Sunday, February 20, 2011

Et Si On Simplifiait... - Théâtre Laurette

Au début de l'année, après avoir profité de la pièce A Deux Lits du Délit au Théâtre de la Michodière, je suis allé voir une production à dimension plus humaine, Et Si On Simplifiait..., au Théâtre Laurette (Paris X).


[© Ze Captain]


L'environnement tranchait sensiblement avec celui de mon spectacle de réveillon : ici, point d'orchestre, corbeille, balcons, juste une petite salle d'une cinquantaine de places, avec estrade d'un côté et planches de l'autre. Même sort pour la logistique, réduite au minimum, les deux comédiens se chargeant eux-mêmes de l'accueil.

Le spectacle a débuté sans traîner, et voir les deux êtres changer de casquette comme si de rien n'était pour se métamorphoser en leurs personnages respectifs avait un petit côté surréaliste. Ou magique. Le genre de sensation que l'on ne peut ressentir que dans les petits établissements de quartier.

La pièce s'articule autour de notre belle langue et des maltraitances que l'époque lui inflige. Elle oppose un grammairien (plus ou moins) de renom, Nestor, à son assistante de la génération SMS, Gwendoline. Cette dernière ne jure que par le correcteur orthographique de Word (Souriez, c'est cela, souriez ! ;p) et le moteur de recherche Google, ce qui a le don d'exaspérer (à juste titre) son patron. Toutefois, à la faveur d'un retournement de situation inattendu, la jeune femme verra son rêve de réforme orthographique prendre corps avec le soutien contraint d'un Nestor tout dépité...

Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre et je dois reconnaître ne pas avoir trop vu le temps passer, réagissant plutôt positivement aux échanges entre ces deux personnages. Le texte présenté est original, il fait réfléchir, sourire, mais n'emporte pas non plus aux éclats. Le divertissement est là bien que le rythme soit inégal et le jeu parfois un peu trop appuyé, cela restant toutefois gérable eu égard à la durée clémente de la pièce (~1h).

Ceci étant, je suis ressorti globalement satisfait de l'expérience, déposant de fait de bon coeur une obole à la fin de la représentation qui se jouait "au chapeau" (pas de droit d'entrée mais don à discrétion en fonction de l'enthousiasme à la sortie), et pour ceux qui voudraient tenter la chose, elle se joue encore tous les samedis soir d'ici à fin mai.



Fond Sonore : Once, Bande Originale [Extrait : Falling Slowly]

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