Sunday, June 30, 2013

Star Trek - Into Darkness

Ce second volet de Star Trek by J.J. Abrams, Into Darkness, m'a globalement fait l'effet du premier, c'est à dire celui d'un blockbuster bien vitaminé, mené tambour battant avec des rebondissements à la pelle. J'ai plutôt bien apprécié, même s'il y a tout de même ce côté lisse, clinquant, qui fait que l'on ne se laisse pas non plus captiver à 100%.

A posteriori, deux semaines après la séance, je ne suis pas certain d'en retenir grand chose, hormis le personnage de Khan campé par un Benedict Cumberbatch mécanique comme il convient, et que l'on imaginerait revenir dans un potentiel prochain opus. A voir ou pas, telle est la question, je ne saurais trop que dire sinon vous conseiller d'aviser en fonction de votre appréciation du premier...

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Sunday, June 23, 2013

After Earth

Quand on lit le synopsis de cet After Earth sur sa fiche Allociné, on s'attend à un objet épique ["Kitai s’engage dans un périple à haut risque (...). Il va explorer des lieux inconnus, affronter les espèces animales qui ont évolué et dominent à présent la planète, et combattre une créature extraterrestre redoutable qui s’est échappée au moment du crash."] avec un accent sur la thématique maintes fois abordée de la relation filiale ["Pour avoir une chance de rentrer chez eux, père et fils vont devoir apprendre à oeuvrer ensemble et à se faire confiance..."]. Si ce dernier aspect se trouve survolé, le premier, uhuh, comment dire, brille par son absence.


[© Sony]

Je suis allé voir cette bobine la fleur au bout du fusil, l'esprit relativement dénué de tout préjugé, et je l'ai au final trouvée bien décevante. Le plus flagrant est sans doute le singulier manque d'émotions, qui fait que l'on suit le parcours de Smith Jr sans vraiment s'inquiéter pour lui, et que l'on assiste au statisme de Smith Sr sans vraiment s'émouvoir pour cette jambe fracturée qui risque de lui coûter la vie. La réalisation se trouve proprette, mais Shyamalan n'y apparaît que technicien, bien loin de l'auteur futé de Sixième Sens ou Le Village par exemple.

After Earth m'a fait l'effet d'un cadeau de star multimillionnaire à son gosse, une vitrine à quelques 130 millions de dollars pour exposer la trombine du bambin pendant quasi 1h40. A la limite pourquoi pas, puisqu'il peut se le permettre, mais Smith Sr aurait pu garder cette bobine pour ses projections familiales de longues soirées d'hiver, elle ne m'aurait pas manquée outre mesure.

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Sunday, June 2, 2013

Only God Forgives

Après ce Drive à la mise en scène exemplaire, je ne pouvais a priori décemment passer à côté de cette nouvelle livraison de Nicolas Winding Refn. A posteriori c'est déjà bien moins certain.

J'ai retrouvé dans cette bobine l'esthétique qui transparaissait dans la bande-annonce, une photo travaillée, une mise en scène posée, mais le caractère énigmatique qui avait initialement suscité mon intérêt n'a eu de cesse de se renforcer, faisant rapidement sombrer l'ensemble dans des travers abscons assez incommensurables.

Le film est essentiellement composé de figures statiques, de tableaux juxtaposés, ce qui lasse assez rapidement. Ryan Gosling s'enferme dans son style autistique en rejouant le Ryan Gosling de Drive [et dans une certaine mesure celui de The Place beyond the Pines], Vithaya Pansringarm est lui insupportable avec son pas lent et cadencé -sans parler de ce balais qui lui bloque la nuque-, et l'on se demande comment Kristin Scott Thomas en est venue à se perdre par ici.


[ © Tiberius Film]

Côté narratif, il manque à l'évidence une grille de lecture, le résultat laissant assez dubitatif. Les motivations de chacun des protagonistes restent inexpliquées, le script [s'il existe] se contente d'aligner des séquences entre fantasmes et réalité, et l'on se dit que les personnages de Ryan Gosling, Vithaya Pansringarm et dans une moindre mesure Kristin Scott Thomas devraient se faire psychanalyser et soigner, voire préventivement internés. Les séquences gores sont à l'instar de celles de Drive, tout bonnement inutiles, et seul l'hommage à Jodorowski annoncé en générique de fin permet peut-être d'expliquer certaines réactions pour le moins barrées de Gosling.

Bref, cette bobine m'a fait un effet d'esbroufe, d'un foutage de tronche éhonté de quelqu'un qui ne se sent plus après son prix à Cannes. Only God Forgives, probablement, parce que moi non pour le coup.

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Song for Marion

Couple de retraités londonien, Arthur [Terence Stamp] et Marion [Vanessa Redgrave] s'aiment profondément en dépit de leurs natures aux antipodes, asocial grincheux pour monsieur, pétulante sociable pour madame. Marion participe à une chorale pop emmenée par la pétillante Elizabeth [Gemma Aterton], ce qui l'aide à oublier ce cancer qui la ronge, n'en déplaise à son ours de mari.

Quand la maladie remporte finalement la guerre, Arthur en veut (encore plus) à la Terre entière, se renferme totalement, mais peut-être l'activité de sa défunte épouse saura-t-elle parvenir à le libérer ? La réponse ne fait aucun doute tant cette bobine est balistique, mais je l'ai trouvée très humaine, et de fait je me suis laissé porter. J'imagine qu'elle sera perçue différemment suivant que l'on a ou non vécu une situation de maladie analogue avec un proche, mais en ce qui me concerne l'optimisme qui au final se dégage de la bobine m'a fait du bien.


[ © Ascot Elite Filmverleih]

Song for Marion n'est certes pas de ces films que l'on se doit de voir absolument sous peine de rater quelque chose dans sa vie, mais la justesse avec laquelle il traite cette délicate thématique qu'il transforme en touche d'espoir pour le survivant mérite que l'on y prête un minimum d'attention. Oueps.

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