Monday, July 27, 2009

Public Enemies

Michael Mann a déclaré à propos de son film Public Enemies : "Cela [NdC : les caméras HD] nous a permis d'être très proches des visages des acteurs tout en travaillant avec des longues focales. Le spectateur a le sentiment d'assister en direct à la scène, éclairée de façon réaliste et généralement filmée sous deux axes opposés pour capter simultanément en gros plan le protagoniste et ses comparses."... "Eclairée de façon réaliste" qu'il dit... Oué... Ben mouah, c'est justement ce que je n'aime pas !

Quand je regarde un film, j'aime la distanciation au réel, l'immersion dans un univers à part entière, ce qui évidemment passe par un travail photo, une ambiance, un grain particulier. De fait, quand j'ai l'impression d'être au coeur d'une émission de télé-réalité ou d'un making-of, je ne peux rentrer dans la bobine et je m'ennuie. Cela a donc été le cas pour Public Enemies comme cela l'avait été en son temps pour Collatéral du même réalisateur.

Partant de là, je ne pouvais décemment aimer ce film et de toute façon je n'ai pas trouvé grand chose pour satisfaire mes espérances, pas même dans le duel Bruce Wayne vs Jack Sparrow. Qu'en dire de plus sinon que cette bobine n'a pour moi clairement pas la classe des Incorruptibles d'un De Palma ? Next !

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Fond Sonore : Jonny Lang, Lie to Me

Friday, July 24, 2009

Tradition Superfétatoire

Epuisé par une journée de boulot bien chargée, je monte dans le RER stationné à quai d'un pas plutôt lourd. Une jeune femme jette immédiatement vers moi un regard franc, et tandis que je descends les marches en sa direction elle retourne à son occupation.

Elle est allongée sur un garçon qui lui-même est avachi sur deux sièges. Les corps des deux tourtereaux s'enlacent, leurs têtes s'agitent, leurs bouches fusionnent avidement, leurs flores buccales s'équilibrent.

La situation n'a rien d'exceptionnelle, ni de choquant, mais le décalage entre le comportement ostensible de la jeune femme et ses vêtements typiques surmontés d'un hijab strict -N'a-t-il pas dans une certaine mesure connotation de bienséance ?- m'a laissé dubitatif...

Fond Sonore : Metallica, ...And Justice For All

Sunday, July 19, 2009

Réflexe Monopolistique

L'écologie semble avoir un brin le vent en poupe -je m'en réjouis évidemment- mais il serait peut-être temps de dépasser le simple phénomène de mode pour enfin faire évoluer les comportements / mentalités... Je pense bien entendu à mes concitoyens qui une fois les constats passés décrètent souvent que les efforts doivent être faits par les autres sous couvert d'une évidente bonne justification de mauvaise foi, mais je pense surtout en ce début d'après-midi aux institutions et aux grandes entreprises.

J'ai ainsi pris connaissance ce matin d'une niouze assez surprenantes en ces temps de Grenelle de l'Environnement... Voltalis est une jeune entreprise spécialisée dans la gestion de l'énergie. Ses équipes ont mis au point un module qui, positionné entre le compteur EDF et le boîtier électrique principal, permet à l'abonné de réaliser des économies d'énergie pouvant entraîner une baisse de sa facture de l'ordre de 5 à 10%. Estimant que ce procédé allait lui générer un certain manque à gagner (sic), EDF a donc porté plainte (re-sic) auprès de la Commission de Régulation de l'Energie et obtenu gain de cause (re-re-sic)... En d'autres termes, pour reprendre les propos du PDG de Voltalis, "ceci signifie que, si un ensemble de clients d’EDF acceptent de réduire leur consommation, EDF exige d’être payé comme s’ils avaient consommé !"

Ce qui laisse plutôt songeur, vous ne trouvez pas ? :-?

[Sources : Le Parisien / Le Nouvel Obs - Via Réseau Twitter]

Fond Sonore : The Thrills, So Much for the City

The Evolution of Robots

Dans l'univers des Transformers, les robots nous sont présentés comme une forme de vie évoluée, mais l'on est en droit de se demander comment ils ont bien pu en arriver là, particulièrement s'ils ont suivi sur Cybertron un processus d'évolution similaire à celui qui a été le notre sur la Terre... Eh bien voilà quelques éléments de réponse en image, via une magnifique pub d'outre-Rhin ! :o)


[via Geekologie]


Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns

Saturday, July 18, 2009

Transformers 2 - Revenge of The Fallen

Qui dit "Blockbuster", dit également très souvent "Blockbuster le Retour", et Transformers n'a bien entendu pas échappé à la règle. Je me suis rendu en salle dans l'optique de voir un blockbuster donc, bourré d'adrénaline, avec de l'action non-stop et un scénario assez ténu pour lier le tout... Le moins que l'on puisse dire, c'est que mes attentes ont été comblées...

Point notable, j'imagine que Michael Bay a dû avoir vent des griefs que j'avais émis suite au premier volet puisqu'il s'est visiblement efforcé d'augmenter le nombre de plans large sur les robots, de sorte que les scènes de bastons m'ont paru un peu plus lisibles. Comme quoi, les blogs ont bien une influence sur le monde qui nous entoure ! *ahem* ^o^

Premier bémol toutefois, si l'on voit des carcasses métalliques se cogner, je mets au défi quiconque de pouvoir en temps réel différencier Autobots et Decepticons, ce qui est tout de même fort dommage... Second bémol, lors des transformations, on ne comprend toujours rien à ce qu'il se passe, c'est à dire où vont les pièces... *grumpf* On se dit donc que cela n'était pas vraiment la peine de perdre son temps à modéliser Optimus Prime avec 10000 (sic) pièces élémentaires, ni même le Devastator avec 52632 (re-sic) éléments... Michael -je sais que tu me lis maintenant-, pourrais-tu stp prendre soin d'optimiser ces points pour l'inévitable troisième épisode ? D'avance merci...

Côté action, il y en a donc, beaucoup, et en cela j'étais fort ravi, mais en même temps si je n'ai pas ressenti d'ennui pendant les 2h30 de bobines, je n'ai tout de même pas vraiment adhéré aux enjeux... Dommage car il y avait tout de même la survie de la Terre en jeu... :-/

Alors, faut-il aller voir ce Transformers 2 ? Pas nécessairement, sauf si (1) vous aimez de temps à autre vous faire un objet assez bourrin et surtout si (2) vous avez un Pass Illimité...

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PS: Megan, rien n'a changé, je t'aime toujours !

Fond Sonore : RTL2

Friday, July 17, 2009

Whatever Works

Whatever Works s'ouvre sur une séquence qui débouche rapidement sur un monologue du personnage principal, Boris Yellnikoff, misanthrope à l'extrême sans toutefois être aussi méchant qu'il en a l'air, et -fait suffisamment rare pour être noté- j'aurais pu prononcer mot pour mot certains des premiers propos de l'homme ! Les dires en question expriment l'idée selon laquelle tout un tas d'idéologies [égalitaires notamment] sont bien jolies mais qu'elles sont irrémédiablement vouées à l'échec puisqu'elles reposent sur un postulat en absolue contradiction avec la nature humaine, foncièrement cupide et possessive... S'il est évident que l'on ne peut directement attribuer ces propos à Woody, il l'est tout de même également qu'il va vraiment falloir que l'on finisse par philosopher un peu autour d'un verre tous les deux ! Woody, si tu passes par là... :o)

Le film se poursuit ensuite sur la base de la rencontre fortuite de Boris avec une jeune femme en provenance d'un coin paumé des USA, Mélodie Saint Anne Célestine. La mignonette réussira rapidement à attendrir le vieux râleur, lui permettant de mettre sa vie en perspective et in fine de s'ouvrir aux autres. De fait, cette bobine qui égratigne au passage les bien-pensants, les puritains et les maniaques de la NRA se révèle fondamentalement positive, et elle se termine par une conclusion éminemment optimiste qui contraste avec l'entrée en matière, plus sombre.

J'en ai donc retenu une morale engageante qui est en accord avec ce que j'ai conclu il y a quelques temps déjà : il n'y a pour ainsi dire pas de mal à se faire du bien, à profiter de tous les petits plaisirs de la vie, pour autant que cela n'ait pas d'impact néfaste sur les autres... Whatever works en somme ! :o)

=> Bande-Annonce [NdC : Elle dévoile un peu trop de choses à mon goût, si vous aimez Woody, vous préfèrerez certainement tout découvrir pendant la séance.]

Fond Sonore : RTL2

Coraline

Coraline est un film d'animation réalisé de main de maître par un Henry Selick agréablement inspiré, à qui l'on devait déjà L'Etrange Noël de Mr Jack ainsi que l'adaptation d'un roman de ma jeunesse, James et la Pêche Géante de Roald Dahl. Je suis tombé sous le charme dès les premiers instants, non seulement en raison de la qualité incroyable de l'animation, mais également du ton employé, mature et pas bluettesque.

Ce petit bijou de conte horrifique devrait ravir grands et moyens [il semblerait que la bobine soit déconseillée aux enfants de moins de 10 ans, ce qui peut se comprendre] et chacun, à côté de l'aspect évidemment divertissant, devrait être en mesure de retenir une morale essentielle à mes yeux...

Qu'ajouter sinon "à voir ABSOLUMENT" ?!? :o)

=> Bande-Annonce [NdC : A la limite, ne regardez pas la BA et allez-y les yeux fermés. 'Fin pas au sens propre hein, sinon vous risquez de ne pas vraiment profiter de la bobine... ;p]

Fond Sonore : The White Stripes, Elephant

Thursday, July 16, 2009

(Petite) Frayeur Informatique

Ce matin, le petit-déjeuner avalé, j'ai allumé mon pécé comme à l'accoutumée, mais deux petites boîtes de dialogue (ou d'insultes c'est selon) sont rapidement venues assombrir ma matinée... Mon firewall ne voulait plus s'initialiser pour une sombre histoire d'obscurs certificats de DLLs... Ce qui est devenu franchement rigolo quand ledit firewall a déclaré ne pas vouloir se désinstaller pour la même raison, ahah...

Agacé, j'ai manqué de peu de m'engager dans une réinstallation complète du système [NdC : Ca lui pend aux bits depuis quelques mois...], mais augurant notamment de quelques difficultés de paramétrages de connexion internet [modem ADSL, FAI multi-fusionné] j'ai réfréné mes ardeurs, avant de réaliser que sans même cet aspect l'entreprise aurait été hasardeuse : je ne compte plus les service aux paramétrages dont je n'ai trace autrement que dans les fichiers systèmes... *gloups*

J'ai a priori pu limiter la casse, mais cette petite mésaventure m'a tout de même rappelé que si le monde de l'informatique était sympathique, il ne l'était qu'en l'absence de problèmes ! J'ai un peu le sentiment de m'être endormi ces derniers temps, occupant un peu anarchiquement l'espace de mes disques durs, omettant de procéder à des sauvegardes régulières de l'essentiel... Cela sonne donc comme un petit rappel à l'ordre avant le big crash [de Windows ou de Disque Dur par exemple], et croyez bien que je vais en tenir compte !

D'ailleurs, je vous encourage également vivement à faire quelques copies de sauvegarde de temps à autres des fichiers que vous ne souhaiteriez pas perdre, sur support physique différent de votre disque dur principal [clé USB, disque dur externe, CD, DVD,...], pour la bonne et simple raison que cela n'arrive malheureusement pas qu'aux autres...

Fond Sonore : Chris Rea, Best Of

Wednesday, July 15, 2009

Jeux de Pouvoir

Membre du Congrès américain, Stephen Collins préside une commission en charge du contrôle des entreprises en contrat avec le Ministère de la Défense. Alors qu'il s'apprête à auditionner l'une de ces compagnies qu'il soupçonne d'éthique discutable, l'assistante avec laquelle il avait planché sur le dossier trouve la mort dans des conditions suspectes. Cal McCaffrey, ami de longue date du politicien et accessoirement journaliste, va s'intéresser au sujet en compagnie d'une consoeur d'abord peu crédible à ses yeux -elle gère le blog du journal- et peu à peu démêler le vrai du faux dans un étrange imbroglio militaro-politique...

Cette bobine a indéniablement su me captiver, même s'il lui manquait un petit je-ne-sais-quoi pour en faire quelque chose de définitif. Peut-être faut-il chercher ce bémol du côté du twist final que j'ai trouvé un poil brouillon dans l'exécution, mais ne faisons pas la fine bouche.

Dans ces Jeux de Pouvoir, j'ai particulièrement apprécié le personnage de Cal McCaffrey [excellent Russel Crowe], homme intègre et rebelle, droit dans ses bottes et rock'n'roll. Je m'y suis d'une certaine façon identifié en me projetant dans l'intrigue de son point de vue, et ce n'était pas là qu'une machinerie de mon esprit visant à me rapprocher de la petite Rachel, non non.

Je n'ai par ailleurs pas pu m'empêcher d'établir un parallèle avec l'actualité (relativement) récente, où les collusions entre les mondes industriel et politique ne semblent pas déranger grand monde en dépit de leur évidence flagrante... Mon regard se tourne bien évidemment vers la société Halliburton, qui a connu à compter de l'année 2000 un succès fulgurant, décrochant sans arrêts de juteux contrats étatiques alors que son ancien PDG [un certain Dick Cheney] était vice-président de l'administration Bush Jr... Comme quoi, il n'y a vraiment plus besoin de se cacher de nos jours...

'Fin bref voilà, une bobine politico-journalistique inscrite dans l'actu donc, que j'ai plutôt bien appréciée.

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Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan

Note d'Intention Tarantinesque

Quentin Tarantino, interviewé par le "magazine" UGC Illimité en prévision de la sortie prochaine de son film Inglourious Basterds :

Si c'était pour dire la même chose que tous les films de guerre depuis 20ans, je n'aurais pas pris la peine de lui consacrer 14 mois de mon existence et de mon énergie après y avoir réfléchi pendant plus de 10 ans, au point de l'avoir successivement envisagé comme une série télé puis un roman. (...) Alors, plutôt que d'enfoncer à mon tour des portes ouvertes, j'ai préféré contourner le sempiternel couplet antimilitariste en proposant une approche à la fois divertissante, décalée et, à ma manière, un peu philosophique. (...) Je prends une période historique qui se trouve être la Seconde Guerre Mondiale, j'en élimine tout ce qui ne m'intéresse pas, à savoir la réalité des faits, et je le remplace par mes propres idées, mes propres personnages et ma propre vision du monde. (...) J'ai simplement imaginé que les juifs en avaient ras-le-bol de se faire exterminer, et que certains Américains de cette confession avaient décidé de former un commando pour montrer aux nazis ce que ça faisait de se faire exécuter sans autre forme de procès. A chaque fois qu'ils en chopent un, ils lui font donc un petit discours sur la saloperie de son comportement, et hop, ils le scalpent. Parallèlement à ça, le film raconte comment une jeune femme dont la famille a été massacrée sous ses yeux entreprend de se venger grâce au pouvoir magique du cinéma.


Je ne sais pas pour vous mais mouah je trouve cela fort alléchant... Vivement le 19 Août ! :o)

Fond Sonore : The Cranberries, No Need To Argue

Tuesday, July 14, 2009

Breaking Niouze - Défilé 14 Juillet

De notre envoyé spécial sur les Champs-Elysées :

Paris (ACNP) - La crise qui ébranle les fondations de notre monde moderne depuis quelques mois a conduit les officiels français à remettre un instant en question l'organisation du Défilé du 14 Juillet. En cause, le mauvais état du matériel des armées de l'Hexagone que les coupes budgétaires ont condamné à un quasi abandon. Néanmoins, conscient que briser la tradition équivaudrait à un crime de lèse-Marianne, les autorités ont décidé de maintenir la manifestation, en promouvant avant l'heure les Forces Spéciales de demain. Le succès sera-t-il au rendez-vous ? L'avenir nous le dira !




Les Forces Spéciales à l'Entraînement au Défilé.


Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Monday, July 13, 2009

Rambo, Entre les Lignes

Si je vous dis "Rambo", vous allez logiquement penser aux films de la quadrilogie éponyme. Je ne sais pas comment vous les considérez mais pour ma part je les apprécie plutôt bien, indépendamment de l'image stéréotypesque du personnage qui demeure dans l'inconscient collectif. Bon oké, il convient de reconnaître que certains excès apparents peuvent favoriser la caricature du soldat hyperbodybuildé limite invincible, mais il serait fort dommage de s'arrêter à un simple décompte de macchabées...


Joli tableau de chasse...


Peut-être ne le savez-vous pas, mais la saga Rambo, c'est avant tout à l'origine un roman de l'écrivain canadien David Morrell, First Blood. Ce thriller haletant prend pour cadre une petite bourgade du Kentucky au sein de laquelle un vétéran du Vietnam, fatigué de se faire refouler de tous les endroits où ses pas le mènent, va se retrouver confronté à un shérif pétri de préjugés.

Les deux hommes vont s'engager dans une lutte à mort dont on comprend à la lecture du roman qu'elle est tout simplement inéluctable. A mille lieues de la banale confrontation de testostérones, First Blood explore intelligemment la psyché de ces deux êtres marqués par la vie et s'achève dans une conclusion doublement tragique qui ne pouvait être autre.

Le texte m'a indéniablement captivé et je dois avouer y repenser régulièrement depuis que j'en ai terminé la lecture. Vous comprendrez donc aisément que je vous recommande chaudement cet ouvrage, disponible neuf au moins en version originale, et certainement d'occasion en version française dans toutes les bonnes bouquineries !

Fond Sonore : The Rascals, Rascalize

Wednesday, July 8, 2009

Bis Repetita ?

Martine Aubry, à l'occasion du séminaire de Marcoussis, citée par 20 Minutes :

"C'est un moment charnière. On n'est pas tout à fait sortis (du congrès) de Reims. Nous devons changer nos comportements, notre façon de faire de la politique."


Soit, c'est bien, mais ôtez-moi d'un doute... N'est-ce pas peu ou prou ce que les Socialistes avaient déjà conclu au crépuscule de leur claque monumentale du 21 avril 2002, avant de rapidement retomber dans leurs travers politiciens ?

Fond Sonore : Rhapsody, Dawn of Victory

Monday, July 6, 2009

Emoustillages

Réveillé depuis l'aube, je prends de bon matin le chemin de l'une des premières séances. Le fond de l'air ne m'avait pas semblé frais depuis ma fenêtre, mais je ne regrette en fait pas de m'être un minimum couvert. Point de bus avant une vingtaine de minutes, je me dirige donc vers le tram' qui, lui, ne me fera pas faux bond. Une légère attente et, deux stations plus loin, je m'engouffre dans le terminus sud de la ligne 4.

Le matin est à peine entamé et déjà le sous-sol de la Porte d'Orléans donne dans la tiédeur étouffante. Je remonte la rame pour me retrouver dans la voiture de tête, anticipant de la sorte ma descente aux Halles, et m'assois sur un strapontin. Les yeux dans le vague, je me penche en avant, les bras sur les genoux.

La silhouette me dépasse par la gauche et vient poser son séant juste en face de mon auguste personne. La vingtaine jeune, la demoiselle porte une courte robe noire et des bottines assorties. Ses jambes légèrement entrouvertes tendent le tissu de son vêtement et offrent ainsi à ma vue des cuisses légèrement potelées qui s'enfoncent en une caverne promesse de mille délices. Bien élevé cependant, je lutte contre cette force d'attraction qui s'emploie à tenter de dévier mon regard, et je projette ce dernier au-delà des vitres, l'air de rien.

Soudain, les deux genoux se rabattent vivement l'un contre l'autre, le sac qui trainait sur le strapontin d'à-côté saute sur les cuisses toutes proches, et la demoiselle semble se recroqueviller. Deux stations plus loin, elle descend comme une flèche.

Rapidement, je suis rendu aux Halles où je quitte à mon tour la rame. Escalators, hop hop, escaliers, hop hop, portillon, hop hop, re-portillon, me voilà dans les tréfonds du Forum, devant le cinéma certainement le plus enterré de toute la Capitale.

Personne aux caisses, je dégaine mon sésame magique et je récupère sans attendre le ticket qui me permet de m'enfourner immédiatement dans le petit couloir. Arrivé dans la salle face à la rangée que la disposition du lieu m'incline à choisir, je ne peux m'empêcher de marquer un temps d'arrêt : les traces qui jalonnent le sol et certains fauteuils ne m'inspirent guère confiance...

Je sélectionne soigneusement mon siège, j'examine fébrilement la jointure du coussin de peur d'y trouver quelque micro-écosystème mutant, et je m'assois enfin. Le couple arrive quelques instants plus tard.

Les deux tourtereaux sont accoutrés comme s'ils menaient une vie de bohème, fripes que l'on imaginerait volontiers sur les épaules de quelque esprit artiste. La jeune femme porte une robe châtain clair faîte d'un tissu léger et arbore sur sa tête un petit chapeau arrondi rouge orné d'une fleur. Le couple s'installe quelques rangées plus loin, la belle devant moi. Elle pose sa besace sur son fauteuil et se penche en avant pour y farfouiller. Son décolleté ample me laisse découvrir deux petits seins qui pointent nonchalamment vers le sol par la grâce de la gravité terrestre.

Le temps semble avoir freiné sa course éperdue, l'instant se fige. Je ne peux m'empêcher de sourire et de fermer brièvement les yeux tout en secouant la tête. Mes paupières se soulèvent bientôt, mais la jeune femme est déjà assise.

Une fois la séance achevée, je reprends le chemin de ma tanière. Je repense à la première "apparition", puis à la seconde, et je me dis qu'en vertu du fameux proverbe mes pas devraient nécessairement en croiser une dernière avant la fin de la matinée... Tout émoustillé par avance, j'effectue le trajet l'oeil vif, le coeur léger, prêt à me laisser surprendre... Mais quand vient l'heure de glisser la clé dans ma serrure, je me retrouve tout dépité : point de troisième apparition prompte à égayer ma journée...

Jamais deux sans trois qu'ils disent ?!? Foutaises que je réponds !

Fond Sonore : Mononoke Hime, Bande Originale

Sunday, July 5, 2009

Blood : The Last Vampire

Depuis la nuit des temps (ou pas loin) les Démons sont sur Terre où ils ont pris forme humaine. Une organisation secrète -Le Conseil- les combat dans l'ombre et, pour mener à bien sa mission, utilise les services d'une jeune femme mi-humaine mi-démone, Saya, qui n'aspire qu'à se venger du plus puissant des Démons, Onigen, qui tua son père peu après sa naissance. Le Conseil décide de profiter de la forte concentration d'êtres malfaisants aux alentours d'une base militaire américaine située sur le sol japonais pour tendre un piège à leur Maître absolu. Dès lors, il est évident que le temps est compté avant que la confrontation entre Saya et Onigen n'ait enfin lieu...

Présenté de la sorte, le pitch est alléchant, ne trouvez-vous pas ? Eh bien détrompez-vous les amis, il n'en est rien ! Enfin, "rien", si un peu tout de même, mais pas suffisamment pour que je puisse vous le recommander.

A vrai dire, ce Blood : The Last Vampire tient plutôt du pétard mouillé que d'autre chose. Déjà, on voit tout dans la bande-annonce et, ensuite, le combat final entre Saya et Onigen que l'on envisageait apocalyptique est expédié en cinq petites minutes à la faveur d'un twist dont la portée potentielle n'est même pas exploitée...

Alors oké la photo est agréable et le visuel des combats correct -même si les effets clipesques ont un brin tendance à me saouler-, mais cela ne suffit pas à rehausser un ensemble somme toute assez surfait ! Ce Blood : The Last Vampire est donc en quelques sortes le Max Payne du manga live... A éviter, ou alors à voir en Pass Illimité ou en tarif réduit.

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Fond Sonore : Katie Melua, Piece by Piece

Saturday, July 4, 2009

Saturday Music - Michael Jackson

Cela ne va pas sembler très original, mais qu'importe. Parce que j'en ai envie d'abord, parce que j'adore l'album Bad ensuite, et puis aussi -et surtout- parce que Michael. Etpicétou.



Spéciale cacedédi aux à la fans de la chemise violette ! ;)

Fond Sonore : Michael Jackson, The Ultimate Collection

Friday, July 3, 2009

Very Bad Trip

Phil, Stu et Alan sont plutôt embarrassés ce matin... Figurez-vous qu'après une nuit bien arrosée ils ont trouvé le moyen de perdre la trace de leur pote Doug dont ils enterraient la vie de garçon... Ce qui est somme toute un poil embêtant puisque la cérémonie de mariage doit se tenir d'ici quelques heures à quelques centaines de kilomètres de distance... Amnésiques, les trois bougres n'ont plus qu'à récolter quelques indices et dérouler la pelote mémorielle qui, avec un peu de chance, saura les conduire jusqu'au futur marié...

Leur entreprise de dépelotage les conduira de rencontres inattendues en situations hautement improbables et si l'ensemble est placé sous le signe du délire je n'ai toutefois pas connu l'hilarité. Point de rires aux larmes donc, mais néanmoins des sourires réguliers et le sentiment d'avoir passé 1h30 en compagnie d'une bande de potes. Une bobine plutôt distrayante et sympathique sans toutefois être définitive.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Michael Jackson, The Ultimate Collection