Sunday, December 31, 2006
Modèle Malgré Lui
Sur l'instant, je me suis senti troublé, plutôt mal à l'aise... A l'instar du dessinateur d'ailleurs qui, pris en flagrant délit de croquage, a immédiatement refermé son carnet tout en détournant le regard.
Imaginer quelqu'un me scruter à mon insu, me détailler pour dégager les traits caractéristiques de ma personne n'est pas forcément une pensée qui m'est très agréable, et j'imagine qu'il en est de même pour toute personne ayant de temps à autre des rapports conflictuels avec sa propre image. J'entrevoyais déjà le résultat, forcément grotesque, quand me sont revenus en mémoire tous ces "croquis de voyage" et autres tranches de vie aperçues de-ci de-là sur le web. J'en suis resté songeur un bref instant avant de décider que, finalement, être croqué tenait plutôt de l'honneur que d'autre chose.
Rassuré par cette pensée, je me suis de nouveau abandonné à cette douce somnolence qui n'en attendait pas moins, au son des premières notes de Misty Mountain Hop tandis que le croqueur s'était certainement déjà remis à l'oeuvre.
Fond Sonore : Garden State, BO
Saturday, December 30, 2006
EMT
Si l'on ne met pas le feu sous l'eau des pâtes, il n'y a aucune chance que ladite eau se mette à bouillir.
Demain je procède à la contre-expertise, sait-on jamais.
Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine
Thursday, December 28, 2006
Moteur !
* The Fountain
Un film singulier sur la vie, la mort et l'amour. Une belle expérience - d'aucuns parleraient certainement de trip halluciné - qui se ressent autant qu'elle se regarde. A voir sans hésitation aucune si vous aimez les OFNI (*).
* The Holiday
Deux femmes déçues par la gent masculine échangent leurs résidences l'espace de deux semaines, histoire de faire le vide et de se ressourcer. Mais, plus qu'une simple remise à zéro des compteurs, cette expérience leur permettra pour leur plus grand bonheur de rencontrer l'amoûûûûr.
Une comédie romantique qui s'en sort plutôt bien, des personnages attachants, des acteurs au poil, des situations bien senties, des touches d'humour qui font mouche, bref un agréable cocktail qui a même manqué de m'arracher quelques larmes. Oué, je sais, j'ai un côté guimauve, mais m'en fous, j'assume. A voir pour se détendre et avoir sa dose de bons sentiments.
* Paprika
Dans un futur proche, une équipe de scientifiques travaille à la mise au point d'un appareil capable de s'immiscer dans l'inconscient des êtres humains à des fins psychothérapeutiques. Mais plusieurs prototypes disparaissent et bientôt le monde des rêves commence à se mêler au monde réel... Pas facile dans ces conditions pour le professeur Atsuko Chiba de démêler le vrai du faux et découvrir qui se cache derrière ces vols et les manipulations de l'inconscient du monde entier.
Une nouvelle perle signée Satoshi Kon, déjà papa de l'excellent Perfect Blue. La trame narrative est certes complexe, jonglant sans discontinuer entre le réel, l'inconscient de chaque personnage et l'imaginaire collectif, mais si le spectateur s'accroche avec attention, il sera récompensé en voyant peu à peu les indices disséminés tout au long du métrage s'agencer pour former au final une fresque (presque) limpide. Un bien bel objet animé qui comme ses congénères m'invite à continuer à laisser mon regard pointé vers l'Est. [A l'Ouest, rien de nouveau comme dirait Erich...]
(*) OFNI : n.m. (acronyme de Objet Filmé Non Identifié). 1. Terme qui chez le Captain désigne tout film faisant montre d'un anti-académisme prononcé. 2. Plus généralement toute oeuvre cinématographique susceptible de laisser une bonne partie du public sur le carreau.
Fond Sonore : Dixie Chicks, Wide Open Spaces
Friday, December 22, 2006
How Come?
Ceci dit, ma question du moment n'est pas tant philosophique que physiologique. Plantons le décor. Moi, la sphère ORL complètement congestionnée et donc le nez bien bouché. Sous la douche. Je me savonne vigoureusement, j'empoigne la pomme et entreprends de revigorer mon corps encore endormi d'un jet fort généreux, avant de couper l'eau et d'ouvrir le rideau. Là, sous quelques secondes, je sens un picotement envahir mes fosses nasales, rapidement suivi d'une salve d'éternuements puissance 12 sur l'échelle de Beaufort!
Sachant que ce scénario se reproduit à chaque fois que j'ai une bonne congestion, j'aimerais bien en comprendre le mécanisme. [Oué, je sais pertinemment que tout s'explique par 42 mais je ne serais pas contre une formulation un peu moins absconse.] Est-ce donc dû au jet d'eau expulsée par la pomme de douche qui génère un courant d'air qui lui-même taquine mes narines? Est-ce causé par l'ouverte du rideau qui provoque un choc thermique nasal entre le microcosme douchesque et le reste de la salle de bain? Est-ce psychanalytiquement révélateur de quoi que ce soit de profondément enfoui en mon moi, mon surmoi ou encore mon ça? Autant d'hypothèses qui soulèvent plus d'interrogations qu'elles n'apportent de réels éclaircissements. Agaçant.
M'enfin bon, à côté de tous ces questionnements métaphysiques et physiologiques, il reste fort heureusement des questions simples auxquelles je saurais répondre quand mon p'tit n'veu me les posera dans le dos de ses parents.
(Via Sukie)
Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother
Tuesday, December 19, 2006
Peace MAM !
Tout est encore possible. Sarkozy peut perdre son self-control (...), il peut aussi mourir.
Eh beh, il règne une ambiance de folie à l'UMP...
Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Shine Eyed Mister Zen
Monday, December 18, 2006
Black Friday
Acte Premier : Ze Rebel Spoon
Je me lève, la tête un peu enfarinée, ma douche ne suffisant pas à me réveiller. Je me rends dans la cuisine pour achever de sécher la vaisselle qui s'est déjà bien égouttée durant la nuit. Une poêle, pas de soucis. Une assiette, RAS. Un verre, no problemo. Puis vient le tour de la cuillère...
On ne dirait pas comme ça, mais une cuillère ça peut être vachement retors quand ça s'y met. J'étais tranquille, j'étais peinard, je l'avais délicatement enveloppée dans un torchon et je l'astiquais... Mais v'là t'y pas que d'un coup d'un seul, alors que je m'apprêtais à effectuer le vient de mon va-et-vient le long de son manche, l'une de ses extrémités trouve le moyen de se caler sous l'ongle de mon pouce gauche pour y faire levier et le retourner sur quelques millimètres! Je crois que c'est à cet instant précis que j'ai laissé échapper une flopée de jurons bien fleuris...
Acte Deuxième : Ze Big Mess
Arrivé à la gare, je constate que mon train a été avancé d'une dizaines de minutes et qu'il a été rendu omnibus. Grève oblige. Toutefois, un quart d'heure plus tard, soit deux minutes après l'horaire usuel de départ, nous sommes toujours à quai... Confusion. Une rame serait sur le point de partir sur le quai d'en face. Hésitation. Les voyageurs vont d'un train à l'autre, de l'autre à un train, certains traversent même directement les voies. Bordel général. Une voix annonce soudainement le départ imminent de la première rame. Cohue. Départ. Ouf, enfin.
Arrivé en gare de Versailles-Chantiers, soit deux arrêts avant le mien, on nous informe qu'en raison de son retard notre train va être rendu direct jusqu'à Rambouillet. Ahah, sacré eux tiens. Une bonne partie des voyageurs descend donc sur le quai afin de grimper dans le train suivant, en provenance de La Défense, qui au lieu d'être long se révèlera court. Ahah, ambiance. Bourrage de voitures comme aux pires heures de la seuneuceufeu, descente compliquée à destination, mais au moins je suis à bonne gare.
Acte Troisième : Ze Shower
Dans le bus qui m'emmène à destination, je souffle, prévoyant déjà de décompresser devant un bon petit café tout en dépilant mes mails. Cette pensée à elle seule faisant déjà effet, j'en oublie la sacro-sainte règle empirique maintes fois vérifiées du jamais deux tuiles sans trois... Mais pas pour longtemps.
Je descends tranquillement du bus, je touche presque au but, à une soixantaine de mètres près. Tiens, une goutte... Oh, une autre, et en l'espace d'une dizaine de secondes, une bruine, une grosse pluie, une averse, du vent, et enfin un véritable déluge! Je cours aussi vite que me le permet ce gros sac qui m'encombre, manque de me viander mais parviens finalement à atteindre le hall d'entrée de mon taf, dégoulinant de partout...
Bilan : Ze Epilog
Je me suis donc retrouvé assis à ma place, complètement détrempé, après un trajet de deux bonnes heures et quart porte à porte... Autant vous dire que tout cela m'a mis de très bon poil, ce qui à en croire mes collègues pouvait aisément se lire sur mon visage...
Fond Sonore : Bob Dylan, The Essential
Saturday, December 16, 2006
Breaking Niouze : Saddam Fait le Mur!
Récemment condamné à mort par pendaison pour l'exécution de cent quarante-huit villageois dans les années 80 en représailles contre une tentative d'attentat envers sa personne, Saddam a décidé de se soustraire à la justice de ses pairs. Profitant d'un moment d'inattention de ses geôliers, le despote déchu se serait faufilé hors de l'enceinte de sa prison via le jardin d'enfants adjacent et aurait pris la fuite en direction du désert. Il semblerait toutefois que les troupes irakiennes le marquent en ce moment même à la culotte, ou plutôt à la roulette devrais-je dire. [NdC: Gif Animé...]
Fond Sonore : Tom Waits, Orphans
Friday, December 15, 2006
Sacrilège!
Fond Sonore : Roger Glover & Guests, Love is All
Thursday, December 14, 2006
Crime de Lèse-Guerrier Gaulois
Si je comprends que l'on puisse reprendre l'encrage de lignes "effacées par le temps" ou encore supprimer des "taches non désirées", j'ai beaucoup plus de mal à accepter que l'on "uniformise" la "typographie des textes" ainsi que la "mise en couleur" des différents opus. Pour moi, chaque album est le témoin de son temps, il a une histoire propre qui lui est volée au cours de ce lifting [exemple : les "approximations chromatiques" des premiers albums mentionnées dans l'article en lien au premier paragraphe], et ça, c'est déjà bien dommage.
Mais non content de violer l'intégrité artistique originale de la collection, l'éditeur en profite pour surdimensionner les planches de l'ordre de 20%... Pour un intérêt qui reste à définir, si tant est que cela soit possible!
Un traitement similaire avait été appliqué aux Blake et Mortimer il y a quelques années, ce qui m'avait déjà surpris à l'époque. Le surdimensionnement des planches et la réorganisation de la pagination avait conduit cette dernière à augmenter sensiblement. De fait, l'éditeur s'était autorisé à passer de deux à trois le nombre de tomes d'épisodes aussi essentiels que Le Mystère de la Grande-Pyramide et Le Secret de l'Espadon. A 12€ l'unité sur ces best-sellers qui se vendent comme des petits pains, je vous laisser imaginer ce qui avait bien pu motiver ce type de "mise à jour"...
On aura beau me dire que les motivations des Editions Albert-René ne sont pas aussi bassement matérielles que ne le furent celles de la maison Le Lombard, j'aurais bien du mal à le croire...
Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New York
Tuesday, December 12, 2006
Book Story
Combien lisez-vous de livres par an ?
En temps normal j'aurais bien avancé une petite moyenne de 1 par mois, mais pour cette année je vais devoir baisser ladite moyenne à disons 0.33... Oui, je sais, c'est mal, mais je me suis fait une raison, je n'écluserai jamais ma pile de bouquins en retard.
Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?
Les Fils de l'Homme de P.D.James, juste après avoir vu l'excellente adaptation cinématographique du sieur Cuaron. Très emballé au départ, j'avoue avoir été rapidement freiné dans ma lecture par le rythme lénifiant du roman qui tranche sensiblement avec celui du film, snif.
Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?
Hmmm, il me semble qu'il s'agit du 1984 de George Orwell, mais je n'en mettrais pas ma main à couper. Mais bon, c'est au moins l'occasion de mentionner cette oeuvre essentielle (et flippante) du roman d'anticipation!
Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés :
* Blade Runner, de Philip K. Dick. Un roman sur la conscience, la quête de soi, la solitude, l'empathie... Un grand Dick, peut-être le seul dont l'adaptation cinématographique a été réussie à mes yeux.
* Frankenstein, de Mary Shelley. Un drame sur la différence à l'autre, qui donne à réfléchir.
* La Porte Rouge, de Dean Koontz. Un roman d'une noirceur certaine, mais à coup sûr l'un des meilleurs de cet excellent écrivain de Terreur.
* Le Principe de Dilbert, de Scott Adams. Un essai sur la vie en entreprise, que je croyais parodique quand je l'ai découvert pendant mes études, avant de comprendre dès mes premiers mois de boulot qu'il était bien en-deçà de la réalité...
* Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien. LE roman d'Heroic-Fantasy par excellence, rien d'autre à ajouter. :)
A qui allez-vous passer le relais (3 blogs) et pourquoi ?
Je vous laisse disposer à votre guise de ce questionnaire, en d'autres termes qui veut prend. Pourquoi? Paskeeeeeeeeeeeeeeeeee!
Fond Sonore : Chris Rea, Best Of
Sunday, December 10, 2006
Entendu à la Tévé
Ben voyons, comme si le paravent de l'action syndicale pouvait servir de prétexte à faire tout et n'importe quoi...On assiste à la criminalisation de l'acte syndical.
C'est bizarre, mais j'ai comme l'impression que si la successeuse du Baron donnait l'ordre à ses sbires d'incendier le siège de la CGT le sieur Bernard aurait tout le mal du monde à y voir la marque d'un acte militant patronal et à se refuser de porter plainte en justice...
Fond Sonore : Indochine, Unita
Tuesday, December 5, 2006
Forever Young
Un prestataire : T'as quel âge?
Ze Captain : Moi? 31 ans.
P : Hein?!?
C : Béhoué 31 ans, enfin pas tout à fait mébon ch'suis pas à une semaine près.
P : ...
C : Pourquoi, tu me donnais quel âge?
P : Ben vers les 25-26 ans.
c : Ah oué? *grand sourire jusqu'aux oreilles*
Conclusion : soyez jeune à l'intérieur, ça se verra à l'extérieur! :)
Fond Sonore : Tom Waits, Orphans
Sunday, December 3, 2006
Royale Séance
Ma curiosité a commencé à s'éveiller quand la rumeur du départ de Pierce Brosnan et celle d'un retour aux sources du mythe se sont faites plus insistantes, puis a été piquée au vif quand le nom de Daniel Craig a commencé à circuler. Si cette embauche pouvait paraître surprenante en regard du physique d'agent soviétique de l'acteur, elle m'a plutôt ravi car j'avais eu l'occasion d'apprécier par le passé la prestation de cet acteur dans le très britannique Layer Cake. Mais las, les mois passant, mon intérêt s'est effondré comme un soufflé sorti trop tôt du four, de telle sorte qu'à la sortie de Casino Royale sur nos écrans j'avais tout simplement prévu de ne pas aller le voir... Cela était toutefois compter sans l'excellent bouche-à-oreille dont le film allait bénéficier.
A force, j'ai fini par daigner visionner la bande-annonce - ce que je n'avais même pas jugé utile de faire jusqu'alors -, et le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai été agréablement surpris : quelque chose de neuf semblait se dégager de ce 21ème épisode, ce qui n'a pas manqué de se confirmer lors de la projection.
Brut et sombre, Casino Royale se débarrasse dès les premières minutes du clinquant des précédents opus. Il nous livre un James Bond froid, tout juste promu double zéro, qui loin d'être un surhomme s'en prend rapidement plein la figure : c'est certes moins classe, ça salit le smocking, mais c'est foutrement plus réaliste. Casino Royale se révèle dynamique dans l'ensemble, bien foutu, et - signe qui ne trompe pas - résiste sans problème au test de la montre.
La production a donc marqué un bel essai que j'espère voir transformé dans le prochain opus - prévu pour mi-2007 - qui dans l'idéal devra conserver le côté sombre tout en complexifiant un peu plus le scénario. A vous de jouer messieurs les producteurs!
Post Postum : J'aimerais bien avoir autant de bonnes mains que Bond et Le Chiffre quand j'affronte ma DS au Texas Hold'em ...
Fond Sonore : Tom Waits, Orphans
Friday, December 1, 2006
TWIY - Saison 4 - Layout V2.1
Logo :
Si j'appréciais le précédent logo, je lui reprochais de ne pas couvrir suffisamment d'espace en largeur. J'ai conservé le concept de base [triptyque titre / carte / blason] et ai pu accoucher du nouveau visuel après avoir redécouvert une carte de la Terre de Fangh réalisée par POC que je remercie au passage de m'avoir laissé librement torturer sa création sous Toshop.
About :
Comme je le disais récemment, ce blog est devenu comme une extension naturelle de ma personne. Dès lors, il me semblait logique de le sortir de son état d'objet impersonnel, ce qui ne pouvait se faire autrement qu'en y ajoutant ma trombine. Mais las, je n'aime pas tellement me voir en photo, et puis une photo brute aurait trop juré dans le layout. Après quelques recherches, j'ai finalement trouvé ce que j'estime être un bon compromis, toujours grâce à l'ami Toshop.
RadioBlog :
La musique comme vous le savez - ou pas - occupe une place de choix dans mon univers. En d'autres termes, je ne peux vivre sans elle, il y a toujours un cédé qui tourne en fond ou un mp3 qui s'échappe de mes écouteurs. Je vous faisais jusqu'à présent partager un peu de cet univers via les mentions fond sonore en bas de mes posts, ce que je continuerai à faire, mais j'ajoute une nouvelle dimension à ce partage via une radio blog dont le lien se trouve en colonne de droite [première livraison : 11 gâteries ouvertement orientées blues/blues rock]. A noter que les titres sont pour le moment stockés sur l'espace d'hébergement gratuit de mon FAI dont le débit d'accès n'est peut-être pas phénoménal, mais bon, be cool, take it easy, si ca plante, retentez, de préférence pas aux heures de pointes sur le réseau. Pour finir sur ce sujet, je ne peux que vous encourager à écouter, apprécier, et investir dans les cédés des artistes qui retiendront éventuellement votre attention : vive la musique, que la musique vive!
Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980
Sunday, November 26, 2006
Axpérimentation
Les secondes puis bientôt les minutes s'égrènent lentement, longuement, mais rien ne se passe. Une moue dubitative se dessine sur mon visage... J'ai dû manquer de précision dans mon mouvement, oué ca doit être ça, je ne vois pas d'autre explication possible.
Je ragaillardis mon bombage de torse avant d'entamer une seconde brumisation, très généreuse, d'un geste ample et gracieux comme jamais. Et j'attends, encore.
Pas un bruit, pas d... Aaaah siiiii, dans l'escalier! Un bruit de pas précipités, des marches dévalées quatre à quatre! Aurais-je donc trouvé le juste geste?!? Les pas se font plus pressants, ils se rapprochent... Pour finalement s'éloigner jusqu'au rez-de-chaussée. *mgmgmgmg* Le silence s'installe alors à nouveau, pesant, agaçant.
Rien. Personne. Aucune fenêtre brisée, aucune porte fracassée, aucune horde féminine en rut ne se précipitant dans mon réduit parisien, nada. Spray more, get more, mon c*l oué, la pub Axe [ou Lynx c'est pareil] c'est du P-I-P-O mouah je vous le dis!
Fond Sonore : Iron Maiden, Fear of the Dark
Saturday, November 25, 2006
Bāb-ili
Nota: Les Cahiers du Cinéma n'ont pas aimé, tout va bien. ;)
Fond Sonore : Rhapsody, Triumph or Agony
Friday, November 24, 2006
Une de Plus...
Pour être honnête, je ne les ai pas vu passer. Ce blog fait à présent partie de ma vie, il est devenu une sorte d'extension naturelle de ma personne : j'y écris par envie, quand j'en ai envie, sans contrainte aucune. J'ai trouvé mon rythme de croisière en somme et je peux dire d'une certaine façon que mon blog est un long fleuve tranquille.
J'ai aussi le plaisir de constater que vous êtes régulièrement un certain nombre à passer en ce lieu, et je voudrais profiter de l'occasion pour vous en remercier, que vous laissiez ou non une empreinte, parce que mine de rien, même si l'on écrit avant tout par plaisir et non pas pour une audience à tout prix, il est toujours plaisant et rassurant de voir que vous êtes là. Donc bises amicales à Mesdames, cordiales poignées de mains à Messieurs, et en avant pour la saison 4!
Fond Sonore : Chris Rea, Best Of
Wednesday, November 22, 2006
Revue de Presse
* Quand les pompiers foutent le feu...
C'est pitoyable. Après ça, on pourra toujours tenter d'expliquer aux racailles des cités qu'il ne faut pas caillasser les pompiers ni même leur balancer des parpaings ou autres frigos du haut des tours parce qu'ils forment un corps "respectable" qui oeuvre à sauver des vies.Une manifestation nationale des pompiers professionnels (...) a été marquée par des heurts violents avec les forces de l'ordre, hier à Paris, où deux gendarmes ont été blessés sérieusement. L'un d'eux a été grièvement atteint à la tête et un autre a eu la jambe fracturée à coups de massue (sic!). (...) Les affrontements se sont poursuivis jusqu'en début de soirée à hauteur des barrages installés place de la Nation, où les policiers ont utilisé canons à eau et gaz lacrymogènes pour repousser les pompiers, qui leur ont lancé des fusées de détresse et du matériel de chantier (re-sic!).
* Saw III sort aujourd'hui sur nos écrans... Assorti d'une interdiction aux moins de 18 ans! La conséquence? Les projecteurs vont se braquer sur ce film que les mineurs prendront un malin plaisir à récupérer sur le net et à regarder avec le sentiment de braver un interdit - j'en sais quelque chose, j'ai fait la même chose en mon temps avec le Massacre à la Tronçonneuse de Tobe. Plutôt que de s'attaquer à des oeuvres de fiction que l'on va voir en connaissance de cause, je préfèrerais que ceux-qui-nous-gouvernent et le CSA se penchent sur la question de la violence des journaux télévisés que l'on regarde en famille...
* Kelly Joe Phelps est au moment où j'écris ces lignes en concert sur Paris. Je n'ai pas encore pu écouter son dernier album, Tunesmith Retrofit, mais s'il est de la même veine que Sky Like a Broken Clock et Shine Eyed Mister Zen ca devrait être du tout bon.
* L'excellente Prison Break pourrait bien être reléguée en seconde partie de soirée si jamais le CSA décidait de la labelliser interdite aux moins de 12 ans. Ayant vu l'intégralité de la première saison, je ne pense pas vraiment qu'il soit nécessaire de faire évoluer la classification actuelle qui déconseille la série aux moins de 10 ans. Au risque de me répéter, le CSA a d'autres sujets plus importants sur lesquels plancher...
Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Sky Like a Broken Clock
Tuesday, November 21, 2006
Empilez qu'ils disaient!
(via Marius)
Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ca va valser dans l'appart...
Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak
Wednesday, November 15, 2006
Et Demain, Toy Story?
Celtx s'est ouvert de lui-même, un peu comme par magie, mais j'ai refusé son invitation : mon humeur n'était vraiment pas à l'écriture comme en avait témoigné quelques instants plus tôt mon rapide abandon face à mon petit synopsis. J'ai préféré réveiller le renard de feu qui roupillait tranquillement jusque-là sur la gauche de mon bureau, histoire de farfouiller un peu dans la liste de liens que je stocke au gré de mes escapades surfesques.
L'un des tous premiers m'a mené chez Sith, qui avait posté un peu plus tôt dans la journée au sujet d'un site "aux allures de blog" qui se veut une sorte d'annuaire de tutoriaux en tous genres. J'ai entrepris d'explorer la rubrique des tutos 3D, pour finalement dégoter celui-là. Résultat alléchant, explications claires et progressives, illustrations abondantes... Il n'en fallait guère plus pour me décider à me lancer!
J'ai donc dépoussiéré ce bon vieux soft de 3D qui se languissait du pointeur de ma souris depuis bien trop longtemps, et me suis attelé à la tâche... Qui ne s'est finalement pas révélée trop ardue, armé que j'étais du tutorial, de l'aide en ligne et de ce non moins bon vieux système D. Si j'ai bien suivi la modélisation du boulier, le positionnement des sources et de la caméra, ainsi que le séquencement de l'animation, je dois avouer que j'ai un peu plus pataugé sur les textures des objets et le paramétrage des dites sources... M'enfin bon, pour un début, je suis plutôt content du résultat final, qui est certes court mais néanmoins plaisant! :) [ .mov 11Mo - .avi 176Ko - J'ai une nette préférence pour le .mov mais il est plus gros alors vous voyez hein! ]
Fond Sonore : Elysian Fields, Queen of the Meadow
Friday, November 10, 2006
Kouestionnaire
1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne.
"liers de lassitude, de dépression, de malaise indéter-". Ca scotche hein? [Pour la petite histoire, c'est extrait de l'édition de poche du roman de P.D.James, Les Fils de l'Homme.]
2) Quelle heure est-il?
A Paris, il est très exactement...
3) Vérifiez!
La vérification se passe là, et à mon avis il ne devrait pas y avoir plus de quelques secondes d'écart... ;)
4) Que portez-vous?
Une tenue de glandage convalescent à domicile : un pantalon gris qu'ils appellent battle (un peu baggy avec plein de poches quoi) et un gilet en laine beige à grosses mailles bien chaud comme il faut.
5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous?
Missing : Disparus sans Laisser de Trace. Un titre à la con pour une série qui se laisse regarder. Hein? Oui, en partie pour Caterina Scorsone, on ne peut rien vous cacher.
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur?
La lampe qui se trouve à côté du pécé et dont l'ampoule fait clic clic de temps en temps, ainsi que Black Dog de Led Zeppelin qui s'échappe de mes enceintes.
7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait?
La dernière fois que je suis sorti de chez moi, c'était pour aller voir le médecin. Y'a pas à dire, lui, je lui fais son chiffre en ce moment.
8) Avez-vous rêvé cette nuit?
Non, ou plutôt peut-être devrais-je dire, mais je n'en ai pas le souvenir.
9) Quand avez-vous ri la dernière fois?
Sur le quai du métro... Une rame était là, portes ouvertes, bondée. La suivante avait beau être annoncée sous deux minutes, les passagers continuaient de s'entasser dans les voitures... A chaque fois que j'observe ce genre de scène, je ne peux m'empêcher de rire tellement cela est ridicule. Après ils pourront se plaindre des conditions de voyage tiens...
10) Qu 'y a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes?
Rien. Il y aura des choses aux murs de mon chez moi quand je serais propriétaire.
11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez?
Un appartement pardi! Les prix sont tellement prohibitifs dans Paris que je me demande comment l'on peut acheter sans être multimillionnaire ou sans s'endetter sur quinze générations...
12) Quel est le dernier film que vous ayez vu?
Le Labyrinthe de Pan, mais ca vous le savez déjà.
13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui?
A part une vieille dame qui parlait à son chien comme s'il s'était agi de son enfant, non.
14) Que pensez-vous de ce questionnaire?
J'en pense que j'aimerais bien savoir qui l'a lancé...
15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore.
Le Germanium ne transmet pas le visible.
16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Aucune idée, je me poserais la question si jamais un jour j'ai la perspective d'avoir des enfants.
17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Cf. réponse à la question précédente.
18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
Oui, cette idée traîne d'ailleurs dans un coin de mon esprit depuis mon retour d'Ecosse où j'ai vécu pendant une année. Un jour qui sait...
19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Ah, enfin quelqu'un qui a de l'humour, je commençais sérieusement à m'emmerder!
20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous?
Je remettrais l'homme à sa place parmi les autres espèces terrestres, en diminuant nettement le nombre de ses représentants.
21) Aimez-vous danser ?
Non.
22) Ge*rges Bu$h?
Bush Jr? Un brave type, pas vraiment futé ni méchant, mais entouré d’une bande de mauvais garnements qui l'utilisent comme paravent.
23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Cf. réponse à la question 5.
24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais de ce questionnaire ?
Les quatre qui se porteront éventuellement volontaires, je ne voudrais pas me fâcher avec qui que ce soit! ;)
Fond Sonore : Led Zeppelin, Remasters
Sunday, November 5, 2006
An Eye for Annai
Sympathique n'est-il pas?
Fond Sonore : Rab McCullough, Belfast Breakdown
Friday, November 3, 2006
Gazette Ciné de la Semaine
Severance : Un principe casse-gueule - mixer la comédie noire et le film d'horreur -, pour un résultat étonnamment maîtrisé. C'est intense, rigo(re)lot, assez unique et plutôt jouissif. A voir si le genre ne vous donne pas de l'urticaire.
Last Kiss : Un film sur la trentaine et la peur de l'engagement que l'on appréciera différemment en fonction de son propre vécu. J'en extrairais cette sage pensée : peu importe ce que l'on prétend ressentir pour quelqu'un, ce qui compte c'est la façon dont on traite cette personne. A voir pour s'introspecter un peu.
Mémoires de nos Pères : J'avais décidé de ne pas aller le voir - la bataille d'Iwo Jima ca n'est pas vraiment nouveau - jusqu'à ce que j'apprenne que ce film est en fait le premier opus d'un diptyque consacré à ladite bataille : Mémoires de nos Pères traite le sujet du point de vue américain, tandis que le second volet, Lettres d'Iwo Jima - prévu pour le premier semestre 2007, adoptera le point de vue japonais. Si Mémoires de nos Pères décortique habilement ce tournant de la guerre du Pacifique, il pèche à mon goût par une narration un peu confuse du fait des incessants flash-backs et des protagonistes parfois difficilement identifiables. A voir pour l'exercice et dans la perspective du second opus.
Scoop : Une comédie allenienne rigolote, et c'est tout ce qu'on lui demande! Mention spéciale à l'adorable Scarlett Johansson déjà vue dans l'excellent Match Point. [NdC: Autrement dit Kowalsky, tu peux d'office mettre ce film dans ta liste de dévédés. ;)] A voir pour se dérouiller les zygomatiques.
Le Labyrinthe de Pan : Un film magnifique, magique, unique, LA baffe de la semaine. A voir, en VO presque impérativement parce que je doute que les intonations du français restituent l'ambiance particulière de la version espagnole.
Je profite de cette gazette pour vous signaler la mise en place en colonne de droite d'un menu déroulant intitulé "Escales Ciné" qui présente les films dont les bandes-annonces ont retenu mon attention et que j'envisage de voir. Si l'un de ces films vous tente, n'hésitez pas à vous manifester!
Bonnes projections!
Fond Sonore : Paradise Lost, Draconian Times
Wednesday, November 1, 2006
War is NOT Over!
Il l'entend amorcer son virage au loin, il s'imagine déjà au beau milieu de son viseur, car il sait que le prochain assaut est imminent. Effectivement. Le son strident se fait bientôt plus persistant, plus intense, l'homme en tremble. Il sait que l'ennemi fond sur lui sans une once d'hésitation, tel un pilote lilliputien aux commandes de son Corsair bien décidé à défendre son territoire d'un Gulliver décidément trop encombrant. Le bruit semble pénétrer le corps de l'homme par tous les pores de sa peau et se répandre insidieusement, véritable venin paralysant. L'homme est tétanisé. Nouveau passage en rase-motte. L'homme, dans un ultime effort, parvient à agiter les bras, ce qui perturbe visiblement les plans de l'ennemi contraint de partir en vrille incontrôlable.
Silence. Le silence semble s'installer pour de bon, mais l'homme n'est pas dupe, il attend. Ses yeux parcourent l'obscurité de sa chambre, en vain. De toute façon l'homme n'est pas nyctalope. Il allume la lumière. L'homme retient un cri quand il aperçoit l'étendue des dégâts : son bras gauche est digne des plaines d'Iwo Jima après le passage du bulldozer à la bannière étoilée. Il vaporise un peu de lotion apaisante, son visage se relâche de soulagement.
L'homme décide alors de poursuivre sa nuit, il sait pertinemment que la traque serait vaine. Il s'allonge, recouvre son visage d'un drap et se laisse aller à un sommeil qu'il espère réparateur.
Au petit matin, l'homme tente, une fois levé, un coup d'oeil circulaire. Rien, bien évidemment. L'homme entreprend alors de s'étirer. Les bras, hmmmm ca fait du bien, les jambes, hmmm c'est bon, le dos et le cou - il se cambre -... Mais... Mais, qu'est-ce donc que ce point noir planté au plafond juste au-dessus de sa tête?!? L'homme se pose la question, mais connait très bien la réponse. Son sang ne fait qu'un tour, l'homme pose un pied sur la tête de son lit et se projette en l'air, le poing en avant qui vient heurter le plafond dans un bruit sourd.
Las, la bête s'enfuit. Son moteur a des ratés, il ne faut pas la perdre ni de vue ni de l'écoute. L'ennemi se réfugie sur un mur, immédiatement suivi par le poing de l'homme qui a volé au travers de la pièce. Re-las, une accélération fulgurante a permis à la bête de s'en tirer. Mais son acrobatie subite l'a contrainte à partir en vrille. L'homme tente de l'aplatir entre ses mains, raaaaaaaaaaah, l'ennemi s'enfuit. Dans une rage impuissante, l'homme se met à battre des mains, rivalisant avec les plus grands danseurs de flamenco - Aiiiie - et... Et paf la bête.
L'homme se fige dans une posture improbable. La rage que l'homme a laissé explosé il y a quelques instants marque encore son visage, mais l'homme sent un immense sentiment de plénitude l'envahir. Il a certes les mains couvertes de son propre sang et quelque peu endolories par les coups portés contre le plafond et le mur, il porte certes les stigmates des sévices infligés par l'ennemi durant la nuit, mais l'homme est néanmoins heureux car il vient de remporter une importante bataille dans cette lutte ancestrale...
Fond Sonore : Diana Krall, Love Scenes
Monday, October 30, 2006
Le Lundi, c'est KT !
Si vous avez apprécié la prestation, vous apprécierez de même son second passage sur le plateau pendant lequel, toujours accompagnée de son sampler, KT a repris le célèbre I Want You Back des Jackson Five. Une très belle performance!
C'est pour ce genre de moments spéciaux que j'appréciais Taratata quand je le regardais. Ca me fait d'ailleurs penser que je suis à la recherche du magnifique Rock Collection de 16 minutes que Voulzy a interprété en compagnie de tout un tas d'artistes à l'occasion d'un Taratata - Special Fête de la Musique en juin 1995. Si jamais vous savez où trouver ca, n'hésitez surtout pas à me faire signe hein!
Fond Sonore : Rhapsody, Legendary Tales
Saturday, October 28, 2006
Children of Men
Terre, 2027. L'espèce humaine est condamnée à l'extinction sous moins d'un siècle en raison de sa soudaine infertilité. La Terre s'embrase d'innombrables conflits, et seule la Grande-Bretagne arrive à maintenir un semblant d'ordre sur son territoire moyennant une politique totalitaire ultra-répressive. C'est dans ce contexte, alors que l'être humain le plus jeune au monde vient d'être assassiné, qu'une jeune femme tombe enceinte et devient une icône que d'aucuns aimeraient récupérer à des fins politiques. Théo, anonyme bureaucrate alcoolo, va donner un sens à sa vie en entreprenant - un peu malgré lui - de guider et de protéger ladite jeune femme.J'aime quand le cinéma me surprend, me bouscule, me fait passer par une palette d'émotions variées, et le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai été servi par Les Fils de l'Homme. Ce film, réalisé de main de maître par un Alfonso Cuaron inspiré, présente un futur étonnament réaliste et plausible tant au niveau visuel - qui tranche avec le clinquant d'un I, Robot par exemple - que thématique - les dérives ultra-sécuritaires. Il nous captive rapidement pour ne plus nous lâcher jusqu'à la séquence finale, nous maintient dans un climat de tension permanente que je n'avais pas ressenti depuis longtemps et nous scotche ponctuellement à notre fauteuil sans que nous voyions les coups venir.
Je n'en dirais pas plus, de peur de déflorer certains passages clés qu'il convient de découvrir en séance, si ce n'est que Les Fils de l'Homme est assurément l'un des films du moment à ne pas rater. Bonne projection!
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : New York Dolls, One Day it will Please Us to Remember even This
Friday, October 27, 2006
Loi des Séries
Remonter les escaliers à toute vitesse, manquer de se viander, ouvrir la porte du couloir, ouvrir la porte blindée de l'appartement, ouvrir la porte de la salle, choper les lunettes au vol, refermer la, nan les portes, espérer ne pas réveiller la galerie (je décolle de bonne heure), descendre cinq à cinq les escaliers en colimaçon, piquer un cent mètres dans l'allée de la résidence, rater le bouton d'ouverture de la grille, se manger ladite grille, *mgmgmg*, maugréer, filer à l'arrêt de bus... Juste à temps!
Arrivé à Montparnasse, je constate que tous les deux roues sont couchés depuis Gaîté. Mon regard balaye l'avenue, j'imagine qu'une bande de d'jeun's se sera très certainement amusée durant la nuit... Je reprends mon chemin, m'engageant sur le parvis de la gare. J'y aperçois un type en jean/cuir arborant un brassard orange fluo de la sécurité, un pansement sur son arcade sourcilière gauche, le regard vif, assez nerveux, un talkie walkie collé à la bouche.
Immédiatement, un frisson parcourt mon échine, le temps semble se figer, je passe en DefCon 1... Et si la bande était encore dans le coin? Je me hâte à l'intérieur de la gare... Pour y découvrir un autre type de la sécurité qui se déplace d'un pas rapide, le regard fixé au loin. J'observe rapidement les alentours : RAS, la voie est dégagée, je peux monter prendre mon train. Enfin, prendre mon train... Car forcément, le train en question n'est pas affiché même s'il se trouve bien à son quai habituel.
Deux agents sncf se pointent alors, vraiment cools. Ils papotent, avancent nonchalamment, sortent un extincteur caché en bout de quai avant d'entreprendre de remonter lentement la rame. Une équipe de la sécurité, en uniforme, ne tarde pas à se montrer, arrivant en petites foulées. Elle ralentit en bout de quai, avant de remonter la rame à son tour, sans se presser. Un pompier arrive ensuite, en voiturette, double les gars de la sécurité, direction l'autre bout du train. Un second pompier arrive encore après, à pinces, la veste sur l'épaule, encore plus peinard que les autres... Sur quoi un épais nuage de fumée se dessine à l'extrémité de la rame opposé à l'endroit où je me trouve.
Surréaliste.
Une voix s'élève alors des hauts-parleurs pour annoncer l'annulation du train. Tu m'étonnes...
Je me rabats sur une solution de secours. La rame est à quai, affichée. Le train part à l'heure, je me détends, le retard sera minime. Vingt minutes plus tard, la rame ralentit puis s'arrête. Une minute passe, puis deux, trois, quatre... Le conducteur nous annonce que le train qui nous précède sur nos rails est en rade vingt mètres plus loin, à l'entrée de la gare de Versailles Chantiers, et que nous allons devoir attendre qu'il soit dépanné...
Je crois que c'est à cet instant précis que je me suis dit que la journée allait certainement être longue, très longue...
Fond Sonore : The Strokes, First Impressions of Earth
Thursday, October 19, 2006
No Comprendo
Fond Sonore : Albert Hammond Jr, Yours to Keep
Sunday, October 15, 2006
Next Generation
Promis, maintenant que Tonton s'est remis de son coup de froid carabiné, il ne va pas tarder à venir te voir. Il pensera d'ailleurs à glisser dans sa musette quelques p'tits cédés de derrière les fagots, histoire de commencer sur de bonnes bases ton éducation musicale. :)
***
Edit-qui-n'a-rien-à-voir : Demain (lundi) je prolonge mon week-end. Oui, je sais c'est honteux, mais que voulez-vous... Ca tente quelqu'un(e) un ciné en début/milieu d'après-midi?
***
Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion
Friday, October 13, 2006
A Laisser...
Mais cékoidonc le concept? Eh bien, pour la seconde partie que j'ai vue, en gros, une candidate est assise devant une grosse boite à chaussures. Face à elle, un certain nombre d'autres candidats eux-mêmes possédant de grosses boites à chaussures. Sous le couvercle de chaque boite est collée une feuille sur laquelle est inscrite une somme. La candidate doit alors éliminer une à une les dites boiboites - tout en ayant la possibilité d'échanger la sienne contre l'une des autres -, en espérant que la dernière en jeu sera celle qui "contiendra" la plus grosse somme.
Comme tout ca n'est pas bien palpitant, l'animateur tente d'instaurer un certain climat de suspense, joue avec les nerfs de la candidate, laquelle stresse effectivement, larmoie, hésite, boit son verre d'eau - comme dans Qui Veut Gagner des Millions oué -, s'en veut d'avoir échangé puis éliminé la boite aux 300.000 euros, etc etc etc...
On a beau dire, Questions pour un Champion et Des Chiffres et des Lettres, ca a peut-être un côté un peu vieillot, mais au moins y'a du fond...
Fond Sonore : Bert Jansch, The Black Swan
Monday, October 9, 2006
Free Hugs Campaign
Il reste de cette initiative une vidéo émouvante, chargée d'énergie positive, avec une bande-son à tomber [All the Same by the Sick Puppies].
Here is it :
(Découvert via Inside the USA.)
Raaaah, les Sick Puppies viennent tout juste de sortir un EP, mais uniquement sous forme numérique, pfff... J'espère que leur premier album, prévu pour 2007, sera lui diffusé sous forme de galette classique... Alleeez sioupléééé!
Fond Sonore : Sick Puppies, Juke Box de leur site
Saturday, October 7, 2006
Quel Emmerdeur!
Si j'ai un temps hésité à sortir cet après-midi, de peur d'aggraver encore un peu plus mon état, je me suis finalement décidé : je ne pouvais décemment pas ne pas aller voir cet Emmerdeur de Veber pour lequel j'avais pu dégoter une place de première catégorie à un prix défiant toute concurrence.
A l'entrée dans ma loge, j'ai immédiatement eu confirmation de mon bon placement : je bénéficiais d'une vue dégagée et légèrement plongeante sur la scène, un peu comme pour le spectacle d'Arturo il y a deux ans. La pièce s'est ensuite révélée agréablement divertissante, portée par un Berry et un Timsit évidemment complices. C'est carré, bien mis en scène, bien enlevé, même si la mise en place est peut-être un peu longue. M'enfin bon, ce qui compte c'est que j'ai passé un bon moment et que je suis ressorti du théâtre avec le sourire. Rien que pour ça, je vous recommande chaudement cette pièce, qui se joue au Théâtre de la Porte Saint-Martin jusqu'à fin 2006.
Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion
Tuesday, October 3, 2006
Tout Cassé
Me voilà donc coincé chez moi, avec une fièvre qui fait du yoyo, une migraine qui s'en va et qui revient (C'est fait de tout petits riens - Ça se chante et ça se danse - Et ça revient, ça se retient - Comme une chanson populaiiiire - ahem désolé), des courbatures qui rendent ma démarche saccadée et plutôt lente et me font me sentir vieux, mais vieux...
Bon, Papy va aller se faire un bouillon hein, puis se caler devant Question pour un Champion. Le corps a beau être tout cassé, l'esprit est alerte. Enfin il le reste tant que la fièvre est en phase yoyo-bas, comme là tout de suite maintenant.
Aller, à toi Julien!
Tiens ca me fait penser à ce grand moment de tévé...
Fond Sonore : Cowboy Bebop, OST
Friday, September 29, 2006
Et si...
Si j'avais poursuivi dans la voie que je m'étais fixée au tout début de l'école primaire, j'aurais été rechercheur sous-marin. Ben oui, rechercheur, quelqu'un qui recherche quoi, et sous-marin parce que sous la mer il y a plein de galions échoués remplis d'or. Sisi, je vous jure, pareil que dans les dessins animés. Mais rapidement, j'ai compris que plonger n'était pas aussi trivial et sans danger que dans les films, alors j'ai renoncé. Et puis de toute façon, la plongée, dans le fin fond de la campagne normande...
Si je n'avais pas posé ma plume au beau milieu de mon adolescence, si je ne m'étais pas convaincu que pour faire du cinéma, il fallait avoir eu la chance de naître dans le milieu, j'aurais sans doute trouvé moyen de dégoter une Super 8 pour expérimenter quelques mises en images, explorer d'audacieuses utilisations des focales et révolutionner l'univers du montage. Peut-être aurais-je même suivi une trajectoire semblable à celle de Peter qui, ne l'oublions pas, a lui-même commencé avec un bon gros gore amateur bricolé le week-end entre potes...
Si enfin j'avais cédé aux sirènes du Blues - qui forme toujours le coeur de ma culture musicale - quand je l'ai découvert au lycée, j'aurais apprécié les joies de la six cordes à une époque où j'avais le temps de la travailler et accessoirement d'assouplir mes doigts. J'aurais repris les standards du Blues Rock, de la Country du Bayou, du Root Blues, j'aurais exploré de nouveaux genres connexes, découvrant et affinant mon propre style, j'aurais écumé les clubs de la région pour finir sur les scènes parisiennes les plus prestigieuses avant d'aller me faire un nom sur Beale Street. Je n'aurais bien sûr au passage pas manqué de me faire quelques petits trips métalliques, répondant présent aux sollicitations de mes pairs pour livrer quelques joutes d'anthologie...
Oué, je crois que je me serais vraiment bien éclaté si j'avais été Guitar Hero!

Fond Sonore : Rhapsody, Power of the Dragon Flame
Saturday, September 16, 2006
Awakening
Il s'est d'abord immergé dans l'univers des Pirates des Caraïbes, me faisant écumer les Sept Mers à la gouverne de mon redoutable navire custom, avant de me nommer Capitaine Corsaire combattant inlassablement l'injustice Humanoïde. Puis, à la faveur d'un atterrissage sur une planète inhospitalière, je suis devenu Rôdeur du Nord traquant les éclaireurs de l'armée du Mordor, avant de me voir Shérif de l'Espace pourchassant les plus retors Cerexs de la galaxie. Je me suis ensuite glissé dans la peau d'Indiana Navarre, à la poursuite d'un Talisman Sacré qui, s'il tombait entre de mauvaises main, ne pourrait que conduire le monde à sa perte...
Et là, un élément extérieur - bruit/odeur allez savoir - a sorti mon esprit de son cheminement fantasmatique...
Petit à petit j'ai repris conscience de mon environnement, de mon appartement, de la ville qui m'entourait, de ma vie somme toute banale et pas trépidante pour un sou. Et le sourire qui ornait mon visage s'est évanoui.
Je me suis souvenu de ce quotidien aliénant, de cette vie assommante, de la vanité de l'existence, tout ca. Et je me suis senti triste.
Triste parce que je suis prisonnier d'une réalité qui n'est pas à la hauteur des mille et un univers qui coexistent en permanence dans mon esprit. Je vois des réalités alternatives, mais qui jamais ne se confondent avec la mienne. Aucun bus n'a jamais soudainement pris son envol, aucun astronef n'a jamais pointé le bout de son design futuriste alors que je scrutais désespérément les nuages, aucun personnage étrange ne m'a jamais remis une lettre énigmatique donnant accès à un quelconque monde féérique... Jamais je ne serais Rôdeur du Nord, Capitaine Corsaire, Shérif de l'Espace ni même chasseur de reliques.
Je suis d'une certaine façon comme un Peter Pan sans son Neverland.
Qu'y faire?
Je pourrais remettre en marche la machine à illusion, oublier tous ces rêves, mais cela ne serait guère satisfaisant. Je pourrais en revanche redevenir acteur de ces univers, reprendre cette plume bien trop longtemps délaissée, déterrer ce classeur caché dans la demeure familiale et concrétiser l'un des nombreux projets qui y sommeillent depuis des années, voire des décennies... Oui, c'est certainement dans cette voie que je devrais m'engager. Qui sait, peut-être mon destin sera-t-il semblable à celui de JK.Rowling? Peut-être accoucherais-je du nouvel Harry Potter! Aller, soyons donc optimiste! A moi la plume, l'encre et le papier... A moi les millions!
[NdC: Oui, je sais, je peux toujours rêver... Mais n'est-ce pas là le propre des rêveurs?]
Fond Sonore : Creedence Clearwater Revival, Best Of
Monday, September 11, 2006
Mouche
Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, The Essential
Saturday, September 9, 2006
To Speak or not to Speak
Ce que j'apprécie dans cette langue, c'est sa relative simplicité et sa souplesse. La concordance des temps est très facile à assurer - il n'y en a pas -, la conjugaison ultra régulière et le vocabulaire en perpétuelle évolution. Vous voulez envoyer un courrier via le célèbre coursier? Pas de problème, inventez to fedex! Vous voulez photocopier? Pas de soucis, to xerox est là! Pas facile dans ce contexte de maintenir notre vocabulaire à jour me direz-vous. Certes vous répondrais-je mais ne vous inquiétez pas car Word Spy veille pour nous : ce weblog traque en effet au jour le jour l'apparition des néologismes dans la langue de Shakespeare, et compile toutes ses trouvailles en précisant leur sens et leur contexte d'emploi.
Si de nouveaux mots apparaissent tous les jours, il ne faut pas oublier les valeurs sûres, tel ce bon vieux get qui associé à différentes particules s'avère assez passe-partout. Un message à faire passer? Il y a certainement un get machin qui convient! Gloire à ce véritable couteau suisse linguistique!
Dans un autre registre certes, mais tout aussi célèbre, on ne peut passer à côté du mot de la langue anglaise qui est certainement le plus usité quotidiennement... Je veux bien sûr parler du seul, de l'unique, de l'inimitable fuck. Si vous n'êtes pas au fait de toutes les possibilités d'expression qu'il vous offre, je vous suggère de prendre connaissance de ce petit exposé fort instructif :
Bon tout ca c'est bien beau, l'anglais est une langue universelle, globale, relativement facile d'emploi tout ca, mais bon, l'anglais est avant tout une langue vivante et en tant que telle, elle est utilisée à l'oral. Et c'est là que ca se gâte... Parce qu'avoir les notions théoriques de base, ca ne suffit pas forcément à se faire comprendre et à comprendre son interlocuteur, reste encore à avoir une prononciation intelligible et une oreille bien entraînée...
Améliorer sa prononciation et affûter ses oreilles nécessite une pratique assidue de la langue anglaise... Mais à l'examen de certaines statistiques, on peut se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle...
Fond Sonore : New York Dolls, One Day it will Please Us to Remember even This
Monday, September 4, 2006
C'est dit!
(Nota: Les propos sont retranscrits de mémoire. Si j'ai un doute sur les mots exacts employés après le "mais", l'idée est là.)Les banlieusards? C'est des clowns. Ils sont choqués de se faire traiter de racailles, mais faut voir comment ils se parlent entre eux tous les jours. "Comment tu vas..." vous connaissez la suite.
Il n'a pas tort le Doc... Je dois vous avouer qu'à chaque fois que j'entends une gamine traiter ses copines de s_a_l_o_p_e_s ou autres p_u_t_e_s à tout bout de champ, j'ai comme un pincement dans la section langagière de mon cerveau. A croire que les mots sont complètement vidés de leur substance...
Fond Sonore : Buddy Guy, Sweet Tea
Friday, September 1, 2006
BlogDay 2006
* 404 Brain Not found * => Pour un regard alternatif sur l'actualité.
* LeJapon.fr * => Pour voir le Japon autrement.
* Eric'n'Roll * => Pour le plaisir des oreilles.
* Inside the USA * => Pour appréhender différemment les USA.
* The Superficial * => Pour les potins mondains - le complément indispensable de Go Fug Yourself.
Bonnes découvertes!
Fond Sonore : Iron Maiden, Killers
Tuesday, August 29, 2006
OVNI Clipesque
Nota : Si l'envie vous prenait de vous trémousser sur cet Apache mais que vous ne sachiez trop quoi faire, ne paniquez pas, je vous ai dégoté un petit cours de Disco...
Nota-qui-n'a-rien-à-voir : vous saviez que Passe-Partout chantait vous?!?
Fond Sonore : New York Dolls, One Day it will Please Us to Remember even This
Sunday, August 27, 2006
Ne pas Oublier ce Fichu Badge
La perspective de reprendre ce train-train quotidien plutôt aliénant, que je ne manque pas de fustiger par instants, ne me perturbe cependant pas outre mesure. Je me sens étonnamment serein ce soir, dans un état de plénitude inhabituel. L'effet des congés sans aucun doute, combiné à ces quelques ajustements de ma philosophie de vie. Peut-être devrais-je aussi mentionner l'évident concours de l'entraînant Ievan Polkka du quatuor finlandais Loituma (Via Songe - Many thx!) qui tourne en boucle depuis une bonne demi-heure.
J'en profite pour mentionner l'existence de TVfolk.net qui oeuvre à la promotion des musiques traditionnelles d'Europe du Nord et que j'ai découvert par hasard alors que je cherchais à en savoir plus sur cet Ievan Polkka. Si je n'ai pas encore eu le temps de farfouiller en profondeur dans le site, les quelques échantillons videos que j'y ai déjà prélevés m'incitent fortement à y revenir! [Je citerai pour l'exemple ce Ranveig du groupe finlandais Dalakopa.]
Je me sens donc extrêmement bien ce soir disais-je, ce qui me conduit à conclure que ces quelques semaines de vacances ont parfaitement rempli leur office! Olé!
Fond Sonore : Loituma, Ievan Polkka
Saturday, August 26, 2006
Potage Cinématographique
Aussi surprenant que cela puisse paraître, celui-ci vient en effet de se lancer dans la production de soupe. S'il s'est bien donné les moyens de réussir, il en a oublié que la cuisine, c'est avant tout l'art de subtilement concilier les saveurs, et non pas simplement de mélanger des ingrédients au petit bonheur la chance. De fait, sa dernière mixture en date n'est qu'un assemblage râté de saveurs difficilement identifiables. Par chance toutefois, nos palais ne souffrent pas vraiment, cette soupe se révélant tout bonnement insipide...
Fond Sonore : The Chieftains, The Long Black Veil
Friday, August 25, 2006
The Wind that Shakes the Barley
Damien, qui était sur le point de partir exercer dans un prestigieux hôpital londonien, rejoint finalement son frère Teddy dans la résistance après avoir assisté au meurtre gratuit de l'un de ses amis par lesdits Black and Tans. Idéaliste réaliste, il va s'engager corps et âme, refusant tout compromis à ses idéaux de liberté et d'égalité pour le peuple irlandais. Teddy quant à lui optera pour une voie plus politique et transigera en se ralliant au Government of Ireland Act qui partitionne le pays. Dès lors, la lutte ne pourra être que fratricide...
Le Vent se Lève, un film émouvant qui décrit habilement le contexte social et politique de l'Irlande des années 20 en évitant de tomber dans le piège d'un quelconque manichéisme. Une Palme d'Or méritée, à voir.
Fond Sonore : New York Dolls, One Day it will Please Us to Remember even This
Wednesday, August 23, 2006
Rosario Tijeras
Naïvement, j'attends toujours des bandes-annonces qu'elles soient honnêtes, c'est à dire fidèles aux films dont elles font la promotion. Le cas non échéant, il y a tromperie sur la marchandise, et j'ai manifestement été dupé par celle de Rosario.
Le montage, la musique, l'atmosphère générale, tout concourait à me laisser penser que j'allais assister à la projection d'un film dynamique, un polar se déroulant dans l'univers des tueurs de rue de Medellín. Je voulais - ou plutôt avais-je besoin de - vibrer au rythme d'un film étonnant et sans concession comme peuvent l'être les premiers longs-métrages. Mais las, Rosario se révèle d'une agaçante lenteur agrémentée d'une narration inutilement compliquée. Même la très sensuelle Flora Martinez n'a réussi à me tirer de l'ennui dans lequel je me suis inexorablement enfoncé...
Grosse déception donc, principalement causée par une bande-annonce trompeuse. Qu'on écartèle le bande-annonceur sur le champ!
Fond Sonore : Music Maker Relief Foundation, The Last & Lost Blues Survivors
Monday, August 21, 2006
Petit d'Homme
Je m'avance dans le couloir, aussi discrètement que possible, afin de ne pas perturber les membres de l'équipe médicale qui s'affairent en silence. Arrivé sur le seuil de la quatrième chambre, je l'aperçois, petite masse immobile dans sa couveuse, mon neveu.
Ce petit était bien au chaud dans le ventre de sa mère, mais allez savoir pourquoi, il a décidé de faire son apparition un peu prématurément, au bout de six mois et des poussières. Peut-être pour faire une surprise à son tonton, qui sait, car il est né le jour de ma fête.
Je m'approche discrètement, retenant mon souffle, tentant de maîtriser l'émotion. Il dort paisiblement, respire régulièrement. Je souris, reste sans voix à le regarder, petite merveille de la nature de quelques 35 centimètres pour 1.2kg, qui se bat pour survivre.
Une alarme - souvent sans gravité m'avait-on dit - ne panique pas - retentit, une infirmière arrive immédiatement, effectue quelques vérifications et repart s'occuper d'un autre petit être.
Subitement, un bras se tend à la verticale du corps. C'est l'heure de la gym. Ah non finalement, le bras redescend, recouvre le visage, les doigts entreprenant d'enserrer le tube de la sonde gastrique.
Invité à le faire, je glisse précautionneusement ma main dans la couveuse. Ses petits pieds font à peine deux phalanges de mon auriculaire. J'effleure l'une de ses voutes plantaires : pas de doute il sera chatouilleux! Je me retire, n'osant le perturber plus avant.
Je contourne la couveuse, observant son visage par-dessous le bras qui le recouvre toujours. Un oeil, furtivement il a ouvert un oeil! Il a dû sentir approcher le départ de tonton et ne pas vouloir le laisser s'en aller sans l'avoir salué! Ses jambes s'agitent sporadiquement, sa main desserre son emprise sur le tube de la sonde.
Je glisse à nouveau ma main dans la couveuse. Mon index s'approche délicatement de sa petite main frêle. J'examine ses petits doigts, qui soudainement emprisonnent mon index! Ne pouvant me résoudre à l'abandonner sur place [Dust in the Wind sonnerait vachement moins bien sans son concours], je décide d'attendre encore un peu.
Quelques instants plus tard, il desserre son étreinte, me permettant de récupérer mon doigt.
Il s'agite un peu plus, ses yeux s'activant sous ses paupières : son réveil se précise. L'infirmière commençant à préparer le nécessaire à soins, je m'éclipse discrètement, non sans sommer le petit de continuer à se battre, faute de quoi il aura sérieusement affaire à moi!
Fond Sonore : Rory Block, From the Dust
Friday, August 18, 2006
Forever Young
Un jour, oui un jour, je vous donnerai le secret de mon teint de jeune fille... ;)En Carte 12-25 je suppose?
Fond Sonore : The Chieftains, Water From The Well
Wednesday, August 16, 2006
Breaking Niouze
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Nota : Le post du jour est rédigé en braille. Pour le lire, placez vos doigts contre votre écran et balayez les lignes.
Fond Sonore : Blind Willie Johnson, The Soul of a Man
Tuesday, August 15, 2006
Nintendo DS Forever!
Premier coup de théâtre : Nintendo décide, fin 2005, de sortir une version DS de l'un des jeux qui a lui seul justifie l'achat d'une console : le cultissime Mario Kart. La vue de quelques screenshots m'a immédiatement mis l'eau à la bouche, mais j'ai résisté à la tentation, l'ergonomie de la DS ne me satisfaisant vraiment pas.
Second coup de théâtre : la firme de Kyoto annonce pour le milieu de l'année 2006 la sortie d'un nouvel opus des aventures de Super Mario, sur un mode abandonné depuis belle lurette, le jeu de plate-forme en 2D... Raaaah, cela faisait des années que je réclamais une telle friandise! Raaaaah, mais pas sur la DS moche pas belle! Blah.
Troisième coup de théâtre : Nintendo lance sur le marché une nouvelle version de sa portable, la sobre et magnifique Nintendo DS Lite. Là forcément, je ne pouvais que craquer!
Je me suis donc porté acquéreur d'un exemplaire de ce petit bijou il y a quelques semaines. Ma joie initiale a toutefois été de courte durée puisqu'au premier allumage j'ai eu le déplaisir de constater qu'un gros pixel mort tout bleuté me narguait au beau milieu de l'écran tactile... Fort heureusement pour moi cependant, le SAV de mon fournisseur [l'agitateur depuis je ne sais plus quand] n'a fait aucune difficulté pour m'échanger la machine [NdC : Nintendo reprend sans problème à ses distributeurs les matériels aux pixels défectueux, contrairement à une société concurrente...]. Cette question réglée, j'ai enfin pu commencer à profiter de mon nouveau jouet.
Le constat s'est imposé de lui-même dès les premières heures de jeu : cette Nintendo DS Lite, pourvue de quelques jeux soigneusement sélectionnés par mes soins, est une véritable bombe : les graphismes, musiques, bruitages et autres gameplays, associés à une autonomie qui fait oublier que l'on joue sur une portable, sont à tomber.
Que je fasse hurler la gomme sur les circuits du jouissif Mario Kart DS, que je retrouve des sensations pas éprouvées depuis une bonne vingtaine d'années sur New Super Mario Bros, que j'empile des blocs classiquement ou au travers de modes qui renouvellent le jeu dans Tetris DS, que j'évolue en 3D dans le magnifiquement porté Super Mario 64 DS ou encore que je pose des bombes à tout va dans Bomberman, je m'éclate comme un petit fou! Il ne me reste plus qu'à récupérer un exemplaire du Super Street Fighter 2 GBA et mon bonheur sera complet! [NdC: un slot est prévu pour les cartouches GBA.]
La DS Lite, l'essayer c'est l'adopter!
Bonus : une petite relecture de Street Fighter par les Nous C Nous (via Do), enjoy!
Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak
Friday, August 11, 2006
Enchères de l'Absurde
Premier exemple avec ce brave Ron, qui pour payer ses études universitaires a décidé de mettre aux enchères 2% de ses futurs revenus [via Aeiou]. Oué, rien que ça. Malin, pour appâter le chaland (ou le pigeon c'est selon) et justifier sa mise à prix de 100.000$, il précise envisager de se faire dans les 30 millions de dollars sur l'ensemble de sa vie active. Ambitieux le jeune homme! Calculons vite : 30 millions de dollars, ca fait 750000 dollars par an sur 40 ans, soit à peu près 5 millions de francs par an... Eh beh, j'aurais dû faire des études de comm' moi parce qu'ingénieur ca paie vachement moins bien... [NdC : il semblerait que l'item ait finalement été supprimé des listings eBay.]
Second exemple avec la non moins brave Karolyne, qui n'a rien trouvé de mieux que de mettre aux enchères son front comme s'il s'agissait d'un vulgaire espace publicitaire : elle est donc à présent marquée à vie, comme du vulgaire bétail, par l'url d'un site de casino en ligne [via Marius]... Et quand je lis que le patron dudit site envisage sérieusement ce type de publicité comme le marketing de demain, j'ai peur!
Comme le chantait si bien Pauline, le monde est fou fou fou!
Fond Sonore : Jesse Sykes & The Sweet Hereafter, Reckless Burning
Wednesday, August 9, 2006
Keywords of ze Week
* le nom de la machine médical qui émet le poul * => C'est cela oui, c'est cela...
* shania tuen from this moment * => Uhuh, j'adore...
* j'ai testé le gode mylord * => Ca a dû être divin! Dire que j'arrive en tête chez Gougueule pour celui là pfff... Tout ca parce que j'ai eu une conversation avec Dieu... Ca m'apprendra à avoir des crises mystiques tiens!
* queues monstrueuses * => La faute à la Seuneuceufeu!
* ooga chakka hooga hooga * => Ahah, alors celui-là m'a permis de me rappeler l'existence de ce truc que j'avais complètement oublié! Toujours aussi désopilant, à voir au moins une fois dans sa vie! ^^
Fond Sonore : Mark Olson & The Creekdippers, Creekdippin' For The First Time
Sunday, August 6, 2006
Bobos of ze Buccal Muqueuseam - The Curse of ze Captain
J'ai dû franchir leur frontière en début de semaine passée. Je m'en suis rendu compte quand leurs effluves maléfiques ont commencé à me tourmenter, mardi dernier si je ne m'abuse. La première aphte [NdC: Oué chez moi les aphtes sont féminines, je sais que le Petit Robert me contredira, mais m'en fous, et puis de toute façon comme l'a si bien fait remarquer Roland Magdane, les calamités sont par essence féminines... ^o^], la première aphte donc m'a surpris au détour d'un chemin, sans prévenir et s'est logée sur ma lèvre inférieure, pile poil en regard de mes canine et incisive latérale gauches. Elle s'est développée jusqu'à devenir une belle ulcération digne de ce nom, de quelques bons millimètres de long. Douloureuse elle était, mais aussi (et bien malheureusement) seulement éclaireuse...
Car au début de ce week-end, profitant de l'attention que je portais à ladite éclaireuse, l'avant-garde a surgi, se ruant sur ma gencive inférieure au niveau du pli de jonction de la lèvre et la(aussi)dite gencive [du côté de mes incisives droites - pas de jalouses] pour y installer quatre camps de base étendus. A ce stade, la douleur commençait à devenir, comment dire, assez notable, mais elle était bien loin d'avoir atteint son paroxysme...
Ce matin, j'ai en effet pu constater que la horde barbare s'était déchaînée pendant la nuit : si l'éclaireuse commençait à s'évanouir pour partir en quête d'autres contrées, la base n'avait pas chômé et s'était mise en tête d'étendre sa colonisation sur mes gencives latérales et ma langue... Et là, oui là, je dois avouer que je commence quelque peu à être fortement incommodé par le feu qui se déchaîne dans ma bouche : j'ai en permanence l'impression que ma mâchoire inférieure va se désagréger...
Ma longue vie m'a certes appris à être fort et à encaisser, je crois que pour une fois je vais aller requérir l'aide d'un guérisseur qui, je l'espère, sera à même de me faire sortir de ces p*t**n de Marais ou, tout au moins, de me donner les moyens de leur survivre...
Fond Sonore : Pantera, Cowboys From Hell
Tuesday, August 1, 2006
Thou Shall Consume!
Ma première mini-chaîne a suivi quelques années plus tard, un peu avant d'entrer au lycée. Le cédé commençait à supplanter le vinyle et la cassette, mais j'ai à cette époque tout de même préféré privilégier l'écoute des 33 tours de mes parents à celles des cédés que je n'aurais pu m'acheter : Yves Simon, les Beatles, Renaud et Simon et Garfunkel pour ne citer qu'eux ont alors bercé mes oreilles tandis que mes copains d'époque écoutaient des sonorités bizarres en house machin et techno bidule. Cette mini-chaîne est toujours en état de fonctionner, même si je l'ai depuis remplacée par un modèle un peu plus imposant.
Le premier magnétoscope familial vient tout juste de faire valoir son droit à la retraite (il ne veut plus lire les VHS) après pas loin de vingt années d'usage intensif. C'est avec un profond respect, mâtiné de reconnaissance éternelle, que je vais lui accorder ce droit, à lui qui m'a permis de découvrir l'univers du cinéma fantastique.
Je pourrais citer plusieurs autres exemples, mais l'idée est là : tout le matériel audio/vidéo acquis il y a quinze / vingt ans a fait preuve d'une longévité exceptionnelle. On ne peut pas vraiment en dire autant du matériel plus récent...
Il y a neuf ans, j'ai acquis une radio-cédé, qui au bout de trois ans s'est mise à délivrer en permanence un fond bourdonnant. Hors garantie, irréparable, donc déclarée hors-service.
Il y a deux ans, j'ai acquis un lecteur dévédé de salon. Depuis quelques jours, il commence à me faire des pannes aléatoires, genre de panne qu'un SAV ne verrait jamais... Et tout ca à deux semaines de la fin de garantie. Histoire de compliquer la chose, si hier il déconnait à bloc [micro-pauses toutes les trente secondes, parfois pixellisation genre mauvaise réception satellite], aujourd'hui je n'ai quasiment rien noté, hormis quelques-unes de ces micro-pauses qui sont ponctuellement venues perturber Bono. 'Fin bref, d'ici peu, je sens que je vais en être quitte pour dégainer ma CB.
Il y a quelques semaines, j'achète une Nintendo DS Lite [NdC: j'y reviendrai plus tard, c'est tellement booooooon! ^o^]. Au déballage, je constate que j'ai un gros pixel mort au beau milieu de l'écran tactile. Vice de fabrication, pas de soucis, la console est remplacée, mais quand même...
Tout ca pour dire que j'ai l'impression qu'à présent on nous refile un peu trop souvent de la camelote...
Fond Sonore : U2, Elevation 2001 - Live from Boston