Saturday, July 31, 2010

La Disparition d'Alice Creed

La Disparition d'Alice Creed nous plonge sans attendre en plein coeur d'une froide machination bien huilée. L'entrée en matière est efficace -des préparatifs à l'enlèvement proprement dit-, puis le film glisse en un huis-clos plus statique. L'atmosphère se révèle rapidement singulière, un brin oppressante, ce qui a rapidement fait naître en moi un sentiment de malaise, probablement en raison du réalisme un tantinet cru et de l'empathie ressentie pour la captive Gemma Aterton. La seconde partie de la bobine fourmille de twists divers, qui m'ont laissé un petit goût d'invraisemblance en regard de la première partie mécanique. Le générique achevé et quelques jours passés, cette désagréable sensation de malaise perdure... Et je n'aime pas ça. Vraiment pas.

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Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryūzetsuran

Friday, July 30, 2010

Madame Sans-Gêne

Les bras chargés d'une bonne brassée de bouquins zé dévédés, je descends au rez-de-chaussée de cet établissement de la Rue de Rennes que je m'étais pourtant promis de ne plus fréquenter pendant quelques semaines -oui oui, je sais, je suis faible ^o^-. Les deux tiers des caisses sont ouvertes & bondées, je me range dans l'une des files d'attente, un peu au hasard, puis faisant contre mauvaise fortune bon coeur je laisse mon regard balayer les lieux, examinant mes congénères et leurs trouvailles.

La queue dans laquelle je patiente débouche dans un petit corridor bordé de deux caisses, seule celle de droite étant à cet instant active. Une hôtesse commence bientôt à s'affairer près de la seconde, encore fermée. Les têtes se tournent, tranquillement, attendant un éventuel signal, simple contact visuel, hochement de tête ou autre signe de la main. Quelques instants plus tard, c'est chose faite et la queue entame un frémissement qui devait aboutir à sa naturelle séparation en deux files distinctes.

Soudain, un OHNI (*) fuse sur la gauche de la file, double tout le monde et finit par se planter devant l'hôtesse de caisse quelque peu ébahie. La cliente demande confirmation qu'elle est bien ouverte mais sans attendre la réponse pose déjà ses trophées à côté de l'employée. La madame se tourne alors vers son successeur dans la file logiquement constituée derrière elle et lui lance d'un air triomphal : "Faut être à l'affût hein ?!?"

Pour toute réponse, les regards environnants se portent sur elle, emplis du même message éminemment sincère : "cxnnasse".

*****
(*) OHNI : Objet Humain Non Identifié

Fond Sonore : 1973, Bye Bye Cellphone

Thursday, July 29, 2010

Anticipation

Sur le twitter de l'Office de Sa Sainteté le 14e Dalaï Lama, je lis souvent de petits aphorismes à méditer. Parmi ceux postés au cours du mois de juillet, l'un d'entre eux a particulièrement résonné dans mon esprit, me faisait sourire (jaune) :

"If we continue to approach problems from the perspective of temporary expediency, future generations will face tremendous difficulties."
(source)


Cette vérité est indéniable et les circonstances m'en ont apporté une énième confirmation au boulot il y a de cela quelques jours à peine... :-/

Fond Sonore : Alice Cooper, Hey Stoopid

Monday, July 26, 2010

Etoiles, Garde à Vous ! - Robert A. Heinlein

Etoiles, Garde à Vous ! est un roman de SF, librement adapté au cinéma à la fin du siècle dernier sous son titre original, Starship Troopers. Il débute par un chapitre d'une vingtaine de pages qui m'a littéralement collé à mon canapé, me donnant l'impression d'être immergé au sein d'une unité d'infanterie futuriste en pleine action. La suite fourmille d'éléments de tactique militaire -que j'ai adorés- mais il ne s'agit pas tant d'un ouvrage militariste comme j'ai parfois pu le lire deci delà qu'un roman initiatique qui propose une intéressante réflexion sur la citoyenneté et l'engagement pour son prochain. A l'heure où l'on nous rabâche les oreilles de droits divers tout en oubliant les devoirs associés, la question me semble (très) loin d'être anodine...

Fond Sonore : Creedence Clearwater Revival, Best Of

Sunday, July 18, 2010

Toy Story 3

J'ai vu Toy Story 3 de relativement bonne heure ce matin et je dois dire que la bobine a su me coller pour toute la journée un sourire aux lèvres comme rarement ! J'avais commencé à rédiger un petit texte qui détaillait tout ce qui m'avait plu, mais je me suis dit que finalement quand on tient une petite pépite telle que celle-ci il est absolument inutile d'en faire des tonnes. Je crois donc que ce que j'ai twitté un peu plus tôt dans la journée suffira amplement à vous faire partager ici mon sentiment :

"Toy Story 3" => Narration exemplaire, réalisation sans faille, humour et émotion... Bref, que du bonheur ! :o)


Qu'ajouter sinon : fonceeeeeeeeeez ! \o/

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Fond Sonore : The Answer, Everyday Demons

Saturday, July 17, 2010

Predators

Predators s'ouvre sur une séquence dynamique qui m'a collé à mon fauteuil et m'a laissé augurer d'une bobine nerveuse. Le film se termine par une confrontation intéressante suivie d'une grossière ouverture pour le prochain opus de la franchise. Entre les deux, eh bien, pas grand chose... Une galerie de personnages pas exploités, juste présents pour se faire dézinguer, et c'est tout... Pas d'empathie pour les personnages, pas de souffle épique... Les Predators ont bien de la gueule, mébon... Je suis comme qui dirait resté sur ma faim même si je n'ai paradoxalement pas vu les 1h47 passer... Aller, on attend l'inévitable suite...

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Fond Sonore : Black Stone Cherry, Black Stone Cherry

RIP Mr Giraudeau


Bernard Giraudeau est décédé aujourd'hui, fauché par un assaut de ce cancer qu'il combattait. De son parcours, je me souviendrai surtout de ces films qui ont marqué ma jeunesse, Les Spécialistes & Rue Barbare notamment. RIP Bernard, espérons que tu as enfin trouvé cet ailleurs que tu recherchais si désespérément.

Fond Sonore : Simple Plan, Still Not Getting Any...

Friday, July 16, 2010

Thursday, July 15, 2010

Repo Men

Repo Men repose sur un pitch clairement intéressant. Dans notre futur plus ou moins proche, de grandes sociétés -telles L'Union- proposent un catalogue quasi illimité d'éléments bioniques pouvant virtuellement remplacer tous les membres [bras, genoux,...] / organes [foie, pancréas, poumons,...] endommagés voire même procéder à des upgrades de certains sens [vue / ouïe]. Point de philanthropie toutefois puisque ces implants sont vendus à des tarifs prohibitifs -qui taquinent le million de dollar pièce- et que les bénéficièrent achètent généralement à crédit. Dès lors, si plus de trois traites sont manquées, les sociétés envoient des agents très spéciaux -les Repo Men- récupérer le bien de la compagnie sans ménagement aucun : une vague anesthésie suivie d'une incision... Remy est l'un de ces hommes. Il s'acquitte parfaitement de sa tâche, jusqu'à ce que lui-même se retrouve suite à un accident porteur d'un coeur artificiel sorti des usines de son employeur. Il ne pourra dès lors plus se résoudre à mutiler les mauvais payeurs et se retrouvera bientôt avec l'un de ses anciens collègues aux fesses...


[© Universal Pictures International France]

Avec la photo précédente, on pourrait presque se croire dans un épisode de Dexter, ménon. On se trouve en fait dans... Dans... Hmmmm... Un truc assez inclassable je dirais, surprenant, (très) loin d'être parfait, mais contenant tout de même une certaine dose de pelloche de genre assez halluci-nante/-née.

Le film se présente donc comme un patchwork de styles, oscillant constamment entre satire sociale un brin cynique, série B vitaminée et gore bionique. Je suis passé par à peu près tous les états [enjoué, grimaçant, souriant,...], mais je n'ai jamais pu me défaire de cette idée qu'aussi absurde le pitch puisse-t-il paraître de prime abord la réalité n'en est peut-être pas si éloignée... A l'heure notamment où les soins médicaux sont toujours plus onéreux et les ménages de moins en moins solvables... Sans même évoquer ces trafics d'organes dont les conditions d'ablation sur les donneurs ne sont sans doute pas extrêmement différentes de ce que l'on aperçoit parfois sur l'écran... :-/


[© Universal Pictures International France]

Côté action, on pourrait peut-être regretter le rythme inégal, mais je dois avouer avoir tout de même suivi la chose sans vraiment voir le temps passer. A noter toutefois que je ne raffole toujours pas des raccourcis grossiers [Exemple : deux personnages sortent en surface d'un aéroport avec des gens aux fesses et le plan d'après ils déboulent du parking souterrain en voiture...] mais que les approximations technologiques continuent de m'amuser [Exemple : les brouilleurs qui perturbent les scanners quelles que soient leurs natures respectives ou encore la molette de réglage du volume complètement cheap pour l'implant high tech de la comparse de cavale de Remy...]. A noter également une scène de couloir qui m'a fait écarquiller les yeux et sourire de bonheur même si je me suis en fait demandé ce qu'elle foutait là... Je n'ai d'ailleurs pas pu m'empêcher de penser à celle de Old Boy !


[© Universal Pictures International France]


A part ça, une fois que l'intrigue est lancée, son déroulement se révèle ultra balistique, tant et si bien que je n'ai pas vu venir cette fin qui se distingue du reste par un twist assez bien senti. Au final, il m'en reste une fable d'anticipation qui fait un brin froid dans le dos... A voir ? Ch'sais pas. A (re)voir ? Pourquoi pas.

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Fond Sonore : Black Stone Cherry, Black Stone Cherry

Wednesday, July 14, 2010

Tamara Drewe

Propriétaires d'un charmant cottage dans la campagne anglaise, les époux Hardiment hébergent régulièrement des écrivains d'horizons divers en panne d'inspiration. La petite communauté mène alors une vie bucolique, rythmée par les douceurs de la maîtresse de maison & les discours de son romancier à succès de mari. Cette fois, tout était (presque) pour le mieux dans le (non moins presque) meilleur des mondes possibles, jusqu'à ce que Tamara Drewe, fille de leur voisine récemment décédée, ne pointe le bout de son joli minois pour s'occuper des biens de sa défunte mère. La présence de la jeune femme va irrémédiablement jeter le trouble chez les résidents de la propriété Hardiment, réveillant des passions enfouies depuis bien longtemps et faisant voler en éclat les faux-semblants de convenance de la petite bourgeoisie locale...


[© Diaphana Distribution]

Tamara Drewe m'a permis de passer un agréable moment en salle, ce qui est ma foi toujours appréciable en début de journée ! Cette bobine a le charme de ces comédies anglaises d'apparence contenues mais qui se révèlent indubitablement féroces dès que l'on y regarde de plus près. J'y ai vu un film sur la passion, qu'elle soit une quête [Tamara], un vague souvenir [les époux Hardiment], ou tout simplement inassouvie [l'un des écrivains ou l'homme à tout faire], et j'ai particulièrement apprécié ce sentiment que rien n'y est laissé au hasard.


[© Diaphana Distribution]

Entre légèreté et gravité, Tamara Drewe est une sympathique fantaisie qui colle assez bien à mon humeur estivale. Quant à vous ? A tenter ! :o)

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Fond Sonore : Rev Theory, Light It Up

Monday, July 12, 2010

L'Illusionniste

Parée de beaux atours, cette bobine m'a laissé entrevoir dans les premiers instants une agréable séance. Mais las, à la faveur d'une histoire simple et sans dialogues à laquelle je suis resté com-plè-te-ment hermétique, l'illusion s'est rapidement estompée, me laissant seul avec mon ennui. J'ai bien laissé mon esprit vagabonder un tantinet parmi mes souvenirs écossais le temps que l'intrigue ['Fin, "intrigue", c'est vite dit...] se pose à Edinburgh, mais cela n'était pas exactement ce que j'attendais de cette séance. L'Illusionniste ? Bof bof donc...

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Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryūzetsuran

Sunday, July 11, 2010

Coup de Chaud


[© Unknown]


Fond Sonore : StoneRider, Three Legs of Trouble

Saturday, July 10, 2010

Splice

Encore une bobine que je suis allée voir un peu au hasard, intrigué par l'affiche aperçue deci delà en ville. Le Pitch ? Un couple de scientifiques travaille pour le compte d'une entreprise privée, effectuant des recherches en génie génétique et en s'évertuant à créer de nouvelles espèces animales. En dépit de leur talent, leur boîte ne les suit pas lorsqu'ils envisagent d'utiliser de l'ADN humain, elle préfère s'orienter vers des synthèses de protéines, activité plus rentable à court terme. Les deux scientifiques entreprennent néanmoins de poursuivre leur idée, et accouchent dans le plus grand secret d'un hybride mi-humain mi-je-ne-sais-plus-quoi, qui se développera à vitesse grand V...


[© Gaumont Distribution]

Après un générique encourageant [le réalisateur de Cube derrière l'objectif, la réalisatrice de Loin d'Elle devant et aux côtés de l'acteur de The Jacket], Splice a plutôt bien démarré avant d'osciller à mon goût entre film de SF ambitieux et un potentiel direct-to-dévédé. Quoi qu'il en soit, ce film a le mérite de soulever le débat à l'heure où les expérimentations de clonage humain sont imminentes -si elles n'ont bien sûr pas déjà commencé dans le plus grand secret-. A voir dans le but d'en discuter ensuite autour d'une mousse bien fraîche !

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Fond Sonore : 1973, Bye Bye Cellphone

Friday, July 9, 2010

Summer Wars

Je suis allé voir Summer Wars sans savoir grand chose de cette bobine, si ce n'est qu'elle était du type qui avait accouché de cette sympathique Traversée du Temps en 2007. On y suit Kenji, lycéen japonais, pendant la période de ses congés d'été. Alors qu'il avait prévu de travailler à la maintenance du monde virtuel Oz (aux ramifications insoupçonnées), il se retrouve finalement embarqué par une mignonne camarade dans la famille de cette dernière, le clan Jinnouchi... Pour faire office aux yeux de la doyenne de future fiancé, ce que Kenji n'apprendra évidemment que sur place. Pendant son séjour, les sécurités du monde d'Oz seront crackées et l'univers tombera aux mains d'un pirate bien décidé à mettre la pagaille... Kenji, aidé par le clan de sa camarade, devra alors retrousser ses manches pour reprendre le contrôle d'Oz et ainsi empêcher que le Pays ne sombre dans le chaos...


[© Madhouse Productions]

Summer Wars m'a indéniablement séduit, aussi bien par la qualité de sa réalisation que par sa complexité. La narration est exemplaire, agréablement fluide et le suspense se montre parsemé de petites touches d'humour qui font mouche. J'ai particulièrement apprécié la représentation graphique de ce monde virtuel d'Oz, extrêmement plus lisible que ne l'était l'univers de la Matrice. Il est également intéressant de noter la mise en perspective dans cette bobine de la dualité japonaise, tradition vs modernité : à l'heure de la dépendance croissante des vies quotidiennes aux réseaux numériques [NdC : Un simple souci de connexion nous le rappelle, j'dis ça j'dis rien... ^o^], le salut du Pays viendra de la mobilisation d'un clan de la plus pure tradition nippone.

Bref, une bobine dynamique, bien fichue, très agréable à regarder et qu'il serait donc fort dommage de louper. Hop hop hop, on y va ! :o)

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Fond Sonore : Candi Staton, Best Of

Sunday, July 4, 2010

Moment de Solitude


[© Unknown - Source]

Fond Sonore : The Answer, Everyday Demons

Saturday, July 3, 2010

Chasse à Mort - Dean Koontz

Toute pointe bouquinesque qui se respecte se doit évidemment de comporter un ouvrage issu de la plume prolifique de ce bon vieux Dean Koontz. C'est donc tout naturellement que j'ai pioché ce Chasse à Mort en souffrance de lecture depuis ma foi pas mal de temps.

Ce bouquin reprend des ingrédients assez classiques chez l'écrivain [des expériences scientifiques menées dans un laboratoire gouvernemental aux services secrets aux trousses d'un monstre échappé dudit labo, en passant par un chien également en fuite mais curieusement savant, un tueur à gages mystique, un couple de héros attachants...] qu'il compile dans un récit qui fonctionne admirablement bien. Je m'y suis laissé prendre et j'ai avalé les quelques cinq cents pages d'une traite.

Outre le côté abouti du texte par rapport à d'autres volumes de l'auteur, j'ai apprécié la poignée de protagonistes, tous agréablement racés, et j'ai éprouvé beaucoup de sympathie pour le couple Nora / Travis, particulièrement la jeune femme, initialement bloquée dans un processus d'auto-dépréciation hérité de son univers familial. La jeune femme va s'ouvrir au monde extérieur à la faveur de sa rencontre avec le chien savant mentionné un peu plus haut, protagoniste canin dont le principe m'avait de prime abord semblé assez casse-gueule mais Koontz l'a finalement très bien géré.

Bref, cette lecture m'a captivé, j'ai passé un très agréable moment... Que demander de plus ? ! ? :o)

Fond Sonore : The Answer, Rise