Thursday, February 10, 2011

Les Chemins de la Liberté

1940, Sibérie, un Goulag comme tant d'autres. Les conditions de (sur)vie sont rudes, les hommes marqués par le lieu. Le film retrace l'histoire -avec plus ou moins d'exactitude- d'un groupe de prisonniers qui se sont fait la malle et qui ont à pied traversé la Sibérie, la Mongolie, la Chine, pour enfin échouer en Inde.

La caméra de Peter Weir suit le périple de ces hommes en effectuant de régulières ellipses qui donnent l'impression d'une juxtaposition de tableaux. Soit. Les images sont magnifiques, les acteurs convaincants [Colin Farrell évidemment] mais j'ai eu du mal à ressentir de l'empathie pour ces pauvres hères en quête d'un improbable salut.

La petite troupe ne semble jamais réellement souffrir de la faim et les milliers de kilomètres se montrent relativement cléments vis à vis des extrémités distales de leurs membres inférieurs. Les podo-bobos se trouvent bien évoqués ponctuellement mais en regard de l'équipement pas vraiment adapté à la marche forcée sur longue distance la réalité a dû être bien pire... Ces détails entament la crédibilité du périple, mais je m'en serais accomodé si la bobine avait exhalé un semblant de souffle épique. Ce qui n'est pas le cas, malheureusement.

Je suis donc ressorti de cette séance avec une impression mitigée, pas désagréable, mais pas totalement emballé non plus. Les Chemins de la Liberté, à voir, ou pas.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Bernard Lavilliers, Histoires [Extrait : On the Road Again]

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