Dire que la lecture de cet ouvrage n'a pas été une sinécure serait un doux euphémisme, puisque j'ai objectivement souffert le martyre dans la première partie, à tel point d'ailleurs que j'ai manqué -une fois n'est pas coutume- de jeter l'éponge... Qu'y avait-il de si rebutant ? Les descriptions pardi ! Des descriptions à l'overdose sur des pages et des pages, de la moindre fissure sur un mur à la comparaison de l'usure des marches en pierre d'un escalier antédiluvien. Certaines personnes raffolent de ce type d'exercice, pas moi, oulah nan, mais alors pas du tout, mon côté "global" sans doute.Pour autant, j'ai lutté, lutté, lutté, et petit à petit je me suis mis à apprécier le texte, en dépit de certains tics certes ponctuels mais néanmoins agaçants. Le personnage principal se trouve ainsi être un homme de l'ombre et à ce titre doit rester extrêmement prudent, donc discret. De fait, son statut de narrateur confère au roman une essence de Mémoires, et conscient de la chose ledit narrateur répète plusieurs fois qu'il ne peut être précis dans certaines mentions, car cela risquerait de mettre en péril sa sécurité, blah blah blah. Ce type d'intervention me semble non seulement être une insulte à l'intelligence du lecteur mais en sus se pose en contradicteur des indications disséminées deci delà, qui à un fin limier permettraient probablement de remonter la piste menant au gus. Mébon, passons.
Le roman dégage ces mêmes caractéristiques qu'Anton Corbijn avait su magnifier dans sa bobine, celles d'un récit aride et dépouillé. A la différence de l'adaptation toutefois le roman prend un tour assez introspectif, livrant les réflexions du personnage solitaire, sorte de retour d'expérience de son existence, ce qui m'a amené à régulièrement lever le nez et méditer quelques instants sur certains passages, particulièrement ceux qui entraient en résonance avec mes propres analyses.
Cet aspect proéminent de l'ouvrage constitue sa force sinon son intérêt, il lui confère un abord singulier qui peut dérouter face aux attentes initialement thrilleresques que l'on peut placer dans le bouquin, mais qui apporte néanmoins son lot de contentement pour peu que l'on ne se laisse rebuter. J'en garde donc a posteriori un plutôt bon souvenir, mais je ne pense pas que je souffrirais une relecture, la faute -vous l'aurez deviné- aux minutieuses et continuelles descriptions...
Bonsoir Captain, ce roman est sur ma PAL. Je le garde en réserve. Je n'imaginais pas qu'il y avait autant de description car le film ne prend pas le temps de décrire quoi que ce soit. Bonne soirée.
ReplyDeleteDasola> J'espère que tu n'éprouveras pas autant de difficultés que moi à entamer cette lecture, mais le cas échéant je t'encourage à tenir bon ! :o)
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