Sunday, December 30, 2007

Et (malheureusement) la Lumière Fut !

Je ne sais pas si je fais une fixation, mais il me semble que plus les années passent, plus maisons individuelles disparaissent sous des tonnes de décorations diverses et variées au moment de Nowel. La responsabilité en incombe certainement à ces municipalités inconscientes qui organisent des concours - certains oubliant alors tout sens esthétique au profit de la surenchère lumineuse - et à ces foirfouilles qui proposent souvent des objet douteux à des prix défiants toute concurrence.

Je ne dis pas que tous les agencements sont systématiquement laids, certains pouvant même être relativement harmonieux, mais force est de constater que ceux-ci ne sont pas légion. Dans nos contrées, on a généralement droit à des compositions qui tiennent plus de la Jacky's Touch que d'autre chose...

On pourra toujours se plaindre que l'Esprit de Nowel brille pas son absence en cette sainte période, mébon il faut le comprendre aussi, il doit prendre peur quand il tombe sur ça le pauvre ! Et quand on voit la marge de progression qu'ont nos concitoyens dans cet exercice d'illumination, j'ai comme dans l'idée qu'on n'est pas prêt de le revoir...

Maison de Noël via Koreus

Maison de Noël 2006 via Koreus

Personnellement, ça me laisse sans voix...

Fond Sonore : Aerosmith, Big Ones

Thursday, December 27, 2007

World of Watching(you)

Je me suis toujours refusé à tester World of Warcraft car ce jeu présente un fort potentiel addictif... Et j'ai comme qui dirait déjà largement mon compte d'addictions ! Ne reculant toutefois devant rien pour parvenir à me faire croquer le e-fruit défendu, Blizzard a décidé d'offrir la possibilité à la Terre entière de plonger gratuitement dans l'univers de WoW pour une petite dizaine de jours.

Fort comme un roc en toc, j'ai bien évidemment répondu positivement à leur appel du pied en entreprenant de m'inscrire sur leur site. Mais voilà, dès la première page, mes yeux sont tombés sur des conditions d'utilisations qui m'ont fait tiquer :

Dans le but d’offrir à tous les utilisateurs une même opportunité de jouer à World of Warcraft dans un environnement exempt de triche, nous tenons à vous informer que World of Warcraft exerce une surveillance sur l’ordinateur que vous utilisez pour accéder au jeu (sic). World of Warcraft recherchera des programmes tiers non autorisés fonctionnant simultanément avec World of Warcraft, au moyen d’inspections limitées de votre ordinateur.

En cochant cette case, vous reconnaissez à Blizzard le droit de procéder à de telles inspections. Si vous n’acceptez pas ces termes et refusez à Blizzard ce droit, il ne vous sera pas possible de souscrire un compte pour jouer à World of Warcraft.

[Source]

Ben voyons, Big Blizzard is watching us, et la marmotte...

Fond Sonore : Michael Jackson, The Ultimate Collection

Sunday, December 16, 2007

Mé Keskédit ?

L'Election de Miss France, c'est un peu comme le Concours de l'Eurovision, ça t'en touche une sans faire bouger l’autre comme dirait Milou. S'il y avait des coups d'éclat ou des gaffes en pagaille, l'extrémité d'un sourcil pourrait éventuellement se soulever d'intérêt, mais force est de constater qu'il n'y a pour le moment vraiment pas de quoi agiter notre pilosité faciale.

Si seulement, ah oui si seulement nos prétendantes étaient de la même trempe que cette Miss South Carolina, candidate au titre de Miss Teen America 2007, gageons que les audiences seraient bien meilleures !


(via Lilo)

Transcription de la réponse de la demoiselle après qu'on lui ait demandé pourquoi selon elle beaucoup d'Américains ne savaient pas localiser les USA sur une carte du monde :

"I personally believe, that U.S. Americans are unable to do so, because, uh, some people out there in our nation don't have maps and, uh, I believe that our, I, education like such as uh, South Africa, and the Iraq, everywhere like such as, and I believe that they should, uh, our education over here in the US should help the US, uh, should help South Africa, it should help the Iraq and the Asian countries, so we will be able to build up our future, for us."


On notera le compatissant Thank you very much Miss South Carolina du présentateur qui n'a pu s'empêcher d'esquisser un léger sourire en entendant les paroles de la belle...

Post Postum Bonux : Deux congénères capillaires de la sus-présentée Miss ont récemment été déversées ici et là.

Fond Sonore : Elysian Fields, Queen Of The Meadow

Friday, December 14, 2007

Lions for Lambs

Tandis qu'un professeur d'université discute avec l'un de ses étudiants, blasé mais à fort potentiel, pour tenter de l'amener à prendre en main sa destinée, deux de ses anciens élèves luttent pour leur survie au beau milieu des montagnes Afghanes alors qu'ils sont encerclés par les Talibans. Dans le même temps, un sénateur ambitieux entreprend de convaincre la journaliste qui lui a donné des ailes politiques de l'aider à vendre au peuple américain une nouvelle théorie miracle censée mettre un terme définitif aux agissements des terroristes afghans...

Lions et Agneaux s'inscrit pour moi dans la droite lignée de films comme le récent Dans la Vallée d'Elah : il est à prendre comme un support à la réflexion sur des thématiques contemporaines.

L'intelligence de son script réside en ces trois scènes qui se font échos les unes aux autres, confrontant les points de vue. On y voit notamment souligné ce contraste fondamental entre les politiciens idéologues [Lambs] qui restent tranquillement à l'abri derrière leurs bureaux tandis qu'ils envoient de jeunes gens vaillants [Lions] se confronter à la dure réalité du terrain [d'où le titre original] pour tenter de mettre en oeuvre leurs théories idéalisées.

L'aspect un peu austère du film pourra décevoir, mais la portée de l'exercice rattrape la donne. A voir, si vous avez envie de réfléchir un brin. Sinon, passez votre chemin.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Carolina Chocolate Drops, Heritage

Sunday, December 9, 2007

Frissons

Alors que le train roule à vive allure, je me laisse bercer par le son régulier des roues sur les rails. La musique qui s'échappe de mes écouteurs m'isole du reste du wagon, je suis dans ma bulle. Blues, Rock, Folk, les guitares me transportent dans des univers variés, des Kills aux Shins, en passant par Kelly Joe Phelps, GO!GO!7188 ou encore les Black Keys.

Vient le tour des Beatles. Les pistes de l'Album Rouge s'enchaînent, une à une, les paroles s'affichent limpides dans mon esprit, les mots flottent, s'entrechoquent, déroulent des histoires et autant de double sens. We Can Work It Out résonne bientôt à mes oreilles...


Le texte me fait immédiatement penser à ces sages paroles de Tenzin Gyatso, le 14ème Dalaï Lama :

Mettez-vous toujours à la place de l'autre.
Renoncez un temps à vos opinions,
à vos jugements, afin de le comprendre.
Bien des conflits peuvent ainsi être évités.


Parler, écouter son prochain, échanger, communiquer, des nécessités d'une évidence enfantine qui semblent pourtant aujourd'hui étonnamment hors de portée de l'être humain : les images qui inondent mon esprit à cet instant précis sont remplies de violence, des conflits sociaux aux guerres, des attentats suicides aux émeutes urbaines, tout s'agglutine en un immense magma noir, le sentiment que le monde s'enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos, qu'il court irrémédiablement à sa perte, se fait oppressant et je frissonne fugitivement.

J'ouvre alors les yeux en secouant la tête, me tourne vers le paysage qui défile à vive allure et y perd mon regard... L'humanité file un mauvais coton, pense-je, amer, elle gaspille ce précieux potentiel qui aurait pu faire d'elle la Cinquième Race de l'Alliance, et cela est bien triste.

Je passe les mains sur mon visage, m'enfonce dans mon fauteuil avant de laisser mon esprit vagabonder de nouveau au son du titre suivant, Day Tripper.

Fond Sonore : Johnny Cash, Ring of Fire

Thursday, December 6, 2007

Weird Al - The Saga Begins

A la fin des années 80, j'avais découvert totalement par hasard à la télévision le clip I'm Fat, parodie du célèbre Bad de l'ex-King of Pop mitonnée par un illustre inconnu dénommé Weird Al Jankovic. La qualité de l'ovni m'avait immédiatement séduit.

Quelques années plus tard, Weird Al devait s'attaquer au carton de Coolio qui figurait à la BO du Dangerous Minds avec la belle Michelle, Gangsta's Paradise, pour accoucher d'un Amish Paradise là encore de très bonne facture.

Et un paquet d'années encore plus tard, maintenant quoi, je tombe sur sa parodie d'un titre mythique de Don McLean, American Pie, qu'il a transformé en The Saga Begins... Les geeks qui sommeillent en vous y suspecteront un clin d'oeil starwarsesque, et ils auront bien raison puisque The Saga Begins reprend la trame de Star Wars : Episode I - The Phantom Menace racontée en adoptant le point de vue d'Obi-Wan. Il est inutile de le préciser, mais j'adore bien évidemment ce titre, et je ne peux résister à l'envie de le partager avec vous. Enjoy !


[Lyrics]

Fond Sonore : Weird Al Jankovic, The Saga Begins

Monday, December 3, 2007

In the Valley of Elah

Hank Deerfield, retraité de la police militaire américaine, apprend que son fils, de retour d'Irak pour une permission, est signalé manquant dans son régiment. Cette absence inexpliquée étant surprenante en regard de la pesonnalité du jeune homme, Hank décide de partir à sa recherche. Il arrive bientôt au Nouveau-Mexique où il tente de faire appel aux autorités locales, mais la recherche de déserteurs ne fait pas partie de leurs prérogatives. Il faudra la découverte d'un cadavre pour qu'une jeune inspectrice de police, Emily Sanders, s'intéresse à la question et entreprenne de se mesurer à une administration militaire qui n'a manifestement pas envie que des civils viennent fourrer leurs nez dans ses affaires...

Dans la Vallée d'Elah raconte l'histoire de personnes simples embarquées dans la tourmente, celle de jeunes gens envoyés se battre dans une lointaine contrée pour servir une cause idéalisée à cent lieues de la terrible réalité du terrain, celle d'un bourbier dont personne ne peut revenir indemne...

Loin des clichés, le réalisateur Paul Haggis s'attache à mettre en lumière la réalité concrète du conflit, la mort et les blessures de l'âme, au travers du regard d'un père sur le parcours de son fils. Il met l'accent sur ses personnages, interprétés sans fioriture par un casting impliqué, Tommy Lee Jones et la bien trop rare Susan Sarandon en tête. J'ai été tout simplement ému par l'histoire de ce couple, et le final m'a conduit à rester assis un certain moment, pensif.

Paul Haggis déclarait récemment [in UGC Illimité n°161] :

Un film doit poser des questions. Un artiste doit offrir quelque chose de substantiel au spectateur qui a dépensé 10€ pour voir votre film. Si vous posez les bonnes questions, les gens auront peut-être envie de discuter à la sortie du cinéma et ils trouveront les bonnes réponses.

Force est de constater que sa dernière réalisation s'inscrit effectivement dans ce cadre. A voir.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The Beatles, 1967-1970