Sunday, November 27, 2011

Drive - James Sallis

Dans ce roman qui a servi de base au film éponyme [TWIY] de Refn, on retrouve (évidemment) la même toile de fond : un homme énigmatique, cascadeur de son état, conduit à se sortir par la manière (très) forte d'un sacré sac de noeuds.

La première chose qui frappe dans le texte, c'est -non pas le chauffeur- mais la non-linéarité de l'intrigue. Celle-ci débute ainsi -pour ceux qui ont vu le film- dans la chambre d'hôtel, après que le violent assaut ait eu lieu, puis entreprend de présenter les origines du drame et ses conséquences. Pas de quoi retourner les neurones pensez-vous, mais si si je vous assure, car les différents éléments sont apportés en ordre totalement dispersé, l'auteur enquillant les flashbacks / flashforwards en permanence, à chaque chapitre, ces derniers ne comportant en moyenne que cinq pages... On a donc l'impression de piocher une à une les pièces d'un puzzle d'un millier d'éléments et de devoir attendre un certain temps avant de n'apercevoir ne serait-ce que l'esquisse d'une vue d'ensemble...

A posteriori cet artifice donne un peu l'impression de cacher la misère tant les personnages m'ont semblé manquer d'épaisseur. J'ai eu beau apprécier d'entrevoir cette Amérique de la rue, semblable à celles du Rue Barbare [TWIY] de David Goodis et de L'Arnaqueur [TWIY] de Walter S. Tevis, je ressens néanmoins comme un goût d'inachevé, une frustration de n'avoir disposé que d'une histoire sous-exploitée. Une certaine déception en somme. Dommage.

2 comments:

  1. Les flashback/forward dans tous les sens m'ont pas trop dérangés. Mais par contre certaines séquences sont vraiment inutilement longues

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  2. Rat> Oui, ce qui pour un bouquin aussi peu épais est un comble...

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