Friday, September 29, 2006

Et si...

Parfois il m'arrive de regarder en arrière et de me demander ce qu'aurais bien pu être ma vie si j'avais fait tel ou tel choix plutôt que tel autre. Dans la majorité des cas, son ossature reste la même, articulée autour d'un boulot relativement confortable et sécurisant, mais de temps en temps j'examine des alternatives un peu plus exotiques.

Si j'avais poursuivi dans la voie que je m'étais fixée au tout début de l'école primaire, j'aurais été rechercheur sous-marin. Ben oui, rechercheur, quelqu'un qui recherche quoi, et sous-marin parce que sous la mer il y a plein de galions échoués remplis d'or. Sisi, je vous jure, pareil que dans les dessins animés. Mais rapidement, j'ai compris que plonger n'était pas aussi trivial et sans danger que dans les films, alors j'ai renoncé. Et puis de toute façon, la plongée, dans le fin fond de la campagne normande...

Si je n'avais pas posé ma plume au beau milieu de mon adolescence, si je ne m'étais pas convaincu que pour faire du cinéma, il fallait avoir eu la chance de naître dans le milieu, j'aurais sans doute trouvé moyen de dégoter une Super 8 pour expérimenter quelques mises en images, explorer d'audacieuses utilisations des focales et révolutionner l'univers du montage. Peut-être aurais-je même suivi une trajectoire semblable à celle de Peter qui, ne l'oublions pas, a lui-même commencé avec un bon gros gore amateur bricolé le week-end entre potes...

Si enfin j'avais cédé aux sirènes du Blues - qui forme toujours le coeur de ma culture musicale - quand je l'ai découvert au lycée, j'aurais apprécié les joies de la six cordes à une époque où j'avais le temps de la travailler et accessoirement d'assouplir mes doigts. J'aurais repris les standards du Blues Rock, de la Country du Bayou, du Root Blues, j'aurais exploré de nouveaux genres connexes, découvrant et affinant mon propre style, j'aurais écumé les clubs de la région pour finir sur les scènes parisiennes les plus prestigieuses avant d'aller me faire un nom sur Beale Street. Je n'aurais bien sûr au passage pas manqué de me faire quelques petits trips métalliques, répondant présent aux sollicitations de mes pairs pour livrer quelques joutes d'anthologie...

Oué, je crois que je me serais vraiment bien éclaté si j'avais été Guitar Hero!



Fond Sonore : Rhapsody, Power of the Dragon Flame

Saturday, September 16, 2006

Awakening

En m'endormant hier soir, alors qu'un agréable courant d'air frais caressait mon corps dénudé et que Chris Rea s'en allait sur la Route de l'Enfer, mon esprit a entrepris de vagabonder...

Il s'est d'abord immergé dans l'univers des Pirates des Caraïbes, me faisant écumer les Sept Mers à la gouverne de mon redoutable navire custom, avant de me nommer Capitaine Corsaire combattant inlassablement l'injustice Humanoïde. Puis, à la faveur d'un atterrissage sur une planète inhospitalière, je suis devenu Rôdeur du Nord traquant les éclaireurs de l'armée du Mordor, avant de me voir Shérif de l'Espace pourchassant les plus retors Cerexs de la galaxie. Je me suis ensuite glissé dans la peau d'Indiana Navarre, à la poursuite d'un Talisman Sacré qui, s'il tombait entre de mauvaises main, ne pourrait que conduire le monde à sa perte...

Et là, un élément extérieur - bruit/odeur allez savoir - a sorti mon esprit de son cheminement fantasmatique...

Petit à petit j'ai repris conscience de mon environnement, de mon appartement, de la ville qui m'entourait, de ma vie somme toute banale et pas trépidante pour un sou. Et le sourire qui ornait mon visage s'est évanoui.

Je me suis souvenu de ce quotidien aliénant, de cette vie assommante, de la vanité de l'existence, tout ca. Et je me suis senti triste.

Triste parce que je suis prisonnier d'une réalité qui n'est pas à la hauteur des mille et un univers qui coexistent en permanence dans mon esprit. Je vois des réalités alternatives, mais qui jamais ne se confondent avec la mienne. Aucun bus n'a jamais soudainement pris son envol, aucun astronef n'a jamais pointé le bout de son design futuriste alors que je scrutais désespérément les nuages, aucun personnage étrange ne m'a jamais remis une lettre énigmatique donnant accès à un quelconque monde féérique... Jamais je ne serais Rôdeur du Nord, Capitaine Corsaire, Shérif de l'Espace ni même chasseur de reliques.

Je suis d'une certaine façon comme un Peter Pan sans son Neverland.

Qu'y faire?

Je pourrais remettre en marche la machine à illusion, oublier tous ces rêves, mais cela ne serait guère satisfaisant. Je pourrais en revanche redevenir acteur de ces univers, reprendre cette plume bien trop longtemps délaissée, déterrer ce classeur caché dans la demeure familiale et concrétiser l'un des nombreux projets qui y sommeillent depuis des années, voire des décennies... Oui, c'est certainement dans cette voie que je devrais m'engager. Qui sait, peut-être mon destin sera-t-il semblable à celui de JK.Rowling? Peut-être accoucherais-je du nouvel Harry Potter! Aller, soyons donc optimiste! A moi la plume, l'encre et le papier... A moi les millions!

[NdC: Oui, je sais, je peux toujours rêver... Mais n'est-ce pas là le propre des rêveurs?]

Fond Sonore : Creedence Clearwater Revival, Best Of

Monday, September 11, 2006

Mouche

Irak, de nos jours. Un homme gît à terre, blessé. Un Marine le vise, tire à côté, vise à nouveau, l'achève. L'acte est déjà condamnable en lui-même, mais les exclamations de satisfaction, comme s'il s'agissait d'un simple carton à la foire, le rendent encore plus écoeurant...

Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, The Essential

Saturday, September 9, 2006

To Speak or not to Speak

Le monde se globalise, les cultures s'entremêlent, les hommes communiquent... Enfin ils tentent de le faire tant bien que mal au moyen d'une langue qui n'est pas forcément la leur mais qui s'est imposée comme le standard international incontournable : l'anglais - ou le globish c'est selon.

Ce que j'apprécie dans cette langue, c'est sa relative simplicité et sa souplesse. La concordance des temps est très facile à assurer - il n'y en a pas -, la conjugaison ultra régulière et le vocabulaire en perpétuelle évolution. Vous voulez envoyer un courrier via le célèbre coursier? Pas de problème, inventez to fedex! Vous voulez photocopier? Pas de soucis, to xerox est là! Pas facile dans ce contexte de maintenir notre vocabulaire à jour me direz-vous. Certes vous répondrais-je mais ne vous inquiétez pas car Word Spy veille pour nous : ce weblog traque en effet au jour le jour l'apparition des néologismes dans la langue de Shakespeare, et compile toutes ses trouvailles en précisant leur sens et leur contexte d'emploi.

Si de nouveaux mots apparaissent tous les jours, il ne faut pas oublier les valeurs sûres, tel ce bon vieux get qui associé à différentes particules s'avère assez passe-partout. Un message à faire passer? Il y a certainement un get machin qui convient! Gloire à ce véritable couteau suisse linguistique!

Dans un autre registre certes, mais tout aussi célèbre, on ne peut passer à côté du mot de la langue anglaise qui est certainement le plus usité quotidiennement... Je veux bien sûr parler du seul, de l'unique, de l'inimitable fuck. Si vous n'êtes pas au fait de toutes les possibilités d'expression qu'il vous offre, je vous suggère de prendre connaissance de ce petit exposé fort instructif :



Bon tout ca c'est bien beau, l'anglais est une langue universelle, globale, relativement facile d'emploi tout ca, mais bon, l'anglais est avant tout une langue vivante et en tant que telle, elle est utilisée à l'oral. Et c'est là que ca se gâte... Parce qu'avoir les notions théoriques de base, ca ne suffit pas forcément à se faire comprendre et à comprendre son interlocuteur, reste encore à avoir une prononciation intelligible et une oreille bien entraînée...



Améliorer sa prononciation et affûter ses oreilles nécessite une pratique assidue de la langue anglaise... Mais à l'examen de certaines statistiques, on peut se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle...




Fond Sonore : New York Dolls, One Day it will Please Us to Remember even This

Monday, September 4, 2006

C'est dit!

Doc Gynéco en réponse à un journaliste qui lui demandait s'il ne servait pas de caution à Sarkozy après les émeutes en banlieue de la fin 2005 :

Les banlieusards? C'est des clowns. Ils sont choqués de se faire traiter de racailles, mais faut voir comment ils se parlent entre eux tous les jours. "Comment tu vas..." vous connaissez la suite.

(Nota: Les propos sont retranscrits de mémoire. Si j'ai un doute sur les mots exacts employés après le "mais", l'idée est là.)

Il n'a pas tort le Doc... Je dois vous avouer qu'à chaque fois que j'entends une gamine traiter ses copines de s_a_l_o_p_e_s ou autres p_u_t_e_s à tout bout de champ, j'ai comme un pincement dans la section langagière de mon cerveau. A croire que les mots sont complètement vidés de leur substance...

Fond Sonore : Buddy Guy, Sweet Tea

Friday, September 1, 2006

BlogDay 2006

Ooops, la Fête des Blogs avait lieu hier semble-t-il, je l'avais complètement zappée! Bon, ce n'est pas grave, ce qui compte c'est l'intention comme on dit, alors honorons donc les blogs aujourd'hui en vous invitant à partir à la découverte de cinq univers que vous ne connaissez peut-être pas encore :

* 404 Brain Not found * => Pour un regard alternatif sur l'actualité.

* LeJapon.fr * => Pour voir le Japon autrement.

* Eric'n'Roll * => Pour le plaisir des oreilles.

* Inside the USA * => Pour appréhender différemment les USA.

* The Superficial * => Pour les potins mondains - le complément indispensable de Go Fug Yourself.

Bonnes découvertes!

Fond Sonore : Iron Maiden, Killers