Sunday, November 27, 2011

Drive - James Sallis

Dans ce roman qui a servi de base au film éponyme [TWIY] de Refn, on retrouve (évidemment) la même toile de fond : un homme énigmatique, cascadeur de son état, conduit à se sortir par la manière (très) forte d'un sacré sac de noeuds.

La première chose qui frappe dans le texte, c'est -non pas le chauffeur- mais la non-linéarité de l'intrigue. Celle-ci débute ainsi -pour ceux qui ont vu le film- dans la chambre d'hôtel, après que le violent assaut ait eu lieu, puis entreprend de présenter les origines du drame et ses conséquences. Pas de quoi retourner les neurones pensez-vous, mais si si je vous assure, car les différents éléments sont apportés en ordre totalement dispersé, l'auteur enquillant les flashbacks / flashforwards en permanence, à chaque chapitre, ces derniers ne comportant en moyenne que cinq pages... On a donc l'impression de piocher une à une les pièces d'un puzzle d'un millier d'éléments et de devoir attendre un certain temps avant de n'apercevoir ne serait-ce que l'esquisse d'une vue d'ensemble...

A posteriori cet artifice donne un peu l'impression de cacher la misère tant les personnages m'ont semblé manquer d'épaisseur. J'ai eu beau apprécier d'entrevoir cette Amérique de la rue, semblable à celles du Rue Barbare [TWIY] de David Goodis et de L'Arnaqueur [TWIY] de Walter S. Tevis, je ressens néanmoins comme un goût d'inachevé, une frustration de n'avoir disposé que d'une histoire sous-exploitée. Une certaine déception en somme. Dommage.

Saturday, November 26, 2011

"The Shrine / An Argument" - Fleet Foxes

Une magnifique animation au service d'un titre qui ne l'est pas moins, découverte en furetant dans les tweets de la nuit. Enjoy ! :o)


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Et pour ma part je vais sérieusement me pencher sur le cas de ces Fleet Foxes [Sub Pop] !

Tuesday, November 22, 2011

TWIY - S9


[Comme l'âge du lieu. Oueps.]

Sunday, November 20, 2011

Moving Day by Jason Wingrove

Je ne peux décemment pas m'empêcher de poster ce court, effectivement cute'n'badass ! \o/


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Bloodsilver - Wayne Barrow

Si une belle couverture ne peut évidemment laisser présager de la qualité d'un bouquin, il est clair qu'elle place tout de même le chaland dans de bonnes dispositions quand il saisit le volume pour parcourir la quatrième de couverture. Bloodsilver en est l'illustration parfaite et, le test de la première page réussi, l'objet n'a pas tardé à atterrir dans ma PAL.

Le roman débute en 1691 quand un navire en provenance de la lointaine Europe s'échoue sur les flancs de l'Ile de Manhattan. A son bord, des créatures qui ne tardent pas à se confronter à une tribu de Mohican qui vivait à proximité du lieu du naufrage. Cet épisode sera la première pierre d'une Histoire que les (humains) Nord-Américains ne seront dorénavant plus seuls à écrire.

Je m'attendais à suivre sur quelques années la piste de membres de cette Confrérie des Chasseurs mentionnée au dos du bouquin, sorte d'équipée sauvage au Far West, mais Wayne Barrow a fait un choix qui m'a agréablement surpris puisque son texte propose de suivre l'évolution de la relation entre humains et Brookes sur une échelle de temps relativement large, jusqu'en 1917.

De fait, le roman se compose d'une succession de nouvelles, présentant autant de personnages et nous permettant de rencontrer de grands noms de l'Ouest, des frères Earp aux Dalton en passant par Billy le Kid ou encore Doc Holliday. Pour peu que l'on soit familier avec cet univers, on se retrouve donc en terrain relativement connu et voir ces légendes évoluer dans un genre uchronique pimenté de mythe vampiresque se révèle rapidement assez savoureux.

J'ai apprécié cette série de petites histoires qui jalonnent la Grande, cette sensation de plonger dans des briques d'apparence disjointes qui finissent pourtant par étayer la même colonne vertébrale. Les personnages -quels qu'ils soient- m'ont donné l'impression d'être à la merci d'une mécanique qui les dépassent, d'un implacable rouleau compresseur, et si l'ambiance n'y est pas crépusculaire pour autant, l'héroïsme se voit ici fortement relativisé, tout étant une question de perspective.

En refermant le bouquin, j'ai ressenti une certaine frustration de ne pouvoir poursuivre l'expérience, signe évident que la lecture avait été bien plaisante. A tenter donc ! :o)

Saturday, November 19, 2011

Contagion

Contagion, c'est l'histoire de cette pandémie mortelle que l'on redoute et qui finira bien par se produire sans que l'on ne sache prédire quand. Les victimes se compteront alors par millions à l'échelle planétaire, et la mise au point d'un remède contre cet ennemi microscopique prendra des mois sinon des années. Dans l'intervalle, nos sociétés connaîtront un chaos quasi post-apocalyptique, l'être humain laissera s'exprimer sa nature primaire, sorte de retour au Far West sauvage. Voir ce film permet de nous rappeler que nous ne sommes que bien peu de chose face à l'inventivité de la nature, laquelle corrigera tôt ou tard notre arrogance. Ce faisant, si l'aspect clinique de l'histoire m'a bien plu, il manque quand même un petit peu de peps pour rendre la bobine véritablement attrayante. Une séance à tenter pour ensuite en débattre.

=> Bande-Annonce

Tuesday, November 15, 2011

Siena Root - Jog

Un nouvel intermède musical, pour un titre également échappé de cet album Different Realities de Siena Root... Enjoy ! :o)


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Monday, November 14, 2011

La Défense Lincoln - Michael Connelly

Nouvelle pierre dans mon édifice de couverture de bouquins terminés depuis quelque temps, La Défense Lincoln de Michael Connelly, et ça va être plutôt rapide...

J'ai inséré ce roman dans ma PAL après être revenu de l'adaptation ciné [TWIY] qui m'avait plutôt emballé, et comme toujours je m'attendais à profiter d'une dimension supplémentaire, d'un je-ne-sais-quoi qui serait passé à l'as lors du moulinage hollywoodien... Ménan, il n'en fut absolument rien... C'est simple, la bobine et le roman sont en tous points si identiques que l'on pourrait se méprendre et penser qu'il s'agit là d'une novellisation...

Il apparaît évident a posteriori que le réalisateur avait bien fait ses devoirs, mais de fait la lecture du roman ne m'a pas apporté grand chose, et je ne vois pas bien quoi en dire... En somme, si vous n'avez pas vu le film, ce bouquin peut constituer une sympathique option, l'intrigue étant bien ficelée et l'écriture de Michael Connelly plutôt agréable. Dans le cas contraire... :os Aller hop, next !

Sunday, November 13, 2011

Siena Root - Over the Mountains

Petit intermède musical avec un sympathique rock chaud et désertique que l'on pourrait croire échappé des 70's. Enjoy ! :o)


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Sunday, November 6, 2011

The American - Martin Booth

Après m'être mis à jour côté films en retard, je débute une petite session de rattrapage bouquinesque... Premier à ouvrir le bal, un roman de Martin Booth, introduit dans ma PAL après avoir vu la très bonne adaptation ciné d'Anton Corbijn.

Dire que la lecture de cet ouvrage n'a pas été une sinécure serait un doux euphémisme, puisque j'ai objectivement souffert le martyre dans la première partie, à tel point d'ailleurs que j'ai manqué -une fois n'est pas coutume- de jeter l'éponge... Qu'y avait-il de si rebutant ? Les descriptions pardi ! Des descriptions à l'overdose sur des pages et des pages, de la moindre fissure sur un mur à la comparaison de l'usure des marches en pierre d'un escalier antédiluvien. Certaines personnes raffolent de ce type d'exercice, pas moi, oulah nan, mais alors pas du tout, mon côté "global" sans doute.

Pour autant, j'ai lutté, lutté, lutté, et petit à petit je me suis mis à apprécier le texte, en dépit de certains tics certes ponctuels mais néanmoins agaçants. Le personnage principal se trouve ainsi être un homme de l'ombre et à ce titre doit rester extrêmement prudent, donc discret. De fait, son statut de narrateur confère au roman une essence de Mémoires, et conscient de la chose ledit narrateur répète plusieurs fois qu'il ne peut être précis dans certaines mentions, car cela risquerait de mettre en péril sa sécurité, blah blah blah. Ce type d'intervention me semble non seulement être une insulte à l'intelligence du lecteur mais en sus se pose en contradicteur des indications disséminées deci delà, qui à un fin limier permettraient probablement de remonter la piste menant au gus. Mébon, passons.

Le roman dégage ces mêmes caractéristiques qu'Anton Corbijn avait su magnifier dans sa bobine, celles d'un récit aride et dépouillé. A la différence de l'adaptation toutefois le roman prend un tour assez introspectif, livrant les réflexions du personnage solitaire, sorte de retour d'expérience de son existence, ce qui m'a amené à régulièrement lever le nez et méditer quelques instants sur certains passages, particulièrement ceux qui entraient en résonance avec mes propres analyses.

Cet aspect proéminent de l'ouvrage constitue sa force sinon son intérêt, il lui confère un abord singulier qui peut dérouter face aux attentes initialement thrilleresques que l'on peut placer dans le bouquin, mais qui apporte néanmoins son lot de contentement pour peu que l'on ne se laisse rebuter. J'en garde donc a posteriori un plutôt bon souvenir, mais je ne pense pas que je souffrirais une relecture, la faute -vous l'aurez deviné- aux minutieuses et continuelles descriptions...

Saturday, November 5, 2011

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Tintin, pour moi, c'est plus qu'une simple bédé, c'est un univers dans lequel j'ai en permanence baigné étant gamin, lisant et relisant les albums les uns après les autres. J'ai donc grandi avec ce personnage et je ne pouvais de fait qu'être très prudent quant à cette perspective d'adaptation sur grand écran.

Le premier écueil concernait évidemment la mise en volume des personnages, abonnés à la 2D. Pour autant que je m'en souvienne, les premières images diffusées en ligne ne m'avaient pas rebuté, sans pour autant me convaincre. Cette neutralité a toutefois basculé dès les premières minutes du film, du bon côté si je puis dire, l'avatar 3D du personnage principal dégageant ce mélange de candeur et d'intelligence propre à Tintin. La technologie de "Performance Capture" utilisée n'y est probablement pas pour rien, elle permet de rendre les personnages naturellement expressifs, ce qui tranche avec des animations souvent un peu trop rigides par ailleurs.


[© Sony Pictures Releasing France]

De fait, mes craintes latentes d'emblée refoulées en mes neurones de la bordure extérieure, je pouvais savourer la bobine. Je dis bien "savourer" car honnêtement je pense qu'il s'agit d'un bon cru, qui surpasse sans conteste les précédentes adaptations en volume de Tintin, les "live" pour ne pas les citer. La série de bédés se caractérise par un rythme trépidant, drivé par des rebondissements réguliers, et de ce point de vue il n'y a rien à redire quant à ce qui est proposé à l'écran.


[© Sony Pictures Releasing France]

Le fil directeur -comme le titre l'indique- se base sur Le Secret de la Licorne, mais le script ratisse évidemment plus large, notamment du côté du Crabe aux Pinces d'Or pour l'introduction du personnage du Capitaine Haddock. Milou compte évidemment au rang des présents et apparaît bien sûr comme le compagnon indispensable du reporter, Dupond & Dupont figurent aussi au casting mais de manière plus anecdotique, à l'instar d'ailleurs de Nestor et de la Castafiore (à la voix bien perçante ^^).

La conclusion de cet opus ouvre la porte à une suite inspirée du volume Le Trésor de Rackham le Rouge, et si elle devait voir le jour, il est évident que je me laisserais tenter. Bref, tout ça pour dire que cette bobine Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne constitue pour moi un très bon divertissement. A voir !

=> Bande-Annonce [La BA en montre *beaucoup trop* à mon avis, mébon, c'est vous qui voyez hein...]