Monday, May 2, 2011

Akira Tome 1 - Katsuhiro Otomo

Akira, pour moi, c'est avant tout cet anime découvert sur VHS à une époque où la japanime était relativement confidentielle, si l'on excepte Récré A2 & Le Club Dorothée. Une bobine à valeur de claque magistrale qui a confirmé qu'il existait bien loin à l'Est une contrée singulière dont Albator et autre Capitaine Flam étaient les dignes ambassadeurs.

Lorsque Glénat a tenu le pari de lancer la première collection manga de l'Hexagone, je me suis évidemment rué sur le premier tome d'Akira, que je viens tout juste de relire avec grand plaisir.

***** Attention, ça spoile un chouille. *****


Ce premier volume débute par une série de planches à l'acrylique du plus bel effet qui posent les bases de cette réalité alternative. Décembre 1992, une bombe d'un type inconnu explose au sein des principales villes du japon. Quelques heures plus tard, la Troisième Guerre Mondiale -que l'on devine nucléaire- éclate, et l'on se retrouve en 2030 à Néo-Tokyo, bâtie sur les ruines de la mégalopole de la fin du 20e siècle, aux côtés d'une bande de jeunes délinquants motards emmenés par Kanéda et ridant à bride abattue sur une autoroute désaffectée.

Cette première séquence d'action est pour moi emblématique du style quasi-cinématographique qu'Otomo imprime à son manga : je ne me souviens pas avoir déjà vu par ailleurs un enchaînement de cases qui me procure cette sensation de vitesse, et à chaque fois que je vois Kanéda s'arrêter au bord du précipice j'entends les pneus crisser et je suis à deux doigts de sentir la gomme brûlée !

Cette séquence se poursuit jusqu'à ce que la troupe ne croise le chemin d'un jeune garçon -Takashi / N°26- au teint blafard et au visage de vieillard que l'un des motards -Tetsuo- parviendra à éviter au prix d'un sérieux accident. Cette rencontre constitue l'élément déclencheur de l'intrigue de la série, et le volume introduit par la suite quantité d'éléments notables sur l'univers que l'on comprend rapidement dystopique en sus d'être post-apo.

Suite à son accident, Tetsuo se trouve ainsi pris en charge par les militaires au premier rang desquels se trouve Le Colonel, un homme de poigne aux objectifs obscurs, qui protège -ou séquestre c'est selon- plusieurs enfants semblables à Takashi. Le jeune homme se révèlera immédiatement un cas d'étude très intéressant pour l'équipe de recherche du Colonel, et développera rapidement d'étranges pouvoirs psychiques.

Retrouvant par hasard trace de ce Takashi qui a causé l'accident de son pote, Kanéda croise de son côté la route des membres d'une organisation terroriste révolutionnaire -Kay et Ryu- qui a visiblement organisé la fuite du N°26. Se joignant à eux, le chef du gang de motards se positionne dès lors sans le savoir dans la ligne de mire du tenace Colonel.

Cette situation tripartite (le duo de motards / le Colonel et ses recherches / l'organisation terroriste) pose les base de ce qui sera développé dans la suite de la série et quand je suis parvenu au terme de ce premier tome, je n'avais qu'une seule envie, poursuivre avec le suivant ! Bon, je pourrais éventuellement émettre un léger bémol au niveau de la traduction qui semble ponctuellement perfectible -la version en N&B a d'ailleurs été revue sur ce point si je ne m'abuse-, mais compte tenu de la thématique captivante et de la fluidité du récit cela reste pour moi anecdotique.

Bref, ce premier tome constitue une belle porte d'entrée dans l'univers de cette série mythique. Aller hop, en selle pour le Tome 2 ! :o)

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Nota : (Re)Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique.

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