Wednesday, August 26, 2009

P.D. James - Les Fils de l'Homme

Emballé comme je l'avais été par Les Fils de l'Homme d'Alfonso Cuaron, je ne pouvais décemment pas résister à la tentation de me plonger dans le roman éponyme de P.D.James qui en était à l'origine. Mais las, le démarrage m'a semblé tellement poussif que j'ai mis l'ouvrage de côté sans trop traîner, avançant de temps à autre par lots de quelques pages... Je crois que j'ai été gêné par le style un brin vieillot, tant dans les tournures que dans la narration bien trop descriptive. Et quand ça veut pas, ça veut pas !

J'y suis revenu après avoir terminé Le Guérisseur de Cathédrales et, chose étonnante, je suis assez rapidement parvenu au terme du roman. Peut-être parce que sa seconde partie s'est révélée plus fournie en péripéties ? Peut-être parce que j'étais dans un trip "lecture" ? Peut-être encore parce que j'avais envie de m'en débarrasser une bonne fois pour toutes ?

Toujours est-il que si les enjeux m'ont intéressé, je ne peux vraiment pas dire que j'ai passé un bon moment en compagnie de cet ouvrage, vous l'aurez compris. Je vous suggèrerais donc plutôt de donner sa chance à son adaptation ciné, si ce n'est déjà fait.

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Fond Sonore : Don McLean, Best Of

Tuesday, August 25, 2009

Cherchez l'Erreur !

Ou la preuve par l'étiquette que notre monde marche sur la tête...



Fond Sonore : Diana Krall, Love Scenes

La Copine de mon Meilleur Ami

Hormis son boulot de hotliner pour une compagnie lambda, Tank pratique une activité un peu singulière : il sort (contre rémunération cela va sans dire) avec des jeunes femmes et s'emploie à leur faire passer une horrible soirée dans l'unique but de les voir retourner dans les bras de leurs ex-petits amis. Un jour, son meilleur pote, Dustin, lui demande de lui sauver la mise auprès de l'une de ses collègues de travail, Alexis. Mais comme de bien entendu, Tank craquera pour ladite Alexis...

Triangle amoureux classique, La Copine de mon Meilleur Ami se révèle assez inégal dans son exécution, réussissant à arracher quelques sourires sans toutefois parvenir à provoquer l'hilarité. Il y avait je pense un certain potentiel, notamment en regard des états d'âmes de Tank, mais cet aspect n'a pas été suffisamment creusé. Il n'y a donc pas de grande originalité, cela ne décolle pas vraiment. Dommage.

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Fond Sonore : Diana Krall, All for You

Monday, August 24, 2009

[Preview] District 9

Depuis que j'ai découvert au ciné la bande-annonce de ce District 9 dont je n'avais pas entendu parler auparavant -Nota : il va vraiment falloir que je me reconnecte à l'actu ciné SF en amont !-, je n'en peux plus d'attendre sa sortie le 16/09 prochain...



Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns

Numéro 9

Je n'avais pas entendu parler de cette bobine avant qu'elle ne soit à l'affiche, et je dois dire que ma satisfaction n'en a été que plus grande. Numéro 9 -qui aurait je pense pu/dû conserver son titre original 9 "tout court"- est une petite merveille d'animation 3D, qui n'a absolument rien à envier aux plus grosses productions du genre.

J'ai adoré l'univers singulier qui y est dépeint, plutôt sombre mais à la conclusion tout de même empreinte d'espoir. Le déroulement de l'histoire est certes plutôt balistique, mais cela ne m'a pas gêné outre mesure, je me suis évadé 1h20 durant, j'y ai cru. Bref, un sympathique moment d'évasion inattendu. A voir !

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Fond Sonore : Pearl Jam, Ten

L'An 1 : Des Débuts Difficiles

Il y a longtemps, bien longtemps, au beau milieu d'un village niché au coeur d'une forêt perdue vivaient Zed et Oh. Le premier était chasseur plutôt médiocre tandis que le second végétait dans sa condition de cueilleur qui ne s'assumait pas. Suite à une malencontreuse mésaventure, les deux énergumènes furent contraints de fuir leur village. Ils se trouvèrent alors confrontés à une civilisation naissante dont ils ne soupçonnaient pas l'existence...

Honnêtement, ce n'est pas la grosse poilade, mais ce film se laisse tout de même regarder sans déplaisir. Contrairement à son titre, L'An 1 : Des Débuts Difficiles démarre plutôt bien, mais s'essouffle ensuite progressivement faute de réussir à renouveler ses gags. Cela est bien dommage car j'ai le sentiment que le tandem Jack Black / Michael Cera n'a pas été exploité comme il aurait pu l'être. Une petite farce donc, pas essentielle, à voir si vous avez un Pass Illimité.

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Fond Sonore : Juno, Bande Originale

Sunday, August 23, 2009

Une Arnaque Presque Parfaite

Les frères Bloom sont des as de l'arnaque de haut vol. Ils échafaudent des combines assez capillotractées sous la houlette du plus âgé d'entre eux, Stephen. Un jour, ils décident de s'en prendre à une jeune veuve richissime un brin fantasque. Grand bien ou mal leur en prend, je ne sais pas trop, car la madame se révèlera moins sotte qu'ils ne pouvaient le penser...

Alors, autant cette bobine démarre plutôt bien avec un sympathique épisode sur la jeunesse des deux hommes, autant le développement se révèle très rapidement hyper poussif sur une base brouillonne et inutilement alambiquée. En bref, j'ai clairement senti le temps passer et les 1h49 de métrage ont été un véritable calvaire. A oublier.

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Fond Sonore : RTL2

L'Attaque du Métro 123

New York, un jour (presque) comme les autres dans le métro. Les opérateurs du Centre de Contrôle sont à l'affût, pour réguler le trafic et assurer la sécurité des voyageurs. Quand la rame du Pelham 123 stoppe dans un tunnel, l'aiguilleur en charge de la section n'envisage évidemment qu'un simple incident mécanique de quelque nature. Mais quand le wagon de tête de sépare du reste de la rame, l'oeil avisé tique et sent que la journée risque d'être longue, ce que les preneurs d'otage ne tarderont pas à confirmer...

Remake d'un film de 1974 qu'il me semble avoir vu sans pour autant être en mesure de l'affirmer, L'Attaque du Métro 123 m'a séduit. Je suis rentré dans le film dès les premiers instants, certainement grâce à la réalisation nerveuse de Tony Scott, celle que j'avais déjà appréciée dans Domino.

L'interprétation des différents protagonistes est parfaite, tous sont crédibles depuis l'aiguilleur principal (Denzel Washington) jusqu'aux preneurs d'otages (John Travolta en tête) en passant par les forces de police (John Turturro) et la mairie (James Gandolfini). A noter également plusieurs petites répliques qui émaillent la bobine en faisant mouche à chaque fois.

J'ai donc bien adhéré à l'ensemble, mais je dois avouer que sur le coup le final m'a laissé un peu sur ma faim car je l'aurais espéré plus flamboyant. Ceci dit, s'il l'avait effectivement été, cela aurait peut-être été trop classique et donc également un peu décevant... Bref, ne faisons pas la fine bouche : cette Attaque du Métro 123 est pour moi menée tambour battant et donc un bon moment de cinéma. A tenter.

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Fond Sonore : Elysian Fields, Queen of the Meadow

Saturday, August 22, 2009

Philip K. Dick - Le Guérisseur de Cathédrales

Le Guérisseur de Cathédrales raconte l'histoire de Joe Farnwright, artisan réparateur de céramiques dans une société futuriste autoritaire qui écrase les individus. Un jour, l'homme est contacté par une entité extraterrestre qui souhaite l'embaucher pour une entreprise titanesque visant à sortir des flots une immense cathédrale qui croupit au fond d'un océan sur une lointaine planète. Pressé par un employeur potentiel plutôt persuasif et rêvant de s'extirper de son existence sans saveur, Joe finira par accepter la proposition et s'envoler pour cette destination inconnue.

En fait de simple travail artisanal, la tâche se révèlera pour Joe véritable quête d'identité et d'affirmation de soi. Au terme d'un développement singulier comme P.K.Dick en a le secret, Joe finira par se libérer de ces chaînes qu'il s'est -comme tout individu- lui-même imposées, et *enfin* "agir pour exister".

On pourrait en extrapoler la morale selon laquelle nos vies ne sont jamais que ce que nous en faisons... The World is Yours quoi ! :o)

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Fond Sonore : Bruce Springsteen, Greatest Hits

Friday, August 21, 2009

Richard Matheson - Je suis une Légende

Une année complète peut s'écouler sans que je ne lise un livre, et puis d'un coup d'un seul je vais en avaler plusieurs d'affilée, pris d'une sorte de fringale livrophilesque... C'est exactement ce qu'il vient de se passer avec quatre titres en à peine deux mois !

J'ai commencé cette série par le fameux Je Suis une Légende de Richard Matheson. Ce titre faisait partie de cette pile de classiques que j'avais envisagé de lire "un jour", et le déclic initiateur est finalement venu du visionnage de la bobine éponyme avec Will Smith que j'avais plutôt bien aimée (et j'assume entièrement). A posteriori, je comprends pourquoi les fans du bouquin avaient pu crier à la trahison, tant les portées des deux oeuvres sont différentes.

Le roman prend pour cadre une Terre dévastée par une étrange épidémie qui rend ses victimes incapables de vivre au grand jour et les laisse curieusement assoiffées de sang. Robert Neville est le dernier homme non infecté. Il (sur)vit barricadé la nuit dans sa maison qu'il a fortifiée et parcourt la ville quand le soleil brille à la recherche de nourriture et de biens récupérables. Pour lui, les jours se suivent et se ressemblent, dans son angoissante solitude.

Il me semble difficile de parler plus avant de cet ouvrage sans en dévoiler du contenu qui ne devrait être découvert qu'au fil de la lecture, aussi vais-je me retenir. Je me contenterais de souligner que si le style a un peu vieilli, que s'il y a parfois quelques facilités narratives ou invraisemblances pratiques, l'ouvrage m'a néanmoins semblé éminemment intéressant notamment en regard de la conclusion bien amenée, logique, imparable et relativement angoissante à certains égards.

Tous les classiques ne sont pas forcément bons à lire, celui-là l'est !

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Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New-York

Thursday, August 20, 2009

G.I. Joe - Le Réveil du Cobra

S'il y a bien un truc que je n'attendais pas, c'était cette adaptation live de l'univers G.I. Joe. Je n'avais pas eu vent de ce projet -on me cache tout on ne me dit rien- et lorsque j'ai découvert la bande-annonce sur grand écran, j'ai arboré un léger rictus amusé tout en me demandant ce que cela allait bien pouvoir donner... J'y suis donc allé, guidé par l'instinct mais en mode méfiance, et force est de constater que j'y ai pris mon pied !

C'est simple, il y a de l'action non-stop, bien filmée de surcroît, des bastons, des acrobaties, des cascades, des gadgets technos, des gentils tout plein de bonne volonté, des méchants très méchants un poil mégalo tout plein de mauvaises intentions, des bases secrètes géantes, Sienna Miller et Rachel Nichols qui se castagnent en combinaisons moulantes, bref que du bon ! Personnellement, vous l'aurez compris, ça m'a fait triper. Que demander de plus ?!? \o/

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Fond Sonore : Bruce Springsteen, Greatest Hits

Inglourious Basterds

Conformément à ce que le môssieur avait laissé entendre, Inglourious Basterds se trouve être une sorte d'uchronie tarantinesque. Le petit Quentin prend pour cadre la seconde guerre mondiale sur le territoire français et y place un commando de juifs ayant décidé de scalper du nazi. Fort de cette ligne directrice un poil Z, je ne savais trop à quoi m'attendre, entre trip gore et fantaisie bavarde.

Le résultat est je dois l'avouer assez distrayant et en tout cas bien moins geek que les précédentes livraisons du bonhomme, Kill Bill & le projet Grindhouse pour ne pas les nommer. Cela change des traitements habituels de cette période, cela y apporte un poil de fantaisie sans pour autant en atténuer les horreurs. Ceci étant, je me suis tout de même moins éclaté que pendant les projections des deux autres oeuvres sus-mentionnées... Peut-être faut-il y voir le signe que cette curiosité d'Inglourious Basterds a le potentiel d'intéresser quelques âmes non-tarantinophiles ? We shall see comme disent les Grands-Bretons...

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Fond Sonore : Aretha Franklin, Best Of

Wednesday, August 19, 2009

Là-Haut

A chaque livraison d'un nouveau Pixar -que je suis depuis bientôt quinze ans-, je ne me pose aucune question et je me précipite en salle obscure. J'ai en effet toujours passé d'agréable moments en leur compagnie, et Là-Haut n'a pas dérogé à la règle : le visuel est évidemment magnifique, la narration maîtrisée, l'humour et l'émotion au rendez-vous, bref c'est du tout bon et je ne vois pas trop quoi ajouter. Ah si : courez-y , si ce n'est déjà fait ! :o)

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PS : Seul bémol, le court-métrage "Partly Cloudy" n'a pas été proposé avant la séance... Ce qui est souvent le cas passé l'effervescence de la sortie... Mais mêm' pas mal, j'avais anticipé le coup et visionné la chose sur le net ! :o)

Fond Sonore : Bon Jovi, These Days

Little New York

Staten Island, l'une des cinq circonscriptions de la ville de New-York, certainement la moins connue de toutes. Une île principale, cinq petites îles secondaires, un champ d'activité mafieux historique. Une même histoire, trois facettes (celles de Parmie, parrain de la mafia, de Sully, vidangeur de fosses sceptiques, et enfin de Jasper, épicier sourd & muet). Un principe pas tout à fait neuf, une ambiance singulière, de bonnes idées mais également une exécution un peu brouillonne et poussive à mon goût. A voir ? Pourquoi pas.

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PS : On peut au passage s'étonner du changement de titre qui de "Staten Island" à l'origine devient "Little New York" en nos contrées... :-?

Fond Sonore : Bon Jovi, Crossroad

Friday, August 14, 2009

Summer Break

Le Français est une langue magnifique. J'aime ses subtilités, les jeux de chats & de souris qu'elle autorise, les sens variant suivant les contextes, mais s'il y a une institution qui ne devrait pas en abuser et être ultra factuelle, c'est bien l'administration française.

Je me suis rendu dans mon antenne de police administrative il y a quelques semaines pour m'informer sur les modalités d'obtention d'un permis de conduire international. La préposée à l'accueil du public comme on dit m'a alors remis un formulaire indiquant une liste de pièces à produire, soit : permis de conduire, justification de résidence à Paris de moins de trois mois, deux photographies d'identité récentes sur fond clair et une pièce d'identité.

Je reviens donc au guichet quelques semaines plus tard -ce matin pour être précis- avec l'intégralité des pièces que j'ai pris soin de placer dans une enveloppe pour n'en égarer aucune. Là, le vacataire m'annonce qu'il me faut fournir une photocopie de mes pièces d'identité ainsi que de mon justificatif de domicile à moins que je ne souhaite leur laisser l'original. Zénitude powah, je ne me fends même pas d'une petite pique acerbe et je repars avec mon dossier, non sans penser très fort qu'ils auraient pu clairement indiquer qu'il fallait apporter des p*t**ns de PHOTOCOPIES de chacune des pièces requises.

J'y retournerai donc dans quelques jours muni des photocopies, et si là le préposé à mon accueil trouve le moyen de me faire remarquer quoique ce soit, par exemple que le fond de mes photos d'identité n'est pas assez clair à son goût, je le kicke sans aucune forme de procès, nan mé !

'Fin bref, l'administration restera toujours l'administration, mais il ne faut pas trop se prendre la tête avec elle, surtout en période de vacaaaaaaances ! \o/

Fond Sonore : Franz Ferdinand, Franz Ferdinand

Sunday, August 9, 2009

e-Migration (Partielle)

Comme je m'y attendais, mon (nouvel) FAI m'a annoncé qu'à compter de la rentrée de septembre, l'espace de stockage en ligne que j'utilisais allait n'être plus que souvenir et qu'en conséquence je devais migrer l'intégralité de mes données vers un nouvel espace. Un peu contraint, mais néanmoins pragmatique, j'ai donc déplacé tous les objets qui figurent sur ce blog. A priori, tout semble en ordre, mais si d'aventure vous deviez noter quelque chose de louche, n'hésitez surtout pas à m'en faire part ! :o)

Fond Sonore : Paradise Lost, Draconian Times

Sunday, August 2, 2009

Friendship Day

Il semblerait qu'aujourd'hui ce soit le Friendship Day, comme tous les premiers dimanches de chaque mois d'Août. Soit, pourquoi pas. Il y a tellement de Day de tout et n'importe quoi sur le net que je ne m'en souviens jamais... Et quand bien même me souviendrais-je de leur existence que je serais bien en peine de les célébrer sans un petit aide-mémoire : mes repères temporels sont plutôt organisés autour des notions calendaires glissantes telles "passé, hier, aujourd'hui, demain, futur"... ^o^

Friendship Day donc, nous voilà bien. Nous pourrions disserter le contenu de ce terme Frienship, mais la notion me semble suffisamment sujette à discussion pour que je ne m'y aventure pas (C'est que j''ai du Dexter à regarder mouah !). Je me contenterai donc d'en mettre en lumière une facette au travers une citation d'un écrivain français ami de Tristan Bernard et Sacha Guitry, Hervé Lauwick :

"Un ami, c'est quelqu'un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même".


Sur ce, bon dimanche ! :o)

Fond Sonore : Fiona Apple, Tidal

Saturday, August 1, 2009

The Reader

Dans l'Allemagne post-WWII, Michael Berg, jeune adolescent que les hormones titillent, reçoit un jour l'aide d'une compatriote trentenaire alors qu'il se trouvait malade dans le hall de son immeuble. La jeune femme, Hanna Schmitz, profite quelque peu de la situation pour détourner le mineur, mais bien vite Michael se rend compte que le plus grand plaisir d'Hanna n'est pas nécessairement charnel : elle aime qu'il lui fasse lecture des oeuvres qu'il étudie en classe. Après quelques mois de liaison secrète, Hanna disparaît sans laisser de trace laissant l'ado dans le plus grand désarroi. Un peu moins d'une décennie plus tard, Michael, devenu étudiant en droit, assiste au procès d'une poignée de femmes accusées de crimes nazis. Parmi elles, il reconnaît celle qui lui a fait connaître la passion charnelle...

Je vous avouerais que je n'ai pas vraiment d'avis tranché sur ce film. La trame -reprise du roman dont la bobine s'inspire- m'a intéressée en ce sens qu'elle offre une approche singulière du drame historique sous-jacent. On imagine la palette d'émotions contradictoires qui doivent être celles de Michael lorsqu'il apprend le passé de son ancienne amante, et l'on se prend également à ressentir une sympathie nécessairement troublante pour cette Hanna, un tantinet simplette et à la culpabilité claire-obscure.

Ceci étant, j'ai franchement trouvé le début un poil longuet et les sauts temporels dans la narration m'ont un peu fait l'effet de cache-misères... De fait, je suis un peu partagé, même si une dose d'émotion a été au rendez-vous. A voir ? Pourquoi pas.

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Fond Sonore : Lou Reed, Retro