Monday, January 31, 2011

La Chance de ma Vie

La Chance de ma Vie m'a fait à peu près le même effet que L'Amour c'est Mieux à Deux. J'ai trouvé que l'ensemble manquait de relief, que le comique prêtait certes parfois à rire mais certainement pas à s'esclaffer, et surtout que les enjeux sentimentaux brillaient par leur absence, ce qui vous en conviendrez est tout de même un comble pour une comédie romantique. Il s'agissait du deuxième film accueillant Virginie Efira au casting qu'il m'était donné de voir... Faut-il donc en conclure que je ferais mieux d'éviter ses prochaines bobines ? Le débat est ouvert ! Quant à vous, allez plutôt tenter Les Emotifs Anonymes ! ;o)

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Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age Of Understatement [Extrait : My Mistakes Were Made For You]

Sunday, January 30, 2011

Rue Barbare - David Goodis

Chester Lawrence habite la Rue, serpent de bitume d'une banlieue américaine désoeuvrée. Il mène sa barque en cohabitant avec les riverains embourbés dans la misère locale, mais sans jamais s'y mêler, rabattant ses oeillères dès qu'il franchit le pas de sa porte. Un soir pourtant, de retour de son travail de soudeur, ses pas l'amènent à croiser une jeune femme d'origine chinoise qui vient à l'évidence d'être agressée. Les quelques mots échangés suffiront à faire basculer Chester de l'autre côté de cette barrière invisible qu'il avait mis tant de soin à dresser en restant à l'écart des moindres affaires de la Rue. Dès lors, sa politique de stricte neutralité brisée, il sera happé par un infernal engrenage et devra bientôt se confronter à celui qui en active les rouages, le seigneur de la Rue, Matt Hagen... (*)

Dans ce roman qui s'étale sur un laps de temps très court -quelques dizaines d'heures-, David Goodis dresse le portrait d'une faune désabusée, qui trompe l'ennui de sa misérable condition dans le jeu et l'alcool. Le quotidien de ces pauvres hères m'a renvoyé à celui des protagonistes de L'Arnaqueur de Walter S. Tevis, rude et austère, sans but aucun, à ceci près que les résidents de la Rue n'ont pas la perspective de traverser les Etats-Unis, tout au plus changent-ils de quartiers pour s'en aller quémander quelques menues piécettes.

J'ai retrouvé dans ce roman ce que mes neurones avaient conservé de l'adaptation ciné française -avec Bernard Giraudeau & Bernard-Pierre Donnadieu- vue il y a pour ainsi dire des siècles, mais en plus puissant car le texte de David Goodis n'a lui pas été tamisé par le filtre de l'adaptation hexagonale. J'ai apprécié la construction du roman, la façon dont les psychés des protagonistes principaux et leurs relations sont dévoilées, j'ai été surpris par la progression de l'intrigue et le dénouement aux accents de révolte. Bref, ce bouquin m'a séduit et si vous appréciez les romans noirs vous n'avez d'autre option que de vous y plonger fissa !

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(*) => Si ça c'est pas du teaser top moumoute hein ! ^o^
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Fond Sonore : Le Seigneur des Anneaux, Bande Originale [Extrait : The Bridge of Khazad-Dûm]

Friday, January 28, 2011

Les Emotifs Anonymes

Etonnante surprise que cette bobine ma foi ! Je l'avais tout d'abord écartée de ma liste -je ne suis pas fan de Poelvoorde-, mais captant sans cesse des échos plutôt favorables, je me suis dit qu'il devait nécessairement y avoir un fond intéressant et je me suis décidé à aller vérifier par moi-même.

L'histoire de ces deux personnages hyper-émotifs, certes très simple, fonctionne comme une mécanique d'horlogerie suisse réglée au poil, à tel point d'ailleurs que je n'y ai pas détecté un seul cliquetis dissonant. Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde m'ont touché dans leurs interprétations, ils ont su rendre crédibles leurs personnages sans les rendre ridicules, ce qui pouvait de prime abord s'apparenter à une gageure. Romance, mais également comédie, Les Emotifs Anonymes m'a collé tout du long de la séance un sourire sur les lèvres, lequel a d'ailleurs perduré bien après, et pour l'anecdote m'a également laissé avec une pxtxxn d'envie de chocolat !

'Fin bref, il s'agit donc d'un sympathique moment de cinéma à ne pas louper ! :o)

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Fond Sonore : Shivaree, I Oughtta Give You A Shot In The Head [Extrait : Goodnight Moon]

Thursday, January 27, 2011

The Green Hornet

The Green Hornet ne m'emballait pas plus que ça, mais j'y suis tout de même allé sur la foi de ces deux bobines du même réalisateur qui avaient su me surprendre, Eternal Sunshine of the Spotless Mind et Be Kind Rewind. Au final, la nouvelle réalisation de Michel Gondry n'a rien à voir avec ces précédentes réalisations, le point le plus notable étant probablement que j'en suis tout simplement resté à côté.

Le film s'articule autour du tandem Brit Reid / Kato, respectivement héritier glandeur d'un journal d'information et homme à tout faire spécialiste du café. Les deux hommes enfilent leurs masques la nuit et vont botter l'arrière-train des vilains de la ville, se servant allègrement des gadgets bricolés par Kato. Le pitch est donc simple et le traitement veut se la jouer buddy comedy, mais la sauce n'a pas pris avec moi. Non seulement les séquences d'action ne m'ont pas enchanté, mais en sus l'humour m'a laissé de marbre et le scénario pas vraiment passionné, sans même parler du fait que la 3D est absolument i-nu-ti-le.

Alors oké, plastiquement ça n'est pas vraiment moche, mais la bobine n'est pas singulière pour deux sous. Coche raté donc Mr Gondry, je vais pour ma part oublier cette livraison et plutôt visionner cette Science des Rêves dont je n'ai pas encore profité.

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Fond Sonore : Crazy Heart, Bande Originale [Extrait : Hold on You]

Saturday, January 22, 2011

Captain Ciné Awards 2010

A chaque début d'année son petit bilan ciné, et il était hors de question que le présent mois de janvier déroge à la règle. J'ai donc montré patte blanche à ce Rubik's Cube affecté à la garde de mes tickets et le précieux trésor libéré j'ai passé son contenu en revue. Quelques réflexions sur base de tableur plus tard, les 61 films vus en 2010 étaient classés en cinq catégories purement subjectives, allant de "nul" à "culte".

Une vingtaine de films se sont dégagés du lot, non seulement par leur catégorie élevée mais également -et peut-être surtout- par l'envie que j'ai de les revoir. Les bobines concernées constituent donc mon paquet de lauréats pour cette année dernière, mais ne palabrons pas, les voici les voilà ! :o)











Et de votre côté ? Des divergences / convergences de sensibilités ? De bonnes surprises en 2010 ?

Fond Sonore : Greenday, 21st Century Breakdown [Extrait : 21 Guns]

Monday, January 17, 2011

Gigantesque, Vous Avez Dit Gigantesque ?

En regardant à nouveau ce Grand Zoom proposé par Science & Vie [animation nous faisant plonger de l'échelle 1026m à l'échelle10-17m - via], j'ai repensé à une autre série d'images que j'avais également reçue par email. Elle présentait les planètes du système solaire ainsi que certaines de leurs grandes soeurs de la galaxie [que les astronomes éclairés me corrigent au besoin], ce qui permet de prendre conscience qu'aussi énorme le soleil puisse nous paraître il n'en est en réalité pas moins modeste...

Nota : Je plaide par avance non coupable pour la qualité moyenne [compression & retouches] des .jpg qui constituaient la série et que j'ai assemblés. Par ailleurs, pas d'infos de copyright sur ces mêmes .jpg.


[Cliquez pour agrandir.]


On se sent tout piti piti à côté d'Antarès hein ?!? O_o

Fond Sonore : Black Stone Cherry, Black Stone Cherry [Extrait : Lonely Train]

Saturday, January 15, 2011

Globalia - Jean-Christophe Rufin

Dans un futur plus ou moins proche, la démocratie Globalia s'est établie sur toute la planète. Ses sociétaires vivent exclusivement dans des zones sécurisées, la plupart d'entre-elles étant recouvertes de gigantesques verrières qui permettent de réguler jusqu'au climat. La vie des Globaliens se caractérise par une insouciance paisible, soutenue par une biomédecine de pointe qui assure à chacun une jeunesse quasi éternelle et rythmée par les incessantes célébrations calendaires. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si le quotidien n'était perturbé par des actions terroristes aveugles menées en ces territoires protégés et a priori fomentées depuis les non-zones, territoires échappant à l'emprise de Globalia, dans lesquels pulluleraient malfrats et parias en tous genres.

Kate n'était pas prédestinée à manifester un quelconque comportement subversif, mais sous l'impulsion de ce Baïkal qui occupe ses pensées, la jeune femme va tenter de partir en expédition hors des zones sécurisées. Las, elle et son compagnon seront rapidement interceptés par les hommes de la Protection Sociale et rapatriés illico sous verrière, Baïkal devant être soumis à un traitement spécial. Puig lui se trouve être un jeune journaliste motivé. Alors qu'il arrive sur les lieux d'un attentat qui vient tout juste de se produire, il met par un coup du Destin la main sur des informations qui ouvrent la porte à des théories jamais explorées dans les médias sur les potentielles origines des actions terroristes. Le jeune homme se rendra hélas rapidement compte que soutenir des thèses contraires à la pensée globalement admise n'est pas exactement une option dans cette belle démocratie globalienne...

Sur cette base, le roman nous permet en suivant les trois personnages de questionner le régime de Globalia et de dresser un parallèle avec notre monde contemporain. Si j'ai éprouvé quelques difficultés à entrer dans l'histoire -en raison de détails qui me gênaient dans le style de l'auteur-, je ne regrette toutefois pas d'avoir persévéré car le développement m'a surpris à plusieurs reprises, prenant des directions à contre-pied de celles que j'imaginais au fil de ma lecture. A posteriori, plus que le récit en lui-même, il me reste de ce roman des briques éparses d'informations qui ont nourri ma réflexion sur la démocratie et -je dois le reconnaître- conforté mon sentiment général.

Il me semble donc que cet ouvrage devrait se glisser dans la PAL de quiconque s'intéresse aux dystopies et autres fables politiques. Oueps, farpaitement.

Fond Sonore : StoneRider, Three Legs of Trouble [Extrait : Juice Man]

Sunday, January 9, 2011

A Deux Lits du Délit - Michodière

Histoire de varier les plaisirs, j'ai entamé avec le dernier Réveillon du Nouvel An un cycle théâtre qui je l'espère se révèlera assez long. J'ai beau adorer le cinéma, notamment l'instant magique où les lumières de la salle s'éteignent, il lui reste deux faiblesses évidentes -spontanéité et proximité humaine- que le théâtre a à son avantage. Pourtant, je n'ai durant la dernière décennie absolument pas profité de la profusion de spectacles de scène qui s'offraient à moi en la Capitale, plus par manque d'habitude que par manque d'envie... Mais je compte bien me rattraper cette année !


[© Ze Captain]


J'ai donc inauguré cette saison par une pièce jouée au Théâtre de la Michodière (Paris II), A Deux Lits du Délit. Mon placement s'est révélé plutôt bon, au niveau de ce premier balcon que j'affectionne avec sa vue plongeante sur la scène, peut-être un peu trop sur le côté, sans toutefois que cela ne se révèle foncièrement problématique. A noter qu'à mon sens la réservation d'une place ne doit dans la mesure du possible s'opérer qu'après avoir repéré les lieux, ne serait-ce que virtuellement au moyen des infos pêchables sur la toile. Il convient de prendre particulièrement garde aux tarifs les plus petits, parfois situés en deuxième ou troisième balcon (au-delà des projos à la Michodière), voire collés contre un mur qui jouxte la scène ou cachés derrière un poteau... Il va sans dire que dans ces conditions le plaisir ne peut qu'être sérieusement atténué...

Pour en revenir au spectacle, la présente pièce se base sur une thématique classique (un hôtel / deux couples d'amants / un réceptionniste intérimaire magouilleur) et un scénario simple, mais sa force réside en la qualité de la mise en scène et le dynamisme des cinq comédiens. L'espace de la modeste scène m'a ainsi donné l'impression d'être très bien exploité, le barycentre de l'attention se déplaçant sans cesse de l'une des sections à l'autre. Il m'a parfois semblé noter de petites touches d'improvisation ainsi qu'un léger ripage de tirade, mais c'est dans ces instants que l'on apprécie la sensation de direct et le talent des comédiens à enchaîner sans rien laisser paraître hormis un sourire ou un regard complice.

L'ensemble est enlevé, les 1h35 de spectacle passent comme une lettre à la Poste, j'ai souri en permanence et à quelques reprises j'ai même eu les larmes aux yeux : à la sortie de la pièce je me sentais si bien que j'avais envie de sauter partout ! Il va donc sans dire que je vous conseille éminemment de profiter de ce spectacle tant qu'il est encore à l'affiche ! :o)



Fond Sonore : The Beatles - 1967-1970 [Extrait : Penny Lane]

Saturday, January 8, 2011

Gazette Ciné de Fin d'Année (*)

Qui dit Nouvelle Année dit également Bilan Ciné, mais avant de m'y atteler, il me faut de mes dernières bobines m'occuper. Voilà donc une mini-gazette remplie d'un quatuor d'objets divertissants, dont le souvenir commence tout de même un brin à s'étioler.

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On commence par Le Nom des Gens, une comédie avec un je-ne-sais-quoi de non-académique qui la met en marge de ses consoeurs franchouillardes formatées. Je suis entré en salle sans vraiment savoir à quoi m'attendre et j'ai été séduit dès les premières minutes. Le film s'attaque à la question du rapport aux origines et des préjugés afférents, mais réussit à ne pas s'alourdir grâce à son scénario cocasse et ses interprètes vitaminés [surtout Sara Forestier]. J'ai trouvé que la bobine était empreinte d'optimisme, ce qui m'a laissé avec un sourire sur le visage bien après la séance. Que demander de plus ?

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Remake d'un film français que je n'ai pas vu -Pour Elle-, Les Trois Prochains Jours repose sur un pitch simple : un homme décide de faire évader sa femme de la prison où elle purge une peine pour un meurtre qu'elle ne peut selon lui avoir commis. Ce que j'ai apprécié dans le traitement de Paul Haggis, c'est l'humanité qu'il a su insuffler à l'histoire, je m'y suis projeté au côté de cet anonyme qui par amour va faire montre d'un courage et d'une audace que l'on n'aurait jamais soupçonnés derrière sa vie rangée. Certes, la bobine n'est pas au niveau du magistral Collision, mais elle vaut tout de même le coup d'oeil.

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Prenez des agents de la CIA qui s'ennuient ferme dans leur statut de retraités en plein troisième âge, donnez leur une bonne raison de montrer qu'il n'ont rien perdu de leur savoir-faire, optez pour un traitement ludique rempli d'auto-dérision, ajoutez un casting de premier choix, et vous obtenez cette plaisante récréation qui ne se prend pas vraiment au sérieux, à savoir Red ! What else ?

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La bande-annonce m'avait laissé augurer d'un objet un peu décalé et force est de constater qu'elle ne m'avait pas trompé. We Are Four Lions suit un groupe de jeunes anglais d'origine étrangère décidés à importer le djihad sur le sol britannique, mais qui se révèlent (fort heureusement) peu dégourdis. N'allez toutefois pas imaginer qu'il s'agisse d'une parodie où l'on rie aux éclats, la bobine ne se départit jamais d'une certaine gravité qui la fait en permanence osciller entre drame et comédie. Au final, une sympathique séance avec une bobine assez cynique. Bonne pioche !

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Cela conclut donc la série de films vus en 2010... Et il va être temps de songer à entamer la saison 2011 !

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(*) => Oui oui, un chouille à la bourre, mébon... ^o^
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Fond Sonore : Une Compil' de Good Ol' Rock [Extrait : Nazareth - Bad, bad Boy]

Sunday, January 2, 2011

Emplettes de la Semaine !

Pile à Lire déjà conséquente (pour mouah en tout cas) ou pas, j'ai profité de cette petite interruption de fin d'année pour aller fureter un brin chez mon fournisseur à quatre lettres. J'en suis ressorti avec quelques trésors, mais de vous à moi il s'en est fallu de peu que cela ne soit bien pire... *Sifflote l'air de rien.*


[© Ze Captain]


L'ensemble est très axé post-apo et devrait me permettre d'assurer au moins le niveau Guerre Bactériologique au Challenge concerné. ;o) Pour l'anecdote, cette série d'achats me permet de compléter *enfin* cette collection Akira que j'avais entamée lors de sa parution initiale au début des années 90... Mieux vaut tard que jamais ! ^o^

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion [Extrait : Just a Little Heat]

Saturday, January 1, 2011

Y2k+11

Le rituel est immuable, pour chaque saison qui tire sa révérence il se trouve une année qui se carapate dans la foulée. 2010 s'en est donc allée il y a de cela quelques heures, emportant dans sa besace le souvenir de quelques mois difficiles, 2011 a pris le relai sans sourciller et il me semble que pour le moment cette nouvelle année se place sous de plutôt bons auspices. Mébon, ne pérorons pas en cette matinée où le métabolisme s'active plus qu'à l'accoutumée, allons donc à l'essentiel !


[© Ze Captain]


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Nota : Oui oui, je suis bien reparti de ma carte de l'année dernière, mébon je l'aime bien, que voulez-vous... :o)
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Fond Sonore : The Butterfly Ball, Love is All [Extrait : Love is All]