Friday, December 30, 2011

La Délicatesse

Paris, de nos jours. Nathalie [Audrey Tautou - égale à elle-même] rencontre François [Pio Marmai - furtif] placé sous le patronage de la sérendipité. Une vie de couple qui commence, un mariage, un projet d'enfant, et paf le François. Nathalie entame alors son difficile travail de deuil -chose éminemment personnelle s'il en est-, et se réfugie dans son activité professionnelle. Un jour, un peu à l'Ouest, elle embrasse un obscur collègue, Markus [François Damiens - tout aussi égal à lui-même], personnage pour ainsi dire un peu atypique. Ce baiser va évidemment perturber les deux individus, d'un côté François peu coutumier des assauts de la gent féminine, de l'autre Nathalie ne s'autorisant pas à (re)vivre suite au décès de son mari.


[© StudioCanal ]

Je dois reconnaître avoir suivi cette bobine avec plaisir, même si elle n'est pas exempte de défauts. Globalement, la mise en image est propre, et le duo de réalisateurs se permet quelques originalités bienvenues [la séquence dans le jardin de la grand-mère de Nathalie ou encore le retour de Markus à la maison après le baiser]. Les acteurs s'en tirent plutôt bien, François Damiens en tête, mais l'on ne dépasse pas le cadre de la superficielle délicatesse, autrement dit la bobine manque quand même de peps, de passion, ce qui pour une comédie romantique est tout de même un peu dommage.

Mébon, comme je le disais plus haut, cette projection de La Délicatesse ayant été plutôt agréable, je ne ferai pas mon difficile ! :o)

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Thursday, December 29, 2011

Intouchables

Méga succès oblige, il va sans dire que j'ai un peu attendu avant de tenter cette bobine auréolée de commentaires unanimement élogieux (comme souvent peu rassurants de mon point de vue). Je m'y suis finalement rendu cet après-midi, et j'ai été surpris de constater qu'il passait toujours dans la grande salle de l'UGC Montparnasse, et que de surcroit cette salle était bien remplie pour une séance de début d'après-midi. Alors, le verdict ?

Intouchables, c'est l'histoire de la rencontre fortuite de deux personnes qui n'avaient que peu de chances de jamais se côtoyer. D'un côté un tétraplégique richissime, Philippe [François Cluzet], de l'autre un fils de cité en galère, Driss [Omar Sy]. Deux hommes aux parcours différents, deux âmes accidentées, deux "assistés" qui sauront se trouver.

A posteriori, je suis surpris de relire des commentaires qui qualifient ce film d'hilarant, car il ne l'est pas. Un film hilarant, c'est une bobine qui vous met la larme à l'oeil en continu, et ici cela n'est objectivement pas le cas. Je ne dis pas que l'on reste de marbre, non, mais si l'on (sou)rit régulièrement, cela s'arrête là.


[© Gaumont Distribution]

Intouchables démarre plutôt bien, via une séquence efficace qui place intelligemment les personnages, ce qui m'a agréablement surpris et conduit à penser que j'allais peut-être effectivement visionner un objet de très bonne qualité. Mais ensuite, la bobine ressemble à un petit fourre-tout, avec en sus de la relation Philippe / Driss des arcs secondaires à peine esquissés et de fait inutiles [la relation de Philippe avec ses proches & particulièrement sa fille, la situation familiale de Driss & particulièrement sa tante et son cousin] voire caricaturaux [la fille de Philippe et son copain BCBG niais à cheveux longs, le petit cousin de Driss embrigadé par des dealers]. Dans les derniers instants toutefois, quand le film reboucle avec la séquence d'ouverture, les réalisateurs retrouvent la partition, l'exécutent de façon fluide, émouvante, sans pour autant glisser dans la guimauve.

En somme, il m'en reste une bobine certes plaisante, mais sans plus, et dont le succès à 15.7 millions d'entrées à ce jour [source] reste pour moi un mystère, à l'instar du succès de Bienvenue chez les Ch'tis d'ailleurs... 'Fin bref, next !

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Wednesday, December 28, 2011

Killing Fields

Killing Fields, surnom donné à un bayou texan au sein duquel de nombreux cadavres de femmes ont été retrouvés sans que l'ombre d'une piste ne soit toutefois esquissée quant à l'identité de l'auteur de ces meurtres. Pour ne rien arranger, le lieu se trouve à cheval sur plusieurs juridictions, entraînant des conflits entre les différents services de police concernés. La bobine suit deux inspecteurs de la ville de Texas City, Brian Heigh [Jeffrey Dean Morgan] & Mike Souder [Sam Worthington] -le premier élevé sur la Côte Est, le second enfant du pays-, confrontés à plusieurs affaires qui s'entrecroisent.

Leurs enquêtes les amènent à évoluer au sein d'une population éminemment désoeuvrée, habitant des recoins à mille lieues du clinquant de Wisteria Lane, dans une ambiance poisseuse, malsaine. La bobine possède une agréable aura de mystère, mais elle se focalise malheureusement sur des instants, cultivant l'ellipse à l'abus, nous empêchant de saisir tous les tenants et, au final, les aboutissants. On se retrouve ainsi à la fin de la bobine empli d'interrogations sur les protagonistes et leurs responsabilités respectives...

A posteriori, il m'en reste une impression un peu brouillonne, celle d'un film inabouti qui manque de punch et qui aurait mérité d'être plus travaillé. Dommage.

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Tuesday, December 27, 2011

Conan - Robert E. Howard

A l'occasion de la sortie de ce Conan cuvée (frelatée) 2011 au ciné, les éditions Milady ont publié une sélection de ce qu'ils présentent comme les "meilleures nouvelles de la série", et je me suis laissé tenter.

Passé le premier poème qui ne m'a pas vraiment marqué [Nota : La forme poétique me parle difficilement.], on plonge dans l'univers d'Howard par une première nouvelle modeste, La Tour de l'Eléphant (36 pages). Celle-ci constitue une bonne entrée en matière, elle se lit facilement, mais laisse en même temps un petit goût (inquiétant) de novellisation de scénario d'ADD. Le recueil enchaîne avec La Fille du Géant de Gel, encore plus courte (14 pages), et en la terminant je me suis demandé si l'univers de Conan se résumait à ce genre d'historiette...

Fort heureusement, le bouquin ensuite avec des nouvelles plus consistantes (La Reine de la Côte Noire, Le Peuple du Cercle Noir, Une Sorcière Viendra au Monde, Les Clous Rouges, Au-Delà de la Rivière Noire - de 46 à 122 pages), et c'est bien là que se trouve le corps de l'ouvrage. Ces textes peuvent à l'évidence se lire dans un ordre plus ou moins arbitraire, et il est amusant de noter que le personnage du Cimmérien se voit toujours introduit de façon similaire : un cadre se pose, une action s'installe, un inconnu se pointe et à sa description [musclé, regard clair, tignasse noire,...] on devine qu'il s'agit de Conan avant même qu'il ne soit nommé.

Le barbare apparaît comme une sorte d'épicurien, se satisfaisant de peu, heureux tant qu'il peut se battre, se nourrir et copuler. Principe de vie éminemment simple s'il en est, primaire, animal presque, et à bien y regarder Conan constitue en quelque sorte le chaînon manquant entre la civilisation et le règne animal, ce qui explique d'ailleurs l'apparent côté capricieux qui m'avait interpelé dans le premier quart du bouquin. L'homme vient d'une province éloignée, la Cimmérie, qu'il a quittée il y a belle lurette, et depuis lors il roule sa bosse en fonction des situations qu'il rencontre dans les contrées traversées, guidant des hordes de pillards, demeurant capitaine de la garde d'une cité ou encore protégeant des colonies en trappeur indépendant. Ses vies l'amènent ainsi à croiser des personnages de conditions diverses, des créatures fantastiques ainsi que des adeptes de magies toutes plus noires les unes que les autres.

Autant mes premiers pas dans cet univers m'ont emplis de doutes, autant tourner la dernière page m'a confronté à un mélange de satisfaction et de tristesse, heureux d'avoir pu me plonger dans d'excellentes nouvelles, dépité d'en avoir vu le bout. J'envisage donc à présent de me laisser tenter par les oeuvres complètes, en espérant que s'y trouveront quelques cartes permettant de localiser les différents peuples & contrées, même si cette connaissance n'apparaît visiblement pas essentielle.

Pour terminer, je laisserai la place à ce trappeur dont les paroles concluent à la fois la nouvelle Au-Delà de la Rivière Noire et le recueil :

"- La barbarie est l'état naturel de l'humanité, dit l'homme de la frontière, regardant toujours le Cimmérien d'un air sombre. La civilisation n'est pas naturelle. Elle résulte simplement d'un concours de circonstances. Et la barbarie finira toujours par triompher."


A méditer.

Happy New Year

Je suis allé voir Happy New Year sans attentes particulières, si ce n'était de me laisser séduire par un nouvel objet "choral" -j'adore le genre-. Le film s'appuie sur un casting qui compte bon nombre de têtes connues, et tous s'en tirent plutôt bien, la palme revenant à Michelle Pfeiffer et Robert de Niro. Michelle est ainsi émouvante dans son personnage de quinqua qui un jour dit stop à sa vie de soumission et décide de commencer à Vivre, Bob l'est tout autant dans son rôle de malade en phase terminale, ce qui a évidemment fait ressurgir son lot de souvenirs.

Objectivement je n'ai pas vu passer le temps, me laissant prendre par les personnages attachants et oscillant entre émotion -plutôt liée à mon vécu qu'à l'intensité des scènes- & sourires, ce qui m'a conduit à sortir de la salle plutôt satisfait. Pour autant, je ne pense pas que je reverrais cette bobine, il y manque en effet un je-ne-sais-quoi pour lui donner un goût de reviens-y...

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Horizon

"Je crois que d'une certaine manière les geeks sont forcés de gagner. Parce que s'ils ne gagnent pas, ça sera le monde terne partout, vous savez, le monde de la mauvaise pilule dans Matrix, c'est à dire que les gens vivront avec pour seul rêve les actualités de 20h."

- Bernard Werber in "Suck my Geek"


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=> Nota : Le docu Suck My Geek est visionnable ici ! :o)

Tuesday, December 20, 2011

Hugo Cabret

Hugo Cabret débute par une magnifique séquence qui nous plonge dans l'agitation d'une gare parisienne et exploite au mieux les capacités de la 3D. On a ainsi l'impression de chevaucher cette caméra virtuelle qui remonte les quais, d'évoluer entre les passagers bardés de bagages, et la sensation procurée nous place objectivement dans de bonnes dispositions.

Le visuel du film reste agréable tout du long, le Paris reconstitué baigne dans une douce chaleur colorée en dépit de la neige omniprésente, le design d'époque est une petite merveille, et je dois reconnaître avoir adoré l'antre de cet orphelin d'Hugo Cabret, plein de briques et de mécaniques d'horlogeries, en dépit de son abord spartiate.


[© Warner Bros. France]

La bobine se scinde en deux parties distinctes. Dans la première, Hugo cherche à remettre en état un automate qui, il l'espère, conserve quelque message caché de son père. Cette moitié, si elle se suit facilement, ne m'a pas vraiment captivé, en raison d'un étonnant manque d'empathie [Encore...] pour les personnages... Les acteurs m'ont pourtant semblé au poil dans leurs rôles, mais il manquait un étrange je-ne-sais-quoi... Je me suis alors demandé si le visuel magique ne relevait pas de la poudre aux yeux pour faire passer les faiblesses du scénario, et c'est là que la seconde partie a pris le relais.


[© Warner Bros. France]

L'automate réparé, Hugo découvre un dessin signé par procuration de la main de Georges Méliès, dessin qui l'amène à se rapprocher du patron d'une petite échoppe de miniatures à qui il chapardait des objets dans son entreprise de réparation mécanique. L'homme se trouve en fait être le cinéaste français -que l'on croyait décédé lors de la Grande Guerre-, perdu dans la négation de son passé, mais que la rencontre avec l'orphelin va d'une certaine façon réveiller. S'ensuit alors un hommage à Méliès, séquence émouvante en dépit de cette persistante distance empathique avec les personnages. J'ai particulièrement aimé la reconstitution des plateaux du cinéaste, avec ses effets spéciaux à la mode suédée, et je me suis dit que j'aurais adoré les vivre !

En parallèle de ces aspects se trouvent quelques (deux en fait ^^) micro-arcs anecdotiques, certes léchés, mais plus là pour remplir que pour un autre propos. Quand on tire le trait, on se retrouve au final avec une bobine au visuel magnifique, un hommage aux origines du cinéma, mais on ressent tout de même une distance avec les personnages qui me semble gênante. Je suggèrerais donc de conserver ce film dans la liste "à voir", en gardant toutefois en tête que la globale unanimité positive des critiques est un peu trop appuyée pour être absolument honnête.

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Monday, December 19, 2011

Saturday, December 17, 2011

Time Out

Ayé, j'ai *enfin* pris le temps d'aller voir ce Time Out dont j'entendais parler depuis quelques semaines, au travers d'avis assez hétérogènes. Je n'avais vu que la bande-annonce -plutôt sympathique-, et je n'étais pas encombré d'attentes particulières, meilleure posture qui soit pour apprécier une bobine.

La première chose qui m'a frappé dès le générique, c'est le titre. Enfin sa version hexagonale pour être précis, Time Out, contre In Time en VO. Que l'on francise le titre, pourquoi pas, cela permet d'accompagner la VF et d'être plus porteur de signification pour les spectateurs hexagonaux. En revanche, apporter une modification telle que celle-ci relève de la plus pure connerie -n'ayons pas peur des mots-, l'esprit francophone n'allant de toute façon faire aucune différence. Quand on y pense, le pire est probablement de se dire qu'une équipe s'est assise autour d'une table pour pondre cette génialissime idée... Et qu'ils ont été payés... Mébon, passons.


[© Twentieth Century Fox France]

Time Out repose sur une idée originale. L'humanité vient ainsi dorénavant au monde avec une horloge biologique, fruit de l'ingénierie génétique. L'être humain vieilli normalement jusqu'à l'âge de 25 ans, puis le compte à rebours s'enclenche depuis un seuil d'un an. Le capital-temps diminue toutefois bien plus vite que la normale, car la monnaie sonnante et trébuchante a disparu : tout se paie en temps. Un café ? 2 minutes. Un trajet en taxi ? Une demi-heure. Un repas dans un grand-restaurant ? 2 semaines... Les perspectives de vie sont donc rapidement réduites à la portion congrue, et les êtres humains se voient tous contraints de travailler pour regagner un peu de ce précieux capital-temps.

Tous ? Non pas tous, car dans des zones d'accès restreint vivent des groupes de nantis, des privilégiés qui peuvent être crédités de dizaines, voire de centaines d'années. Ces personnes se trouvent déconnectées du quotidien de la majorité silencieuse qu'elle exploite, recluse dans des ghettos et surveillée par des Timekeepers, pions à la solde d'un système qui ne les récompense même pas.

Dans ce contexte, Will Salas [Justin Timberlake, bien dans le ton] va se retrouver à la tête d'un pactole temporel, légués par un nanti las de la vie. Ce leg amènera le jeune homme -Mais qu'est-ce qu'être "jeune" dans cette société ?- à s'extirper de sa zone pour rejoindre les privilégiés, bardé de ses idéaux égalitaires. Rattrapé par les Timekeepers menés par Raymond Leon [Cillian Murphy, étonnant], il devra fuir pour mieux faire dérailler le système, accompagné dans son échappée par une alliée inattendue en la personne de Sylvia Weis [Amanda Seyfried - à croquer dans ses robes courtes et moulantes <3 ].


[© Twentieth Century Fox France]

Au second abord, Time Out dégage des effluves de lutte des classes, et quand Sylvia assène que sa société n'ignore pas ce qu'il se passe dans les ghettos mais que ses pairs "ferment les yeux", la bobine nous renvoie à notre propre quotidien. L'on pourrait me rétorquer que nous ne sommes pas des nantis, mais tous autant que nous sommes nous détournons le regard quand un gobelet se tend vers nous, nous feignons un air occupé quand un regard miséreux s'élève depuis une couche de carton fichée sur une bouche d'aération de métro... Ca n'est pas glorieux, mais c'est un fait.

En parallèle, ou plutôt en premier lieu, Time Out amène évidemment à réfléchir sur les notions de vie et de mort, fil rouge de la bobine. La mort fait peur, comme tout inconnu. Cette peur conduit les hommes à tenter de retarder au maximum l'échéance fatidique, mais ces velléités ne prennent en compte l'épuisement de l'esprit, dont le nanti centenaire du début du film se révèle l'incarnation. L'immortalité -ou même une vie extrêmement longue- aurait-t-elle un sens ? Je ne saurais le dire, il faudrait en débattre autour d'une bonne mousse, mais je ne suis pas certain que cela serait dans l'ordre des choses. Quoi qu'il en soit (serait), la question ne se pose pas pour nous, nous devons vivre avec la certitude de cette échéance, sans pour autant nous en trouver paralyser. Plus facile à dire qu'à faire j'en conviens...

Pour en revenir à la bobine, j'ai objectivement passé une bonne séance. Andrew Niccol est à l'évidence un réalisateur qui me parle (remember Bienvenue à Gattaca et Lord of War), et son casting m'a ici séduit, Olivia Wilde & Amanda Seyfried au propre, Justin Timberlake & Cillian Murphy au figuré. On pourra reprocher à la bobine un petit côté cheap (ambiance du ghetto à la Dark Angel) ou son propos qui aurait mérité d'être plus approfondi, elle constitue tout de même un sympathique et intéressant divertissement. A voir.

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Gollum - Derrière l'Ecran

Découverte du matin via le compte Twitter de WETA, une vidéo dans laquelle Andy Serkis joue la scène de la schizophrénie de Gollum, avec le rendu final juxtaposé. C'est juste magnifique ! *_*


[via]

Thursday, December 15, 2011

Phasage

"Prenez une décision et ensuite considérez que c’est la bonne. Il n’y a vraiment pas de mauvaises décisions. Vous pourriez prendre cette direction-ci, ou celle-là, et l’une comme l’autre finirait par vous amener là où vous voulez être. Mais dès l’instant où vous commencez à vous féliciter de la décision que vous avez prise, à cet instant même, vous vous remettez en alignement vibratoire avec qui-vous-êtes-réellement."

- Abraham Hicks


[via]

Tuesday, December 13, 2011

Blaak Heat Shujaa - "The Brown Buffalo"

Indéniablement l'une de mes découvertes musicales préférées pour 2011 ! \o/


Ca ne vous donne pas envie d'aller rider dans le désert ?!? :o)

Monday, December 12, 2011

Grognon

"I do not like the human race. I don’t like their heads. I don’t like their faces. I don’t like their feet. I don’t like their conversations. I don’t like their hairdos. I don’t like their automobiles. I don’t like their dogs or their cats or their roses."

– Charles Bukowski


[via]

Saturday, December 10, 2011

Dreamer

"I live in a world of fantasy
So keep your reality away from me
I see what I want
I want what I see
And that is all okay by me"

- Itzah C. Kret


[via]

Sunday, December 4, 2011

Hara-Kiri : Mort d'un Samouraï

Japon, Période Edo, 16e siècle. Hanshirô Tsugumo se présente en tant que rōnin auprès de la représentation locale du Clan Li et demande asile afin de pouvoir commettre le seppuku tout en conservant sa dignité. Echaudé par une récente expérience, le maître des lieux -Kageyu Saito- la conte à son visiteur, tentant par là-même de jauger ses motivations, mais le rōnin maintient sa requête. A l'heure de s'adonner à ce suicide rituel, Hanshirô Tsugumo requiert toutefois d'être assisté par l'un des plus valeureux guerriers du Clan, Hikokuro Omodaka, qui manque étrangement à l'appel. Il cite donc les noms de deux autres samouraïs, eux aussi absents. Kageyu Saito somme alors Hanshirô Tsugumo d'exposer ses réelles motivations, et ce dernier conte à son tour une histoire...


[© Rezo Films]

La tragédie dévoilée par Hanshirô Tsugumo sert de support à une réflexion sur la notion d'honneur, toute relative et parfois absurde. Je ne savais à quoi m'attendre, mais l'image que j'avais -peut-être à tort- de Takashi Miike me laissait augurer d'une bobine dynamique, et Hara-Kiri : Mort d'un Samouraï s'en trouve en fait aux antipodes.

Cela ne m'a pas dérouté pour autant, bien au contraire, j'ai retrouvé ce classicisme que j'affectionne dans le cinéma japonais, cette mise en scène sobre et élégante, qui se distingue par ses économies de mouvements et son attention particulière aux attitudes. Il s'en est fallu de peu que je me laisse subjuguer par ce film, mais cela ne s'est produit en raison d'un étrange manque d'empathie pour les personnages, si tragique que soit leur histoire.


[© Rezo Films]

Un thème indéniablement intéressant, mais un léger sentiment de déception donc, qui n'aurait peut-être été si la bobine avait pesé vingt minutes de moins. Néanmoins, cela reste un objet à tenter si les notions d'honneur et de samouraï vous interpellent.

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