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Sunday, March 3, 2013

How to Become a Parisian in One Hour - Olivier Giraud

Il y a deux semaines je suis allé voir ce One Man Show d'Olivier Giraud, dont les échos étaient très favorables, et je dois dire que je n'ai pas été déçu !

L'humoriste brocarde les parisiens et leurs habitudes -ou plutôt "travers" devrais-je dire-, mais n'oublie pas les touristes qui aussi en prennent pour leur grade, en regard notamment de leur vision éminemment idéalisée de la capitale française. Le spectacle a ceci de singulier qu'il se déroule dans la langue de Shakespeare, mais rassurez-vous, l'accent objectivement franchouillard laisse le texte facilement accessible aux spectateurs non bilingues.

J'ai beaucoup aimé l'idée de ce cours de "parisianisme pour les nuls", et je crois que tout le monde peut l'apprécier, sans distinction d'origine géographique. L'humeur est bon enfant, la salle accueille des nationalités variées, l'humoriste en est à plus de 600 représentations, et le spectacle va à compter de ce mois se jouer ponctuellement à Londres. Bref, un sympathique moment de détente, au succès mérité, que je recommande ! :o)

Friday, June 29, 2012

Plein la Vue - Théâtre de la Michodière


Nouveau retour devant les planches de la Michodière, avec un excellent placement (centré et au deuxième rang *_*) pour une pièce à 4 (+2) affichant en vedette Véronique Genest mais aussi Philippe Magnan dont le visage ne m'était pas inconnu.

Le pitch ? Véra [VG] est non-voyante de naissance. Elle a néanmoins surmonté son handicap grâce à ce nez exceptionnel qui lui procure une place de choix dans l'industrie du parfum, et donc une fortune conséquente. Cela attire bien entendu la convoitise, et son mari profite allègrement de la situation tandis qu'il la trompe. Le père de Véra [PM] n'est pas en reste, il vit également sur le dos de sa fille, tout en subissant une sorte de crise d'adolescence à la soixantaine passée. Et puis un beau jour, Véra recouvre la vue...

Vous imaginerez aisément la structure en deux parties, avant / après le recouvrement de la vue, mais probablement moins la singularité du personnage de Philippe Magnan, indéniablement la véritable star surprise de cette pièce. Certains passages impliquant ce personnage se révèlent tout bonnement hilarants, pimentant une sauce qui globalement prend plutôt bien. Pas grand chose à en dire de plus en fait, sinon que j'ai passé un bon moment.

Ah si, tout de même, sachez que depuis que j'ai vu cette pièce j'ai Fly Me to the Moon en tête... Mais avec des paroles charabia... Flaï mi tou ki mouuuune ki mouuuune... XD

Sunday, May 20, 2012

Thé à la Menthe où t'es Citron ? - Théâtre Fontaine

Humeur théâtrale oblige, j'ai de nouveau mis les pieds dans l'un de ces temples du spectacle vivant pour me délecter de cette pièce qui a reçu le Molière 2011 de la meilleure pièce comique, gage de qualité s'il en est.

Thé à la Menthe où t'es Citron ? met en scène une troupe de comédiens à la veille de la première représentation de leur pièce, un vaudeville classique sur le papier, le problème étant qu'ils forment une belle équipe de bras cassés. Du jeune premier niais fils du producteur à l'acteur emphatique qui s'y croit un peu trop en passant par le metteur en scène que personne ne comprend et j'en passe, aucun n'est là pour rattraper l'autre... Et quand arrive le soir de la première, c'est catastrophe sur catastrophe... Pour notre plus grand plaisir !

Ayant dépassé la 500e, le spectacle est évidemment rodé et les effets comiques bien huilés. Il débute en douceur, provoquant tout de même assez rapidement les premiers rires aux éclats, puis va crescendo jusqu'au final. La performance des comédiens m'a semblé remarquable non seulement en raison du bon moment que j'ai passé pendant le spectacle, mais également en regard de la mise en abîme de la pièce dans la pièce : ne pas s'emmêler les pinceaux entre les deux niveaux et interpréter de façon crédible de mauvais acteurs demande ainsi à l'évidence du talent.

Rien à redire au niveau de la mise en scène, dynamique, et qui bénéficie de quelques évènements originaux rendus possible grâce au sujet [réglages son / lumière, incidents lors de la première]. 'Bref, il s'agit d'une pièce très aluminium [XD], qui se joue en ce moment au Théâtre Fontaine, et que je vous recommande chaudement en tant que bon remède à la morosité ambiante ! :o)

Tuesday, May 15, 2012

Le Bourgeois Gentilhomme - Théâtre de la Porte Saint-Martin

Cela faisait un certain temps que je n'étais pas allé au théâtre [pas depuis Une Semaine Pas Plus en fait], et c'est donc avec plaisir que je me suis rendu il y a quelques jours au Théâtre de la Porte Saint-Martin pour assister à l'une des représentations du Bourgeois Gentilhomme avec François Morel en tête d'affiche.

Il s'agissait d'une première car cette pièce de Molière se trouve être une comédie-ballet, mélangeant théâtre, danse et musique et que je n'en avais jamais vue. J'ai trouvé le cocktail assez surprenant, divertissant, mais l'ensemble m'a semblé un peu inégal. J'ai ainsi eu quelques difficultés à rentrer dans la pièce, à réagir favorablement au jeu des acteurs, et je n'ai paradoxalement pas beaucoup ri avec les bons mots. J'aurais probablement pour cette partie préféré une production plus classique.

Ceci étant, j'ai beaucoup apprécié les passages musicaux joués par l'orchestre de chambre présent sur scène, ainsi que les séquences chorégraphiées, telle le sacre Mamamouchi de M.Jourdain. Les décors présents sur scène à ces instants m'ont fait penser à ces décors de cinéma de Georges Méliès que l'on a pu récemment savourer dans l'hommage rendu par Martin Scorsese dans son récent Hugo Cabret, et je me suis plusieurs fois imaginé le Roy assistant à la représentation depuis une table de banquet installé au-devant.

A posteriori il m'en reste un souvenir plutôt agréable, notamment grâce au final en apothéose. C'est d'ailleurs de bon coeur que j'ai applaudi aux multiples rappels. Néanmoins, je ne suis pas certain que je recommanderais cette pièce, je me contenterais de dire que l'expérience n'est pas inintéressante. A noter que si d'aventure vous deviez avoir envie de vous laisser tenter, les représentations s'arrêtent il me semble à la fin du présent mois de mai !

Friday, July 15, 2011

Une Semaine Pas Plus - Gaîté Montparnasse

Après l'expérience réussie au Palais des Glaces avec Le Carton, je me suis mis en quête d'une nouvelle pièce à me mettre sous la dent, et par un coup du hasard -qui parfois oeuvre plutôt bien- je n'ai pas tardé à tomber devant une affiche prometteuse puisqu'elle annonçait le retour du combo auteur / metteur en scène du Carton, Clément Michel et Arthur Jugnot. C'est ainsi que je suis allé voir Une Semaine Pas Plus à la Gaîté Montparnasse.


[© Ze Captain]

Dans le couple formé par Paul & Sophie, tout va pour le mieux, du moins en apparence. Elle, amoureuse et dévouée, lui, trop lâche pour avouer qu'il ne supporte plus sa moitié et souhaite rompre. Paul déploie alors un stratagème retors : il contraint Martin, son meilleur ami, de feindre la dépression post-décès maternel et à venir s'installer chez lui, espérant que ce temporaire ménage à trois aura raison de son couple... Mais les choses ne se passent (fort heureusement) pas comme prévu...

Voilà pour le pitch. Concernant le rendu scénique, ma perception reste assez mitigée. En premier lieu, si la mise en scène occupe l'espace elle se révèle bien moins dynamique que celle du Carton. Peut-être faut-il y voir un effet de la chute du nombre de protagonistes. Certes. Ensuite, le développement m'a semblé poussif, le jeu parfois approximatif, et l'écriture un peu trop retenue (plus de sourires que de rires à gorge déployée), le bât blessant en l'absence d'instants de folie pure -excepté quand l'ami Martin pète un câble-...

Ayant assisté à l'une des premières représentations (deuxième ou troisième jour si je ne m'abuse), je me demande si la pièce ne manquait pas de maturité, si elle n'avait pas besoin d'une petite période de rodage et d'ajustements... Peut-être, ou pas. Bon, pour rendre à César ce qui lui appartient, je ne dirais pas que j'ai passé un mauvais moment, je me contenterais de placer cette pièce en deçà de sa grande soeur Le Carton que je vous recommande une nouvelle fois très chaudement !


[© Ze Captain]

Sunday, June 26, 2011

Le Carton - Palais des Glaces

En fin d'année dernière, j'avais malheureusement loupé cette pièce -Le Carton- dont les échos étaient si bons. Aussi, quand mon regard a intercepté une affichette dans le métro signalant une reprise, je me suis fait un devoir de ne pas une seconde fois me faire avoir, et j'ai donc eu le plaisir d'en profiter à la fin du mois dernier.


[© Ze Captain]

Dans un appartement en désordre, Antoine dort en vrac sur son lit. Le téléphone sonne. Au bout du fil, son propriétaire, pour l'état des lieux prévu l'après-midi même. Un déménagement à organiser en urgence, des amis à convier pour dégager le plancher de façon express. Heureusement pour Antoine, ses proches sont plutôt serviables, et ils ne tardent pas à arriver les uns après les autres, avec comme de bien entendu des histoires (pas si) personnelles qui ne manqueront pas de provoquer quiproquos et autres rebondissements...

Au total, sept protagonistes qui se croisent, se cachent, se dévoilent, avec un rythme constant, secret de ces comédies de boulevard que j'apprécie. Les répliquent fusent, les situations s'enchaînent sans fausse note, le tout soutenu par une mise en scène dynamique qui occupe l'espace et des comédiens qui s'amusent visiblement. Mention toute particulière au "fêtard", Djamel Mehnane si je ne m'abuse, dont l'entrée sur scène -pour ne citer qu'elle- vaut le détour.

'Fin bref, tout ça pour dire que j'ai été emballé (ahah) par cette comédie trépidante qui se joue au Palais des Glaces (Paris X) jusqu'au 27/08 prochain. Si vous appréciez le genre et cherchiez une idée de sortie, n'hésitez pas ! :o)


[© Ze Captain]

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Nota : Pensez à BilletRéduc.com !

Sunday, February 20, 2011

Et Si On Simplifiait... - Théâtre Laurette

Au début de l'année, après avoir profité de la pièce A Deux Lits du Délit au Théâtre de la Michodière, je suis allé voir une production à dimension plus humaine, Et Si On Simplifiait..., au Théâtre Laurette (Paris X).


[© Ze Captain]


L'environnement tranchait sensiblement avec celui de mon spectacle de réveillon : ici, point d'orchestre, corbeille, balcons, juste une petite salle d'une cinquantaine de places, avec estrade d'un côté et planches de l'autre. Même sort pour la logistique, réduite au minimum, les deux comédiens se chargeant eux-mêmes de l'accueil.

Le spectacle a débuté sans traîner, et voir les deux êtres changer de casquette comme si de rien n'était pour se métamorphoser en leurs personnages respectifs avait un petit côté surréaliste. Ou magique. Le genre de sensation que l'on ne peut ressentir que dans les petits établissements de quartier.

La pièce s'articule autour de notre belle langue et des maltraitances que l'époque lui inflige. Elle oppose un grammairien (plus ou moins) de renom, Nestor, à son assistante de la génération SMS, Gwendoline. Cette dernière ne jure que par le correcteur orthographique de Word (Souriez, c'est cela, souriez ! ;p) et le moteur de recherche Google, ce qui a le don d'exaspérer (à juste titre) son patron. Toutefois, à la faveur d'un retournement de situation inattendu, la jeune femme verra son rêve de réforme orthographique prendre corps avec le soutien contraint d'un Nestor tout dépité...

Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre et je dois reconnaître ne pas avoir trop vu le temps passer, réagissant plutôt positivement aux échanges entre ces deux personnages. Le texte présenté est original, il fait réfléchir, sourire, mais n'emporte pas non plus aux éclats. Le divertissement est là bien que le rythme soit inégal et le jeu parfois un peu trop appuyé, cela restant toutefois gérable eu égard à la durée clémente de la pièce (~1h).

Ceci étant, je suis ressorti globalement satisfait de l'expérience, déposant de fait de bon coeur une obole à la fin de la représentation qui se jouait "au chapeau" (pas de droit d'entrée mais don à discrétion en fonction de l'enthousiasme à la sortie), et pour ceux qui voudraient tenter la chose, elle se joue encore tous les samedis soir d'ici à fin mai.



Fond Sonore : Once, Bande Originale [Extrait : Falling Slowly]

Sunday, January 9, 2011

A Deux Lits du Délit - Michodière

Histoire de varier les plaisirs, j'ai entamé avec le dernier Réveillon du Nouvel An un cycle théâtre qui je l'espère se révèlera assez long. J'ai beau adorer le cinéma, notamment l'instant magique où les lumières de la salle s'éteignent, il lui reste deux faiblesses évidentes -spontanéité et proximité humaine- que le théâtre a à son avantage. Pourtant, je n'ai durant la dernière décennie absolument pas profité de la profusion de spectacles de scène qui s'offraient à moi en la Capitale, plus par manque d'habitude que par manque d'envie... Mais je compte bien me rattraper cette année !


[© Ze Captain]


J'ai donc inauguré cette saison par une pièce jouée au Théâtre de la Michodière (Paris II), A Deux Lits du Délit. Mon placement s'est révélé plutôt bon, au niveau de ce premier balcon que j'affectionne avec sa vue plongeante sur la scène, peut-être un peu trop sur le côté, sans toutefois que cela ne se révèle foncièrement problématique. A noter qu'à mon sens la réservation d'une place ne doit dans la mesure du possible s'opérer qu'après avoir repéré les lieux, ne serait-ce que virtuellement au moyen des infos pêchables sur la toile. Il convient de prendre particulièrement garde aux tarifs les plus petits, parfois situés en deuxième ou troisième balcon (au-delà des projos à la Michodière), voire collés contre un mur qui jouxte la scène ou cachés derrière un poteau... Il va sans dire que dans ces conditions le plaisir ne peut qu'être sérieusement atténué...

Pour en revenir au spectacle, la présente pièce se base sur une thématique classique (un hôtel / deux couples d'amants / un réceptionniste intérimaire magouilleur) et un scénario simple, mais sa force réside en la qualité de la mise en scène et le dynamisme des cinq comédiens. L'espace de la modeste scène m'a ainsi donné l'impression d'être très bien exploité, le barycentre de l'attention se déplaçant sans cesse de l'une des sections à l'autre. Il m'a parfois semblé noter de petites touches d'improvisation ainsi qu'un léger ripage de tirade, mais c'est dans ces instants que l'on apprécie la sensation de direct et le talent des comédiens à enchaîner sans rien laisser paraître hormis un sourire ou un regard complice.

L'ensemble est enlevé, les 1h35 de spectacle passent comme une lettre à la Poste, j'ai souri en permanence et à quelques reprises j'ai même eu les larmes aux yeux : à la sortie de la pièce je me sentais si bien que j'avais envie de sauter partout ! Il va donc sans dire que je vous conseille éminemment de profiter de ce spectacle tant qu'il est encore à l'affiche ! :o)



Fond Sonore : The Beatles - 1967-1970 [Extrait : Penny Lane]

Saturday, October 7, 2006

Quel Emmerdeur!

Une petite semaine de passée et pas vraiment d'amélioration en vue : il semblerait même que mon petit coup de froid carabiné prennent chaque jour un peu plus ses aises. Espérons toutefois qu'il ne survivra pas au feu de l'artillerie lourde antibiotique auquel il est soumis depuis une dizaine d'heures, car dans le cas contraire je commencerais sérieusement à m'inquiéter pour mon avenir... Afin de maximiser mes chances de survie, n'hésitez surtout pas à m'envoyer vos bonnes ondes... A vot' bon coeur M'sieurs Dames!

Si j'ai un temps hésité à sortir cet après-midi, de peur d'aggraver encore un peu plus mon état, je me suis finalement décidé : je ne pouvais décemment pas ne pas aller voir cet Emmerdeur de Veber pour lequel j'avais pu dégoter une place de première catégorie à un prix défiant toute concurrence.

A l'entrée dans ma loge, j'ai immédiatement eu confirmation de mon bon placement : je bénéficiais d'une vue dégagée et légèrement plongeante sur la scène, un peu comme pour le spectacle d'Arturo il y a deux ans. La pièce s'est ensuite révélée agréablement divertissante, portée par un Berry et un Timsit évidemment complices. C'est carré, bien mis en scène, bien enlevé, même si la mise en place est peut-être un peu longue. M'enfin bon, ce qui compte c'est que j'ai passé un bon moment et que je suis ressorti du théâtre avec le sourire. Rien que pour ça, je vous recommande chaudement cette pièce, qui se joue au Théâtre de la Porte Saint-Martin jusqu'à fin 2006.

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion

Wednesday, November 10, 2004

Splendido !

Arrivé un peu en avance (20h00 pour 20h30), je monte les escaliers pour atteindre la corbeille et découvrir que je suis idéalement placé : ma vue sur la scène est légèrement plongeante, personne ne me gêne. 20h30, les lumières s'éteignent, Arturo entre en scène.

Son spectacle s'articule autour de la redécouverte de souvenirs d'enfance dans le grenier de la maison familiale qu'il doit vider. Chaque accessoire, chaque photographie lui donne un prétexte pour nous faire voyager dans ses souvenirs. Les séquences s'enchaînent de façon très fluide pour nous servir un agréable cocktail de théâtre, de poésie, d'humour, de transformisme, d'illusions et d'ombres chinoises... Un cocktail savamment dosé qui fait de ce spectacle très riche une indéniable réussite.

Arturo Brachetti se produit à Mogador (Paris) jusqu'au 8 janvier prochain.

Fond Sonore : John Trudell, Bone Days