Friday, June 6, 2008

Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull

Bien que le nom d'Indiana Jones revête pour moi une dimension indéniablement mythique, j'ai accueilli la nouvelle de la mise en chantier du quatrième volet de ses aventures avec un enthousiasme relativement modéré. Il faut dire aussi que la concrétisation de certains de mes fantasmes cinématographiques [Star Wars - The Phantom Menace et AvP notamment] m'a pour ainsi dire quelque peu échaudé... Mais, bien évidemment, je n'ai pu m'empêcher de m'intéresser au projet, de regarder avec un oeil bienveillant les différents teasers et autres trailers, pour finalement atterrir en salle obscure quelques jours à peine après la sortie...

On retrouve donc ce bon vieil Indy en 1957 aux mains d'une bande d'agents russes - guerre froide oblige - pas vraiment commodes. Dans un entrepôt de la célèbre Zone 51, le Dr Jones est contraint d'aider ses ravisseurs à mettre la main sur un objet qu'il aurait examiné quelques années plus tôt, ce qu'il fait sans difficulté aucune au moyen d'une astuce un brin capillotractée. Profitant de la situation, il se soustrait alors à la compagnie de ses kidnappeurs et se retrouve en plein milieu d'un village fantôme destiné à être soufflé par un essai atomique imminent... Essai nucléaire duquel Indy réchappera sans la moindre égratignure via une séquence à la crédibilité absolument inexistante, et ce n'est pas la marmotte qui viendra soutenir le contraire. Fort de cette introduction, ce quatrième volet s'annonçait donc sous de douteux auspices...

La suite a été relativement plaisante, plus palpitante en tout cas que les ersatz d'Indy, j'ai retrouvé mes repères, les codes de l'univers... Même si l'ensemble manquait un brin de peps à mon goût, de cette petite touche qui avait fait le charme des précédents opus. En outre, j'ai trouvé le script un brin approximatif [la transition rapide de la cellule recouverte de dessins à la jungle et la découverte du crâne de cristal par exemple] sans même parler des inexactitudes géographiques qui la foutent assez mal pour un archéologue - professeur d'université de la trempe d'Indy.

La parti pris SF ne m'a en revanche pas dérangé, j'ai apprécié l'idée de la connaissance en tant que trésor ultime, même si l'idée n'a rien de bien neuf : je n'ai pu m'empêcher de revoir O'Neil dans l'une des bibliothèques universelles des Anciens quand la cheftaine russe reçoit toute la connaissance des êtres d'outre-espace.

En somme, j'ai donc été ravi de retrouver sur grand écran l'homme au chapeau et au fouet, j'ai passé un moment plutôt agréable, mais il va falloir que je revoie ce quatrième volet pour me forger une opinion définitive...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : No Doubt, Tragic Kingdom

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