Alors qu'il est en période de répétitions d'une pièce, Paul Giamatti -qui interprète ici son propre rôle- peine à trouver le ton juste et se retrouve en pleine crise existentielle. Un ami lui suggère alors de lire un article au sujet d'une petite société, Soul Storage, qui comme son nom l'indique propose à ses clients de les délester de leur âme et de l'entreposer en ses locaux. Paul se laissera convaincre de tenter l'expérience et, après un premier temps où il se sentira plus léger, l'acteur percevra comme un vide qu'il lui faudra combler. Il voudra alors logiquement récupérer son âme, mais celle-ci manquera malheureusement à l'appel et il devra se rabattre sur celle d'un donneur anonyme...Bien évidemment, ce pitch original a retenu mon attention et je me suis donc laissé tenter. La bobine possède un agréable parfum surréaliste et j'ai particulièrement apprécié la performance de Paul Giamatti en lui-même névrosé et sans âme. L'ambiance est assez singulière -le visuel a à l'évidence été travaillé- et se révèle propice à l'interrogation sur la nature de l'âme.
Loin de se perdre en considérations métaphysiques, le film prend en seconde partie la route d'un thriller, d'une quête de l'âme perdue, ce qui personnellement m'a ravi. Seul petit reproche, le dénouement m'a semblé un peu trop rapide, il fait au moins une ellipse technique qui aurait dû être traitée.
Ces Ames en Stock ont donc constitué une agréable surprise et je me dis qu'elles auraient mérité d'être exhibées sur plus de 26 malheureux écrans !
=> Bande-Annonce / Facts
Fond Sonore : Bon Jovi, These Days
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