Saturday, June 28, 2008

On Your Mark

Dans le prolongement de la note précédente, je dois vous avouer que je ne comprends pas l'acharnement de certaines majors de l'industrie du disque à supprimer des sites de partage en ligne les clips des artistes qu'elles représentent... Il me semblent en effet qu'elles psychotent un brin trop sur l'aspect délictueux sans oser aborder la question sous l'angle publicitaire gratuit et ses potentielles conséquences : nombreux sont en effet les groupes que j'ai découvert via des vidéos postées par des internautes pour ensuite acheter un ou plusieurs de leurs albums !

On pourra me rétorquer que les majors mettent en ligne des sites promotionnels pour leurs artistes fétiches, mais d'une façon générale je ne raffole pas de ce qui s'apparente au publi-rédactionnel [billets sponsorisés y compris] et je préfère fureter sur les sites persos, profiter du blog à oreille et découvrir ces petites pépites de derrière les fagots que des anonymes mettent en avant pour leurs qualités musicales intrinsèques.

Les temps sont durs donc, et il convient de profiter des perles que recèle le oueb avant qu'elles ne soient confisquées par la grande paranoïa marketingesque.

Dans cette optique je vous propose donc un petit bijou mitonné par le Maître Hayao Miyazaki sur un titre du duo Chage and Aska, On Your Mark, à leur demande. Le clip de 6'30 n'a à ma connaissance pas été diffusé sur grand écran hormis au Pays du Soleil Levant en ouverture d'un autre film. Le Pitch : Deux policiers membres de forces d'interventions découvrent une jeune fille ailée dans les locaux d'une secte qu'ils investissent. A peine secourue la créature est emprisonnée par des scientifiques qui lui font subir toute une batterie de tests. Troublé par cette brève rencontre, les deux policiers vont alors se lancer à sa rescousse...

Enjoy ! :o)



=> On Your Mark : Wikipedia [en] Buta-Connection [fr]

Fond Sonore : WWOZ New Orleans

Friday, June 27, 2008

Fraude vs Citation

Il semblerait que les chaînes de télévision se soient réveillées et aient commencé à partir en chasse des contenus copyrightés mis gracieusement à disposition du monde entier sur des sites de partages vidéo. Des milliers de vidéos viennent ainsi d'être effacées par Dailymotion [Source : 20 Minutes], qui a ouvertement décidé de coopérer avec les médias nationaux, au motif que, je cite, "Les contenus illégaux ne sont pas monétisables. On ne peut pas vendre de publicité sur des vidéos copyrightées. Notre stratégie est donc de remplacer ces contenus par des vidéos légales en signant des accords avec des chaînes de télé comme MTV ou Arte." Il s'agit donc là d'une basse capitulation marchande, et l'on est bien obligé de constater qu'une fois de plus le pognon vient jouer les trouble-nets.

Je ne m'étendrai pas sur mon aversion non dissimulée pour les e-dérives marchandes jusqu'au-boutistes, et me contenterai de poser cette question :

A l'instar du droit de citation de textes, ne pensez-vous pas qu'il devrait exister un droit de citation de contenu audiovisuel [sous réserve d'en citer explicitement les sources bien entendu], n'en déplaise à la jurisprudence ?


Je réponds bien évidemment par l'affirmative !

=> Pour mémoire : Le Droit de Citation

Fond Sonore : Guns n'Roses, Greatest Hits

Sunday, June 22, 2008

Sunday Music - Fool's Garden

Une petite perle pop 90's, parce que ça fait du bien. :o)


Fond Sonore : Fool's Garden, Dish of the Day

Saturday, June 21, 2008

X Repetita

La période arrivait, je la sentais proche, et pourtant je n'y ai prêté garde. La faute en incombe très certainement à ce yo-yo climatique qui s'évertue à me faire perdre la boussole depuis quelques semaines, mais qu'importe, le Mal est là, et je ne l'ai pas vu venir...

Jeudi soir, je me suis allongé sur mon lit la fenêtre grande ouverte pour tenter de capter un peu de la fraîcheur nocturne. Le sommeil m'a pris sans attendre, épuisé que j'étais par mon intense journée de boulot [NdC : Satané CA de mi-année...]. J'ai émergé vers les 3h du mat', et me suis levé pour boire un verre d'eau : c'est à cet instant que j'ai pris conscience des premières démangeaisons sur mon abdomen...

Le constat a été immédiat : l'un de ces empaffés d'ennemis héréditaires avait profité de mon repos salvateur pour commettre son odieux forfait ! Sachant qu'il serait vain de tenter de dénicher le monstre à cette heure indue, je me suis recouché... Pour me lever quelques heures plus tard et découvrir que la balafre avait pris ses aises !

Bien remonté comme il faut, j'ai alors entrepris de pourchasser l'effronté et de lui régler son sort une fois débusqué. Ma satisfaction n'a toutefois été que de relativement courte durée puisque la trinité chaleur / fatigue / peau fragile aidant je me suis rapidement retrouvé à arborer une belle plaque rouge de quelques dizaines de centimètres carrés... *grumpf*

La Guerre de l'Eté cuvée 2008 ne fait que commencer, mais je peux déjà affirmer qu'elle sera sans pitié !

Fond Sonore : Robert Cray, Shoulda Been Home

Monday, June 16, 2008

Rébellion Epicée

19h00 - Je ne le sais pas encore, mais je vais bientôt manquer de peu de mourir.

19h05 - J'épluche une tomate que je mêle en petits dés à une pomme déjà cubisée au milieu de maïs non transgénique (tout au moins est-ce ce qui est écrit sur la boîte de conserve). RAS.

19h07 - Je débouche une bouteille de Coca bien fraîche, je verse son contenu dans un grand verre au fond duquel repose un quart de citron. RAS.

19h09 - Je commence à assaisonner ma petite salade, huile d'olive et vinaigre balsamique en main. RAS.

19h12 - Je me rince le gosier d'une petite rasade acidulée. RAS.

19h13 - Je saisis le réceptacle en verre de ce bon vieux Père Ducros qui se décarcasse pour nous. J'ouvre son bouchon dans la foulée, retourne le contenant de verre, et... Rien !

19h14 - Je redresse l'objet, aperçois l'opercule de protection et dévisse sans attendre le bouchon articulé.

19h15 - J'essaie tant bien que mal de décoller l'une des languettes de l'opercule aluminée.

19h17 - J'arrive enfin à décoller cette satanée languette.

19h17min15'35" - Je soulève l'opercule qui se tord à moitié.

19h17min15'45" - Les deux languettes restantes empêchant l'opercule de se dégager complètement, j'entreprends de lâcher la dite opercule pour faire leur affaire aux deux récalcitrantes... Et là le temps suspend son vol, je visualise la scène à 360°, l'analyse sous toutes ses coutures, et prend toute la mesure de l'inconscience de mon geste...

19h17min15'46" - Températures douces obligent, le temps se dégèle rapidement et reprend sa course effrénée.

19h17min15'47" - L'opercule, que je croyais déformée, s'emploie à regagner sa position initiale sous l'effet de quelque force élastique.

19h17min15'48" - La mince couche grise qui recouvre l'opercule se trouve ne pas être un quelconque revêtement mais du poivre agglutiné, ahah.

19h17min15'49" - L'épice en poudre s'élance en ma direction tandis que je ferme prestement les yeux tout en reculant la tête.

19h17min15'50" - J'éternue une fois, deux fois...

19h18" - Je n'éternue plus, retire mes lunettes et presse l'éponge humide contre mon visage.

19h20' - J'ouvre doucement les yeux, respire un bon coup et bénis ces légers défauts de vue qui me font porter des lunettes...

19h24' - Je jure que l'on ne m'y reprendra pas, et je maudis ces pxtxxns d'opercules de mes deux sur quinze générations !



Fond Sonore : The Best Of Country Sing The Best Of Disney, Compil' [<= Ouaip, farpaitement, et mêm' que j'assume entièrement ! :p]

Wednesday, June 11, 2008

Humeurs

Je quitte ma tanière à une heure bien matinale. Le ciel est certes dégagé, mais j'entraperçois néanmoins de noirs nuages poindre à l'horizon, sombres vestiges des Temps Anciens. Mon visage se ferme, je me perds dans mes pensées.

Devant la gare, un énergumène présent sans vraiment l'être jette son café à mes pieds, d'un geste ample, en marmonnant une courte tirade dont je ne saisis que tu ne comprends rien, tu t'en fous... Ambiance... Mauvais présage assurément, de verrouillée mon expression se mue renfrognée.

Les gares défilent, une à une, les rails sont avalés kilomètre après kilomètre, je soupire. Mes yeux se perdent dans le 20 Minutes que j'ai machinalement attrapé un peu plus tôt. L'horoscope accroche ma rétine :

Rien ne vous arrête, bien au contraire. Vous êtes d'un naturel fonceur et optimiste, et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer !


Les mots pénètrent mon esprit, percent les noires volutes qui m'embrument, et je souris. "Fonceur et optimiste", j'ai failli l'oublier...

Sur ce, sans que je sache bien pourquoi, je me mets à chantonner, Entrez dans la danse, clap clap, Les soucis n'ont pas de chance, La musique commence, clap clap, Ca c'est Fraggle Rock ! Et je souris de plus belle.



Fond Sonore : Emmylou Harris, Anthology - The Warner Reprise Years

Sunday, June 8, 2008

Bible Fight

Alors que je me demandais par quel biais ludique j'allais bien pouvoir conclure cet agréable après-midi de printemps, Geekologie m'a apporté la solution à la faveur d'un heureux clic de souris : Bible Fight. Il s'agit d'un petit Street Fighter like, en flash, qui nous offre la possibilité de faire s'affronter différents personnages bibliques, ce qui vous en conviendrez est parfaitement indiqué en ce Jour du Seigneur !


Chaque personnage possède deux coups de base et quelques spéciaux (de la pluie de poissons à l'aura projetable en passant par la Sainte Croix Marteau Pilon) détaillés sous le bouton controls une fois que vous avez sélectionné votre champion. La prise en main est assez rapide, et l'on en est vite rendu à plusieurs parties tellement c'est fun ! Bon, seul bémol, si vous y jouez, vous risquez d'aller rôtir en Enfer, c'est vous qui voyez... ;)

Fond Sonore : The Fray, How to Save a Life

Superhero Movie

Ayant passé une nuit fractionnée relativement désagréable en raison de perturbations sonores dans un appartement de mon palier [{mode ralou on} Mais pourquoi toujours organiser des "soirées" et non pas des "journées" bxrdxl ?!? Ah oui, c'est comme ça, c'est la norme, la mouton attitude... {mode ralou off}], je me suis retrouvé sous la douche à 6h30, chez le boulanger à 6h55, dans le bus à 8h10 et devant le ciné à 8h30... Honnête pour un dimanche matin vous en conviendrez !

Tout de même un peu (sic) fatigué par le manque de sommeil réparateur de la nuit passée, j'ai opté pour un produit a priori (très) léger et que j'espérais plutôt distrayant - David Zucker à la production oblige -, Super Héros Movie.

Le film prend pour base la trame de Spider-Man et égratigne collatéralement tous ses congénères super-héros. L'humour est bien évidemment du comique de situation, il verse parfois dans du bien gras que certains trouveront consternant mais qui personnellement m'a bien fait rigoler. Tout le monde en prend pour son grade, l'équipe ne respecte absolument rien, et ça c'est ultra cool ! :o) On pourra également noter des clins d'oeil à foison, quelques apparitions sympas de plusieurs guests [Robert Hays, mythique Ted Striker // Pamela Anderson, invisible chick // vrai-faux Tom Cruise, qui croyait pouvoir voler] ainsi qu'une bonne quantité de bonus dans le générique.

En bref, je me suis bien marré, je compte même deux bonnes poilades aux larmes, et je suis sorti de la salle de bonne humeur en arborant un bon gros sourire... Que demander de plus ?!? :o)

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Dixie Chicks, Wide Open Spaces

Friday, June 6, 2008

Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull

Bien que le nom d'Indiana Jones revête pour moi une dimension indéniablement mythique, j'ai accueilli la nouvelle de la mise en chantier du quatrième volet de ses aventures avec un enthousiasme relativement modéré. Il faut dire aussi que la concrétisation de certains de mes fantasmes cinématographiques [Star Wars - The Phantom Menace et AvP notamment] m'a pour ainsi dire quelque peu échaudé... Mais, bien évidemment, je n'ai pu m'empêcher de m'intéresser au projet, de regarder avec un oeil bienveillant les différents teasers et autres trailers, pour finalement atterrir en salle obscure quelques jours à peine après la sortie...

On retrouve donc ce bon vieil Indy en 1957 aux mains d'une bande d'agents russes - guerre froide oblige - pas vraiment commodes. Dans un entrepôt de la célèbre Zone 51, le Dr Jones est contraint d'aider ses ravisseurs à mettre la main sur un objet qu'il aurait examiné quelques années plus tôt, ce qu'il fait sans difficulté aucune au moyen d'une astuce un brin capillotractée. Profitant de la situation, il se soustrait alors à la compagnie de ses kidnappeurs et se retrouve en plein milieu d'un village fantôme destiné à être soufflé par un essai atomique imminent... Essai nucléaire duquel Indy réchappera sans la moindre égratignure via une séquence à la crédibilité absolument inexistante, et ce n'est pas la marmotte qui viendra soutenir le contraire. Fort de cette introduction, ce quatrième volet s'annonçait donc sous de douteux auspices...

La suite a été relativement plaisante, plus palpitante en tout cas que les ersatz d'Indy, j'ai retrouvé mes repères, les codes de l'univers... Même si l'ensemble manquait un brin de peps à mon goût, de cette petite touche qui avait fait le charme des précédents opus. En outre, j'ai trouvé le script un brin approximatif [la transition rapide de la cellule recouverte de dessins à la jungle et la découverte du crâne de cristal par exemple] sans même parler des inexactitudes géographiques qui la foutent assez mal pour un archéologue - professeur d'université de la trempe d'Indy.

La parti pris SF ne m'a en revanche pas dérangé, j'ai apprécié l'idée de la connaissance en tant que trésor ultime, même si l'idée n'a rien de bien neuf : je n'ai pu m'empêcher de revoir O'Neil dans l'une des bibliothèques universelles des Anciens quand la cheftaine russe reçoit toute la connaissance des êtres d'outre-espace.

En somme, j'ai donc été ravi de retrouver sur grand écran l'homme au chapeau et au fouet, j'ai passé un moment plutôt agréable, mais il va falloir que je revoie ce quatrième volet pour me forger une opinion définitive...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : No Doubt, Tragic Kingdom

Tuesday, June 3, 2008

RIP Mr Diddley

Le monde du Blues et du Rock est aujourd'hui en deuil car le grand Bo Diddley a été convoqué par l'Eternel pour un ultime show céleste. Qui était-il ? Personne ne saurait mieux le chanter que The Animals :


[ Lyrics ]

RIP Buddy, may you rock the stars !

Fond Sonore : The Animals, The Complete

Monday, June 2, 2008

Double Massacre

Jean-François Copé, président de la Commission pour une Nouvelle Télévision Publique, s'est déclaré favorable à une seconde coupure pub dans les programmes de fictions sur les chaînes privées (via 20 Minutes) : encore une bonne raison de ne pas les regarder et de passer encore plusse de temps dans les salles obscures !

Fond Sonore : Brian Setzer, Ignition! - '68 Comeback Special

Sunday, June 1, 2008

Alpinisme Souterrain

Milieu d'après-midi, la rame est moyennement remplie, le train entre en station des Invalides. Dans un carré de quatre, un type près de la vitre se lève. De carrure élancée, il est habillé d'un jogging bleu et blanc, à l'évidence bien trop grand pour lui mais indéniablement en phase avec quelque culture street.

Le gus s'extirpe de sa place, le dos voûté, laissant son bras gauche trainer nonchalamment un sac de sport plutôt encombrant qui, comme de bien entendu s'en vient rapidement buter dans les pieds de ses ex-compagnons de voyage. L'homme s'arrête alors, jette un oeil à son colis et laisse apparaître une moue extrêmement lasse au travers de son paquet de dreads. D'un soupir, il se remet en marche, tirant son sac par saccades, lâchant un "putain" par-ci par-là, tandis que les voyageurs prennent soin d'éviter le sac qui ne demande qu'à leur massacrer pieds et tibias.

Le type descend de la rame tant bien que mal, regarde à gauche, à droite, encore à gauche, puis se dirige vers l'escalier tout proche. Tandis qu'il arrive à la hauteur de la troisième marche, son bras se tend brusquement sous l'effet de la rencontre inévitable du sac et de la première marche. Le gus se retourne alors d'un air évidemment las, lâche un vibrant "putaiiiiiiiiiiiin", et les voyageurs se marrent de concert.

Signal sonore, les portes se ferment, le train redémarre : jamais je ne saurai si le type aura finalement réalisé l'ascension de l'escalier des Invalides...

Fond Sonore : Kaiser Chiefs, Yours Truly, Angry Mob