
Tomes 8 9 10
Tetsuo poursuit son évolution et parvient à établir un contact avec Akira sur un plan de conscience supérieur, commençant à appréhender l'essence de son pouvoir. Sa traversée furtive de ce plan l'amène à revivre sa naissance, symbole de sa métamorphose psychique, tandis que son corps ne parvient plus à contenir la force nouvelle qui l'habite : Tetsuo devient ainsi littéralement monstrueux, difforme, sa chair fusionnant avec des matières de toutes sortes. Il va sans dire que cette évolution progressive provoque son lot de perturbations cataclysmiques, mais je passe les détails. [Nota : Il ne fait clairement pas bon vivre à Néo-Tokyo !]
Kay prend pour sa part une importance significative, elle se révèle excellente médium à même de canaliser les pouvoirs combinés de Lady Miyako, Kyoko et Masaru, afin de tenter de contrer un Tetsuo incontrôlable, submergé qu'il est par l'énergie cosmique à laquelle il accède. Dans le même temps, une coalition internationale se tient en alerte en haute mer, à l'écart de Néo-Tokyo, prête à intervenir tandis qu'une équipe de scientifiques embarquée sur un porte-avion tente de comprendre ce qu'il peut bien se passer sur le territoire japonais.
La lecture de ces trois volumes s'est révélée très fluide et captivante, l'action efficacement répartie et dynamique -dans la continuité des précédents volumes-. Je n'ai guère de griefs à adresser, hormis concernant un passage dans le Tome 9 où l'Empire de Tokyo tente une galvanisation de troupes via un show incluant un mini-concert que j'ai trouvé un peu ridicule, mais qui reste somme toute anecdotique. A noter également dans ce même tome 9 une belle séquence où Tetsuo s'en va sculpter l'astre lunaire pour lui donner un simili air d'Etoile Noire.

Tomes 11 12 13
La lutte finale contre Tetsuo débute, plusieurs forces sont en présence au premier rang desquels se trouvent bien sûr Kay et ses supports psychiques. Les déformations physiques du numéro 41 le conduisent à se muer en un gigantesque (et monstrueux) bébé qui finit néanmoins par être contré. Toutefois, l'anéantissement de cette forme physique de Tetsuo libère une quantité phénoménale d'énergie qui menace une nouvelle fois Néo-Tokyo, mais celle-ci est (heureusement) absorbée par le jeune Akira, secondé par Masaru, Kiyoko et tous leurs semblables descendus de leur plan d'existence supérieur, au travers d'une magnifique séance assez dantesque.
En guise d'épilogue, une armée internationale débarque sur le sol de (ce qu'il reste de) Néo-Tokyo, au prétexte de procéder à du secours humanitaire, mais Kay et Kanéda les enjoignent à partir sur le champ par le biais d'une démonstration musclée, et décrètent fondé le Grand Empire d'Akira, en souvenir du N°28 que l'on devine toujours vivant. La dernière séquence voit Kanéda, Kay, d'autres jeunes motards et les apparitions de leurs compagnons décédés rouler à vive allure sur une voie dégagée au milieu des décombres d'immeubles, écho à la séquence d'ouverture du premier volume. La boucle est bouclée, chapeau Maestro !
A noter que le Tome 13 s'achève à la page 88 et qu'il propose ensuite une quarantaine de pages d'illustrations agrémentées de commentaires de l'auteur. Cela se parcourt avec plaisir, sorte de sas de décompression après l'apothéose finale de l'histoire.

Tome 14
Ce tome 14 -dernier de la série- a un statut un peu à part puisqu'il est exclusivement dévolu aux illustrations et couvertures des différentes éditions, chichement agrémentées de commentaires de l'auteur. Si certaines planches sont sympathiques, je ne raffole pas de ce genre de bouquin, il est donc pour moi assez dispensable...
Conclusion
Cette relecture des premiers tomes de la série suivie d'une découverte des derniers a objectivement été très plaisante. Ce qui m'a marqué c'est avant tout -comme je l'exprimais dans le billet relatif au Tome 1- le style quasi-cinématographique que l'auteur Otomo imprime à son manga. Le découpage des différentes séquences constitue en effet l'un des moteurs de la série d'autant plus que l'intrigue progresse avec une régularité d'horloge suisse, il n'y a pas de temps morts.
Je redoutais le moment où les révélations sur l'origine des pouvoirs des enfants mutants -au premier rang desquels on trouve Akira et Tetsuo- se préciseraient, mais l'auteur a su conserver une cohérence d'ensemble remarquable, ce qui a évidemment contribué à ma satisfaction de lecteur. Je ne vais pas revenir sur les quelques défauts somme toute mineurs [traduction & dessins des visages ponctuellement perfectibles], et je conclurai en disant que je recommande chaudement cette série aux amateurs ! :o)
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Nota : Lus dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Et hop, le niveau Armageddon est assuré ! \o/

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