Sunday, March 23, 2014

300 - La Naissance d'un Empire

A la sortie du 300 de Zack Snyder sur grand écran, je ne lui avais pas donné sa chance, j'avais attendu sa diffusion tévé pour me rattraper, regrettant alors de ne l'avoir point visionné plus tôt. Je ne pouvais donc cette fois que me rendre en salle obscure pour le second volet, en dépit du changement de réalisateur.

Ce 300 2 (ou plus logiquement 301 mais ceci est un autre débat), conserve un visuel proche de celui de son prédécesseur, mais m'a semblé moins captivant. Il pèche à mon sens par de régulières cassures de rythme dans les séquences à dialogues (si si il y en a).

D'un point de vue narratif, la bobine prend temporellement place en parallèle des évènements des Thermopyles, sous l'angle de vue Athénien, montrant l'émergence de l'unité grecque au-delà du principe des cité-guerrières. Si cette idée est intéressante, il ne faut toutefois pas s'y tromper, l'aspect historique n'est guère qu'un prétexte à une démonstration visuelle somme toute bourrine.


[© Warner Bros. GmbH]

Le film repose selon moi avant tout sur le personnage d'Artemisia [Eva Green], furieusement badass, à tel point d'ailleurs que la bobine pourrait être renommée 300 - Wrath of Artemisia. A bien y repenser, c'est essentiellement là ce qu'il me reste de cette séance deux semaines plus tard, le héros athénien étant pour sa part bien moins charismatique que son prédécesseur spartiate.

'Fin bref, tout ça pour dire que 300 - La Naissance d'un Empire a constitué un divertissement assez distrayant, certes imparfait, mais néanmoins plaisant. Oueps, farpaitement !

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Un Eté à Osage County

Lorsque le patriarche de la famille Weston disparaît subitement, ses enfants reviennent au domicile familial situé dans le nord de l'Oklahoma. Cette réunion va évidemment raviver les non-dits, somme toutes banals, dans lesquels chacun pourra trouver trace des siens.

La situation familiale devient vite explosive dans cette chaude atmosphère estivale, et Meryl Streep sort objectivement du lot dans son rôle de mère névrosée accroc aux antidépresseurs, lequel aurait pu (Dû ?) lui valoir de ravir l'Oscar de la Meilleure Actrice à Cate Blanchett [obtenu pour sa performance dans Blue Jasmine].


[© Wild Bunch Distribution]

Cet Eté à Osage County dégage un côté authentique dans sa description de la cellule familiale en crise, l'aura de certains interprètes [Chris Cooper / Julia Roberts] y étant pour beaucoup. Pour le reste, la bobine manque un chouille d'envergure dirons-nous, elle s'appuie un peu trop sur les épaules de Meryl Streep [au demeurant excellente comme je le disais plus haut], il lui manque un je-ne-sais-quoi pour en faire quelque chose de véritablement notable.

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Friday, March 21, 2014

The Grand Budapest Hotel

Les livraisons de Wes Anderson [Moonrise Kingdom, Fantastic Mr. Fox, La Vie Aquatique] sont autant de singulières pépites que j'attends à chaque fois avec une impatience non feinte. The Grand Budapest Hotel n'a fort heureusement pas fait exception à la règle, et je m'en suis délecté comme d'une gourmandise provenant de l'atelier d'un pâtissier raffiné.

Ce film m'a fait l'effet d'un ballet dynamique, à la chorégraphie bien huilée, les artistes entrant / sortant sans cesse de scène. Le côté foutraque en trompe-l'oeil captive, la galerie de personnages impressionne [Ralph Fiennes / Mathieu Amalric / Adrien Brody / Willem Dafoe / Jeff Goldblum / Harvey Keitel / Jude Law / Bill Murray / Edward Norton / Jason Schwartzman / Léa Seydoux / Tilda Swinton / Tom Wilkinson / Owen Wilson - Pas mal non ?], et l'on ne peut que se laisse porter.


[© 20th Century Fox]

Si vous avez apprécié les précédentes réalisations de Wes Anderson, il serait surprenant que celle-ci vous déroute, si vous ne connaissez pas, ce Grand Budapest Hotel me semble une bonne porte d'entrée dans son univers... En résumé, vous y allez quand ? :o)

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Thursday, March 20, 2014

La Grande Aventure Lego

Dans le genre réjouissance absolument inattendue, cette Grande Aventure Lego se pose bien ! J'y suis allé à la faveur d'un réveil assez matinal il y a une dizaine de jours, un peu la fleur au bout du fusil, et ma surprise a été à la mesure de mon absence d'attentes.

Cette production présente un agréable côté régressif, elle part un peu dans tous les sens, glissant deci delà de sympathiques clins d'oeil, et possède la rare qualité de ne pas trop se prendre au sérieux. Ce faisant, elle brille par une réalisation absolument carrée, le divertissement est maîtrisé de bout en bout, et la sortie de la projection se fait le sourire aux lèvres. What else ?!? :o)

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Wednesday, March 19, 2014

Only Lovers Left Alive

Le mythe vampiresque est revenu sur le devant de la scène ces derniers temps, au travers de productions plus ou moins heureuses, dont les bluettes à destination des adolescents que sont les Twilight. Si je ne suis pas exactement fan de ces derniers, je leur reconnais néanmoins d'avoir contribué à générer une dynamique au sein de laquelle il ne restait qu'à discerner le bon grain de l’ivraie.

La perle statistiquement attendue provient de l'univers du singulier Jim Jarmusch [Broken Flowers, Ghost Dog, Dead Man], au travers d'un retour aux sources fort bienvenu. Le réalisateur met ici en scène deux descendants de Caïn [Adam - Tom Hiddleston / Eve - Tilda Swinton], amants vivant en reclus à des milliers de kilomètres de distance, subsistant tant bien que mal dans un monde moderne dont le sens leur échappe.


[© Pandora Film - Exoskeleton Inc.]

La lancinante musique underground d'Adam donne à la bobine une sympathique aura hypnotique, elle souligne le charme romantique certes désuet mais néanmoins séduisant de la pellicule. La froide beauté de Tilda Swinton se trouve ici magnifiée, elle rayonne d'un blanc éclat absolument singulier.


[© Pandora Film - Exoskeleton Inc.]

En bref, j'ai retrouvé dans cet Only Lovers Left Alive le vampirisme que j'apprécie, oscillant entre états romantique et dépressif. Une bien agréable surprise, merci M. Jarmusch !

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