Thursday, December 31, 2009

Solomon Kane

Solomon Kane, capitaine sanguinaire qui balaye terres et mers en assouvissant sa soif de destruction. Il suffira toutefois d'un signe (un matin-in-in-iiiin, ah nan, désolé), motivant certes, pour le remettre dans le droit chemin. Ainsi, alors qu'il aborde une mystérieuse forteresse perdue sur une cote d'Afrique du Nord, Solomon se trouve face à un envoyé du Diable (assez classe il faut l'avouer) qui s'en vient chercher l'âme du guerrier corrompue par des années de violences extrêmes. Toutefois, le capitaine parvient à s'enfuir et trouve refuge en un monastère de l'Albion où il s'emploie à emprunter le chemin de la rédemption par un renoncement à toute forme de violence. Mais las, les Forces du Mal ne sont jamais bien loin...

Pas de grande surprise dans cette bobine, un divertissement correct pour les amateurs de Sword & Sorcery. J'ai objectivement apprécié l'ambiance sombre, le côté médiéval violent rempli de gueules cassées, le design des créatures infernales [le collecteur d'âmes du Diable par exemple ou l'espèce de Balrog qui n'aurait pas dépareillé dans la Moria]. J'ai adhéré au thème de l'histoire (je ne connaissais pas spécialement, n'ayant pas lu les bouquins de Robert E. Howard), ce concept d'âme damnée qui cherche la rédemption. Petit bémol toutefois côté scénario, linéaire et facile [le passage de la sorcière ou le coup du frère notamment], qui aurait gagné à être étoffé.

Mébon, mon sentiment reste tout de même plutôt positif, je n'ai pas vu le temps passer. Le conseillerais-je pour autant ? Pas vraiment, à moins que vous ne soyez amateurs du genre. Dans la négative, tentez donc la bande-annonce -que j'ai pour ma part découverte après la séance-, elle dure deux petites minutes et contient absolument tout... :-/

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Fond Sonore : Green Day, American Idiot

Wednesday, December 30, 2009

Passe-Passe

En petit-déjeunant, j'ai entendu un reportage à la radio qui discourait sur la potentialité d'un retour d'une TVA à 19.6% dans la restauration. Si cela devait effectivement se produire au début de la prochaine année, on se demande (ou pas) qui dans l'histoire pourraient être les dindons de la farce...


[© Chimulus => Blog]


Fond Sonore : Alice in Chains, The Essential

Tuesday, December 29, 2009

Entre-Deux

Nowel est arrivé, puis s'en est allé. Période un peu éreintante, aussi bonne que possible en dépit d'une situation difficile. Retour au bercail, un peu à plat, besoin d'une petite perfusion rock, histoire de regonfler les batteries !



Fond Sonore : Green Day, 21 Guns

Tuesday, December 22, 2009

Bas le Masque !

A chaque fois que je vais au cinéma des Halles à la première séance du dimanche matin, je croise une troupe de retraités. En leur sein se trouve le petit père boiteux.

D'un mètre soixante-dix plutôt ventripotent, il se déplace lourdement en s'appuyant sur une canne de bois vernis. Habillé dans un style qui lui est propre, pour ainsi dire un peu dépareillé, il se fond néanmoins dans la faune bigarrée du centre parisien.

De son visage bouffi s'échappe une voix généreuse qui emplit l'espace à la moindre occasion. Il a des avis arrêtés, se chamaille avec ses potes cinquante-soixantenaires, mais il a un je-ne-sais-quoi de sympathique.

Il y a deux jours, je l'ai vu s'installer à quelques places de moi avant la projection d'Avatar. Sa canne est venue embrasser le sol et, dans un élan de générosité, je la lui ai ramassée. L'homme m'a alors lâché un "merci" que j'ai senti quelque peu arraché.

Alors qu'il entassait ses affaires sur un fauteuil, son proche voisin entreprit de le mettre en garde contre ces mômes qui s'amusaient il y a quelques jours à faire les poches des spectateurs, mais il le regarda à peine, ne lui prêtant objectivement qu'une attention minimale. Devant l'évidence du vent qu'il s'était ramassé, ledit voisin remballa sa mise en garde et s'assit sans plus dire un mot.

Quelques instants plus tard, alors que la salle était déjà bien remplie et que les derniers spectateurs s'affairaient en quête de places stratégiques, une dame passa devant moi et s'approcha du vieux bonhomme. Elle lui demanda si elle pouvait s'assoir à côté de lui afin de profiter de la vue dégagée (i.e. aucune tête ne la gênerait a priori durant la séance) et donc s'il pouvait retirer ses affaires qui l'encombraient.

Le bonhomme s'excita alors rapidement, opposant une fin de non recevoir assez virulente. J'observai la scène du coin de l'oeil, avec une attention redoublée lorsqu'il menaça la pauvre dame de se prendre un coup de cette canne qu'il commençait à brandir en l'air... La dame capitula évidemment, visiblement ébranlée par la virulence de la réaction -on le serait à moins- et s'en alla se trouver une place un peu plus loin...

Finalement, pour autant qu'il ait pu me paraître sympathique au premier abord, ce petit père boiteux se révèla ce jour être un vieux con.

Fond Sonore : Pete Yorn & Scarlett Johansson, Break Up

Monday, December 21, 2009

G.O.P.

Ce monde qui est le notre part irrémédiablement en sucette, le constat en est chaque jour un peu plus accablant. Mais c'en est assez, nous ne pouvons plus rester les bras croisés ! Je vous invite donc à rejoindre cette singulière initiative d'un couple d'américains pour ce solstice d'hiver. Le concept est assez simple, ainsi qu'on peut le découvrir sur leur site ouèb :

"L'objectif ? Induire des changements positifs dans le champ d'énergie de la Terre en dédiant consciemment l'énergie orgasmique aux vibrations de Paix.

Comment ? Nos esprits et notre biologie influencent la Matière et les Champs d'Energie Quantique. Par conséquent, en concentrant nos pensées avant, pendant, et après l'orgasme sur la paix et la bonté, la synergie des hautes énergies physiques orgasmiques combinées avec le pouvoir de la visualisation positive pourrait aider à réduire le niveau global de violence, de haine et de peur. L'orgasme est le plus grand afflux instantané possible d'énergies humaines biologiques et spirituelles, c'est un véritable don biologique ! Quelle meilleure façon que de servir vos résolutions pour la Paix ?"

[Source : Global Orgasm for Peace - Traduction : Ze Captain]


J'en vois bien deux trois qui rigolent là-bas au fond, mais perso je dis que dans le doute, ça ne coûte rien d'embrasser cette initiative, sinon un peu de plaisir !

En résumé, ce soir plus que n'importe quand :


© Unknown


Fond Sonore : Pete Yorn & Scarlett Johansson, Break Up

Sunday, December 20, 2009

RIP Mrs Murphy


Brittany Murphy est décédée aujourd'hui à l'âge de 32 ans (sic). Je ne connaissais pas sa carrière en détail, mais je l'avais notamment remarquée dans Pas un Mot et Sin City. RIP bella, la Ville du Péché va se sentir bien orpheline sans toi !

Fond Sonore : Amy MacDonald, This Is The Life

Capitalism : A Love Story

Je suis allé voir ce dernier docu de Michael Moore il y a quelques temps déjà et, alors que son souvenir commence à s'étioler, je me dis que j'aurais dû en parler bien plus tôt... Qu'en dire donc ? Eh bien, Capitalism : A Love Story m'a semblé un peu moins fouillis que les premières bobines du réalisateur. Dans son style à lui, bien qu'un peu moins virulent, Michael Moore dénonce les excès d'un système qui écrase la majorité des individus et qui subsiste néanmoins car tout un chacun s'accroche à la potentialité (illusoire) de faire un jour faire partie des happy few qui se goinfrent.

Ce documentaire m'a en autre permis d'apprendre l'existence de ce projet avorté de Second Bill of Rights (1944), au travers duquel le Président Franklin D. Roosevelt espérait fournir à chacun de ses concitoyens une palette de droits économiques de base, comme par exemple le droit d'avoir un travail décemment rémunéré, de pouvoir s'abriter sous un toit, d'avoir accès à une couverture santé... En somme, une petite synthèse de fondamentaux introduits dans les constitutions de plusieurs pays européens (le documentaire en cite quelques exemples), qui ont souvent été décriés outre-Atlantique jusqu'à la dernière crise.

Le film se conclut sur un titre de Woody Guthrie, dont le choix me semble suffisamment bien à propos pour que je me permette d'en disposer également en guise de conclusion...


[Paroles]


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Fond Sonore : Amy MacDonald, This Is The Life

Saturday, December 19, 2009

Dawn of a New (Commenting) Era

Pour faire suite à mon précédent post, j'ai donc mis en place un nouveau système de commentaires. Il est accessible via le lien habituel, la différence notable de votre point de vue concernant l'absence de fenêtre pop-up. Je n'ai activé aucune restriction d'accès, ce qui signifie que vous n'avez pas à ouvrir un quelconque compte pour pouvoir laisser une empreinte, vous pouvez le faire aussi simplement qu'auparavant.

Les archives Haloscan sont désormais hors ligne. En effet, si j'ai pu les rapatrier chez moi avant que mon compte ne soit fermé, je n'ai techniquement pas moyen de les laisser accessibles. Je verrai bien si une option se dessine à plus ou moins court terme, mais j'en doute.

N'hésitez surtout pas à me faire remonter tout dysfonctionnement que vous pourrez noter ! :o)

Nota : Pour les deux du fond qui sont toujours sous Internet Explorer (sisi ça existe encore), j'ai noté quelques agencements bizarres avec ce navigateur, notamment la colonne de droite qui parfois migre tout en bas de page, mais honnêtement j'ai la flemme d'en chercher la cause racine... Mon conseil ? Passez donc sous Firefox ! ;p

Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryuuzetsuran

Friday, December 18, 2009

Another Way To Comment

Lorsque j'ai commencé à utiliser Blogger en 2003, le service ne proposait alors pas de module de commentaires. J'ai donc en ce temps ouvert un compte chez Haloscan pour profiter de leur système, qui m'a apporté une constante satisfaction.

Il y a un an, Haloscan (fort d'une solide base d'utilisateurs) a été racheté par une start-up, JS-Kit, qui avait annoncé que ce rachat n'allait rien changer, surtout pas d'un point de vue monétisation. Mais voilà, il y a quelques jours, j'ai été notifié de la cessation du service Haloscan...

JS-Kit, sous couvert d'un argumentaire qui donnerait presque la larme à l'oeil, me propose ou bien de souscrire à un nouveau système (payant) ou bien de télécharger mes archives de commentaires et de prendre mes cliques et mes claques, le choix devant être effectif dans un délai de quinze jours. Sympa le cadeau de Nowel...

Après avoir envisagé différentes options, je vais me rabattre sur le système de commentaires de Blogger. L'option devrait être opérationnelle assez rapidement (elle tourne déjà sur un blog de test, à la mise en forme près), et quand elle le sera les commentaires Haloscan seront désactivés, leurs archives étant placées hors ligne.

C'est indéniablement la fin d'une époque...

Fond Sonore : Guyz Nite, Die Hard

Thursday, December 17, 2009

Let It Snow !



Yeeeeeees ! \o/


Fond Sonore : Dean Martin, Let It Snow

Sunday, December 13, 2009

The Road to Munich

Another travel tale by Captain Navarrins.

*** Starting Up ***

La perspective de me lever à 4h du matin ne m'enchantait pas particulièrement, mébon limite d'enregistrement à 6h45 oblige. Le réveil ne s'est finalement révélé d'aucune utilité puisque mon horloge interne avait fait en sorte de me réactiver quinze bonnes minutes avant l'heure fatidique. Chose étonnante, en dépit de la courte nuit, j'avais tout de même le sentiment d'être relativement bien reposé. A croire que j'avais pu effectuer un nombre entier de cycles de sommeil ou que le stress du voyage avait habilement conditionné mes neurones.

*** On the Move ***

Une petite heure plus tard, attrapant le premier tram, puis le premier RER, je n'ai guère été surpris de constater que tous les deux étaient déjà bien chargés. Quelques voyageurs en partance pour Charles de Gaulle, comme moi, mais surtout beaucoup de travailleurs pour qui ces horaires n'ont absolument rien d'exceptionnels. Une partie de la France d'en bas se lève tôt, très tôt, tous les jours, sans broncher. Il est toujours bon de se le rappeler de temps à autre.

*** Disappointed ***

Le trajet jusqu'à la proche banlieue munichoise s'est déroulé sans encombre, sans rien de notable (hormis ce passager qui ne s'est pas présenté à l'embarquement et dont les bagages ont donc dû être débarqués de l'avion, grumpf), et je me suis assez rapidement trouvé rendu sur mon point de chute. La journée qui a suivi a pour le moins été mitigée d'un point de vue professionnel (problème d'organisation chez mes visités) et le soir venu c'est avec grand soulagement que j'ai pris le chemin de l'hôtel tout proche.

La bâtisse était éminemment avenante, petit look sympathique d'établissement bavarois. Dès que mon pied en a eu franchi le seuil, j'ai senti la douce chaleur du lieu, conviviale atmosphère, mais à la mine circonspecte du gérant lorsque j'ai annoncé mon nom, j'ai compris que je n'allais malheureusement pas en profiter...

En dépit de la confirmation qu'il m'avait transmise, mon organisme de booking n'avait en fait pas procédé à la réservation... Ahah... Mon imagination galopante m'a alors rapidement entraperçu tentant de me réchauffer sous un pont contre un feu de fortune tout en maudissant quelques personnes bien ciblées, mais mon (could have been) hôte a dans sa grande bonté entrepris de me sauver la mise en me dégotant une chambre dans un hôtel situé quelques kilomètres plus loin.

*** Relieved ***

La distance avalée comme par magie de mon pas alerte en dépit de la froidure munichoise de saison, j'ai été accueilli par une charmante autochtone. La jeune femme m'a conduit sans attendre dans ma chambre, qui s'est révélée petit appartement à la surface au sol au moins aussi grande que celle de mon cagibi panamien. A peine installé, j'ai toutefois repris le chemin du précédent hôtel devant lequel j'avais rendez-vous avec mon fournisseur gallois (oui oui j'européanise à fond les ballons).

Nous avons fort heureusement pu trouver une table dans ce restaurant bondé qui m'avait été chaudement recommandé par des collègues. La carte était effectivement fort alléchante, mais pour ma part j'avais oublié que les portions risquaient d'être plus pourvues que leurs homologues franchouillardes... C'est ainsi qu'en entrée je pensais me retrouver avec un petit bol de soupe aux champignons mais qu'au final j'ai hérité d'une gigantesque assiette creuse, généreusement remplie d'un potage aux généreux morceaux de légumes. Si le plat était délicieux, il m'a presque rassasié et de fait, quand l'appétissant ragout de gibier s'est glissé devant moi, j'ai eu peur de ne pouvoir en venir à bout... Mais fort heureusement, quelques pints d'un agréable breuvage sombre et pétillant sont venues m'aider en cette tâche !

L'estomac bien calé, raisonnablement privé de sucrerie, j'ai ensuite repris le chemin de cet hôtel de secours du bout du patelin, profitant d'une bonne marche digestive avant de m'effondrer enfin sur mon lit.

*** Epilogue ***

La journée du lendemain a eu le bon goût de passer à la vitesse de l'éclair, sans grand fait marquant, ce qui n'est peut-être pas plus mal car le nombre de lecteurs qui arrivent au bout d'un article étant inversement proportionnel à sa longueur, il ne doit déjà plus rester grand monde... ^o^

Fond Sonore : Fall Out Boys, Believers Never Die (Greatest Hits)

Friday, December 4, 2009

In the Loop

A une époque où l'information circule à vitesse méga grand V et où les médias sont plus rapaces que jamais, une malheureuse déclaration peut avoir des répercussions hors de tout contrôle, un peu comme quand le fameux papillon qui éternue au Brésil engendre une mini-tornade à Coudekerque-Branche. C'est sur cette idée que se base In the Loop.

A partir d'une maladroite échappée verbale du Secrétaire d'Etat Britannique au Développement International, la bobine propose une vision assez acerbe des arcanes du pouvoir. On assiste à un véritable festival de réparties mordantes et, si l'on rentre dans le film, on ne peut en ressortir que ravi.

Ceci étant, je pense qu'il faudra que je revoie cette bobine, histoire de saisir un peu plus de ces innombrables subtilités linguistiques qui figurent dans la VO.

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Fond Sonore : L'Arc-en-Ciel, Ark

Thursday, December 3, 2009

Bienvenue à Zombieland

A l'heure où les majors se sont appropriées le cinéma d'horreur pour le vider de sa substance et délivrer des oeuvres tout public, l'annonce de ce projet Zombieland m'a tout d'abord laissé de marbre. Puis, ma curiosité titillée par des échos plus que favorables aperçus deci delà a entrepris de me convaincre que je ne pouvais décemment passer à côté, ce qui m'a conduit en salle il y a quelques jours... Et le verdict est sans appel : j'ai trouvé cette bobine absolument jouissive !

Cette comédie a plusieurs atouts qui contribuent à son charme, mais dans l'univers de l'académisme consensuel il convient de saluer la réalisation ludique mise en oeuvre par le réalisateur Ruben Fleischer. Qui plus est, le petit père nous a livré une bobine d'1h20, il n'a pas cherché à tirer sur la corde, ce qui est tout à son honneur ! De leurs côtés, les acteurs sont également excellents, Woody Harrelson & Jesse Eisenberg en tête, sans même mentionner ce bon vieux Bill qui fait une courte -mais remarquable- apparition.

Bref, Bienvenue à Zombieland a tout pour moi d'une agréable récréation horrifique à la mécanique parfaitement huilée. Ce petit plaisir simple m'a bien fait triper, et j'en redemande ! :o)

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Fond Sonore : Natalie Imbruglia, Counting Down The Days

Wednesday, December 2, 2009

Donnez, Donnez, Do-do-onneeeez !

Hier soir, en rentrant du boulot, j'ai trouvé une affichette collée dans le hall de mon immeuble indiquant : "votre facteur viendra vous présenter ses voeux le mercredi 02/12 de 19h à 21h". Ahah, me "présenter ses voeux", sans décxnner...

Quand je suis arrivé sur Paname il y a quelques années, je me suis immanquablement posé la question de savoir si oui ou non je devais "donner" au facteur. J'ai un peu réfléchi au sujet et, lorsque la période de fin d'année est arrivée, j'ai finalement préparé ma monnaie en attendant le jour fatidique.

L'instant venu, j'ai ouvert à l'homme que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Logique me direz-vous, j'habite une grande ville, j'ai des horaires étendus, je ne croise que rarement mes voisins, jamais mon facteur. Le type m'a alors sans introduction préalable tendu une pile de calendriers que j'ai saisie pour faire mon choix.

Ce faisant, j'ai essayé de lancer la conversation, mais nul écho n'a répondu à mes tentatives. Je me suis donc résigné à couper court en jetant mon dévolu sur un calendrier qui me paraissait moins pire que les autres. L'homme m'a alors tendu la main, j'y ai glissé l'équivalent de six ou sept euros, il m'a gratifié d'un petit merci en refermant prestement ses doigts et, à peine avais-je commencé à esquisser un salut qu'il avait déjà tourné les talons...

Cette expérience m'a comme qui dirait laissé pour le moins circonspect, et depuis lors mon facteur peut "se brosser" comme on dit...

Fond Sonore : New Yord Dolls, One Day It Will Please Us To Remember Even This

Monday, November 30, 2009

Peace

L'actrice Hélène de Fougerolles, reprise par 20 Minutes :

"Franchement, quand je vois Angelina Jolie radieuse avec ses six marmots, j'ai envie de la buter !"


Uhuh, j'en connais une qui a du mal à assurer avec sa propre descendance et qui ne le digère pas... ^o^

Fond Sonore : The Cranberries, No Need to Argue

Sunday, November 29, 2009

Faune du Matin

Ce matin, dans le métro ligne 4. A l'arrêt Montparnasse, j'entends des plaintes à peine les portes refermées. "Oh nan, p'tain, j'me suis plantééééée, nan meeeeerde... 'Tain, j'ai soif, meeeeerde, j'ai soif, j'voulais une boissoooon... *silence* Zauriez pas deux euros pour une boisson s'il vous plaît ?... *silence* Zauriez pas deux euros pour une boisson s'il vous plaît ?... *silence* Zauriez pas deux euros pour une boisson s'il vous plaît ?..."

Au son de la voix qui se rapproche, je sens que mon tour va venir. La silhouette arrive bientôt par ma gauche et s'adresse tout d'abord à la personne située de l'autre côté du wagon, me laissant faire connaissance avec son postérieur. Ce dernier est affublé d'un short en coton gris très court, dont s'échappent deux longues jambes fuselées gainées d'un collant sombre à croisillons qui finissent par s'emboîter dans un jeu de chaussures à talons hauts et en feutrine noire.

Une demande insistante plus tard, la chose fait volte-face et se penche vers moi. La tête qui s'échappe du blouson en cuir marron laisse transparaître un air indéniablement désespéré que ne masque pas la tignasse en orbite à la Jackson Five. La jeune femme ouvre alors la bouche et l'haleine fétide d'une nuit de picole manque de peu de me donner la nausée. Ma réponse négative à sa requête l'agace évidemment, mais elle ne s'éternise pas.

Elle tente sa chance encore ici et là avant de finir par se laisser tomber sur un siège, poursuivant ses lamentations... "Putaiiiiin j'ai soif, meeeerde, j'voulais pas d'bonbons, j'voulais une boissoooon"...

Fond Sonore : Iron Maiden, No Prayer for the Dying

Saturday, November 28, 2009

TWIY - S7

Le temps file tellement vite que je serais presque passé à côté dites donc... Figurez-vous que dans la nuit du 21 eu 22 novembre derniers, le présent lieu a pris une ride de plus : la saison six s'est en effet achevée et la septième a pris le relais dans la foulée !


Ce n'est pas que j'attache une importance particulière à cette longévité, mais si quand même un peu, et il fallait que cela soit dit. Oueps, farpaitement !

Fond Sonore : The Smiths, The Sound Of

Friday, November 27, 2009

Singerie

Le regard vif et pétillant, ses yeux ne quittent que rarement le visage de ce jeune homme dont elle caresse le bras de ses deux mains. Minette de son temps, elle porte queue de cheval sur petit imper cintré noir. Son arrêt approchant, elle se lève de son strapontin sans se tenir, insouciante comme on peut l'être à son âge.

Le facétieux conducteur décide évidemment de piler à cet instant précis. Libre de toute entrave, la mignonette se retrouve à la merci de la fée Cinétique : son poids se reporte instantanément sur sa jambe gauche, lui donnant un air de Bubka en plein championnat.

La petite bascule donc vers l'avant, tandis que son bras droit ceinture le poteau central, ce qui a pour effet de l'envoyer embrasser ce dernier. Elle entame alors un glissement vertical sous l'effet de la gravité, mais son bras gauche vient en renfort et stoppe ce mouvement. La minette se retrouve ainsi figée en une posture improbable, qui à n'en pas douter aurait été impossible à obtenir sans le concours de Saint Murphy.

Toujours vivante, mais un peu embarrassée, la jeune femme quitte la rame aussi prestement que possible, les joues un poil empourprées et les jambes tremblotantes sur des talons à l'évidence trop pointus pour elle...

Fond Sonore : Yves Simon, Manhattan

Thursday, November 26, 2009

2012

En 2012, l'humanité risque d'avoir quelque peu chaud aux miches si l'on en croit d'anciennes prédictions mayas. D'un point de vue purement philosophique, cela ne me poserait pas plus de problème que ça, l'humanité ayant tendance à me décourager chaque jour un peu plus. D'un point de vue plus personnel en revanche, je m'en trouverais pour ainsi dire un poil contrarié car je comptais bien passer encore quelques décennies ici-bas. Nous verrons ce qu'il adviendra de nous mais toujours est-il que le père Emmerich a lui sauté sur cette occasion pour nous mitonner l'un de ces blockbusters dont il s'est fait la spécialité.

Objectivement, je n'ai pas vu passer les 2h40 de bobine que compte 2012. Le rythme de l'ensemble est assez enlevé, les effets spéciaux sont tout bonnement magnifiques et leur démesure a le bon goût de remettre l'Homme à sa place insignifiante dans la mécanique naturelle. Dans le même temps toutefois, le script pèche un poil en abusant de la baguette magique qui s'évertue à sauver la mise des protagonistes principaux avec des ficelles un brin grosses, ce qui est toujours dommage.

En bref, 2012 a tout du bon gros blockbuster que l'on va voir pour ses effets visuels, et nous en donne à ce titre pour notre argent.

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Fond Sonore : The Kills, No Wow

Tuesday, November 17, 2009

Mésinformation

Ce soir, édition nationale du JT de France 3 à 19h30. Un reportage porte sur cet adolescent qui a pris ce matin le chemin du collège, armé d'une carabine pour visiblement y cartonner le corps enseignant. A la fin du sujet, la voix off glisse : "considéré comme un bon élève, il était aussi adepte des jeux vidéo".

"Adepte des jeux vidéo"... Mais quel est donc l'intérêt de cette mention, si ce n'est de suggérer dans l'inconscient des téléspectateurs que les jeux vidéo ont pu avoir une quelconque influence dans la préméditation de ce geste, heureusement non concrétisé ?

Cela relève pour moi d'une certaine malhonnêteté, le pire étant que j'ai également trouvé cette affirmation dans le premier article de presse écrite que j'ai consulté via un moteur web...

*grumpf*

Fond Sonore : Bob Dylan, Hurricane

Sunday, November 15, 2009

Pigeon Impossible

Histoire de bien terminer le week-end, je ne résiste pas à l'envie de vous proposer un sympathique court d'animation 3D qui n'a rien à envier à certaines grosses productions du genre ! :o)


[via Au Secours J'Ai Un Blog]

Fond Sonore : Led Zeppelin, Best Of

Pensée du Matin, Chagrin !

Fidèle à mon habitude, je surfe sur la toile de lien en lien, en quête d'un nouvel univers singulier. Au hasard d'un clic, je tombe sur un billet où l'auteur se targue en substance d'écouter son prochain pour chercher la faille dans ses points de vue afin de l'affaiblir et de finalement le rallier à ses propres positions. Je marque une pause, et je soupire.

A une époque où l'on se croise plus que l'on ne se rencontre, engager le dialogue avec autrui apparaît primordial, mais cela ne saurait être satisfaisant sans intentions constructives. Le débat n'a ainsi pour moi d'intérêt que s'il est motivé par une ouverture d'esprit partagée, faute de quoi il confine à la confrontation stérile.

Mais las, l'objectivité n'est de nos jours guère de mise car comme le disait si justement quelqu'un dans un récent reportage télévisé :

"La vérité est moins importante que ce que les gens ont envie de croire."


Sorte de politique de l'autruche intellectuelle. So sad.

Fond Sonore : Supertramp, The Very Best Of Vol 1

Thursday, November 12, 2009

L'Imaginarium du Docteur Parnassus

Si L'Imaginarium du Docteur Parnassus était un avion, il serait assurément un très gros porteur, et son inertie requerrait une piste d'envol à la longueur inégalée. Aussitôt que ses roues auraient enfin quitté le sol, il effectuerait une remarquable montée en flèche, avant de redescendre en piqué et d'atterrir sans attendre sur une piste bien trop courte pour finalement s'embourber dans les marécages alentours. Manque de bol, je préfère de loin les aéronefs de combats, plus nerveux et de fait plus excitants. Faut-il voir ce film ? Je vous laisse aviser...

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Fond Sonore : Bruce Springsteen, Greatest Hits

Wednesday, November 11, 2009

The Box

La boîte, un terme d'apparence anodin qui peut renfermer des réalités effrayantes. Pour moi, sa seule évocation me renvoie immanquablement à cet épisode 73 de La Quatrième Dimension, où un gamin transforme un adulte contrariant en Jack-in-the-Box à tête humaine, dont l'ombre m'a traumatisé à jamais. La boîte, promesse d'inconnu, de mystère, et le moins que l'on puisse dire, c'est que celle de Richard Kelly s'est révélée à la hauteur de mes attentes instinctives !

Le pitch de The Box ? Dans les seventies, un homme énigmatique se présente au domicile d'un couple de la middle-class américaine et leur propose un deal d'apparence très simple : ils ont vingt-quatre heures pour décider ou non d'appuyer sur un bouton contenu dans une boîte. S'ils le font, ils seront immédiatement crédités d'un million de dollars, mais en contrepartie un inconnu mourra.

Le traitement ? Agréablement rétro, à la manière des épisodes de La Quatrième Dimension. Une atmosphère nimbée de mystère, une épreuve à portée existentielle, une conclusion ouverte, et pas nécessairement engageante pour l'avenir de l'humanité. Bref, un bon petit film comme je les aime quoi ! :o)

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Fond Sonore : Led Zeppelin, Best Of

Tuesday, November 10, 2009

Altruisme

Shakira, reprise de Rolling Stones Magazine dans la rubrique People de l'édition du jour de 20 Minutes :

"Mon corps ne demande qu'à se reproduire."


Eh bien écoute ma cocotte, le mien de corps ne demande qu'à t'épauler dans cette quête hein ! :o)

Fond Sonore : Shania Twain, Come On Over

Sunday, November 8, 2009

Micmacs à Tire-Larigot

L'univers visuel de Jean-Pierre Jeunet a indéniablement quelque chose de spécial, on le remarquerait entre mille. Derrière l'évident usage de filtres vert ou sépia, on trouve toujours un soin du détail ainsi qu'une galerie de personnages singuliers. Cela crée une base artistique qui met en de bonnes dispositions les âmes des téléspectateurs, mais cela ne saurait en aucun cas suffire à faire un bon film.

Dans Micmacs à Tire-Larigot, j'ai trouvé que le réalisateur avait loupé le coche en oubliant de donner de la profondeur à son univers. On est ainsi loin d'une Cité des Enfants Perdus, et l'on se voit servi une bobine aux ficelles un poil grosses et au scénario un peu creux. On pourrait éventuellement se dire que le compte y est question ambiance, mais quand bien même serait-on forcé d'admettre que le film ne décolle jamais de son fond de niaiserie ["les marchands d'armes sont crè crè méchon, bouuuuuuh"].

Il y aura peut-être des amateurs mais pour ma part j'ai trouvé le temps un peu longuet.

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Fond Sonore : The Allman Brothers Band, Where It All Begins

Saturday, November 7, 2009

Bien dit !

La craquante Mélanie Laurent [émouvante dans "Je Vais Bien, ne T'en Fais pas" et envoutante dès que sa voix s'active], répondant à un questionnaire dans le magazine UGC Illimité du mois :

Le Mag > Quel film montreriez-vous en boucle à votre pire ennemi pour le torturer ?
Mélanie > "Camping", de Fabien Onteniente. Quand on a le merveilleux pouvoir de faire des films, il y a un moment où il faut arrêter de prendre les gens pour des cons.


Et toc !

Fond Sonore : The Allman Brothers Band, Where It All Begins

Thursday, November 5, 2009

Fin de Règne

Oyez, oyes, chers zami(e)s, l'heure est grave, très grave... Figurez-vous que d'après un petit échantillon de femmes du globe, l'accent français aurait été détrôné par l'accent irlandais en terme de sexytude ! Oui oui, vous avez bien lu, détrôné, et pire encore, il n'aurait pas seulement été rétrogradé à la deuxième marche du podium, il aurait carrément dégringolé à la quatrième place, derrière les accents italiens et écossais... Pfff, mais où va le monde, hein, je vous le demande ?!?

Fond Sonore : Iron Maiden, Fear of the Dark

Sunday, November 1, 2009

Kaamelott

La première fois que j'ai aperçu Kaamelott sur la 6, j'ai immédiatement été interpellé par l'originalité du format, univers décalé matiné d'un humour aux petits oignons. Certaines séquences me sont d'ailleurs cultes, et je les revois avec un plaisir toujours égal [la catapulte, schloubi,...].

Cependant, la tonalité du programme a subitement évolué pour devenir plus grave. De sketchs courts indépendants à visée comique, Kaamelott s'est mué en histoire contée. Ce choix m'a laissé pour le moins circonspect, le déroulement se prenant un peu trop au sérieux à mon goût.

Le Livre VI -dont la diffusion vient tout juste de s'achever- a amplifié ce parti pris, balayant la distraction comique en reléguant les déridages de zygomatiques au placard. Si je peux comprendre la volonté de l'auteur d'explorer de nouveaux horizons, je regrette qu'il n'ait pas agi sur sa mise en scène : le Livre VI donne ainsi l'impression d'être constitué de tableaux statiques, chiches en mouvements, ce qui est peut-être adapté pour des formats très courts, mais fonctionne déjà moins bien quand le métrage augmente...

La narration de ce Livre VI s'est révélée relativement laborieuse, la quintessence étant atteinte dans un dernier épisode d'une chiantitude exemplaire. Arthur sera bientôt de nouveau un héros clame la toute fin ? Eh bien entre nous, si le long métrage envisagé s'annonce de la même trempe que ce Livre VI, je passerai sans hésiter mon tour, en dépit de mon Pass Illimité.

Fond Sonore : Fool's Garden, Dish of the Day

Wednesday, October 28, 2009

Jennifer's Body

Avant d'aller voir Jennifer's Body, mes yeux & oreilles avaient recueilli des avis assez divers zé variés, allant pour ainsi dire du tout pourri au tout génial. Conscient que la réalité devait être un poil plus bigarrée, je m'y suis laissé trainer par mon feeling plutôt bon, mais également il faut l'avouer par ma testostérone qui n'était décemment pas de taille à résister aux formes de la petite Megan.

Alors donc que penser de ce corps ? Eh bien écoutez, personnellement, son galbe m'est plutôt agréable et j'aimerais bien... Ahem, non, rien, j'allais m'égarer, désolé. Jennifer's Body, le film ? Une petite récréation divertissante je dirais, pas excessivement fournie en séquences choc ni en passages caustiques, une bobine assez classique mais avec un je-ne-sais-quoi de plutôt sympathique et une bande-son plutôt cool (Rock powah !). A voir, ou pas.

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Fond Sonore : Diana Krall, All for You

Saturday, October 24, 2009

The Descent : Part 2

Fin 2005 sortait sur nos écrans The Descent, un thriller inattendu et assez claustro, que j'ai découvert un peu tardivement. Le film voyait un groupe de copines partir en week-end spéléo, afin d'explorer un réseau de galeries vierges dans les Appalaches. Malheureusement pour elles, une mauvaise surprise les attendait dans les entrailles de la terre, et seule une élue devait réussir à sortir de cet Enfer. The Descent : Part 2 a le bon goût de reprendre pile poil là où le premier opus s'était arrêté, mais sans Neil Marshall ni l'effet de surprise. Et ça, c'est déjà moins bien.

L'idée de base de cette suite n'est en elle-même pas idiote -mettre à contribution la survivante rendue amnésique par le traumatisme subi pour tenter de sauver l'hypothétique vie de ses camarades- mais le déroulement n'est qu'une copie du premier volet, en plus cheap [La dernière scène, pitié...]. Soyons honnête, cela n'est pas vraiment raté, cela se laisse regarder, mais sans plus. En d'autres termes, ça ne vaut pas dix euros, c'est donc à voir sur grand écran uniquement si vous avez vu le premier et que avez un Pass Illimité ou des places à tarif réduit...

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Fond Sonore : Amy MacDonald, This is the Life

Friday, October 23, 2009

1, 2, 3, ..., 1000 !

1000, comme le précise si justement Wikipédia, est "l'entier naturel qui suit 999 (neuf cent quatre-vingt-dix-neuf) et qui précède 1 001 (mille un)". C'est également l'année où les Vikings ont découvert les Amériques par l'entremise de Leif Ericson, bien avant cet usurpateur de Christophe Colomb donc. En revanche, mille, ça n'est absolument pas le nombre de gambettes du mille-pattes, pas plus que le nombre de niveaux du mille-feuille d'ailleurs, ce qui tend à prouver que ça picole sec dans les laboratoires des entomologistes et autres pâtissiers. Par contre, 1000, c'est bien le numéro de ce post. Oueps. Ch'sais pas pour vous, mais mouah, ça m'en bouche un coin. Aller va, on ne s'arrête pas en si bon chemin, et on se dirige avec entrain vers le 2000e ! \m/_^o^_\o/

Fond Sonore : Jack Johnson, Curious George

Thursday, October 22, 2009

Entropy, Sweet Entropy !

Lorsque j'ai pour la première fois entendu parler du concept de Prison Break, j'ai immédiatement émis quelques doutes quant à la capacité de la série à tenir la distance... Et force est de constater que la suite m'a donné raison.

La première saison voyait un jeune architecte prometteur -Michael Scofield- se laisser emprisonner dans le même établissement que son frère -Lincoln Burrows-, accessoirement condamné à la peine capitale pour un crime qu'il n'avait bien évidemment pas commis, dans le but de le faire évader. L'originalité de l'histoire tenait en une galerie de personnages singuliers et en ce plan d'évasion gravé sur le corps de Michael au sein d'un tatouage à la complexité impressionnante. Après un suspense monté crescendo, la saison se terminait en un final haletant, l'évasion tant attendue.

La deuxième saison s'est inscrite dans la continuité logique en se concentrant sur la vie en cavale des huit fugitifs. J'ai indéniablement apprécié ce parti-pris qui a offert son lot de surprises, mais j'ai accueilli le dernier épisode avec un certain scepticisme...

Scepticisme, car Michael Scofield s'y voyait de nouveau emprisonné, au Panama, ce qui laissait augurer d'une Season Ouane Repetita. La troisième saison s'est donc vue consacrée à la planification puis l'exécution d'une nouvelle évasion, et la sauce n'a pas vraiment pris.

Les scénaristes avaient bien profité de cette situation pour introduire une organisation tentaculaire, ce qui avait su titiller mon goût pour les complots mondiaux [Trust No One ! \o/], mais le concept est com-plè-te-ment parti en vrille dans la saison quatre, principalement du fait des incessantes pirouettes scénaristiques, assez ridicules pour certaines il faut l'avouer. La catastrophe était d'ailleurs telle que j'en suis rapidement venu à souhaiter que le massacre prenne rapidement fin une bonne fois pour toutes... J'ai néanmoins tenu bon jusqu'au terme de la saison, qui a étonnamment su se solder bien plus proprement que toutes ces séries qui laissent tant de questions en suspend.

L'aventure Prison Break est donc à présent terminée, il est temps de tourner la page, même si la compagnie de la petite troupe va me manquer.

Fond Sonore : The Doors, Best Of

Saturday, October 17, 2009

Numéro 9 - Court-Métrage

Il fait un poil frisquet dawor, il pleuvote de surcroît, alors autant rester tranquillement au chaud devant une petite vidéo, pas vrai ? :o)

Dans cette optique, peut-être savez-vous que le sympathique Numéro 9, sorti sur nos écrans en août dernier, était à l'origine un court-métrage. Je n'avais pas eu l'occasion de le visionner jusqu'à présent, mais c'est maintenant chose faîte, et je vous encourage à faire de même !


[via The Sci-Fi Block]


Fond Sonore : Pearl Jam, Ten

Friday, October 16, 2009

Censurus Edax Rerum

En farfouillant dans le bazar de mon pécé en vue de faire un peu de tri, je suis retombé sur cet article de 20 Minutes que j'avais mis de côté :

Doublages Bien-Pensants et Scènes Coupées en Série

Au bout du ciseau, le cathodiquement correct. Quand un médecin de la série « Grey's Anatomy » prescrit une cigarette par jour en guise d'antistress à son patient, dans la version française il lui recommande... un bol de riz. Et dans un épisode de la saison 2 de « New York section criminelle », les images d'une femme baignant dans son sang ont été supprimées. Ciselage impromptu ou petite censure ordinaire ? « On est obligé de changer le texte tous les jours », déplore une comédienne de doublage. Selon elle, les chaînes fournissent des listes de mots à « retaker », réécrire dans le jargon.

Vendredi dernier, deux cents auteurs de doublage et de sous-titrage ont d'ailleurs dénoncé la « psychose » qui s'est emparée des chaînes de télé depuis une dizaine d'années. « Elles veulent à tout prix qu'on expurge les “Fuck you”, qu'on remplace “Ferrari” par “belle voiture de sport rouge”, de peur que le téléspectateur zappe. Mais à force de tomber dans le politiquement correct, on trahit l'oeuvre et on dupe les gens ! », s'emporte Jean-Louis Sarthou, président de la commission audiovisuelle de la Sacem. Contacté hier, TF1 – dont la responsable « mise en conformité » est baptisée « Miss Ciseaux » par les fans de séries – n'a pas confirmé les faits mais se voit en diffuseur « responsable ». Nicolas de Tavernost, PDG de M6, lui, a reconnu en décembre dans Le Figaro que « Prison Break » est régulièrement amputée de certaines scènes. Pour ne pas choquer les ados ou parce que le CSA l'y oblige ? « Les chaînes sont prêtes à tout pour faire rentrer ces séries dans le créneau primetime », décrypte Jean-Louis Sarthou. Elles préfèrent affadir des héros cultes plutôt que de reporter la diffusion en deuxième partie de soirée, ou hériter du pictogramme « interdit aux moins de 12 ans ». Qu'importe l'esprit de la série, pourvu qu'on ait l'audience.

Laure de Charette
©2006 20 minutes

« Tu finiras par rôtir sur la chaise électrique » devient « Si tu vas en prison, tu l'auras bien mérité » (« Les Experts » - TF1), « J'adore le champagne » devient « Je reprendrais bien de cette boisson » (« Le destin de Lisa » - TF1), « Espèce de tarlouze » devient « Chochotte, va » (« Mon oncle Charlie » - Canal Jimmy), sans oublier le récurrent « Oh, my god » qui devient « C'est pas vrai ».


S'il y a quelque chose qui m'agace sérieusement dans l'univers télévisuel, ce sont bien ces histoires de lissage politiquement correct. J'estime en effet que si l'on prend la décision de diffuser un programme quel qu'il soit, on doit alors le diffuser sans aucune censure, faute de quoi l'on ne respecte pas l'oeuvre et l'on se fiche ouvertement des téléspectateurs !

Fond Sonore : John Mayall, Along for the Ride

Thursday, October 15, 2009

Fait d'Automne

Il y a trois jours, José a été retrouvé par les pompiers dans son appartement, momifié. Il serait décédé dans son canapé, il y a deux ans, dans l'indifférence générale, sans que personne ne se soit soucié de son sort. Interrogé par des journalistes, l'un des locataires de l'immeuble a cru bon de s'étonner :

"J’ai alerté le gardien deux fois à propos de l’odeur pestilentielle qui émanait de la porte. Il y a des employés qui font le ménage aussi. Pourquoi personne n’est allé voir si cet homme n’avait pas besoin d’aide ? C’est incroyable."


Incroyable, effectivement, que personne n'ait trouvé le temps de s'inquiéter plus avant du devenir de ce voisin. Incroyable, mais pas nécessairement si surprenant dans une société où l'on se croise plus que l'on ne se rencontre...

NdC : Je dois confesser moi-même ne pas vraiment connaître mes voisins, à peine sais-je vaguement à quoi ils ressemblent, quels sont leurs rythmes de vie... :-/

Fond Sonore : Supertramp, The Very Best Of Vol 1

Wednesday, October 14, 2009

Couleur d'Automne

J'ai brièvement croisé son chemin à la fin du siècle dernier. Affectés sur la même base aérienne et ayant une connaissance commune ("l'homme de base" de ma section), nous dinions souvent ensemble. A mesure de ces repas, j'avais noté son attitude en retrait, ses traits plutôt fermés, son apathie latente. Il couvait quelque chose que je ne faisais alors que soupçonner.

Un soir, rentré au bercail après avoir accompli mon (pas si) dur labeur de scientifique du contingent, la dite connaissance commune m'a platement annoncé : "Mathieu s'est suicidé". J'ai marqué un temps d'arrêt, arboré un rictus de surprise et d'étonnement, avant de demander confirmation. "Il était de garde au septième étage", a-t-il ajouté, "il a subitement quitté ses camarades, a ouvert la fenêtre et a sauté".

J'ai passé les jours suivants à encaisser la nouvelle, à me demander si je n'aurais pas pu faire quelque chose, si je n'aurais pas dû oser m'immiscer dans son univers, si je n'aurais pas pu d'une manière ou d'une autre lui venir en aide... Je savais pertinemment que cela était totalement vain, mais je ne pouvais m'en empêcher.

Depuis lors, chaque automne, je repense à cet évènement. Je me repose invariablement ces mêmes questions et, même si je sais que je n'ai pas de doute à avoir, je trouve toujours moyen de me miner avec des "et si" qui me laissent pensif...

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New-York

Sunday, October 11, 2009

Addiction Commune

Quand j'arrive dans le rayon Jeux Vidéo, elle est déjà en grande discussion avec le vendeur, son fils participant de temps à autre. Soudain, son téléphone portable se manifeste. La mère farfouille immédiatement dans son sac, trouve l'objet vibrant et décroche sans attendre.

Le vendeur s'en retrouve comme un cxn à parler dans le vide, la femme assène à son interlocuteur qu'elle est occupée, nan mais attend, elle est occupée là, elle ne peut pas répondre, elle est occupée là, c'est pas possible, elle est occupée, tu comprends... Avant de finalement raccrocher au bout d'une petite minute à ne rien dire.

Ne pouvait-elle simplement ignorer l'appel ? Ne pouvait-elle le diriger vers sa boîte vocale ? Ne pouvait-elle au besoin rappeler quelques instants plus tard la personne qui avait tenté de la joindre ? Bien sûr que oui.

Personnellement, quand mon interlocuteur me laisse en plan au milieu d'une phrase pour répondre au téléphone sans aucune forme de considération, j'hésite souvent entre deux alternatives à l'attente passive : le direct du droit ou l'abandon sur l'instant du (de la) malotru(e) avec son mobaïle...

Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, God & Guns

Saturday, October 10, 2009

(500) Jours Ensemble

(500) Days of Summer en VO, 500 jours en compagnie de Summer, 500 jours d'un Eté alternant belles éclaircies et vigoureux orages de saison. Un homme, une femme, deux êtres dont les fils de vie se s'entremêlent l'espace de quelques mois. Un premier film simple et touchant, d'une agréable légèreté pleine de fraîcheur. Une structure narrative un peu tortueuse certes, mais toute une foultitude de moments qui font mouche. Une réussite plaisante en somme, qui nous laisse un sourire sur le visage à la fin de la projection. Que demander de plus ?

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The Doors, Best Of

Friday, October 9, 2009

Poisson d'Octobre

Lorsque j'ai pris connaissance de la nouvelle au cours de mon rapide survol des tweets de la journée, je vous avouerais que j'ai marqué une pause et que j'en suis resté dubitatif quelques instants... N'est-ce pas en effet la première fois -ainsi que je le lisais justement sur Rue89- qu'un Prix Nobel de la Paix est attribué à un homme aux intentions déclarées certes bonnes mais aux réalisations encore inexistantes, de surcroît Chef d'Etat dont les armées occupent illégalement deux pays (anciennement) souverains ?

Comme l'a écrit Michael Moore sur son Twitter :

Congratulations President Obama on winning the Nobel Peace Prize! You have filled the world with hope -- now you must make peace happen.


Good luck.

Fond Sonore : Alice In Chains, The Essential

Thursday, October 8, 2009

Boomerang

Confortablement avachi dans le bus, je regarde avec un brin de condescendance cet automobiliste stressé qui malmène son klaxon pour faire entendre aux éboueurs qu'ils le gênent. Le camion-poubelle avance de quelques mètres, puis stoppe à nouveau. L'excité de l'avertisseur sonore reprend de plus belle, je le prends en pitié. S'il perd son sang froid à la moindre petite contrariété, je n'ose imagine l'état de son estomac, il va avoir un ulcère à force !

Un peu plus tard, dans un autre bus post case seuneuceufeu, je lève les yeux de mon 20 Minutes. Mon oreille interne avait détecté l'absence de mouvement relatif du véhicule et mon cerveau alerté m'a sorti de ma lecture. Les vitres sont embuées, mais je distingue nettement la pluie qui les fouette. Il y a des voitures à perte de vue, devant, derrière, et la file à contre-sens déborde également de carrosseries.

Une sirène retentit. Les automobiles s'écartent, le camion rouge file à vive allure, puis la nasse se resserre. Une autre sirène, même ballet. Les secondes s'égrènent, les minutes passent. Mes pieds trépignent, l'attente m'agace. Je roule le journal en un tube, et je tapote sur mes cuisses. Je peste intérieurement sur ces automobilistes qui conduisent n'importe comment et qui aux premières pluies automnales s'envoient dans le décor. Je soupire d'agacement, et je repense à l'automobiliste du matin.

Je le revois s'enfermer dans son attitude absolument vaine, je me revois le considérer avec condescendance, je me vois pester contre l'embouteillage... Je baisse la tête en la secouant alternativement de gauche à droite, je souris en poussant un petit soupir, et je m'incline intérieurement devant cette maestria avec laquelle la Vie s'amuse à me donner de temps à autre de petites leçons.

Fond Sonore : Alice In Chains, The Essential

Sunday, October 4, 2009

The Time Has Come !


[=> Time for Climate Justice]


Fond Sonore : 60 Artists, Beds Are Burning

District 9

Surprenant et tripant, voilà comment je qualifierais District 9. Surprenant tout d'abord, car il adopte une approche docu réaliste assez atypique, très éloignée des productions SF clinquantes, et c'est tant mieux ! De fait, on se trouve rapidement immergé dans ce présent alternatif, et l'on y croit. Tripant ensuite, car une fois le décor posé, la bobine se mue en un thriller qui parvient à nous tenir en haleine. Le film souffre peut-être d'un rythme un peu inégal, mais comme je dis souvent, ne faisons pas la fine bouche, car pour un premier long métrage le rendu est franchement bluffant !

=> Bande-Annonce

=> PS : District 9 est basé sur un court métrage, Alive in Joburg, qui est disponible sur YouTube pour ceux que ça intéresse :



Fond Sonore : The Smiths, Best Of

Saturday, October 3, 2009

Captain Reloading

Le vendredi précédent le week-end dernier, je me suis couché sur le coup des 21h, éreinté que j'étais par une semaine menée tambour battant. La nuit a été longue, très longue, et fort récupératrice. La semaine suivante s'est illustrée par un rythme encore plus fou, et le dernier jour ouvré arrivé, j'ai recommencé la même manoeuvre, pour ce matin me lever après 12h de sommeil.

Plus le temps passe, plus le rythme effréné de mon activité professionnelle appelle récupération régulière, plus je me sens en phase avec cette assertion d'un journaliste de 20 Minutes relevée dans l'édition du 19/03 dernier :

"L'homme est un animal fait pour être actif le jour et dormir la nuit."


Alors vous comprendrez aisément que cette Nuit Blanche...

Fond Sonore : The Smiths, Best Of

Thursday, September 24, 2009

Perspective

François Cluzet, interviewé par le magazine UGC Illimité à l'occasion de la sortie prochaine du film Le Dernier pour la Route :

"Nous vivons dans un pays en paix, nous sommes pour la plupart d'entre nous des gens valides... C'est une chance qu'on ne mérite pas, dont on a très peu conscience, et dont nous devons savoir profiter au maximum."


A méditer quand l'envie se fait de voir le verre à moitié vide.

Fond Sonore : The Allman Brothers Band, Where It All Begins

Sunday, September 20, 2009

Alerte Sanitaire !


[© Unknown]


Fond Sonore : Bernard Lavilliers, Histoires

Saturday, September 19, 2009

Ultimate Game

Society et Slayers, deux jeux vidéo révolutionnaires entremêlés de real tivi. Les joueurs évoluent dans un univers tantôt SIMSesque tantôt DOOM-like, mais l'innovation réside en ce que leurs avatars sont des êtres humains de chair et de sang qu'ils pilotent à distance. La thématique est évidemment intéressante et possède un potentiel indéniable, mais voilà, l'exécution ne m'a vraiment pas convaincu...

Au niveau du visuel tout d'abord, primordial quand on veut représenter l'univers du jeu vidéo. La caméra apparaît tellement sautillante / tremblotante pendant les scènes de shoot de Slayers qu'au lieu de ressentir l'adrénaline de l'instant j'ai éprouvé une réelle gêne. Mauvais point. Les séquences de Society donnent dans un style différent, mais pas nécessairement de meilleur aloi. Pour faire court, elles brillent pas un côté clipesque clinquant que je n'ai pas du tout goûté.

Au niveau des symboles ensuite, le scénario ne décolle tout simplement pas. Il n'y a pas de réel développement, le déroulement est balistique, la conclusion affreusement bâclée. Quant aux personnages, n'en parlons pas, ils sont aussi épais qu'une feuille de cigarette et les acteurs qui les interprètent ne sont pas au meilleur de leur forme... Michael C. Hall peut ainsi s'en retourner à Dexter, au moins à la tévé on ne le voit pas cabotiner. [Nota : Ils auraient pu nous faire grâce de la caricature éculée du joueur obèse, crade, et pervers... Les gamers que je connais sont plutôt trentenaires, cadres, propres sur eux... Bon, oké, pervers peut-être, on ne peut jamais savoir ! ^o^]

Une grosse déception donc que cette bobine toute en forme -et encore pas la meilleure- qui se trouve assez désagréable à regarder. Rien à sauver dans cet Ultimate Ratage ? Non, vraiment rien, si ce n'est la musique du générique d'intro, Sweet Dreams par Marilyn Manson.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Marilyn Manson, Holy Wood

Friday, September 18, 2009

Et la Marmotte...

Au journal télévisé, à l'instant, un reportage au sujet de cette question du droit de vote à partir de 16 ans. Les lycéens interrogés se montrent pour le moins circonspects et l'on ne sent pas nécessairement un grand enthousiasme.

J'ai été particulièrement amusé par deux d'entre eux. Un ado comme un autre, survêt' noir, casquette verte, tête haute, claironne avec fierté -je cite- "je pourrais voter, j'ai mes propres idées sur la politique d'aujourd'hui". Ce à quoi l'une de ses camarades rétorque immédiatement : "mais tu ne penses pas quand même qu'il y a des gens à 16 ans qui n'ont pas la capacité de faire comme toi" ? Le pauvre bougre -qui a pourtant ses propres idées- a subitement décidé de les garder pour lui car il est en resté tout bouche bée à gober les mouches... Ca promet(trait) ! ^o^

'Fin bref, tout ça pour dire qu'avant de se préoccuper de cette question, je préfèrerais plutôt que l'on se demande comment ramener devant les urnes les abstentionnistes de plus de 18 ans de notre beau pays... Parce qu'il n'y a vraiment pas de quoi être fier... :-/

Fond Sonore : ZZ Top, Best Of

Sunday, September 13, 2009

Zen, Restons Zen...

Je ne suis pas d'un naturel excessivement superstitieux, à voir des mauvais présages pour un rien, mais il y a indéniablement des situations où j'aime que tout se déroule sans accroc (comme aurait dit ce bon vieil Hannibal). En avion par exemple.

Ainsi, je n'aime guère quand l'hôtesse me demande de changer de place parce qu'un cache plastique ne tient pas correctement et que -je cite- "en cas de dépressurisation les masques à oxygène risqueraient de ne pas tomber". Ahah, rien que ça...

Ensuite, je ne goûte que peu d'entendre quelques instants plus tard sa collègue se plaindre de ne pas s'y retrouver dans le décompte de passagers. J'envisage immédiatement tous les actes délictueux auxquels pourrait se livrer l'énergumène manquant, j'ai certainement trop d'imagination. Ceci dit, le zouave retrouvé et la madame soulagée, je ne me trouve pourtant pas apaisé d'entendre que le compte est bon à 23 têtes dans ma zone... 23, oué, 23, ce nombre même qui manqua de faire perdre la raison à Jim Carrey... *grumpf*

Enfin, avant le décollage, je n'apprécie que moyennement d'entendre un bruit de fuite d'air aux environs de l'issue de secours que je jouxte. Manquerait plus qu'elle ne décide de prendre la poudre d'escampette pendant le vol tiens ! Car quand bien même à cette place le masque à oxygène tomberait-il sans gêne, que cela m'en taquinerait l'une sans en faire bouger l'autre, vu que je serais instantanément gelé... Oué, think positive qu'ils disaient, je sais, mébon...

'Fin bref. Anxieux en avion moi ? Pffff, tout de suite les grands mots...

Fond Sonore : Metallica, And Justice For All...

Saturday, September 12, 2009

Pas Tibulaires, Mais Presque !

Les deux gus arrivent sur le quai de la station RER et s'adossent à une rambarde. Joggings, sweats capuches avec tête couverte en dépit du soleil généreux, chaussures de sport bigarrées et chaussettes qui remontent sur le pantalon. Deux djeun's, deux Zyvas.

Le premier laisse échapper de son mobile une musique r'n'besque qui crachote affreusement, mais leurs oreilles -peut-être entamées par des séances intensives d'écoute à l'oreillette & volume trop élevé- ne semblent s'en émouvoir. Le type s'extasie sur son choix en jetant à son pote qu'il ne connait pas hein, qu'il ne connait pas hein hein, qu'il ne connait pas hein hein hein. Le second se lève, se déplace en dodelinant de gauche à droite comme un culbuto, marche en rond, en huit, crache deci delà. La tête baissée mais les yeux hauts, le visage fermé, il a le regard sévère.

Peut-être ne sont-ils pas "méchants", me dis-je, mais ils me sont tout de même fortement antipathiques, avant de me replonger dans ma lecture.

Fond Sonore : Katie, Melua, Piece By Piece

Sunday, September 6, 2009

Darkly Dreaming Dexter

Je viens de terminer le visionnage des trois premières saisons de Dexter, et j'ai ma foi plutôt bien apprécié !

Dès l'origine, le concept m'avait intéressé [un serial-killer dans les rangs de la police qui ne s'en prend qu'à des criminels], mais je restais tout de même sur mes gardes, conscient que tout allait dépendre du traitement adopté. Je n'avais toutefois pu suivre la série lors de sa diffusion initiale sur les réseaux câblés, et j'ai donc profité de mes congés d'été pour me rattraper.

Ce qui m'a séduit c'est avant tout le point de vue adopté : on pénètre la psyché du personnage principal, on comprend ses motivations, ce qui l'anime et pourquoi il adopte son comportement singulier. Paradoxalement, ce Dexter apparaît éminemment sympathique et l'on s'y attache rapidement tout comme l'on s'attache d'ailleurs à la galerie de personnages typés qui l'entourent.

Au fur et à mesure des épisodes, je me suis un peu senti faire partie du clan et, les trois saisons avalées, je me retrouve sans rien à me mettre sur la rétine en attendant que la saison 4 ne débarque chez nous... J'en suis tout dépité...

La suiiiiite, viiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !

Fond Sonore : Simple Plan, Still Not Getting Any...

Thursday, September 3, 2009

L'Abominable Vérité

Une trentenaire productrice de talk-show qui n'aime pas l'imprévu, un animateur du même âge un poil provocateur macho, deux êtres que tout oppose a priori mais qui en application d'une bonne vieille loi électrique ne pourront que finir par s'attirer. Une histoire somme toute classique, mais qui fonctionne néanmoins très bien, particulièrement grâce au tandem Heigl / Butler. En somme, un divertissement inattendu qui m'a bien détendu et, perso, je n'en demande pas plus.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Shania Twain, Come On Over

12 Rounds

Il y a des films qui marquent leur époque de leur empreinte, des actioners qui balayent tout sur leur passage, des pièces remplies d'émotion et de morceaux de bravoure, des bobines qui révolutionnent par leur parti-pris esthétique, des pellicules qui dévoilent des talents insoupçonnés et dont certaines scènes / répliques / séquences font date... Eh bien 12 Rounds n'est clairement pas de cette trempe et aurait mérité de figurer dans le lot direct-to-dévédé. Next !

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Fond Sonore : Police, Best Of

Wednesday, September 2, 2009

Ventirad Story

Comme je le disais encore il y a quelques semaines, l'informatique est vraiment loin d'être un long fleuve tranquille. Quand un logiciel ne décide pas de merdouiller pour une obscure raison, il y a souvent un élément matériel qui prend le relais... En l'occurrence ma carte graphique.

Cela faisait quelques temps que son ventilateur me faisait des misères, aussi ai-je décidé de profiter de mes congés pour me pencher sur son cas. Une observation attentive des phénomènes m'a rapidement amené à constater que l'élément était tout simplement cassé (sic) et que lorsqu'il ne faisait pas de bruit il ne tournait en fait plus (re-sic). "Le risque" vous demandez-vous ? Oh presque rien, si ce n'est (au moins) faire claquer la carte graphique. Un détail. *gloups*

Peu enclin à procéder directement à un changement de la dite carte graphique (une chance sur deux que je doive tout ré-installer), j'ai commencé à fureter sur la toile et ai pu identifier un ventirad Zalman a priori compatible de mon composant. Confirmation obtenue de l'efficacité de l'engin via diverses revues en ligne, j'ai donc fait un petit saut dans le XIIe pour en acquérir un exemplaire rue de Charenton : le matériel était bien disponible chez Abeilles Micro Informatique, au prix indiqué sur le site Rue Montgallet. A noter comme lors de ma précédente visite, un accueil courtois et efficace des patrons, ce qui dans le quartier n'est pas nécessairement l'habitude. Nouveau bon point pour la boutique donc.

De retour en ma tanière, je vous avouerais que si j'étais heureux d'avoir une option de sauvetage j'étais tout de même un poil anxieux (<= "euphémisme" qu'on appelle ça je crois). Pourquoi ? Eh bien je n'ai jamais tenté cette opération et en cas de casse de carte j'aurais été bien embêté... Mébon, aventurier dans l'âme, je me suis attaqué à l'opération hier matin.

Après avoir fait tourner mon pécé quelques temps (pour faire chauffer le processeur graphique et donc faciliter le démontage ultérieur du ventirad d'origine), j'ai donc déposé la fameuse carte graphique.


Asus Extreme AX700 Pro - Ventirad d'Origine


Ce que l'on appelle le "ventirad", c'est le boîtier bleu : il est constitué d'un radiateur qui capte la chaleur dissipée par le processeur graphique de la carte et l'achemine ensuite vers le ventilateur transparent qui l'expulse. Le propos de cet ensemble est d'assurer une régulation thermique qui garantit d'une part des performances optimales et d'autre part une bonne durée de vie du composant.

Le démonter a fort heureusement été assez facile, mais l'opération m'a permis de constater que la pâte thermique censée assurer un bon transfert de chaleur entre la puce et l'élément dissipateur n'était pas optimal : j'imagine que sur la chaîne de fabrication ils se contentent de déposer un pâté au centre et de le laisser s'étaler par pression mécanique. Soit. Mais à l'avenir, si je devais acquérir une nouvelle carte sur le marché, je crois que je commencerais par reprendre ce dépôt.

Après nettoyage de la carte graphique, j'ai entamé le montage du Zalman VF700 Al Cu, pas à pas, prenant mon temps, suivant scrupuleusement toutes les instructions fournies par le constructeur et bénissant son évident sérieux. L'opération a été relativement aisée, et j'ai rapidement pu savourer le résultat.


Asus Extreme AX700 Pro - Ventirad Zalman


Satisfait, je restais tout de même un brin angoissé car il restait à implanter l'assemblage dans le ventre de ma bête et ensuite procéder à un allumage... Ce qui fut fait quelques instants plus tard et évacua enfin mon résidu de stress.

Je me suis donc sorti d'affaire pour cette fois, et franchement je me dis dans ces situations que je suis bien content d'avoir dans ma jeunesse fait mes gammes sur de la dissection de pécés...

Fond Sonore : Angra, Holy Land

Wednesday, August 26, 2009

P.D. James - Les Fils de l'Homme

Emballé comme je l'avais été par Les Fils de l'Homme d'Alfonso Cuaron, je ne pouvais décemment pas résister à la tentation de me plonger dans le roman éponyme de P.D.James qui en était à l'origine. Mais las, le démarrage m'a semblé tellement poussif que j'ai mis l'ouvrage de côté sans trop traîner, avançant de temps à autre par lots de quelques pages... Je crois que j'ai été gêné par le style un brin vieillot, tant dans les tournures que dans la narration bien trop descriptive. Et quand ça veut pas, ça veut pas !

J'y suis revenu après avoir terminé Le Guérisseur de Cathédrales et, chose étonnante, je suis assez rapidement parvenu au terme du roman. Peut-être parce que sa seconde partie s'est révélée plus fournie en péripéties ? Peut-être parce que j'étais dans un trip "lecture" ? Peut-être encore parce que j'avais envie de m'en débarrasser une bonne fois pour toutes ?

Toujours est-il que si les enjeux m'ont intéressé, je ne peux vraiment pas dire que j'ai passé un bon moment en compagnie de cet ouvrage, vous l'aurez compris. Je vous suggèrerais donc plutôt de donner sa chance à son adaptation ciné, si ce n'est déjà fait.

=> Next : Dean Koontz - Feux d'Ombre

Fond Sonore : Don McLean, Best Of

Tuesday, August 25, 2009

Cherchez l'Erreur !

Ou la preuve par l'étiquette que notre monde marche sur la tête...



Fond Sonore : Diana Krall, Love Scenes

La Copine de mon Meilleur Ami

Hormis son boulot de hotliner pour une compagnie lambda, Tank pratique une activité un peu singulière : il sort (contre rémunération cela va sans dire) avec des jeunes femmes et s'emploie à leur faire passer une horrible soirée dans l'unique but de les voir retourner dans les bras de leurs ex-petits amis. Un jour, son meilleur pote, Dustin, lui demande de lui sauver la mise auprès de l'une de ses collègues de travail, Alexis. Mais comme de bien entendu, Tank craquera pour ladite Alexis...

Triangle amoureux classique, La Copine de mon Meilleur Ami se révèle assez inégal dans son exécution, réussissant à arracher quelques sourires sans toutefois parvenir à provoquer l'hilarité. Il y avait je pense un certain potentiel, notamment en regard des états d'âmes de Tank, mais cet aspect n'a pas été suffisamment creusé. Il n'y a donc pas de grande originalité, cela ne décolle pas vraiment. Dommage.

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Fond Sonore : Diana Krall, All for You

Monday, August 24, 2009

[Preview] District 9

Depuis que j'ai découvert au ciné la bande-annonce de ce District 9 dont je n'avais pas entendu parler auparavant -Nota : il va vraiment falloir que je me reconnecte à l'actu ciné SF en amont !-, je n'en peux plus d'attendre sa sortie le 16/09 prochain...



Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns

Numéro 9

Je n'avais pas entendu parler de cette bobine avant qu'elle ne soit à l'affiche, et je dois dire que ma satisfaction n'en a été que plus grande. Numéro 9 -qui aurait je pense pu/dû conserver son titre original 9 "tout court"- est une petite merveille d'animation 3D, qui n'a absolument rien à envier aux plus grosses productions du genre.

J'ai adoré l'univers singulier qui y est dépeint, plutôt sombre mais à la conclusion tout de même empreinte d'espoir. Le déroulement de l'histoire est certes plutôt balistique, mais cela ne m'a pas gêné outre mesure, je me suis évadé 1h20 durant, j'y ai cru. Bref, un sympathique moment d'évasion inattendu. A voir !

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Fond Sonore : Pearl Jam, Ten

L'An 1 : Des Débuts Difficiles

Il y a longtemps, bien longtemps, au beau milieu d'un village niché au coeur d'une forêt perdue vivaient Zed et Oh. Le premier était chasseur plutôt médiocre tandis que le second végétait dans sa condition de cueilleur qui ne s'assumait pas. Suite à une malencontreuse mésaventure, les deux énergumènes furent contraints de fuir leur village. Ils se trouvèrent alors confrontés à une civilisation naissante dont ils ne soupçonnaient pas l'existence...

Honnêtement, ce n'est pas la grosse poilade, mais ce film se laisse tout de même regarder sans déplaisir. Contrairement à son titre, L'An 1 : Des Débuts Difficiles démarre plutôt bien, mais s'essouffle ensuite progressivement faute de réussir à renouveler ses gags. Cela est bien dommage car j'ai le sentiment que le tandem Jack Black / Michael Cera n'a pas été exploité comme il aurait pu l'être. Une petite farce donc, pas essentielle, à voir si vous avez un Pass Illimité.

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Fond Sonore : Juno, Bande Originale

Sunday, August 23, 2009

Une Arnaque Presque Parfaite

Les frères Bloom sont des as de l'arnaque de haut vol. Ils échafaudent des combines assez capillotractées sous la houlette du plus âgé d'entre eux, Stephen. Un jour, ils décident de s'en prendre à une jeune veuve richissime un brin fantasque. Grand bien ou mal leur en prend, je ne sais pas trop, car la madame se révèlera moins sotte qu'ils ne pouvaient le penser...

Alors, autant cette bobine démarre plutôt bien avec un sympathique épisode sur la jeunesse des deux hommes, autant le développement se révèle très rapidement hyper poussif sur une base brouillonne et inutilement alambiquée. En bref, j'ai clairement senti le temps passer et les 1h49 de métrage ont été un véritable calvaire. A oublier.

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Fond Sonore : RTL2

L'Attaque du Métro 123

New York, un jour (presque) comme les autres dans le métro. Les opérateurs du Centre de Contrôle sont à l'affût, pour réguler le trafic et assurer la sécurité des voyageurs. Quand la rame du Pelham 123 stoppe dans un tunnel, l'aiguilleur en charge de la section n'envisage évidemment qu'un simple incident mécanique de quelque nature. Mais quand le wagon de tête de sépare du reste de la rame, l'oeil avisé tique et sent que la journée risque d'être longue, ce que les preneurs d'otage ne tarderont pas à confirmer...

Remake d'un film de 1974 qu'il me semble avoir vu sans pour autant être en mesure de l'affirmer, L'Attaque du Métro 123 m'a séduit. Je suis rentré dans le film dès les premiers instants, certainement grâce à la réalisation nerveuse de Tony Scott, celle que j'avais déjà appréciée dans Domino.

L'interprétation des différents protagonistes est parfaite, tous sont crédibles depuis l'aiguilleur principal (Denzel Washington) jusqu'aux preneurs d'otages (John Travolta en tête) en passant par les forces de police (John Turturro) et la mairie (James Gandolfini). A noter également plusieurs petites répliques qui émaillent la bobine en faisant mouche à chaque fois.

J'ai donc bien adhéré à l'ensemble, mais je dois avouer que sur le coup le final m'a laissé un peu sur ma faim car je l'aurais espéré plus flamboyant. Ceci dit, s'il l'avait effectivement été, cela aurait peut-être été trop classique et donc également un peu décevant... Bref, ne faisons pas la fine bouche : cette Attaque du Métro 123 est pour moi menée tambour battant et donc un bon moment de cinéma. A tenter.

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Fond Sonore : Elysian Fields, Queen of the Meadow

Saturday, August 22, 2009

Philip K. Dick - Le Guérisseur de Cathédrales

Le Guérisseur de Cathédrales raconte l'histoire de Joe Farnwright, artisan réparateur de céramiques dans une société futuriste autoritaire qui écrase les individus. Un jour, l'homme est contacté par une entité extraterrestre qui souhaite l'embaucher pour une entreprise titanesque visant à sortir des flots une immense cathédrale qui croupit au fond d'un océan sur une lointaine planète. Pressé par un employeur potentiel plutôt persuasif et rêvant de s'extirper de son existence sans saveur, Joe finira par accepter la proposition et s'envoler pour cette destination inconnue.

En fait de simple travail artisanal, la tâche se révèlera pour Joe véritable quête d'identité et d'affirmation de soi. Au terme d'un développement singulier comme P.K.Dick en a le secret, Joe finira par se libérer de ces chaînes qu'il s'est -comme tout individu- lui-même imposées, et *enfin* "agir pour exister".

On pourrait en extrapoler la morale selon laquelle nos vies ne sont jamais que ce que nous en faisons... The World is Yours quoi ! :o)

=> Next : P.D. James - Les Fils de L'Homme

Fond Sonore : Bruce Springsteen, Greatest Hits

Friday, August 21, 2009

Richard Matheson - Je suis une Légende

Une année complète peut s'écouler sans que je ne lise un livre, et puis d'un coup d'un seul je vais en avaler plusieurs d'affilée, pris d'une sorte de fringale livrophilesque... C'est exactement ce qu'il vient de se passer avec quatre titres en à peine deux mois !

J'ai commencé cette série par le fameux Je Suis une Légende de Richard Matheson. Ce titre faisait partie de cette pile de classiques que j'avais envisagé de lire "un jour", et le déclic initiateur est finalement venu du visionnage de la bobine éponyme avec Will Smith que j'avais plutôt bien aimée (et j'assume entièrement). A posteriori, je comprends pourquoi les fans du bouquin avaient pu crier à la trahison, tant les portées des deux oeuvres sont différentes.

Le roman prend pour cadre une Terre dévastée par une étrange épidémie qui rend ses victimes incapables de vivre au grand jour et les laisse curieusement assoiffées de sang. Robert Neville est le dernier homme non infecté. Il (sur)vit barricadé la nuit dans sa maison qu'il a fortifiée et parcourt la ville quand le soleil brille à la recherche de nourriture et de biens récupérables. Pour lui, les jours se suivent et se ressemblent, dans son angoissante solitude.

Il me semble difficile de parler plus avant de cet ouvrage sans en dévoiler du contenu qui ne devrait être découvert qu'au fil de la lecture, aussi vais-je me retenir. Je me contenterais de souligner que si le style a un peu vieilli, que s'il y a parfois quelques facilités narratives ou invraisemblances pratiques, l'ouvrage m'a néanmoins semblé éminemment intéressant notamment en regard de la conclusion bien amenée, logique, imparable et relativement angoissante à certains égards.

Tous les classiques ne sont pas forcément bons à lire, celui-là l'est !

=> Next : Philip K. Dick - Le Guérisseur de Cathédrales

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New-York

Thursday, August 20, 2009

G.I. Joe - Le Réveil du Cobra

S'il y a bien un truc que je n'attendais pas, c'était cette adaptation live de l'univers G.I. Joe. Je n'avais pas eu vent de ce projet -on me cache tout on ne me dit rien- et lorsque j'ai découvert la bande-annonce sur grand écran, j'ai arboré un léger rictus amusé tout en me demandant ce que cela allait bien pouvoir donner... J'y suis donc allé, guidé par l'instinct mais en mode méfiance, et force est de constater que j'y ai pris mon pied !

C'est simple, il y a de l'action non-stop, bien filmée de surcroît, des bastons, des acrobaties, des cascades, des gadgets technos, des gentils tout plein de bonne volonté, des méchants très méchants un poil mégalo tout plein de mauvaises intentions, des bases secrètes géantes, Sienna Miller et Rachel Nichols qui se castagnent en combinaisons moulantes, bref que du bon ! Personnellement, vous l'aurez compris, ça m'a fait triper. Que demander de plus ?!? \o/

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Bruce Springsteen, Greatest Hits