Sunday, September 17, 2017

2017 - Bilan Lectures Q2


Quatre nouveaux mois écoulés, cinq volumes extirpés de la PAL, pour un nombre de titres cumulés déjà supérieur à celui de l'an passé... Pourvu que ça dure !

Après la double déception American Gods et Entremonde, j'ai fait montre de témérité en m'attaquant à un autre titre de Neil Gaiman, Anansi Boys. La lecture n'a pas été déplaisante, je pourrais même dire que je l'ai trouvée sympathique, mais je ne peux non plus affirmer que j'ai parcouru le texte avec un réel entrain. Avec le recul, je me demande si je n'avais tout simplement pas baissé le niveau de mes attentes...

Si tel était bien le cas, et en supposant qu'il était égal lorsque j'ai entamé le recueil Miroirs et Fumée du même auteur, force est de constater que celui-ci manque sérieusement d'atouts... Une trentaine de textes aussi vite lus qu'oubliés... Voilà, voilà...

Troisième titre de cette série, Marionnettes Humaines de Robert Heinlein. Un pitch à la body snatchers, un texte qui se lit tout seul, mais un développement aux ressorts parfois un peu faciles... Un texte qui en somme m'a un peu laissé sur ma faim en regard du souvenir de l'excellent Etoiles, Garde à Vous !.

Ensuite, petit passage dans l'univers de l'unique PK.Dick, via Les Joueurs de Titan, un thriller qui présente des ingrédients habituels chez l'auteur, arrangés à la sauce thriller pour un résultat qui se lit tout seul. Sans être ultime, cela m'a satisfait, ce qui n'est déjà pas si mal, non ?

Last, but absolutely not least, Le Lac de Yana Vagner, suite de l'excellent Vongo Zero. On y retrouve les personnages là où on les avait laissés, au bout du chemin pour ainsi dire. Le texte poursuit dans la veine réaliste et intimiste qui m'avait séduit dans le premier volume, et continue à interroger les rapports humains dans cette situation extraordinaire qui est la leur. Une belle réussite que ces deux romans, qui à n'en pas douter se tailleront une place de choix dans mon bilan annuel !

Wednesday, June 14, 2017

Download Festival - Edition 2017

[ Récupéré de G+ ]

Parlons peu, parlons bien : That was f*ckin' awesome ! \m/ #IWasThere
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"Mentions spéciales à Gojira impressionnant de maitrise et de maturité, Blue Pills pour leur rock psyché décomplexé, Epica qui peut revendiquer l’un des meilleurs sons du week-end, Mastodon dont le metal progressif survitaminé séduit de plus en plus de metalheads, SOAD magistral, à la hauteur de l’attente suscitée ainsi que Rancid, dont le punk-ska-reggae s’avère toujours aussi efficace et rafraîchissant."
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Prochaine édition : 15 - 16 - 17 Juin 2018 ! \m/ #IWillBeThere

=> Download Festival Paris 2017 : Un week-end à Brétigny-sur-Metal !

Thursday, May 11, 2017

2017 - Bilan Lectures Q1


Après quatre petits mois, j'ai pu extirper six volumes de ma PAL, ce qui laisse augurer d'une légère reprise du rythme par rapport à l'an passé... Mais ne crions toutefois pas victoire trop tôt, on ne sait jamais...

Vendu comme l'un des "meilleurs romans d'aventure jamais écrits" (dixit la quatrième de couverture), il va sans dire que je plaçais dans Les Mines du Roi Salomon de Henry Rider Haggard un conséquent espoir d'évasion épique, mais je n'ai pas tardé à déchanter. Non seulement le style lourd a été un sérieux frein à la lecture, mais il s'est de surcroit trouvé ne servir que des ressorts faciles et une agaçante portée colonialiste. De fait, je suis très heureux de ne m'être engagé que dans un volume comportant uniquement la première aventure d'Allan Quatermain...

Ensuite, j'ai retrouvé ce bon vieux Dexter dans un nouveau volume publié par Jeff Lindsay, Dexter fait son Cinéma, et je dois reconnaître avoir pris du plaisir à lire ce texte. Dexter s'y trouve confronté au monde du showbiz, ce qui ne va pas manquer de susciter quelques interrogations inattendues, qui renouvellent un peu la série. De fait, ce volume m'a fait oublier le précédent, Double Dexter, qui ne m'avait pas exactement emballé disons. Une salutaire pioche donc.

Vongo Zero de Yana Vagner constitue clairement le top de cette série bouquinesque. Le pitch ? Une pandémie mortelle se répand dans toute la Russie, et l'on suit un petite groupe de moscovites alors qu'ils tentent de survivre à la vague d'infectés qui commence à déferler depuis les grands centres urbains. Le texte, à la fois réaliste et intimiste, m'a captivé, et je ne vais pas tarder à enchaîner avec sa suite, Le Lac, dont j'ai entendu dire le plus grand bien. Oueps.

Chasseurs de Têtes de Jo Nesbo... Qu'en dire ? Un court roman, estampillé thriller, qui ne m'a absolument pas emballé. Ca se lit comme un roman policier de gare, et ça s'oublie de la même manière. Next !

Après la déception précédente, il me fallait miser sur du sûr... Je me suis donc engagé dans un nouveau Neil Gaiman, American Gods. Après une entrée en matière qui m'a happée, je me suis trouvé face à un texte qui donnait le sentiment de n'avoir pas de réel fil directeur, hormis une vague menace de baston divine similaire à cet hiver de Game of Thrones qui passe son temps à arriver, et qui ne parvenait pas à faire ressentir les enjeux... Dans ce contexte, six cents pages, c'est fichtrement long... Et l'on est sacrément content d'arriver enfin au terme du texte...

Ne voulant pas rester sur cette monumentale déception, j'ai dégainé Entremonde, écrit à quatre mains par Neil Gaiman et Michael Reaves... Grossière erreur, car nouvelle déception... Le pitch était visiblement à l'origine un projet de série télévisée, et il n'a été transformé en roman que dans le seul et unique but de convaincre les producteurs... Lesquels ne l'ont pas été... J'ai un peu eu le sentiment de lire un texte pas abouti, aux péripéties un peu trop rapidement résolues, et globalement un peu expédié. Cela aurait pour le coup mérité plus de deux cents pages...

Voilà voilà, je retiendrai donc uniquement Jeff Lindsay et Yana Vagner pour cette série... On verra pour la suivante !

Monday, January 2, 2017

Captain Ciné Awards 2016

Je viens de faire le bilan de mes séances ciné pour 2016, et je ne suis guère surpris par le résultat : la tendance engagée les précédentes années se poursuit, avec un score de 32 bobines (contre 41 en 2015), ce qui représente grosso modo une chute de 67% par rapport à ma période boulimique. Indépendamment des différents facteurs IRL toujours à l'oeuvre, je conserve le même sentiment de médiocrité globale des productions, prenant souvent plus de plaisir devant le petit écran, aux oeuvres plus construites et captivantes.

Ce faisant, le prix de revient de mes séances continue à grimper en flèche, pour atteindre 8.2€, ce qui me rapproche du prix du billet à l'unité (classe 10€). Il me reste à solder mon énorme stock de points fidélité, et je pourrais dire adieu à mon abonnement illimité après bientôt 14 ans d'adhésion. Une nouvelle page qui se tournera disons.

Parmi les 32 bobines de l'année, il ne m'a pas été tellement difficile de décider quels titres mettre en avant, ils se sont dégagés le plus naturellement du monde, je les avais toujours à l'esprit... Ce qui est un signe indéniable, non ? J'ai donc le plaisir de présenter les 6 lauréats 2016 (par ordre alphabétique) :


Captain Fantastic, pour sa réflexion non partisane sur l'éducation et globalement le rapport à notre société consumériste et de gaspillage.

Dernier Train pour Busan, pour son côté décomplexé qui change des productions occidentales impliquant des infectés.

Kubo et l'Armure Magique, parce qu'il s'agit d'une très jolie fable qui fait la part belle à cette technique du stop-motion que j'affectionne tout particulièrement et qui présente un charme dont le tout-numérique est absolument dépourvu.

Midnight Special, pour l'originalité du traitement de son sujet SF.

Premier Contact, pour son captivant traitement des problématiques de communications et des relations entre mode de pensée & langage.

Sing Street, parce que feel-good movie.

Voilà voilà, il va sans dire que je recommande ces bobines... Enjoy ! :o)

Sunday, January 1, 2017

Captain Bouquins Awards 2016

L'année 2016 s'est inscrite dans la continuité de l'année 2015, avec une microscopique augmentation en volume (absolument non représentative d'un point de vue statistique) à dix titres contre neuf. L'exercice de tri s'en est en conséquence trouvé relativement aisé, et fort heureusement deux petites pépites se sont distinguées du lot :


Les Monades Urbaines de Robert Silverberg, tout d'abord, un texte qui donne matière à réfléchir sur la société, son organisation, notre vision de notre microcosme, notre perception des autres (ceux qui ne sont pas comme nous), ce qui en ces temps troublés me semble plus que jamais nécessaire.

Ensuite, Replay de Ken Grimwood, un roman qui se conclut en forme d’ode à la vie : nous n'en avons qu'une, il nous faut la vivre comme elle vient, en être acteur, ne pas nous laisser noyer par le poids du passé, ne pas nous laisser paralyser par l'inconnu du futur, savourer l'instant présent du mieux que nous pouvons.

Il va évidemment sans dire que je vous recommande (très) chaudement ces deux titres ! :o)

2016 - Bilan Lectures T3 / T4


Le second semestre de l'année dernière (eh oui, déjà) a fait jeu égal avec le premier, affichant cinq maigres lectures au compteur. Quatre de ces titres sont en cohérence avec mon univers lecturesque habituel, le dernier [ Le Liseur du 6h27 ] se distingue par sa nature francophone et contemporaine.

Ce court roman de Jean-Paul Didierlaurent est vendu comme un "concentré de bonne humeur, plein de tendresse et d'humanité" (dixit la quatrième de couverture), et si ces qualificatifs ne sont pas nécessairement usurpés, si la fin m'a (je le reconnais) un peu ému, je n'ai pu m'empêcher de rester un brin sur ma faim, me demandant en substance : Tout ça pour ça ? Un ouvrage un peu anecdotique dirais-je.

Auprès de moi toujours m'a dérouté, parce que lent, très lent, construit comme un voyage presque contemplatif dans les souvenirs de la narratrice. La thématique (fondamentalement passionnante) ne se fait jour que petit à petit, les indices sont distillés avec grande parcimonie, ce qui a eu peine à me captiver, rendant la lecture des presque 440 pages un peu fastidieuses. De fait, je ne garde pas nécessairement un très bon souvenir de cette lecture, mais je vais probablement donner sa chance à son adaptation ciné de 2010.

Coulez mes larmes, dit le policier se pose dans un futur dystopique (totalitaire) et contient des ingrédients déjà connus chez PK.Dick, qu'il s'agisse des drogues hallucinogènes ou des altérations de la réalité. Après quelques semaines il ne m'en reste qu'un souvenir diffus, si ce n'est que je l'avais trouvé assez inégal et que son développement m'avait laissé un peu perplexe. Next.

L'Effet Domino d'Alex Scarrow fait suite à La Théorie des Dominos du même auteur. Il se positionne temporellement après que le système de distribution de pétrole ait volé en éclat, et est centré sur quelques personnages évoluant au sein d'un groupe de survivants qui ont trouvé refuge sur des plateformes pétrolières situées au large de la Grande-Bretagne. De manière analogue au volume précédent, L'Effet Domino s'est révélé thriller assez classique, orienté action. Il se lit relativement bien, mais m'a semblé un peu déséquilibré, entre une mise en place assez longue et un final un peu expédié en une centaine de pages sur les 750 que compte le roman. Une sympathique lecture néanmoins.

Enfin, sans conteste le meilleur texte de cette petite série, Replay de Ken Grimwood. Le roman traite de la question fondamentale que l'on en vient tous à se poser à un moment où à un autre, à savoir : Si nous pouvions revivre notre vie, qu'y changerions-nous ? J'ai abordé le texte avec une certaine méfiance tant j'apprécie l'exercice de Jirō Taniguchi dans son excellent Quartier Lointain, mais j'ai été absolument conquis par ce qui me semble être un sans-faute. Le texte s'est révélé excellemment bien construit, avec des personnages d'une épaisseur certaine, et se conclut en forme d'ode à la vie : nous n'en avons qu'une, il nous faut la vivre comme elle vient, en être acteur, ne pas nous laisser noyer par le poids du passé, ne pas nous laisser paralyser par l'inconnu du futur, savourer l'instant présent du mieux que nous pouvons. En somme, le top du top de ces lectures du second semestre 2016. Oueps, farpaitement. :o)