Adapté d'une nouvelle de l'auteur allemand Heinrich von Kleist que je n'ai point lue, Michael Kohlhaas traite de l'injustice subie par un honnête marchand de chevaux dans la France du XVIe siècle et de sa quête de réparation à l'encontre du seigneur qui en est à l'origine.On aurait pu assister à un sympathique spectacle enlevé, une fresque épique illustrant certaines problématiques politiques et sociales de l'époque, mais cela était compter sans le parti pris auteurisant, conduisant à une bobine anti-spectaculaire, dépouillée de la moindre émotion, sapant les enjeux à force de statisme pour le moins agaçant, sans même parler du phrasé ultra-posé renvoyant à la récitation en salle de classe.

[© Les Films du Losange]
Il s'agit donc pour moi d'un immense ratage, d'une bobine d'une chiantitude exemplaire qui ne rend pas service au charisme de ce Mads Mikkelsen qui dans certains plans m'a renvoyé au Rutger Hauer de Ladyhawke. 'Fin bref, j'ai rêvé de l'impossible en allant voir une bobine hexagonale, ça m'apprendra, et l'on ne m'y reprendra plus, basta.
=> Bande-Annonce
Après l'inattendu coup de maître qu'était ce premier film de 


Le film narre en gros la naissance de ce justicier masqué campé par un Armie Hammer correctement dans le rôle [bien qu'un peu lisse], et secondé par un singulier comanche habité par un Johnny Depp inspiré. A mon sens ce second personnage porte d'ailleurs sur ses épaules le film, lequel se révèlerait en son absence bien trop commun.