Friday, April 30, 2010

Life During Wartime

Life During Wartime s'ouvre sur une séquence singulière, lente et pince sans rire, qui donne d'emblée le la de la bobine. Il propose une galerie de personnages névrosés que l'on a parfois envie de secouer et interroge les notions combinées d'oubli et de pardon. Atmosphère lourde n'aidant pas, le film n'a malheureusement pas démenti l'impression initiale que les 1h38 de métrage allaient paraître assez longuettes... Un machin certes intéressant mais néanmoins poussif, qui donne envie d'aller se faire un bon gros blockbuster survitaminé.

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Fond Sonore : Police, Greatest Hits

Thursday, April 29, 2010

Boobquake

Nous savions déjà que les femmes étaient responsables de notre triste condition actuelle -Sans cette truffe d'Eve ne serions-nous pas toujours peinard en train de nous la couler douce au Jardin d'Eden ?!?- mais il semblerait en sus d'après l'imam de Téhéran qu'elles soient également à l'origine de bien d'autres malheurs... Ainsi, selon cet homme [ source ] :

"Il y a beaucoup de femmes qui ne s'habillent pas décemment (...) qui détournent les jeunes hommes du droit chemin, corrompent leur chasteté, ce qui augmente les tremblements de terre."


Wow, rien que ça... Je ne sais pas ce que vous en pensez mais personnellement je me dis qu'il serait effectivement intéressant -comme l'a suggéré une étudiante américaine- de soumettre cette assertion à l'examen scientifique, juste pour voir. Je vous encourage donc mesdames, au cours des prochaines semaines, à vous dévoiler sans modération, à nous corrompre nous les hommes, afin que nous puissions voir combien le sol tremblera ! Aller, chiche ?!? ^o^

Fond Sonore : Supertramp, Best Of

Monday, April 26, 2010

Kick-Ass

Kick-Ass, contrairement à ce que l'on pourrait (éventuellement) croire de prime abord, n'est pas une parodie de film de super-héros, mais bel et bien l'adaptation d'un comics. On y suit Dave Lizewski, ado ordinaire sympathiquement geekesque, qui au détour d'une rêverie d'un soir décide d'enfiler une combinaison pour s'en aller bouter le train des malfrats de son patelin à la manière de ces super-héros qu'il adore... A la différence près que lui ne dispose d'aucun super-pouvoir, ce qui le mettra rapidement en fâcheuse posture, mais son courage sera néanmoins salué par d'autres apprentis-super-héros que sa route croisera bientôt.

La thématique est évidemment attrayante, mais ce qui m'a le plus (agréablement) surpris c'est le traitement absolument pas policé. Cela est probablement dû au fait que l'auteur du comics s'est impliqué dans la production et a refusé de transiger sur la nature de son oeuvre. Le résultat est donc plutôt brut(al), décalé et pourvu de quelques moments cultes dont plusieurs séquences d'action assez jouissives pour ne pas dire bluffantes [Hit Girl Powaaaaaaaah !].

Je ne sais pas si cette bobine sera à même de plaire au plus grand nombre, mais perso j'ai bien adhéré ! :o)

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Fond Sonore : The White Stripes, Elephant

Sunday, April 25, 2010

Green Zone

Irak, 2003. Roy Miller est responsable d'une unité de recherche de ces fameuses Armes de Destruction Massive (ADM). Il se rend sur les sites indiqués par une source de son gouvernement, mais fait choux blanc à chaque fois, tombant sans cesse sur des entrepôts vides ou des bâtiments abritant des activités on ne peut plus normales. Le soldat en vient logiquement à émettre des doutes sur la fiabilité de ces renseignements, mais il se trouve prestement renvoyé dans ses buts par une hiérarchie peu encline à accepter la contestation. Miller sera alors contacté par un agent de la CIA qui lui permettra de partir débusquer l'anguille sous la roche...

Bien qu'ayant déjà connaissance de la nature de cette vérité -le fallacieux prétexte des ADM en réalité démantelées au début des années 90-, je me suis laissé prendre au jeu de cette réalisation nerveuse tant et si bien que j'ai été tenu en haleine d'un bout à l'autre de la pellicule. Je me suis projeté en ce soldat engagé dans un combat qu'il pensait juste, et je me suis demandé combien avaient déchanté en découvrant sur le terrain que le sacrifice de leurs pairs n'avait pour finalité que de servir les intérêts stratégiques d'un régime à la solde de théoriciens du Moyen-Orient.

J'ai indéniablement apprécié l'angle de l'intrigue, même si j'aurais peut-être aimé qu'elle soit un poil plus développée et explore plus avant les oppositions américano-américaines afin de s'inscrire dans la veine d'un Syriana ou d'un Mensonges d'Etat. M'enfin bon, j'ai passé un excellent moment en salle et je ne vois donc pas de raison de ne pas vous recommander ce Green Zone !

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Fond Sonore : The White Stripes, Get behind Me Satan

Friday, April 23, 2010

Maladresse

A propos de la potentielle mise sur la table du système de retraites des parlementaires évoquée par le Ministre du Travail, le député René Dosière s'est exprimé en ces termes dans le cadre d'un reportage diffusé sur M6 au cours du 1945 du 22/04 dernier [visible sur M6 Replay] :

"Il n'y a pas de privilège pour les parlementaires. Il y a simplement le fait que s'agissant d'une fonction qui est l'une des fonctions les plus honorables de la république, eh bien on doit traiter convenablement les parlementaires. Je pense que même un ancien parlementaire n'est pas digne de la soupe populaire."


Si l'on peut effectivement discuter de la fonction de parlementaire et du statut afférent, je dois avouer que s'agissant de quelqu'un qui quand il partira à la retraite touchera 5900 euros par mois -dixit la voix off du même reportage- j'ai trouvé sa dernière assertion quelque peu déplacée... Elle me semble en effet irrespectueuse (pour ne pas dire insultante) envers ceux de nos compatriotes qui sont contraints à demander de l'aide pour simplement pouvoir se nourrir...

Fond Sonore : The Answer, Everyday Demons

Thursday, April 22, 2010

Bulle

Alors que j'aperçois le quai bondé de la Porte de Vanves, je me dis que l'occasion est à saisir de pratiquer la politique de l'arrêt de moins. Je me lève donc, je m'insère dans le flux descendant, et je me retrouve bientôt à l'air libre. Je remonte le quai et passe devant le tram alors que le signal clignotant de mise en garde est toujours inactif.

Le large trottoir gagné, je suis sur les rails de ma tanière. Ma vision d'aigle repère rapidement au loin une agréable démarche chaloupée qui implique d'interminables gambettes fuselées. Mon pas s'accélère et dans l'attente d'une décente portée d'observation mon regard reprend ses errements habituels tandis que mon esprit l'imite.

A voir le tram me dépasser, je l'imagine décoller à la manière du Galaxy Express 999, emportant avec lui les caténaires arrachés vers une lointaine destination. Je zigzague entre les structures métalliques des stands du marché qui n'ont pas encore été démontés, je compose avec les obstacles qui se mettent en travers de mon chemin et, quand je croise la bouche d'incendie rouge, je me demande comme souvent s'il ne s'agit pas d'un Nono en mission d'infiltration.

Mes pieds avalent le bitume à leur rythme soutenu, personne ne leur résiste, pas même... Hey, mais, mais, mais où est-ce qu'elles sont les gambettes effilées ? Où est-ce qu'elles sont, hein ?!? Bon, j'ai dû les zapper... Pfff, moi et mon satané esprit vagabond...

Fond Sonore : Van Morrison, Best Of

Tuesday, April 20, 2010

My Own Love Song

Ancienne chanteuse, Jane vivote dans une petite bourgade paumée du Sud des Etats-Unis depuis qu'elle a perdu l'usage de ses jambes. Son quotidien est morne, elle n'a goût à rien. Dans son univers n'évolue guère que Joey, un personnage d'apparence benêt, en réalité traumatisé depuis le décès tragique de ses proches dans un incendie. Jane et Joey, deux accidentés de la vie, qui se retrouveront bientôt sur les routes à l'initiative du second...

Si My Own Love Song commence plutôt bien, avec notamment une Renée Zellweger étonnamment crédible en ex-artiste accablée par le destin, il se révèle par la suite assez maladroitement fagoté. Olivier Dahan lorgne à l'évidence vers le cinéma indépendant sans toutefois parvenir à se l'approprier, copiant grossièrement les univers d'un Gondry à la faveur d'effets de styles plutôt incongrus dans le contexte [zozios géants dessinés, anges lunaires] et tentant de capitaliser sur l'univers sulfureux du sud des Etats-Unis via une incartade diabolico-mystique maladroite. Un peu de retenue aurait fait le plus grand bien à cette bobine qui globalement déçoit... Next !

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Fond Sonore : Johnny Cash, Ring Of Fire

Sunday, April 18, 2010

Grindhouse - Machete

Comme cerises sur leur gâteau Grindhouse, Tarantino & Rodriguez nous ont proposé en 2007 de jouissives vraies-fausses bandes-annonces dans le plus pur style "film d'exploitation", dont la fameuse Machete.



Eh bien figurez-vous que la rumeur qui laissait entendre que la farce allait se concrétiser en un long métrage n'en est plus une : le film est en effet annoncé sur les écrans américains pour le mois de septembre prochain... Ca devrait charcler sévère ! \o/


[© Unknown]


Reste à voir si l'objet sera honoré d'une sortie sur nos écrans ou bien s'il faudra se contenter d'une version dévédé... Dans l'attente, je crois que je vais me programmer une petite séance de révision de Boulevard de la Mort et Planète Terreur. Oueps, ca va le faire ! :o)

Fond Sonore : Amy McDonald, This Is The Life

Perturbateurs

Confortablement assis dans mon fauteuil, je savoure la douce pénombre et le silence presque absolu en dépit de la vingtaine de spectateurs présents dans la salle. Indéniablement, j'apprécie ces petits moments d'attente pendant l'interséance du dimanche matin, le public y étant calme et respectueux -oké, d'aucuns diraient "endormi"-.

Peu avant que les lumières éparses ne se tamisent un peu plus, le couple fait toutefois son apparition. Elle, de taille moyenne et typée asiatique, lui, plus grand et typé latino, les deux bavassant dans la langue de Shakespeare à volume remarquable. Ne semblant apprécier leur tonitruance, ils viennent s'installer devant mes voisins de séances, futurs compagnons d'infortune.

La matinée est certes bien engagée, mais il ne s'agit que d'une matinée et en dépit de cette évidence le couple carbure déjà au calorique trio (maxi) coca / (maxi) pop-corn / (maxi) glace. Comme de bien entendu, le lot ne sera pas terminé pendant les bandes-annonces et la projection se trouvera jalonnée de généreux farfouillages dans la boîte débordant de maïs soufflé. Cela se révèlera évidemment agaçant, mais pas tant au final que les consultations intempestives de ce téléphone à la pomme d'une luminosité à faire pâlir la pleine lune et que ces allers et venues hors de la salle de Monsieur et Madame...

Il va sans dire que si j'avais été doté de pouvoirs psychiques, je les aurais réduits en cendre sans aucune forme de procès. Non mé.

Fond Sonore : Amy McDonald, This Is The Life

Wednesday, April 14, 2010

Légion - L'Armée des Anges

Fort du constat que l'humanité ne fait pas exactement honneur à sa condition, Dieu perd foi en sa protégée. Et quand il la perd sa foi le bougre, il ne fait pas dans la demi-mesure : il n'envoie ainsi rien de moins que son armée angélique pour exterminer la race humaine. Oueps, farpaitement. Toutefois, considérant que ce caprice bougon ne correspond pas à la volonté inconsciente de Dieu, l'Archange Michael s'en descend sur Terre et se perd en plein désert pour protéger un enfant supposément capable de botter le train des sbires divins à plus ou moins long terme.

Le pitch (certes un brin bancal) est amusant, sisi, et pouvait potentiellement accoucher d'un objet éminemment divertissant. Hélas, potentialité n'étant pas nécessairement transformée, ce Légion - L'Armée des Anges s'est objectivement révélé assez naze. Le budget anémique n'explique pas tout, la narration faiblarde et les acteurs pas trop convaincants déjà plusse. Pas grand chose à sauver, voire rien, pas la peine de se perdre en palabres donc. Next !

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Fond Sonore : Crash Test Dummies, God Shuffled His Feet

Tuesday, April 13, 2010

Alice au Pays des Merveilles

Plusieurs années après sa première visite, Alice est de retour en ce fameux Pays des Merveilles. Elle y retrouve ses anciennes accointances, mais pensant évoluer dans un rêve elle ne les remet pas de suite. Guidée par les évènements, la plus toute petite Alice va néanmoins finir par accomplir son destin : mettre un terme au règne despotique de la Reine Rouge, programme ambitieux s'il en est, je vous l'accorde...

Alors, autant j'ai adoré le visuel de cet Alice au Pays des Merveilles, magnifique et léché, autant je n'ai pas du tout été transporté. Pourquoi ? Tout simplement en raison de l'absence flagrante d'émotion et d'un scénario anémique dont seule l'ossature semble avoir été livrée. Cette bobine manque donc singulièrement d'âme, ce qui est un comble pour du Burton, et au sortir de la séance il ne m'en restait pas grand chose... Hormis le génial Chat du Cheshire, mais c'est bien peu vous en conviendrez... :-/

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Fond Sonore : The Connells, Ring

Sunday, April 11, 2010

Pixels

Après un petit film de genre complètement raté en séance matinale, il convenait de se rattraper avec une dose de produit geekesque agréablement jouissif. Quoi de mieux dès lors qu'une petite attaque de New York par des pixels échappés de l'époque des jeux vidéo 8-bits ?


[via Au Secours J'Ai Un Blog]


N'est-ce pas magnifique ?!? \o/

Fond Sonore : Crazy Heart, Bande Originale [Nota : le titre en lien met bien je trouve dans l'ambiance de ce magnifique film.]

Saturday, April 10, 2010

Nuit Blanche

Histoire de bien débuter le week-end, je vous propose un petit court-métrage que je viens tout juste de découvrir et que j'ai trouvé tout bonnement magnifique... Enjoy ! :o) [Nota : de préférence en plein écran.]


[via Daryl]


Fond Sonore : Willie Nelson, The Great Divide

Thursday, April 8, 2010

Introspectus

Aujourd'hui, j'avais ma tête des mauvais jours. Et l'humeur aussi. Néanmoins, je n'ai tué personne. Ce qui ma foi est aussi bien car je ne me serais à vrai dire pas vraiment vu passer les vingt prochaines années derrière les barreaux. Je m'en suis allé du turbin à la faveur d'un petit sentiment de trop-plein et j'ai profité du trajet retour comme d'un sas de décompression.

J'ai enfiché mes écouteurs dans mes oreilles et je me suis laissé bercer par une petite musique assez -comment dire- vigoureuse, qui a agi en véritable aspire-tension. Mon esprit a entrepris de vagabonder à mesure que je me détendais et s'est finalement arrêté sur cette citation d'un auteur allemand, Hermann Hesse, déterrée des tréfonds de mon pécé à l'occasion du petit nettoyage de printemps que j'ai récemment entrepris :

Tu ne sais rien de la Sagesse tant que tu n'as pas fait l'épreuve des Ténèbres, qui te retranchent d'un chacun, sans recours et sans bruit.


J'ai souvent médité sur cette assertion qui pour moi a beaucoup de sens, et je pense qu'elle peut servir de base intéressante pour quiconque s'introspectise un brin. En googlant un poil pour tenter de confirmer sa paternité, je suis tombé sur ce passage du roman Demian du même auteur :

La vie de chaque homme est un chemin vers soi-même, l'essai d'un chemin, l'esquisse d'un sentier. Personne n'est jamais parvenu à être entièrement lui-même ; chacun cependant tend à le devenir, l'un de façon maladroite, l'autre de manière plus intelligente, chacun du mieux qu'il le peut. (...) Mais chacun de nous est un essai de la nature, dont le but est l'homme. Nous avons tous une origine commune, nos Mères, tous nous sortons du même sein, mais chacun de nous tend à émerger des ténèbres et aspire au but qui lui est propre. Nous pouvons nous comprendre les uns les autres, mais chacun ne peut être expliqué que par lui-même.

[Source : citation en français rebolotée grâce à la traduction en anglais.]


Ce sont là clairement des propos qui entrent en résonance avec mes propres réflexions... The truth is not out there after all, trust me, it lies inside you ! :o)

Fond Sonore : Robert Francis, Before Nightfall