Sunday, April 29, 2007

Orae-doen jeongwon

Corée du Sud, 1980. Quelques mois après l'assassinat du président dictateur Park Chung-hee, le pays est toujours en crise. La jeunesse socialiste s'oppose au régime en place, et voit ses manifestations violemment réprimées par l'armée. Un jeune militant, Hyun-woo, parvient à s'échapper et trouve refuge auprès de Yoon-hee, qui va l'héberger dans sa maison située à l'écart de la ville. Une douce idylle naîtra bientôt entre les deux personnages, mais ne fera pas long feu en raison de la prochaine arrestation de Hyun-woo. Celui-ci sortira de prison dix-sept ans plus tard, et reviendra sur les lieux de cette relation bien trop courte...

Au travers de ce long métrage à la narration d'apparence déstructurée, Im Sang-soo confirme ce talent de narrateur déjà entrevu dans The President's Last Bang : il enchaîne habilement les flash-backs, entremêle passé et présent, vivants et morts, pour accoucher d'un récit à la fluidité exemplaire.

Ce Vieux Jardin est celui d'un homme qui porte un regard mélancolique sur sa vie sacrifiée à des convictions politiques, celui d'une femme forte qui affrontera dignement la maladie, celui d'un couple en temps uni et heureux en marge d'une société en mal de libertés. Ce Vieux Jardin est un drame magnifiquement filmé, une histoire poignante dont la retenue ne lui confère que plus de force. A voir avant qu'il ne soit plus à l'affiche, ce qui ne saurait tarder...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan

Saturday, April 28, 2007

Saturday Music : The Fray

Découvert un peu par hasard en surfant sur la toile, The Fray a tout de suite retenu mon attention avec son agréable son pop rock. Si leur album How to Save a Life ne sortira pas dans l'Hexagone avant le 28/05 prochain, il est d'ores et déjà disponible en import sur Amazon. Enjoy!


Fond Sonore : The Fray, How to Save a Life

Friday, April 27, 2007

Nirvana Gustatif

Le prestatairus vulgaris est une forme peu commune de travailleurs apparue au crépuscule du vingtième siècle. Petite abeille ouvrière du salariat, il butine d'entreprise en entreprise suivant les desiderata de son commercial-roi, qui le vend systématiquement à des tarifs ultra-prohibitifs. Souvent jeune et peu expérimenté, sa présence est néanmoins acceptée avec bienveillance par les salariés de l'unité d'accueil, qui peuvent allègrement se délester de leur propre charge de travail sur l'esclavage consentant - les prestas doivent tous avoir un côté SM soumis mais passons. Ce collègue d'un genre un peu spécial s'intègre rapidement au mobilier et, parfois, quand sonne l'heure des adieux, on se dit qu'il va peut-être falloir penser à investir dans une plante verte histoire de combler l'espace. Et cet instant est justement arrivé pour l'un des nôtres.

Pour arroser son départ, ce sympathique individu nous a offert le petit déjeuner il y a deux jours. A côté d'un choix d'appétissantes viennoiseries se trouvait un impressionnant échantillon de jus de fruits de diverses natures : mon instinct s'est immédiatement porté sur une brique au packaging prometteur...

Le liquide qui s'en est échappé quelques instants plus tard s'est révélé agréablement parfumé derrière son apparence d'un doux prune foncé. Son onctuosité, couplée à sa saveur unique, ont complètement sonné mes papilles qui se sont envolées au septième ciel gustatif. Mon air béat a rapidement éveillé la curiosité de mes collègues, qui m'ont rejoint quelques instants plus tard dans cette extase sensorielle dont le premier souvenir me hante encore.

La journée de travail qui a suivi n'a été semblable à aucune autre, quelque peu perturbé que j'atais par cette étrange sensation d'avoir pris ce pied gustatif dans mon environnement professionnel. Je n'ai pas fait long feu, et le soir, à peine arrivé à proximité de mon repaire, je me suis précipité dans la première supérette pour me porter acquéreur d'une brique de ce divin breuvage... Car y'a pas à dire, le Tropicana Pure Premium Rouge Plaisir, ça déchire vraiment sa race grave!

Fond Sonore : Cowboy Junkies, Open

Friday, April 20, 2007

Morning Sprint

Comme tous les matins, le type arrive peu après moi. Le pas rapide, il s'immobilise subitement au pied du panneau d'affichage de la voie 11, et attend bien sagement l'affichage de notre train commun.

Sa tête, trop grosse pour son corps tout frêle, oscille... Un de ces jours, elle finira certainement par l'emporter et lui, tout rigide qu'il est, finira sur les rails! Son visage sec est sans expression, son regard absent : il fixe un improbable horizon, peut-être celui de ses rêves abandonnés, refoulés par l'aliénante routine de son quotidien. Ses cheveux gris plaqués en arrière semblent tout aussi élimés que ses vêtements sombres manifestement trop grands d'une taille. Les semelles de ses chaussures, profondément biseautées par sa marche de pronateur, donnent l'impression qu'il va s'effondrer sur lui-même, mais l'homme tient bon.

L'affichage des dessertes le réactive, ses jambes se mettent en branle d'un coup d'un seul, et l'homme se dirige vers l'avant du train. Je décolle une fraction de secondes plus tard, mais mes enjambées plus grandes que les siennes me portent rapidement à son côté.

Me localisant dans son champ de vision périphérique, l'homme presse le pas. Je me maintiens à son niveau, il accélère encore un peu. Puis, sachant que sa voiture approche, je libère la vapeur nerveuse qui me propulse en avant, laissant dans mon sillon un homme tout penaud.

Une fois de plus, la victoire est mienne, mais j'ai le triomphe modeste : je ne me retourne pas pour voir la mine déconfite de mon adversaire.

Fond Sonore : Angra, Angels Cry

Tuesday, April 17, 2007

Gedo Senki

Arren, jeune prince du Royaume d'Enlad, s'enfuit après avoir poignardé son père dans un accès de rage et lui avoir dérobé son épée forgée par la magie. Sa route croisera bientôt celle de l'Archimage Epervier qui parcourt le pays à la recherche de ce qui a rompu l'équilibre du monde. Ensemble, ils rencontreront une jeune fille mystérieuse, Therru, dont la présence se révèlera décisive lors de l'affrontement final avec Aranéide, maléfique sorcière à la recherche de l'immortalité.

Difficile quand on porte le nom de Miyazaki et qu'on réalise un long métrage d'animation de ne pas voir son bébé comparé aux oeuvres du Maître... Et en dépit de certaines qualités, il manque indéniablement à ces Contes de Terremer un brin de maturation qui leur aurait permis de se bonifier.

Si l'animation est sans aucune surprise excellente, le film pèche à mon sens par une narration un peu confuse et un manque singulier de souffle épique. Les dialogues partent certes dans des considérations intéressantes sur la vie et la mort [on ne peut vivre qu'en acceptant la mort qui fait partie intégrante de la vie] mais n'esquissent que trop vaguement les contours des enjeux propres à ce monde [le Vrai Nom, les forces magiques, la structure sociale]. De fait, il est assez difficile de s'approprier l'univers et donc de rentrer dans l'histoire.

Les Contes de Terremer est donc pour moi une semi-déception qui aurait pu ne pas l'être si Goro Miyazaki avait pris suffisamment de temps pour peaufiner son scénario et s'assurer de sa lisibilité. A voir, ou pas.

Fond Sonore : The Strokes, First Impressions of Earth

Sunday, April 15, 2007

Dream Fight : Arny vs Sly

Ma petite e-promenade dominicale m'a mené au hasard d'un heureux clic de souris sur un blog dédié au mash-up video. Cette discipline consiste à mixer des séquences de différents films [pubs / trailers / etc...] pour accoucher d'une production composite. On peut ainsi détourner une bande-annonce pour lui donner une tonalité différente de l'originale ou encore permettre à des icônes du cinéma d'action de se rencontrer pour un duel inespéré... Et c'est justement l'un de ces affrontements d'anthologie que je souhaite partager avec vous ce matin!

Alors Ladies and Gents, asseyez-vous donc confortablement devant votre pécé [ou Mac si vous ne pouvez vraiment pas faire autrement] et délectez-vous de ce titanesque face-à-face!


Personnellement, j'ai trouvé ça super jouissif! :)

=> D'autres productions sur le blog de l'auteur, AMDS.

Fond Sonore : Rencontres à Elizabethtown, BO

Saturday, April 14, 2007

Sunshine

Alors que notre soleil se meurt, une expédition de la dernière chance est en route pour tenter de raviver sa flamme, faute de quoi toute trace de vie disparaîtra de la surface de la Terre. La routine de ce voyage à l'issue incertaine sera bientôt perturbée par la réception d'un message de détresse en provenance de l'ICARUS I, vaisseau de la précédente mission au but identique, mystérieusement disparu sept ans auparavant. Cet évènement inattendu aura des répercussions majeures sur le déroulement de l'expédition, et mettra chacun des sept membres d'équipage face à lui-même et à ses propres responsabilités face au devenir de l'humanité...

Sunshine est un passionnant film de science-fiction, largement à la hauteur des efforts déployés par Danny Boyle durant les deux années de production. La crédibilité de l'ensemble est magnifiquement assurée par des effets visuels d'une beauté à couper le souffle : on a littéralement la sensation de foncer droit vers le soleil et on se surprend parfois à plisser les yeux pour éviter que notre rétine ne soit endommagée par l'intense lumière solaire.

Côté script, on peut distinguer une première phase exclusivement dominée par la pensée scientifique rationnelle et une seconde qui introduit une dimension mystique. Cette dernière, parfois déroutante mais indéniablement intéressante, voit s'affronter deux points de vue résolument opposés : ladite pensée scientifique vs une pensée fanatique pour laquelle l'extinction du soleil est d'essence divine, ce qui interdit à l'Homme de tenter d'y contrevenir.

Sunshine est donc une bonne surprise qui figurera forcément dans mon palmarès 2007. A voir, obligatoirement sur grand écran, et de préférence en VO comme toujours.

Nota: Et moi, je suis tombé amoureux. Oui, je sais, "encore". ^^

Fond Sonore : Neal Casal, The Sun Rises Here

Wednesday, April 11, 2007

e-Vermine

Han, j'le crois pas! Je m'absente une journée pour aller bosser, je laisse mon pécé sans surveillance pendant quelques petites heures à peine, et paf, en l'allumant ce soir je me retrouve avec un gros bug in ze machine!


Dites, vous n'auriez pas une bombe de e-Baygon Vert sous la main par hasard?

Fond Sonore : Ok Go, Oh No

Tuesday, April 10, 2007

Opticien under Test

Changer de lunettes est loin d'être une opération anodine : on n'a pas le droit à l'erreur sous peine de regretter le choix de monture à chaque fois que l'on sentira le regard d'autrui se poser sur notre visage ou que l'on croisera notre reflet dans une vitre. Cela nécessite notamment les conseils de professionnels avisés ainsi qu'une bonne qualité de réalisation / montage, ce qui est loin d'être le cas dans toutes les boutiques...

Après mon expérience plutôt mitigée avec l'enseigne Atol, j'ai décidé de changer de rivages : l'avis éclairé de M'dâme Alex m'a conduit à finalement échouer devant la porte d'une enseigne Optical Center.

En pénétrant dans leur échoppe de la Rue Lecourbe, je suis comme à mon habitude drapé de méfiance, réflexe conditionné par l'expérience : l'attitude bien répandue des vendeurs qui nous sautent dessus à peine entrés, sont toujours d'avis que la monture qui nous sied le mieux est celle qui aligne le plus grand nombre de zéros et ne nous lâchent qu'une fois les arrhes versées a pour ainsi dire tendance à m'agacer.

Première impression, le lieu est conforme à ce que l'on peut apercevoir sur le site de l'enseigne, clean et aéré, en un mot : agréable. Une opticienne vient assez rapidement à ma rencontre, m'explique comment sont agencées les collections et me laisse, conformément à ma demande, prendre mon temps pour me faire un avis sur les modèles exposés et éventuellement en repérer quelques-uns. Je me verrais même proposer un petit café accompagné de quelques bonbons, petit plus inattendu qui fait toujours plaisir!

Ayant tout de même quelques difficultés à m'y retrouver, je fais signe à l'opticienne en charge de ma personne. Elle me propose différentes options, et nos avis concordent sur les modèles qui ne me vont pas du tout, même si elles alignent les zéros mentionnés un peu plus haut. Positif. Une fois mon choix arrêté, je me vois expliquées les deux options qui s'offrent à moi :
- 1ère Option : Paiement intégral de ma monture + verres, et choix d'une solaire à ma vue dans toute la collection du magasin, y compris les montures de marques.
- 2nde Option : Abattement de 40% sur ma monture classique, et choix d'une solaire à ma vue dans un présentoir restreint.

J'opte pour la première option, puis prends le temps d'examiner le panneau des solaires : là encore je peux le faire tranquillement, sans me presser. Je retiens deux modèles, puis me décide en compagnie de l'opticienne pour une Ray-Ban qui s'accorde bien avec mes traits. On peut noter que le personnel du magasin a visiblement des connaissances en visagisme : cela semble un pré-requis indispensable pour ce métier, mais vu que certains opticiens ont d'évidence séché les cours correspondants, il est toujours bon de le souligner.

La réception des deux montures se fera sous huitaine, avec une bonne qualité de montage des verres, mais sans que me soit proposé un réglage fin immédiat des deux paires. Cela n'est pas forcément choquant dans le sens où il faut souvent attendre quelques jours avant de s'habituer aux nouveaux appuis sur notre nez.

Seconde visite : Les beaux jours arrivant, je m'inquiète du réglage de mes solaires qui n'est pas optimal et retourne donc rue Lecourbe. Je suis reçu avec le sourire, les plaquettes de mes lunettes sont resserrées. L'opticienne notant quelques rougeurs causées par mes lunettes courantes me propose de son propre chef de me changer les plaquettes pour un autre modèle, forme ronde et antiallergique. Toujours appréciable.

Après quelques jours supplémentaires, si je suis satisfait de l'égard que ces nouvelles plaquettes ont pour la peau de mon nez, je n'aime que moyennement leur forme ronde et leur épaisseur que je trouve assez inesthétiques. On me propose alors d'autres plaquettes, du même matériau mais de forme allongée, ce que je souhaitais. L'opération ne prendra que quelques minutes, toujours avec le sourire.

En conclusion, je dirais que je suis assez satisfait de la prestation de la boutique Optical Center située rue Lecourbe dans le XVème. Le service m'a semblé à la hauteur de l'impression que l'on peut en avoir sur le site web de l'enseigne : carré et à l'écoute du client. Ajoutons à cela des formules de couplages verres blancs / solaires intéressantes, des tarifs dans la moyenne et une qualité de réalisation des verres / antireflets / montage sans mauvaise surprise, ce qui me conduit à recommander cette enseigne aux lunetteux qui sont parmi vous.

Bon, ceci étant dit, il me reste à présent à m'enquérir auprès de la Sécu de l'état d'avancement de mon dossier de remboursement, qui me semble comme qui dirait un peu traîner... En espérant qu'ils ne me l'aient pas tout simplement paumé... :-/

Fond Sonore : Bob Dylan, Modern Times

Friday, April 6, 2007

Breaking Niouze : Sick Puppies - LP

Oyez, oyez, chers amis, le premier album des Sick Puppies, ce groupe australien à l'origine du magnifique All the Same qui a si bien servi la Free Hug Campaign, est à présent dans les bacs! Faites chauffer les cébés!

Fond Sonore : Sick Puppies, Juke Box de leur site

Thursday, April 5, 2007

L'Habit et le Moine

Le type s'est assis quasiment en face de moi. J'ai à peine levé les yeux du volume 27 de One Piece dans lequel j'étais plongé, mais j'ai néanmoins pu m'en faire une assez bonne idée.

L'homme avait le visage buriné, sévèrement marqué par les ans. Les cheveux gras et la barbe naissante éparse, il portait un blouson de tissu noir et un pantalon foncé dont les fines lignes blanches commençaient à sérieusement tirer vers le gris. Ses chaussures bon marché, usées par le temps et le manque d'entretien, entouraient un sac de sport dont le blanc virginal avait depuis belle lurette été défloré au profit d'une palette de tons bruns. L'aspect crasseux du personnage s'accordait parfaitement avec son attitude : quand il éternuait, systématiquement, il regardait ses mains, les frottait, puis plaquait ses cheveux en arrière avant de s'essuyer sur ses jambes de pantalon.

Aussi, quand l'homme a eu terminé son café, me suis-je dit qu'il allait très certainement se délester de son gobelet sous un siège... Mais non, cet individu, pourtant si peu soucieux de sa propre personne, a préféré ouvrir son sac pour y glisser ledit gobelet et, par ce geste, respecter la propreté de l'espace commun...

Comme quoi, c'est toujours quand on se croit exempt de tout préjugé que les notres se rappellent à notre bon souvenir. Je suis bon pour copier cent fois l'habit ne fait pas le moine, ça m'apprendra!

Fond Sonore : The Shins, Chutes Too Narrow

Monday, April 2, 2007

Alpha Dog

Johnny Truelove est un petit caïd des beaux quartiers de L.A.. Il deale de l'herbe pour le compte de son père quand il n'est pas occupé à convenablement honorer la Sainte Trinité Sex, Drug and Alcohol. Sa vie est relativement tranquille... Jusqu'au jour où il s'empare de Zack, petit frère d'un type qui lui est redevable d'une coquette somme d'argent. Johnny confie alors la garde du môme à son pote Frankie, qui va finir par s'attacher à lui. Zack lui-même ne se sent d'ailleurs pas menacé, persuadé que son frère va régler ses dettes. Las, pris au piège de cet enlèvement inconsidéré, la petite bande va bientôt commettre l'irréparable...

D'un tel pitch, on attend bien évidemment un thriller haletant et bien ficelé, des personnages fouillés et portés par des interprètes convaincants, des tiraillements psychologiques intenses, des dialogues qui suivent, une réalisation dynamique... Eh bien, tout cela, Alpha Dog ne l'a pas. A éviter.

Nota : Prochaine séance probablement jeudi ou vendredi avec Les Contes de Terremer ou Zéro Deux.

Fond Sonore : Bob Dylan, Modern Times

Sunday, April 1, 2007

The Foggy Dew

Tout détendu que je suis, mes pas me portent nonchalamment vers le cinéma soigneusement sélectionné sur Allociné. Je vais être à l'heure, pas de soucis, je maintiens mon allure en deça de son régime habituel.

La pancarte à l'entrée de l'établissement arbore un VO transparent, un peu comme si on avait voulu l'effacer... Etrange, me dis-je sans toutefois m'en inquiéter outre mesure : je me place naturellement dans la file d'attente qui mène à l'unique caisse. Mon regard balaye le hall, passe sur l'affiche du film, se perd dans un couloir, quand tout-à-coup une alarme physiologique réveille ma conscience à moitié endormie par la douce chaleur printanière : j'ai dû rêver, mais sait-on jamais... Mes yeux reviennent alors prestement sur ladite affiche, pour s'accrocher sur cette inquiétante inscription que j'avais seulement devinée au premier passage : Version Française! *gloups*

Je sors immédiatement du rang pour interroger un employé du lieu... Qui confirmera malheureusement la véracité de l'information! Je quitte bien évidemment l'établissement sur le champ, d'un pas décidé, non sans avoir une furieuse envie de dézinguer celui ou celle qui - volontairement ou pas, qu'importe - m'a joué ce tour digne d'un premier avril...

De retour en mon repaire, ne sachant si je dois faire sauter la direction de ce groupe de cinémas parisiens ou hacker les serveurs d'Allociné, je décide d'atténuer mes ardeurs meurtrières de l'instant au moyen d'une thérapie musicale imparable : une bonne petite séance de musique irlandaise, en commençant par le magnifique "duo" des Chieftains et de la belle Sinead O'Connor... [Il manque certes le dernier couplet, mais la video est tout de même envoûtante.]


Comme toujours, j'en ai des frissons...

Fond Sonore : The Chieftains, The Long Black Veil