L'univers visuel de Jean-Pierre Jeunet a indéniablement quelque chose de spécial, on le remarquerait entre mille. Derrière l'évident usage de filtres vert ou sépia, on trouve toujours un soin du détail ainsi qu'une galerie de personnages singuliers. Cela crée une base artistique qui met en de bonnes dispositions les âmes des téléspectateurs, mais cela ne saurait en aucun cas suffire à faire un bon film.Dans Micmacs à Tire-Larigot, j'ai trouvé que le réalisateur avait loupé le coche en oubliant de donner de la profondeur à son univers. On est ainsi loin d'une Cité des Enfants Perdus, et l'on se voit servi une bobine aux ficelles un poil grosses et au scénario un peu creux. On pourrait éventuellement se dire que le compte y est question ambiance, mais quand bien même serait-on forcé d'admettre que le film ne décolle jamais de son fond de niaiserie ["les marchands d'armes sont crè crè méchon, bouuuuuuh"].
Il y aura peut-être des amateurs mais pour ma part j'ai trouvé le temps un peu longuet.
=> Bande-Annonce
Fond Sonore : The Allman Brothers Band, Where It All Begins
No comments:
Post a Comment