Sunday, October 12, 2014

Dracula Untold

Dracula Untold s'inscrit dans la mode des prequels et autres origins, en proposant d'expliciter la naissance du célèbre personnage introduit par le roman de Bram Stoker. Si la bobine esquisse une trame qui en vaut bien une autre, j'en suis tout de même globalement resté sur ma faim.

Si l'on oublie les quelques effets d'esbrouffe [les attaques de chauves-souris notamment], ce Dracula Untold brille par son absence de souffle épique, de tension, d'émotion, bref de tout ce qui fait le sel d'une séance réussie. A bien y réfléchir je ne vois pas vraiment ce que l'on pourrait sauver, sinon peut-être l'intention initiale, mais cela reviendrait néanmoins à dire que le projet est raté.


[© Universal International Pictures]

Le plus pitoyable reste probablement la fin du film, qui ouvre sur un inutile second volet contemporain. Objectivement, cette volonté de tout penser en franchise m'agace sérieusement... La suite, cela sera donc sans moi.

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Sunday, October 5, 2014

Horns

Après une excellente relecture de La Colline a des Yeux et un Piranha 3D pas déplaisant mais pas non plus réellement transcendant, j'attendais un peu Alexandre Aja au tournant avec cette nouvelle livraison.

Horns apparaît au final comme un objet malheureusement inégal, avec une première partie captivante qui distille un sympathique cocktail de fantastique et d'humour, et une seconde partie qui s'essouffle avant un dénouement sans grande surprise. Ceci étant, j'ai apprécié la plastique de l'ensemble, la prestation de Daniel Radcliffe, ainsi que l'idée de base, ce qui devrait me faire à terme donner sa chance au roman de Joe Hill qui en est à l'origine.


[© Metropolitan FilmExport]

Je crois que je retenterais à l'occasion un visionnage, ne serait-ce que pour conforter ce sentiment positif sur la forme. Oueps.

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Sin City - A Dame to Kill For

Sin City, c'est avant tout pour moi une ambiance singulière, un magnifique visuel noir et blanc, narrant des histoires sombres, très sombres, et à ce titre ce second volet remplit le contrat scellé par mes attentes.

Ma satisfaction reste néanmoins un cran en-dessous de celle ressentie à l'issue de la précédente bobine, mais cela ne m'étonne outre mesure tant les personnages y étaient fortement singuliers et interprétés par des acteurs habités. De fait, j'attends objectivement un troisième volet, en espérant qu'il associe de nouveau le tandem Rodriguez & Miller, gage de la bonne tenue de l'ensemble. Wait'n'see in 2017 !

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Enemy

Auréolé dans mon esprit du prestige de ce Prisoners qui avait pris place dans mon top ciné 2013, le nom de Denis Villeneuve a été la caution qui m'a poussé à aller voir cet Enemy en salle. Objectivement, j'étais (très) loin d'imaginer le genre de film dont il s'agissait.

La bobine débute par une séquence intrigante, qui éveille la curiosité et indique que l'on risque d'être dérouté par la suite... Je me suis néanmoins laissé porter par le non-rythme, me posant des questions, conjecturant, et puis dans la seconde moitié du métrage l'illusion s'est estompée et l'ennui a commencé à poindre. J'espérais que le final serait éclatant, mais il s'est contenté d'être abscons à la mesure du reste et de planter le spectateur sans prévenir...


[© capelight pictures]

J'aime d'un manière générale les films qui font réfléchir, j'apprécie moins ceux qui se révèlent hermétiques au point que l'on ne puisse en savourer ne serait-ce que des bribes sans être contraint de compulser un obscur codex. Enemy est typiquement le genre de bobine que l'on doit voir à plusieurs, pour tenter d'en déchiffrer les mystères après coup autour d'un verre, il n'est pas objet à voir en solo, et c'est certainement là mon erreur. A défaut, cette séance s'est donc soldée par une déception.

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