Sunday, August 25, 2013

Michael Kohlhaas

Adapté d'une nouvelle de l'auteur allemand Heinrich von Kleist que je n'ai point lue, Michael Kohlhaas traite de l'injustice subie par un honnête marchand de chevaux dans la France du XVIe siècle et de sa quête de réparation à l'encontre du seigneur qui en est à l'origine.

On aurait pu assister à un sympathique spectacle enlevé, une fresque épique illustrant certaines problématiques politiques et sociales de l'époque, mais cela était compter sans le parti pris auteurisant, conduisant à une bobine anti-spectaculaire, dépouillée de la moindre émotion, sapant les enjeux à force de statisme pour le moins agaçant, sans même parler du phrasé ultra-posé renvoyant à la récitation en salle de classe.


[© Les Films du Losange]

Il s'agit donc pour moi d'un immense ratage, d'une bobine d'une chiantitude exemplaire qui ne rend pas service au charisme de ce Mads Mikkelsen qui dans certains plans m'a renvoyé au Rutger Hauer de Ladyhawke. 'Fin bref, j'ai rêvé de l'impossible en allant voir une bobine hexagonale, ça m'apprendra, et l'on ne m'y reprendra plus, basta.

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Elysium

Après l'inattendu coup de maître qu'était ce premier film de District 9, j'attendais évidemment avec une impatience non feinte la prochaine livraison de Neill Blomkamp, finalement arrivée sur nos écrans en cet été 2013.

Elysium propose un futur dystopique basé sur une dichotomie assez classique, d'un côté une Terre ravagée par la surpopulation miséreuse et la pollution, de l'autre une station spatiale refuge pour les nantis. Le film se trouve centré sur le personnage de Max [Matt Damon], un ouvrier vivotant dans ce quotidien terrestre déglingué qui rappelle celui du District 9, et qui suite à un accident n'a d'autre option que de (tenter de) se rendre sur Elysium, l'oasis en orbite sur laquelle d'épatantes machines médicales pourraient lui sauver la vie. Voilà pour le pitch, simple.


[© Sony Pictures Entertainment]

Je pourrais également mentionner le personnage de Jessica Delacourt [campé par la très sympathique Jodie Foster], mais son arc se trouve malheureusement sous-exploité, et c'est bien là la faiblesse de cette bobine qui m'a fait l'effet d'un simple actioner blockbusteresque, avec une inévitable conclusion ultra bien-pensante. Je me demande ce que cela aurait pu donner si Neill Blomkamp avait eu les mains libres, s'il n'avait pas été aux commandes d'une superproduction avec têtes d'affiche... Peut-être District 10 apportera la réponse, qui sait...

Quoi qu'il en soit, pour en revenir à Elysium, je dirais que j'éprouve ce trop récurrent sentiment en forme de oui mais, cette sensation que le cinéma du moment a bien du mal à sortir des chemins balisés. Et cela est fort dommage. Oueps.

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Sunday, August 11, 2013

Insaisissables

Insaisissables, c'est une bobine remplie de magie, au sens spectaculaire du terme, son tour de force le plus remarquable étant probablement qu'elle est parvenue à me captiver d'un bout à l'autre de son métrage. A la manière des plus grand show du style, le film repose sur une mécanique astucieusement montée, générant une gigantesque illusion dont on ne parvient à soulever ne serait-ce qu'un petit pan du voile avant que l'on ne soit supposé le faire.

J'ai été agréablement surpris par la qualité de la réalisation de Louis Leterrier, dont les débuts dans l'écurie Europa Corp ne m'avaient guère convaincus. Insaisissables bénéficie également d'un casting de choix [Jesse Eisenberg, Mark Ruffalo, Woody Harrelson, Isla Fisher -miam-, Morgan Freeman, Michael Caine, sans oublier dans une moindre mesure Mélanie Laurent -re miam-] qui se révèle impeccable, et fait quelques sympathiques clins d'oeils à l'Hexagone. On y trouve d'ailleurs au passage un furtif second rôle campé par un José Garcia étonnamment sobre et supportable.


[© Concorde Filmverleih GmbH]

En bref, ce film constitue objectivement pour moi la meilleure surprise de ces derniers temps. Compte tenu de la relative disette de bobine divertissantes de qualité que je mentionnais dans le post consacré au dernier film de Gore Verbinski, il serait fort dommage de passer à côté de celle-ci !

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Saturday, August 10, 2013

Lone Ranger - Naissance d'un Héros

Nouvelle adaptation ciné pour cette figure radiophonique des 30's, ce Lone Ranger de Gore Verbinski était précédé d'une désastreuse réputation, héritée de virulentes diatribes de la critique US. Qu'importait pour moi, la bande-annonce ayant titillé ma curiosité je m'en suis allé donner sa chance à cette bobine hier soir, histoire de tranquillement conclure cette semaine ouvrée.

Le film narre en gros la naissance de ce justicier masqué campé par un Armie Hammer correctement dans le rôle [bien qu'un peu lisse], et secondé par un singulier comanche habité par un Johnny Depp inspiré. A mon sens ce second personnage porte d'ailleurs sur ses épaules le film, lequel se révèlerait en son absence bien trop commun.

La bobine consiste en un sympathique cocktail de western et d'humour [le running gag du Spirit Horse ^^], servi par une réalisation plutôt léchée. Mention spéciale d'ailleurs à la séquence (quasi) finale de poursuite sur deux trains, menée tambour battant, modèle de réussite dans le genre. J'ai pour ma part trouvé ce que j'étais venu chercher, à savoir un divertissement trépidant, assez fun, et je ne comprends pas bien le pourquoi du four monumental que ce film semble s'être pris outre-Atlantique... La faute aux critiques qui se sont acharnés dessus ? Allez savoir...


[© The Walt Disney Company France]

Quoi qu'il en soit, compte tenu de la relative médiocrité chiantesque de tout ce qui s'apparente plus ou moins à un blockbuster en ce moment, il serait dommage de ne pas donner sa chance à ce Lone Ranger. Oueps, farpaitement. Ah, un dernier point tout de même... Il serait bien que Disney modernise son logo... Le monde merveilleux du château de la Belle au Bois Dormant, ça jure un peu au début des bobines... 'Fin pour c'que j'en dis...

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