Saturday, March 26, 2011

Rango

Rango, un lézard domestique qui par un coup du sort va se retrouver projeté au coeur d'une cité perdue au beau milieu du Désert du Mojave. Sorti de ce vivarium protecteur dans lequel il s'exerçait à l'Art Théâtral, le frêle reptile va devoir se frotter à la dure Loi de l'Ouest. Entre bandits patibulaires (mais presque comme dirait l'autre), habitants dominés mais rustauds, maire trop avenant pour être honnête, on retrouve les ingrédients qui ont toujours fait le bonheur des amateurs de Western. L'animation ne souffre d'aucun défaut (Le crotale, magnifiquement flippant ! :os), elle parvient à rendre cet univers étonnamment crédible. La parodie se trouve dans son ensemble bien menée, elle se suit sans déplaisir, mais pourtant je ne suis pas vraiment rentré dans le film,il devait manquer ce petit je-ne-sais-quoi qui fait la différence... Dommage... Mébon, cela ne lui retire pas ses qualités, la bobine vaut donc tout de même le coup d'être tentée.

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Friday, March 25, 2011

World Invasion : Battle Los Angeles

L'idée de base de ce World Invasion : Battle Los Angeles était plutôt sympathique (en gros la planète se fait envahir par des extraterrestres belliqueux qui n'ont absolument rien à voir avec ce bon vieux Paul), mais sa concrétisation a pour moi raté le coche. Non seulement le réalisateur abuse-t-il de la caméra à l'épaule -au prétexte d'un rendu immersif réaliste je suppose-, mais en sus ai-je eu l'impression de me trouver dans un rail shooter, subissant l'action plus que je ne la partageais. Au final, après deux heures de bobines, il ne m'en reste pas grand chose hormis quelques designs robotiques sympa, mais c'est bien peu. A éviter, surtout si vous n'avez pas d'abonnement Illimité.

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Monday, March 21, 2011

Dreamer

Je ne laisse bien évidemment aucun horoscope me dicter ma conduite quotidienne, mais je dois confesser toujours jeter un oeil à la rubrique dans mon gratuit du matin, histoire de voir si les "prédictions" collent à mon humeur de l'instant. En l'occurrence, celui du jour [in 20 Minutes] m'a bien fait sourire :

Vous avez un peu la tête dans les étoiles. Peu importe, vous vous sentez bien comme cela. Continuez ainsi.


C'est ma foi une injonction dans le sens de laquelle je ne peux qu'abonder, car on ne se refait pas, rêveur un jour, rêveur toujours ! \o/

Paul

Lorsque j'ai découvert le premier teaser de Paul, je n'ai pas exactement été emballé, et pour être honnête je me suis même demandé ce que pouvait bien être cette "mxrdx" ! Oueps, carrément... Cela commençait donc assez mal. Pourtant, à la faveur de la première bande-annonce, ma perception a changé du tout au tout, ce qui m'a conduit à tenter le coup après une journée de boulot qui appelait une petite séance distractive... Et grand bien m'en prit alors car j'ai to-ta-le-ment adhéré à l'objet !

On pourrait avancer que Paul est une comédie geek par sa thématique et les références qui y sont distillées, mais cela serait à mon sens réducteur car il s'agit pour moi avant tout d'une comédie drôle à même de séduire un large public. Pourquoi ? Parce que cette bobine est excellemment bien écrite & interprétée, parce qu'elle dégage ce parfum si unique de pellicule mitonnée avec amour. A posteriori je me dis d'ailleurs que j'aurais dû anticiper cette qualité en amont car on retrouve à l'écriture le britannique duo d'interprètes principaux, Simon Pegg & Nick Frost, qui ont déjà pris part aux fameux Shaun of the Dead et Hot Fuzz.

'Fin bref, Paul a donc pour moi été placé sous le signe de la jubilation et je me vois donc obligé de vous le recommander chaudement ! \o/

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Sunday, March 20, 2011

Surréalisme Anglican

Ma lecture du Courrier International de la semaine m'a permis d'apprendre dans un article de The Independent que seuls deux pays au monde réservaient des sièges du Parlement national à des religieux. Si l'on m'avait demandé de les identifier, j'aurais probablement cherché du côté du Moyen-Orient, et de fait je n'aurais pu viser les 100% de bonnes réponses, les deux pays en question étant l'Iran et... Le Royaume-Uni ! O_o

Dans ce même article, le journaliste rapporte des propos assez sidérants de l'Archevêque de Canterbury de 1965 -l'un de la grosse vingtaine de membres de droit de la Chambre des Lords- :

"Une guerre nucléaire ne serait rien d'autre qu'une façon d'amener des millions de gens à l'amour de Dieu, avec quelques années d'avance, c'est tout."


Ca se passe de commentaires, non ? O_o Comme quoi le concours de cxnnerie de l'épiscopat mondial dans lequel concourraient récemment l'Archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois (propos 2008) et le papal Evêque de Rome Benoît XVI (propos 2009) ne date pas d'hier...

Saturday, March 19, 2011

Emplettes du Week-End Dernier


[© Ze Captain]

Deux dévédés dans cette cargaison, un film qui m'avait fait l'effet d'un coup de poing à l'époque, Fight Club, et une bobine du singulier Johnny Depp, acteur protéiforme s'il en est, qui signait sa première réalisation avec The Brave. Côté cédés, tonalité globalement folk / rock, avec Townes van Zandt (Country / Folk), Korpiklaani (Folk Metal), Black Stone Cherry (Metal Alternatif) et enfin Bukowski (sympathique découverte Rock en écoute sur borne).

Last but not least, j'ai (enfin) cédé à la tentation d'un casque audio à arceau. Cela faisait un certain temps que j'y pensais mais d'une part je n'étais pas satisfait par les finitions des modèles proposés et d'autre part leurs basses sur-amplifiées à la mode rap / techno boum boum me faisaient irrémédiablement fuir. De fait, quand la célèbre marque d'amplis de guitares a annoncé se lancer sur le créneau, mon intérêt s'est immédiatement éveillé et lorsque je me suis trouvé nez à nez avec leur premier modèle, le Marshall Major, j'ai n'ai décemment pu résister. A posteriori, force est de constater que mon instinct ne m'a point trompé et que, vu les qualités de l'objet, moins de cent euros, c'est donné ! :o)

Saturday, March 12, 2011

Guide de Survie en Territoire Zombie - Max Brooks

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été attiré par la thématique zombiesque, sans vraiment savoir pourquoi. Si j'ai profité d'un bon nombre de bobines -dont de multiples visionnages de la mythique Trilogie de Romero-, je n'avais pas encore franchi le cap dans le domaine littéraire. C'est à présent chose faite avec le Guide de Survie en Territoire Zombie de Max Brooks.

Le bouquin se présente comme un recueil du savoir empirique accumulé par les hommes depuis que la menace zombiesque se fait plus pesante. Ce parti pris original a clairement attisé ma curiosité et c'est plutôt de bon coeur que je me suis lancé dans la lecture.

L'ouvrage se structure en sept sections, et commence par introduire le phénomène zombie [Les Morts-Vivants : Mythes et Réalités (p15-p52)]. Cette entrée en matière m'a séduite car elle déborde du cadre de la mise en situation que j'ai maintes fois expérimentée tant devant ma tévé que dans mes rêveries (ou "horroreries", c'est selon ^^). L'analyse clinique du phénomène souligne ainsi un second degré que le titre de la section m'avait suggéré, et se pose en bonne encyclopédie du genre.

Changement de registre ensuite, puisqu'après la dissection scientifique, le guide sombre dans le catalogage basique [Armes et Techniques de Combat (p53-p104) // Défense (p105-p146) // Fuite / Déplacements (p147-p188) // Chasse / Nettoyage (p189-p228) // Vivre dans un Monde Envahi par les Zombies (p229-p268)] que j'ai trouvé assez laborieux. Cela m'a d'ailleurs renvoyé à ce Guide Pratique pour l'Expédition et l'Aventure dégoté dans une bouquinerie alors que j'étais ado : j'avais dépensé quelques sous pour ce bouquin sous l'injonction d'un pseudo appel à l'aventure pour rapidement me rendre compte qu'il n'avait d'intérêt qu'avec un lourd sac sur le dos en plein milieu de l'inconnu. C'est exactement la même chose pour le guide de Max Brooks dont les sections 2 à 6 ne se trouvent guère palpitantes hors invasion avérée.

Après ce long, très long, trop long passage (presque 220 pages sur 360 quand même), le bouquin s'achève sur une section de background historique [Epidémies Recensées (p269-p358)]. Bon, comment dire... A l'école, je n'étais déjà pas exactement fan des litanies historiques, du ton délesté de la moindre emphase de ces cours où l'on tentait de nous faire ingurgiter moult dates et autres évènements mineurs sans tenter de nous faire réfléchir sur les maux dont ils étaient autant de symptômes, alors retrouver cet esprit après 220 pages qui ont clairement mis ma motivation à l'épreuve, merci bien...

C'est donc quelque peu soulagé que j'ai refermé le livre une fois le dernier caractère atteint. Ce livre peut vous sauver la vie clame la quatrième de couverture... Certes oui, mais attention, il ne vous sauvera probablement pas de l'ennui...

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Nota : Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Hop, niveau "Catastrophe Naturelle" assuré ! :o)

Saturday, March 5, 2011

Black Swan

Cela fait quelques semaines déjà que je suis allé voir Black Swan, mais le souvenir de cette bobine s'est à peine étiolé, il me hante toujours comme au premier soir.

Le film prend pour cadre le prestigieux New York City Ballet et s'articule autour du personnage de Nina [Natalie Portman, impressionnante], danseuse au sein de la troupe. La jeune femme s'entraîne dur pour décrocher le rôle principal du Lac des Cygnes, entreprise d'autant plus délicate que le Maître de Ballet Thomas Leroy [Vincent Cassel] veut innover en faisant incarner le Cygne Blanc et le Cygne Noir par la même artiste. Si Nina possède une technique sans faille doublée d'élégance -ce qui sied au premier rôle-, elle pêche par un excès de rigorisme qui ne laisse transparaître la fougue sensuelle requise pour le sombre alter ego.

Sous le stimulant feu croisé de l'ambigu Leroy et de la rivale dévergondée Lilly [Mila Kunis - Raaaah cette voix en VO... <3 ], Nina parviendra à décrocher ce double rôle tant convoité, mais la jeune femme en paiera le prix fort. Son esprit se trouvera ainsi soumis à rude épreuve, tant par les exigences des ateliers du ballet que par l'étouffante emprise maternelle. Le talent d'Aronofsky a consisté ici à nous plonger dans la psyché de Nina, usant adroitement d'artifices fantastiques pour nous confronter à la violence de cet univers intérieur [les automutilations] et nous imposer son éclatante libération [la magistrale naissance du Cygne Noir sur scène].

J'en suis pour ma part ressorti tout secoué, l'un des thèmes du Lac des Cygnes tournant en boucle dans ma tête pendant un long moment, et revoyant par flashs les scènes qui venaient de défiler devant mes yeux. Une claque cette bobine donc, à voir absolument !

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Pour ceux qui se poseraient éventuellement la question "Est-il difficile de danser le lac des cygnes avec des palmes ?", voir la réponse en vidéo : là.

Friday, March 4, 2011

Instant Choux

Sonnerie de portable.
Tout un bus.
Connivence.

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Comme quoi la concision de l'esprit haikuesque se suffit farpaitement à elle-même.