Rire, c'est bon pour le moral, alors quand se présente l'occasion, il ne faut surtout pas la rater. Et justement, l'occasion, elle est là, sous forme de deux comédies inattendues et plutôt sympathiques (
à voir en VO bien évidemment).
Petites Confidences (à ma Psy) tout d'abord. La craquante Uma Thurman y campe une quarantenaire qui s'amourache d'un p'tit jeunot vingtenaire. Sa psy (
excellente Meryl Streep) encourage cette liaison jusqu'au jour où elle apprend que ce jeune homme n'est autre que son propre fils. Un concept simple et bien mené, une interprétation comme il faut, des ressorts comiques qui fonctionnent très bien. Que demander de plus?
Braqueurs Amateurs ensuite, dans lequel Jim Carrey et Téa Leoni s'en donnent à coeur joie pour interpréter ces deux américains ruinés après la faillite de l'entreprise qui employait Monsieur. Le film repose sur le duo d'acteurs et sur une écriture somme toute assez décapante qui évoque directement les scandales financiers de type
Enron ou
Andersen Consulting. A ce propos, je vous suggère de bien prêter attention aux remerciements qui figurent en début de générique de fin... Un second film réjouissant, agrémenté d'une bande son vitalisante, avec ce Jim Carrey que j'ai appris à apprécier au fil du temps.
Lorsque je l'ai découvert dans
The Mask, le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été emballé : je trouvais qu'il surjouait excessivement et que ce
Mask n'était finalement qu'un vulgaire pompage des excellents
Tex Avery. J'ai alors catalogué Jim Carrey un peu rapidement comme
acteur à surjeu exaspérant ou encore
acteur à baffes [
un peu comme Clavier dans sa période post Visiteurs].
Cette perception de l'acteur a commencé à évoluer quand j'ai vu sur le tard l'étonnant et non moins touchant
Truman Show. J'ai ensuite prêté une attention plus particulière et moins partiale aux films dans lesquels Jim Carrey montrait le bout de ses mimiques, ce qui m'a notamment permis de découvrir l'inquiétant
Disjoncté, qui veut devenir votre ami malgré vous, et surtout le magique
Eternal Sunshine of the Spotless Mind.
Je le perçois à présent comme un joyeux drille, un type qui ne prend pas la vie trop au sérieux et qui le fait bien. Il oeuvre non seulement au ciné, mais aussi sur les plateaux de télévision ou dans des parodies. Vous trouverez un échantillon de ses délires à cet
endroit : je vous recommande tout particulièrement les sketchs
Karate Instructor (15Mo),
Saturday Night Live (14Mo) et
Lifeguard on Duty (16Mo). Enjoy!
Fond Sonore : Cowboy Bebop, OST