Sunday, August 10, 2014

Zero Theorem

J'ai vu cette dernière livraison du sieur Gilliam il y a maintenant un bon mois, et je ne suis toujours pas certain de savoir ce que je dois en penser... La bobine lorgne certes sympathiquement du côté de Brazil, mais elle dégage une singulière sensation de bric et de broc, de machin bricolé à la va-vite, qui laisse pour le moins perplexe.

Le casting a beau s'en tirer convenablement, le générique de fin laisse une embarrassante sensation de catastrophe masquée, qui après la précédente déception de L'Imaginarium du Docteur Parnassus ne vient pas redonner de l'éclat au blason terni du réalisateur. La prochaine livraison saura-t-elle faire mieux que ce Zero Theorem ? Wait'n'see...

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Locke

Locke est typiquement le genre d'objet un peu casse-gueule, le style que l'on doit avoir du mal à vendre aux producteurs... Imaginez, un type au volant de sa voiture, qui passe son temps à passer des appels téléphoniques, et... C'est tout !

Ce huis clos restreint à l'habitacle du véhicule fonctionne pourtant étonnamment bien, grâce avant tout à la performance de l'acteur Tom Hardy, mais également au montage qui varie les angles et interdit à la monotonie visuelle de s'installer. L'austérité apparente de l'ensemble dévoile petit à petit le pourquoi de cette course de nuit, et l'on ne peut à l'arrivée du générique de fin que saluer cette intéressante performance. Oueps, absolument.

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Transformers 4 - L'Age de l'Extinction

Après la catastrophe Transformers 3 - La Face Cachée de la Lune, je n'attendais évidemment pas grand-chose de ce quatrième volet. Je n'avais même initialement pas prévu de le voir sur grand écran, je ne l'ai fait que par un inexplicable dépit... Que j'ai a posteriori remercié, car j'ai trouvé la séance finalement assez plaisante, comme quoi Michael Bay peut toujours surprendre...

Le film fait suite directe au précédent volet mais en rebattant complètement les cartes : exit le résidu de casting [Shia LaBeouf] tout comme la transparente remplaçante de Megan [Rosie Huntington-Whiteley], abandon de la trame principale Autobots vs Decepticons, introduction d'une sympathique dimension "lutte des mondes". J'ai particulièrement bien aimé cette figure (somme toute bourrine) du chasseur de prime Lockdown, ainsi que ces magnifiques héros Dinobots ! \o/ Globalement, j'ai trouvé la bobine divertissante, avec des pointes d'humour rigolot (si si), un bon équilibre entre les différents pans de l'histoire, et des humains juste bien dans leurs baskets.


[ © Paramount ]

Paradoxalement, ce Transformers 4 - L'Age de l'Extinction n'a donc pas signé la mort de la franchise, mais s'inscrit en sorte de second souffle, qui du coup me ferait (presque) souhaiter un cinquième volet. Yup, farpaitement.

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Blue Ruin

Blue Ruin raconte l'histoire de Dwight, un clochard qui s'extirpe de sa torpeur lorsqu'un malfrat se trouve libéré de prison. Le marginal s'engage alors sur un sentier bien sanglant, mu par une insondable motivation.

La bobine possède une singulière aura hypnotique, son personnage principal une désarmante gaucherie, qui loin des revenge movies à paillette laisse un troublant sentiment de réalisme. Si je n'irais pas jusqu'à qualifier ce film de "merveille" comme s'y risque l'affiche, je lui reconnais un intérêt particulier au niveau de ce Dwight qui semble sortir d'un long sommeil pour s'éveiller au crépuscule de sa vie. A tenter donc.

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