Tuesday, April 17, 2007

Gedo Senki

Arren, jeune prince du Royaume d'Enlad, s'enfuit après avoir poignardé son père dans un accès de rage et lui avoir dérobé son épée forgée par la magie. Sa route croisera bientôt celle de l'Archimage Epervier qui parcourt le pays à la recherche de ce qui a rompu l'équilibre du monde. Ensemble, ils rencontreront une jeune fille mystérieuse, Therru, dont la présence se révèlera décisive lors de l'affrontement final avec Aranéide, maléfique sorcière à la recherche de l'immortalité.

Difficile quand on porte le nom de Miyazaki et qu'on réalise un long métrage d'animation de ne pas voir son bébé comparé aux oeuvres du Maître... Et en dépit de certaines qualités, il manque indéniablement à ces Contes de Terremer un brin de maturation qui leur aurait permis de se bonifier.

Si l'animation est sans aucune surprise excellente, le film pèche à mon sens par une narration un peu confuse et un manque singulier de souffle épique. Les dialogues partent certes dans des considérations intéressantes sur la vie et la mort [on ne peut vivre qu'en acceptant la mort qui fait partie intégrante de la vie] mais n'esquissent que trop vaguement les contours des enjeux propres à ce monde [le Vrai Nom, les forces magiques, la structure sociale]. De fait, il est assez difficile de s'approprier l'univers et donc de rentrer dans l'histoire.

Les Contes de Terremer est donc pour moi une semi-déception qui aurait pu ne pas l'être si Goro Miyazaki avait pris suffisamment de temps pour peaufiner son scénario et s'assurer de sa lisibilité. A voir, ou pas.

Fond Sonore : The Strokes, First Impressions of Earth

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