fond d'un bric-à-brac. La photo est particulière, la pellicule paraît vieille et abîmée, la bande-son dérape parfois, les images sautent de temps à autre... En quatre mots, on s'y croirait !
Les scènes d'actions ne sont pas en reste [la longue course-poursuite finale est magnifique], elles sont pilotées de mains de maître par un Tarantino qui sait exactement ce qu'il veut, les interprètes sont tous au poil... Mais - car il y a un "mais" vous vous en doutiez -, en sortant de la séance quelque chose me dérangeait et je n'arrivais pas à mettre un neurone dessus.
En dépit de l'indéniable charme désuet de l'ensemble et de la jouissivité de certaines séquences, quelque chose n'allait pas, ne fonctionnait pas bien, un peu comme si on avait versé un peu de sucre dans le moteur du film. En farfouillant sur le net, je devais le soir même apprendre que ce Boulevard de la Mort, non content d'avoir été séparé de force de son long métrage jumeau, avait également été quelque peu rallongé... Et c'est là que le bât blesse : si la consistance du bidule était parfaite pour 1h30 de bobine, tirer à 1h50 a inutilement délayé la sauce qui ne prend plus tout à fait de la même façon. Dommage...
A présent j'attends avec impatience l'opus de Rodriguez, Planète Terreur, ainsi qu'une éventuelle sortie de Grindhouse dans sa forme originale... Aller messieurs les producteurs, siouplééééé !
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : IV Thieves, If We Can't Escape My Pretty
Fut un temps où la vie était paisible sur la planète Cybertron. Mais en vertu du deuxième principe de la thermodynamique les choses ne pouvaient rester en l'état. C'est ainsi qu'un beau jour une poignée d'Autobots virèrent Decepticons sous la houlette du pas très cool Megatron. La guerre qui s'ensuivit mena à la destruction de la planète-mère ainsi qu'à la perte du Cube - pourvoyeur de vie pour les machines - dans l'espace infini. Quelques siècles plus tard [le notre quoi], ledit Cube sera localisé sur Terre par la diaspora autobote. Il n'en faudra pas plus pour que le conflit Autobots vs Decepticons ne s'étende à notre Belle Bleue...
Nicholas Angel est un excellent flic, un bobby londonien d'une efficacité redoutable. Son impressionnant palmarès d'arrestations lui vaut d'être remarqué par sa hiérarchie qui ne tarde pas à lui offrir une promotion à l'écart de la ville... De sorte qu'il arrête par contraste de faire passer ses collègues pour des petits rigolos. Contraint et forcé, Nicholas arrive donc à Sandford, petite bourgade tranquille de la campagne anglaise qui a maintes fois été élue ville de l'année. Rien ne semble jamais se passer dans cette ville qui a le taux de criminalité le plus faible de toute la Perfide Albion, jusqu'à ce que quelques évènements viennent troubler son apparente quiétude et éveiller la curiosité professionnelle de notre bon vieux sergent...
Après qu'une administration fédérale ait subi une attaque informatique, McClane est chargé de récupérer un jeune hacker cryptographe, Matt Farrell, et de l'amener à DC pour qu'il soit interrogé par la NSA. Ce qui s'annonçait comme une simple mission de routine dégénère rapidement, et entraîne le duo au coeur d'une machination terroriste de grande envergure. Bien évidemment, McClane prendra les choses en main et s'en ira botter les fesses des vils terroristes.
Lazarus vit seul depuis que sa femme l'a plaqué, prisonnier d'une routine qui l'a peu à peu piégé pendant leurs dix ans de vie commune. Il se borne à faire tourner sa ferme et à boire au bar du coin le soir venu. Il survit en fait plus qu'il ne vit, laissant la rancoeur qu'il éprouve vis-à-vis de son ex-femme le consumer à petit feu. Un matin, alors qu'il sort de chez lui, Lazarus découvre le corps d'une jeune femme à demi-nue et sévèrement blessée au beau milieu de la route. Il reconnaît Rae, jeune femme sulfureuse qui a fait le bonheur d'un instant de pas mal de types de la région. Lazarus va la recueillir pour la soigner... Aussi bien de ses blessures physiques que de ses démons intérieurs...
Bon, c'était donc hier le Grand Soir :